Le blog de Dasola

dimanche 24 octobre 2021

Le dernier duel - Ridley Scott

Le dernier duel de Ridley Scott qui dure 2H30 ne m'a pas paru trop long. L'histoire, inspirée de faits réels, se passe au XIVème siècle vers 1380, au temps de Charles VI le fol, marié à Isabeau de Bavière. On est en pleine guerre de 100 ans. Un chevalier, Jean de Carrouge (Matt Damon), et un écuyer, Jacques Le Gris (Adam Driver), vont s'entretuer dans un duel judiciaire d'une rare violence. On assiste à leur affrontement dans la dernière partie du film. Le film se décompose en quatre parties avec le récit de Jean de Carrouges, puis le récit de Jacques Le Gris et enfin le récit de Marguerite de Thibouville, épouse de Jean de Carrouges. On apprend assez vite que de Carrouges et Le Gris ont été amis et puis ils sont devenus rivaux pour atteindre les faveurs du Comte d'Alençon (Ben Affleck que je n'ai pas reconnu tout de suite avec ses cheveux teints en blond et ses joues creusées). De Corrouges a des problèmes financiers et en épousant Marguerite, il espérait récupérer un lopin de terre qui malheureusement va revenir à Jacques Le Gris. De Carrouges part combattre en Ecosse et revient vaincu. Pendant ce temps là, Le Gris en a profité pour forcer Marguerite à lui accorder ses faveurs. Entre le récit du viol de Le Gris et celui de Marguerite, je n'a pas trouvé beaucoup de différences à part que Marguerite n'était pas consentante. Elle montre un certain courage quand elle avoue ce qu'elle a subi à son mari. En effet, elle risque d'être condamnée à mort en étant brûlée vive si elle a menti. La seule manière de venger son honneur, ce fut un duel judiciaire, le dernier à être autorisé par le Parlement de Paris. Le film m'a plu malgré sa violence. Les acteurs dont Jodie Comer (une inconnue pour moi) sont tous parfaits dans leur rôle. Lire les billets de Pascale et Selenie.

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jeudi 21 octobre 2021

Le nouveau - Keigo Higashino

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Avant de revenir en Lituanie, je veux vous conseiller un roman policier japonais, Le nouveau de Keigo Higashino (Actes noirs, Actes Sud, 329 pages). J'ai aimé comment l'écrivain a structuré son roman. Kaga Kyoichiro, "le nouveau" policier, vient enquêter sur le meurtre d'une femme divorcée de 45 ans qui a été étranglée dans son appartement situé à Tokyo. Elle venait d'emménager pour se rapprocher de son fils. Kaga n'est pas un policier ordinaire, il mène une enquête de voisinage en restant affable. Il m'a fait penser par moment à l'inspecteur Colombo même s'il ne trouvera pas immédiatement le ou la coupable. Le mobile du crime n'est pas évident. On n'a rien volé à la victime qui devait connaître son meurtrier. Il interroge des employés de restaurants ou une vendeuse d'un magasin de biscuits, ou bien encore une employée d'un magasin de vaisselle. Ce sont des endroits où était passée la future victime avant d'être tuée. Le policier est un fin observateur qui avance plus vite que nous dans l'enquête, mais pas tant que cela. Ce roman est aussi une description d'un Japon traditionnel. Les chapitres courts font que l'on lit ce roman très vite. J'ai passé un très bon moment au coeur de Tokyo avec ce roman que je recommande.

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mardi 19 octobre 2021

Pays baltes - Lituanie - 1

Après la Lettonie, nous sommes arrivés en Lituanie en commençant pas un site étrange que, pour ma part, j'ai trouvé lugubre et pas intéressant: la colline des Croix, un lieu de pélérinage national recouvert de milliers de croix, en souvenir, notamment, des Lituaniens tués ou déportés.

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Des trois capitales visitées, Vilnius est la seule capitale à ne pas être au bord de la mer. Mais cela ne nous a pas empêchés de nous retrouver vers la mer Baltique en allant sur la presqu'île de Neringa, un étroit cordon littoral qui forme une réserve naturelle. Cet étroit cordon se trouve entre la Baltique et la lagune de Courlande. Sur la presqu'île, à côté de Juodkrante, on se promène dans la Raganu Kainas (la colline des Sorcières), parsemée de sculptures en bois évoquant les contes lituaniens. Il faut faire attention quand on marche, car les racines des arbres peuvent faire tomber (c'est ce qui m'est arrivé).

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On a été au bout de la presqu'île, où d'un côté on voit la lagune du Courlande et de l'autre la Baltique, et tout au fond, Kaliningrad, l'enclave russe en Europe.

E8B6B8BC-00B1-4448-AE99-3A99767D76A4 La lagune

9EBEBA24-B8DF-4668-88DE-968760FE6269 La Baltique

La ville principale de Neringa s'appelle Nida où l'on peut admirer de jolies maisons en bois.

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Et une maison en particulier, celle où Thomas Mann et sa famille ont passé les étés de 1930 à 32. C'est là que l'écrivain, Prix Nobel de littérature, a écrit Joseph et ses frères paru en 1933.

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On a eu la chance d'avoir un temps très agréable.

On a repris notre chemin pour se diriger vers la ville de Kaunas et son château qui date du XIIIème siècle.

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F2907857-6C03-4187-9F45-08905F922ED2 Et voici le fleuve Niemen qui traverse la ville de Kaunas. Il se jette dans la Baltique. Sa source se trouve en Biolorussie à Minsk.

Dans un prochain billet, Krakaï et Vilnius. 

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samedi 16 octobre 2021

Boîte noire - Yann Gozlan/ Shang-chi et la légende des dix anneaux - Destin Daniel Cretton/ Gaza mon amour -Tarzan & Arab Nasser

Je viens de me rendre compte que je suis allée "pas mal" au cinéma et j'ai du retard dans mes billets.

Boîte noire de Yann Gozlan prouve que l'on peut être à la hauteur du cinéma américain dans le cinéma d'action sans temps mort. Matthieu est acousticien au BEA. Après la disparition mystérieuse d'un de ses collègues, on lui demande d'enquêter sur le crash d'un avion dans les Alpess. Il s'agissait d'un vol Dubaï-Paris. L'enquête conclut assez rapidement que cela pourrait être un attentat terroriste dans lequel le terroriste fait partie des victimes. Matthieu n'est pas convaincu par cette conclusion car dans la boîte noire de l'avion, il entend des voix et des bruits qu'il n'arrive pas à identifier. Pierre mène une enquête qui remet en question beaucoup de choses et qui implique sa femme et son meilleur ami. Le film est très bien mené et bien interprété par un Pierre Niney convaincant. André Dussollier qui joue son supérieur hiérarchique est toujours impeccable. Il faut noter le personnage intéressant interprété par Olivier Rabourdin. Lire les billets de Choup, Géraldine, Pierre D, Selenie, Wilyrah, Pascale.

Je passe à Shang-chi et la légende des dix anneaux. Le personnage de Shang-chi est issu des Marvel Comics. Il a été créé dans les années 70. Vous avez l'histoire complète narrée sur Wikipedia. Ce qui m'a plu, ce sont les effets spéciaux assez époustouflants. Un gros serpent surgit de l'eau et tournoie dans le ciel, tandis que le père de Shang-chi fait tout pour abattre une montagne, derrière laquelle il croit qu'il va récupérer sa femme décédée depuis des années. Les dix anneaux du titre lui donnent une force incroyable et la vie éternelle. Tout est chorégraphié avec maîtrise. Visuellement, l'ensemble est superbe et j'ai été très contente de revoir Michèle Yeoh qui joue la tante de Shang-chi, et Tony Leung Chiu Wai en "méchant". Il joue le père de Shang-chi. J'ai trouvé qu'il avait pris un "coup de vieux" depuis In the Mood for Love et 2046. Lire le billet de Wilyrah.

Je termine avec Gaza mon amour, réalisé par deux frères jumeaux, Tarzan et Arab Nasser, qui ont d'ailleurs dédié le film à leur père. Issa, un vieux pêcheur gazaoui, est toujours célibataire mais il est bien décidé à enfin se marier avec Siham, une couturière dont il est tombé amoureux. Siham (Hiam Abbass) est veuve et elle vit avec sa fille, elle-même divorcée. Tous les jours, Issa part pêcher dans les eaux pas très étendues qui sont allouées aux Gazaouis. Sa pêche lui permet de gagner sa vie. Un jour, au lieu de poissons, Issa trouve dans ses filets une belle statue d'Appolon en bronze avec un phallus bien visible. Rentré chez lui avec la lourde statue, il la fait tomber et le phallus se détache de la statue. Les autorités du Hamas se mettent à persécuter Issa et s'emparent de la statue sans son appendice. J'ai aimé le ton du film qui est une comédie sentimentale. La conclusion du film est charmante et sympathique. Lire le billet de Chris.

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mercredi 13 octobre 2021

Pays baltes - Lettonie - 3

Suite et fin des visites en Lettonie avant de passer à la Lituanie.

Comme je l'ai écrit à la fin de mon billet précédent, nous avons été faire un tour au très grand marché de Riga dont où de nombreux stands et étals sont abrités sous les anciens hangars de zeppelins. Comme on a fait tout très vite, je n'ai pas pu faire autant de photos que je voulais.

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EC3A50F3-AF88-4346-B67E-FEF29270CFBA L'intérieur d'un des hangars (il y en a 4 ou 5)         E1DFA43A-E6F0-4D25-8AE9-7B57F424149B Un hangar légumes, un hangar viandes, un hangar poissons

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Entre deux hangars, on trouve des fruits et puis des fleurs.

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Avant de quitter la vieille ville, voici des photos des restes des remparts de la ville qui datent du Moyen-Âge, ainsi que la poudrière.

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486B0270-940D-44CF-9022-98A4DACD9CA8 La poudrière

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A nouveau les remparts.

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La guide nous a aussi emmenés vers la seule synagogue qui n'ait pas été détruite pendant la deuxième guerre mondiale à Riga. Elle a été restaurée en 2006. On a pu la visiter moyennant une somme modique. Avant 1940, on comptait environ 95000 Juifs en Lettonie. Beaucoup ont été déportés en Sibérie et d'autres ont subi la shoah par balles. En 1937, Riga comptait 72 synagogues...

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La synagogue a été restaurée en 2007. 

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 Avant de quitter la région de Riga, on a passé une soirée très sympathique à Jurmala, une station balnéaire à côté de Riga.

Comme on était en fin de journée, j'ai trouvé la couleur du ciel au-dessus de la mer baltique 

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Dans un prochain billet, la Lituanie.

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samedi 9 octobre 2021

Pays baltes - Lettonie - 2

Me voici à nouveau à Riga avec ses immeubles Art Nouveau et ses grandes églises. Un centre ville que l'on sillonne beaucoup à pied. Comme il y a beaucoup de pavés, les bonnes chaussures sans talon sont recommandées.  Concernant l'Art Nouveau, on a visité le musée où l'on peut admirer un très bel escalier.

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Et le musée comporte des objets et des meubles de l'époque.

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Voici d'autres façades d'immeubles.

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Mais Riga, c'est aussi des maisons plus anciennes bâties au temps du Moyen-Age au temps de la guilde des Têtes Noires.

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Sur la place où se situe ces bâtiments face à l'hôtel de ville, on peut voir une statue de Roland (celui de Roncevaux).

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Il y aussi "Les trois frères" (comme à Tallinn les Trois soeurs)

Ce sont trois maisons représentant le complexe immobilier le plus ancien de Riga. Elles ont été bâties à partir du XVème siècle.

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Devant la maison de droite, les deux musiciens jouaient les hymnes nationaux des touristes qui passaient devant eux. On a eu droit à la Marseillaise.

Voici maintenant Riga vue du clocher de l'Eglise Saint-Pierre.

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Sur cette photo, on voit des entrepôts arrondis, ce sont les anciens hangars qui abritaient des zeppelins. Aujourd'hui, ils font partie du Marché central, l'un des plus grands de la Baltique. On les a visités.

Photos dans le prochain billet. 

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jeudi 7 octobre 2021

Du goudron et des plumes - Collectif

Je (ta d loi du cine, "squatter" chez dasola) rends hommage ce mois-ci à Charlie Hebdo en citant un ouvrage paru il y a 10 ans. Du goudron et des plumes est sur-titré Charlie Hebdo fête les 100 ans de la LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux).

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Editions Les Échappés, 2011, 143 p.

On peut découvrir dans cet ouvrage un large panel (ou éventail) de plumes, avec même des dessinateurs anciens collaborateurs de Charlie hebdo que je n'avais encore jamais eu l'occasion de mentionner dans d'autres billets, pas forcément tous mentionnés dans la.présentation sur le site de la Maison d'édition, qui dit: "À quoi sert l’oiseau ? se demande Allain Bougrain-Dubourg, à l’occasion des 100 ans de la LPO. Marc Jolivet, Albert Jacquard, Luc Jacquet, Laetitia Barlerin, Maud Fontenoy, Patrick Pelloux, Laurent Baffie, Pierre Rabhi et François Cavanna ont pris la plume pour lui répondre et accompagner les meilleurs dessins d’oiseaux parus dans Charlie Hebdo, signés Bernar, Cabu, Catherine, Charb, Coco, Gébé, Honoré, Jul, Luz, Riss, Tignous, Willem, Wolinski. Dans ce livre à thème, c’est toute la société qui passe sous la « plume » des dessinateurs, au gré des marottes de chacun. Un regard d’aigle sur des problématiques toutes politiques, un angle original et ébouriffant sur notre société !". Comme l'écrit A. Bongrain-Dubourg dans sa préface de l'ouvrage (p.4-5), les dessins ont été ressortis de leurs cartons ou tracés, au gré de l'émotion. 

Voici ma propre sélection subjective, piochée sur 22 pages, parmi les plus de 240 dessins que comporte l'ouvrage.

P1120346 p.23, Gébé se payait l'appeau de Jospin.

P1120345 p.10, Honoré, le dodo.

P1120344 p.8, un magnifique dessin de Coco!

P1120343... précédé d'un autre (p.6).

P1120347 p.29, Tignous et Charb.

P1120348 p.35, sur le thème des colombes, Cabu et Gébé.

P1120349 Honoré brocarde p.44.

P1120350 Riss, en deux mots, beaucoup de bruit pour rien? (p.49).

P1120351 p.55, Jul, Cabu et Honoré.

P1120353 p.57, Bernar (très joli dessin!), Charb, et Wolinski (thème récurrent...).

P1120355 p.61 (Wolinski et Tignous)

P1120354 p.60, Honoré (je ne sais pas coment le prendre, si ce n'est qu'il ne faut pas confondre fiction et réalité?).

P1120356 p.62 (Tignous): déjà un virus asiatique effrayait la planète...

P1120357 p.66, Charb et Wolinski

P1120358 Willem, p.81.

P1120359 Gébé, p.93.

P1120360 Cabu, piquant... (p.98).

P1120361 p.105 (Riss, Willem, Catherine).

P1120362 Cabu, p.106 (Juppé hors contexte?).

J'en profite pour dire que la page de texte de Laurent Baffie, p.107, m'a fait rire.

P1120363 Charb (prémonitoire?) p.117.

P1120364 p.134, Lagarde en autruche, par Mougey (?).

P1120368 Kamagurka (p.79)

Bien entendu, on peut trouver des dessins d'oiseaux dans d'autres ouvrages de nos dessinateurs. 

P1120446 Mes fidèles lecteurs reconnaîtront le dessin de gauche, qui provient de Une vie compliquée...  P1120447 ... de Wolinski (chroniqué le mois dernier)... Je ne sais pas si les deux dessins sont contemporains ou non? 

P1140091 Et puisque je complète ce billet avec quelques autres dessins aviens, voici encore un dessin magnifique par Coco, dans son livre Dessiner encore que je chroniquerai un mois ou l'autre (il contient plusieurs autres images d'oiseaux). 

Pour cette fois-ci, j'espère que tout le monde aura bien noté que la LPO a 110 ans désormais? Quand j'étais jeune, pour moi, Allain Bougrain-Dubourg, c'était le masochiste qui allait une fois par an se faire casser la figure par les chasseurs de palombes. Ensuite, la LPO, ça a été le démazoutage médiatisé de quelques-uns des malheureux oiseaux touchés par les marées noires. Aujourd'hui, je suis davantage sensible à leurs actions de soutien au replantage des haies champêtres sur des terres agricoles...

J'ai trouvé mention de ce livre seulement sur quelques sites ou blogs de libraires, ou en rapport avec la LPO (partenaires, antennes locales...), mais pas sur des blogs de lecture. En tout cas, si vous avez des cadeaux à faire, Du goudron et des plumes est toujours en vente dans la boutique des éditions Les échappés...  

 *** Je suis Charlie ***

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mercredi 6 octobre 2021

Au nom de la loi - Pietro Germi

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Avant de repartir à Riga, j'ai souhaité vous emmener en Sicile en 1948-1949 avec Pietro Germi (1914-1974). Avec mon ami, on vient de voir Au nom de la loi (In nome della Legge en VO), publié en DVD/Blu-Ray tout récemment. Nous ne l'avions jamais vu. L'histoire est adaptée d'un roman écrit par un magistrat et juriste, Giuseppe Guido Loschiavo (1899-1973). Il semble que c'est le premier film qui parle ouvertement de la Mafia. Le film commence dans une contrée désertique. Un homme attend le train qui doit le reconduire à Palerme. On ne saura pas pourquoi il s'en va. Son successeur Guido Schiavi (Massimo Girotti) vient d'être nommé juge dans la petite ville de Capodorso où les coutumes ont la vie dure. Face à lui, il va affronter un baron, propriétaire terrien qui a mis au chômage toute une partie de la population après avoir fermé une mine de soufre de la région. Ce baron qui est un être détestable (il bat sa femme) est épaulé pour défendre ses terres par des hommes à cheval et fusil à l'épaule, dirigés par Passalacqua (Charles Vanel, surprenant), le chef de la mafia locale. Guido ne reste pas insensible au charme de la femme du baron. Les paysages de ce film pourraient faire penser à certains décors de western et les hommes à cheval font penser aux cow-boys dans lesdits westerns. Le juge est un idéaliste qui aimerait changer les choses, mais il a du mal. Je ne vous dirai rien de la fin qui peut sembler optimiste. Il faut noter que le scénario adapté a été écrit par Pietro Germi lui-même, Mario Monicelli et Federico Fellini (si, si). Un très bon film à (re)découvrir.

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mardi 5 octobre 2021

Pays baltes - Lettonie - 1

Ayant passé la frontière invisible entre Estonie et Lettonie, nous voici arrivés dans la ville de Cesis et son château fort, le mieux conservé de l'ordre teutonique en Lettonie. Il date du XIIIème siècle. La ville de Cesis, ou Wenden (en allemand), a été fondée par les chevaliers Porte-Glaive.

B1F736B8-9832-4123-A7D5-659AB5679637 Le château.

48AD72C6-05C0-4502-9105-C11CF800E71A Le château.

09A44263-6FA6-4FDF-8E28-2F00FD4EC261 Le plafond de la chambre du seigneur.

Avant de continuer notre route, nous avons dit bonjour à deux cygnes noirs qui nageaient dans un plan d'eau.

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Et nous voilà à Sigulda située dans un parc national où l'on trouve les ruines d'une forteresse de chevaliers Porte-Glaive.

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4EBC583A-8B7A-4BA1-B00C-167E027EC86C Le blason des chevaliers Porte-Glaive.

Et à quelques kilomètres de là, on peut visiter le musée-réserve de Turaida, avec encore les restes d'un château ainsi qu'une église luthérienne tout en bois datant de 1750.

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F7E0C8E7-2CBD-4ACB-BB4D-A487E54D3E1F Le château de Turaida vu d'à une distance d'à peu près 3 ou 4 km.

61695FCF-9128-4389-8B7C-03FEE0CF64C2 L'église luthérienne tout en bois.

Et enfin, on est arrivés à Riga qui, comme Tallinn, se trouve en bord de mer. Comme Tallinn, Riga faisait partie des villes de la ligue hanséatique au XIIIème siècle.

Riga rassemble le tiers de la population totale de Lettonie pays dont le solde migratoire et négatif. 

J'ai trouvé que l'architecture de la ville était très belle avec ses nombreux immeubles "Art nouveau" (1897-1912), dont l'un des architectes était un germano-balte Mikhaïl Eisenstein, le père du cinéaste Sergueï Eisenstein.

Quelques photos de ces immeubles:

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9CADB3CE-0992-4364-95ED-ED7771810FBE La maison du chat avec des éléments d'Art nouveau date de 1909 (il y a deux chats qui se tournent le dos tout en haut de l'immeuble).

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Dans un prochain billet, encore Riga.

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samedi 2 octobre 2021

Eugénie Grandet - Marc Dugain

Après L'échange des princesses d'après Chantal Thomas (récemment diffusé à la télévision), l'écrivain réalisateur Marc Dugain s'est attaqué à un des romans les plus connus de Balzac, Eugénie Grandet, paru en 1834. Marc Dugain s'est aussi chargé de l'adaptation. C'est après avoir vu la bande-annonce que j'ai eu envie de voir ce film tout public qui m'a beaucoup plu. L'histoire se passe pendant la période de la Restauration à Saumur. Dans une demeure austère et froide, on fait la connaissance d'Eugénie Grandet, une belle jeune femme d'une vingtaine d'année en âge de se marier, de son père, Félix Grandet, un homme avare, de sa mère et de la servante Nanon. Félix Grandet, tonnelier, amasse des années de l'argent sans que sa femme ou sa fille soient au courant, car la famille vit chichement. Félix a tout mis sous clé. Les repas se composent de peu de choses et de presque pas de viande. Marié depuis 24 ans, il n'exprime pas beaucoup ses sentiments à sa femme ni à sa fille, qui sans le savoir est le plus beau parti de la ville. Seuls le banquier et le notaire de Grandet connnaissent la situation financière de la famille. Eugénie rêve d'un mariage d'amour et elle croit trouver l'âme soeur quand Charles Grandet, son cousin qui vient de Paris, s'installe un temps chez eux. En effet, François Grandet, le père de Charles et le frère de Felix vient de se donner la mort car il est couvert de dettes. Eugénie irradie au contact de Charles. Cependant, pour Felix, ce neveu n'est pas un gendre valable puisqu'il est pauvre. Felix veut garder sa fille pour lui, il n'a aucune intention de donner une dot. Le film vaut pour l'interprétation magistrale d'Olivier Gourmet dans le rôle de Félix Grandet. Il est exceptionnel dans le rôle de ce personnage tyrannique. Joséphine Japy dans le rôle d'Eugénie Grandet n'est pas en reste. Son beau visage est très expressif. Ce film classique, avec une histoire un brin féministe (Eugénie ne se laisse pas faire et sait tenir tête à son père), devrait plaire aux spectateurs qui iront le voir.

Lire les billets de Wilyrah, Selenie, une interview de M. Dugain par Baz'art sur le film. 

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vendredi 1 octobre 2021

Passes et impairs - N°18

Pass(es) sanitaires toujours en vigueur, alors qu'on a pu espérer un moment leur levée anticipée... Et voilà que les gamins y sont astreints aussi. Pour le moment, dans les diverses affaires de "trafiquants" dont la presse nous a parlé, il est question de pass frauduleux vendus quelques centaines d'euros, de comptes de médecins piratés, de quelques soignants vénaux et condamnés. Si l'on prend comme référence les arrestations de trafiquants de drogue depuis déjà quelques décennies, ce ne sont pas forcément quelques arrestations qui suffiront à mettre fin au "business" du jour au lendemain! Et autrement, est-ce que, vous aussi, vous avez entendu dire dans votre entourage: "Moi, j'utilise le pass de mon beau-frère" ou "Ah, moi, un coup de photoshop, et hop! Je modifie la date...", vous êtes-vous assis au restaurant sans que rien ne vous soit demandé, avez-vous pris le train sans qu'un contrôleur vous demande votre pass?
En ce qui me concerne (ta d loi du cine, "squatter" chez dasola), bien entendu, je ne crois pas qu'on puisse m'accuser d'avoir triché à tout va... 

Passons maintenant à ma "revue de presse" du mois écoulé, dont j'assume bien entendu la subjectivité.

A noter: une recherche sur les mots-clés "coronavirus plutôt faire vacciner préfèrent" ramène des articles sur ceux qui préfèrent payer leur test, faire sans pass sanitaire, multiplier les tests, tomber malade (au risque de contracter une forme grave de la maladie...), se faire virer que se faire vacciner... 

01/09/2021: L'OMS surveille un nouveau variant baptisé "Mu"... "Echappement immunitaire", quel joli terme! S'agirait-il, par hasard, de langue de bois, ou bien est-ce un "élément de langage", à moins qu'il ne s'agisse, tout simplement, d'un terme purement scientifique (oui, vraiment, dans toute la pureté de la science, celle qui est capable d'avouer avec humilité qu'elle ne sait pas...)? Bref, on aborde là un continent inconnu!
Et, à propos du prochain variant (nu ?): je suppose que Marvel a déjà déposé la marque comme titre de film... Ça donnera "Le mutant nu"?

06/09/2021: on en aura appris des choses ces jours-ci... Les épidémies de coronavirus auraient frappé pour la première fois l'humanité il y a 21 000 ans!  ... mais la science est toujours infoutue, aujourd'hui, de nous dire à partir de quel taux d'anticorps, vaccinés ou non, on pourra être tranquille.

07/09/2021: "Vaccination: pourquoi les cas de personnes vaccinées et positives au coronavirus ne sont pas si surprenants". D'abord, c'est la faute à ce fichu delta! Ensuite, personne ne nous avait dit le contraire. Ben tiens...

17/09/2021: la phrase en langue de bois "L’enquête CoviPrev montre une progression continue de l’adhésion vaccinale chez les personnes mais une moindre adhésion aux mesures barrières" m'a vraiment bien fait rigoler. En termes moins choisis, elle éclaire la réaction majoritaire: "on" m'a forcé à me faire vacciner, alors maintenant, qu'"on" arrête de me faire ch...!". 

08/069/2021: une info "anti-fake news" qui m'a bien fait rire. Faut-il que la confiance règne...

09/09/2021: ah bah pour une fois, je vais dire "merci, Capital"! 

13/09/2021: de mieux en mieux! Une équipe allemande... a validé (en toute indépendance!) ce qui n'était pas tout à fait avéré il y a un an? (cf. ce que j'écrivais dans mon billet N°5 le 1er septembre 2020).

15/09/2021: aux Etats-Unis, près de la moitié des patients hospitalisés souffrant de Covid-19 seraient des cas bénins ou asymptomatiques. Explication: toutes les personnes hospitalisées sont testées, quelle que soit la raison de leur entrée à l'hôpital. Tiens donc, qu'en est-il en France, exactement?

19/09/2021: comme prévu (par moi!), "on" commence déjà à nous annoncer inéluctablement la 5ème vague pour cet automne et/ou cet hiver... Si je caricature la suite des arguments qui vont nous être servis, ça donne "... mais grâce au vaccin, vous (la population vaccinée grâce au gouvernement!) mourrez, statistiquement, beaucoup moins!". 

17/09/2021: et maintenant, on va enseigner aux gamins, dès le collège, à se plier aux instructions confinementesques (manuel de 6e, éditions Belin, éd. 2021). En avant pour l'endoctrinement... au nom de l'éducation civique! 

15/09/2021 - Encore un fichier informatique de tests covid détourné... Quand il n'y en a plus, il y en a encore (des c...ies). 

Une question à garder en tête: et si le covid-19 rendait les cheveux plus sensibles aux colorations? (heu, messieurs-dames les Anglais, vous êtes sûrs que c'est pas le Brexit, plutôt, avec des changements éventuels de formulation dans vos cosmétiques nationaux? Ils ne sont plus obligés de faire Reach maintenant... non?). 

16/09/2021 - c'est pas au sujet du virus, mais d'un "fait de société", à première vue: la surexposition des enfants aux écrans pourrait avoir encore plus d'impact que ce que l'on imaginait. Tiens, au fait: y ont-ils été encore davantage exposés lors du confinement?

16/09/2021: un jour, un vaccin universel contre les coronavirus? Un infectiologue de Singapour aurait trouvé le moyen de fabriquer un vaccin contre des virus qui n'ont pas encore atteint l'homme. Si on pouvait avoir un coup d'avance, pourquoi pas...

Interlude

J'ai souvent vu, utilisé par les"pro-vaccins" militant contre les "antivax" primaires, l'argument (définitif?) "Ne jamais oublier que les vaccins ont sauvé des vies à commencer par Pasteur !". Alors, si je me rappelle bien ce qu'on apprenait jadis à l'école, au collège et/ou au lycée: Pasteur a eu le grand mérite de prouver que les maladies étaient dues à des "micro-organismes". En ce qui concerne la rage, ce pour quoi il est plus connu du grand public, il a eu le génie et surtout le courage de mettre au point un "protocole de traitement" contre la rage. En administrant suffisamment tôt après la morsure par l'animal enragé (par une série de piqures) un virus atténué, l'organisme produisait des anticorps pemettant de vaincre le virus transmis par l'animal enragé !!! Bien. Par contre, à ma connaissance, Pasteur n'a jamais prétendu obliger toute la population à se faire piquer, afin de devenir immunisée à titre préventif contre la rage (qui, avant sa découverte, tuait infailliblement ceux qui en était atteints via la morsure d'un animal enragé - plusieurs centaines de décès humaines en France au XIXe s.). Et c'est bien après lui qu'il est devenu possible de "vacciner" les renards, vecteurs de la propagation de la rage en Europe. Si ce n'est sur le principe des vaccins (et c'est déjà énorme, c'est vrai!), pas grand-chose à voir "directement" avec le Covid-19, donc.

D'un écrit qui déplaît: pour dire avec indignation que cela ne correspond pas à ce que vous pensez, croyez ou savez... encore faut-il d'abord l'avoir lu! Commencez donc par là.

On accélère en fin de mois!

22/09/2021: Enfin! Une étude (au CHU de Toulouse) donnerait des indications sur le seuil d'anticorps protecteur contre une (ré)infection? Mes fidèles lecteurs savent que j'attends cette info depuis longtemps...

28/09/2021:  Les fumeurs sont 80% plus susceptibles d'être admis à l'hôpital, selon une étude qui porte sur 421 469 participants (et pas un de plus ni de moins?)

28/09/2021: Sanofi arrête le développement de son vaccin à ARN messager, parce qu'il arriverait trop tard sur le marché. Tout est dit dans le sous-titre.

26/09/2021: un parti anti-vaccin fait une percée électorale lors d'élections régionales en Autriche. Quant au FPÖ fondé jadis par feu Jörg Haider (décédé en 2008 après être parti créer un nouveau parti en 2005), il s'y casse la figure. 

28/09/2021: malades du covid-19, si vous voulez aller mieux, buvez du lait! Mais pas n'importe lequel...  

22/09/2021: alors, ce serait bien bien Batman le coupable... au Laos? 

20/09/2020: Philip Morris se diversifie dans le "mieux-être pulmonaire". Pas encore dans la fabrication de respirateurs artificiels, mais demain? 

22/09/2021: nous voici de nouveau en automne. Pour restreindre encore la circulation du virus, faut-il souhaiter qu'il pleuve ou qu'il fasse sec? Vous parlez d'une dynamique des aérosols... En ville, la pluie sur le bitume fait rejaillir les bactéries et les ramène à l'air. Par contre, elle ferait chuter plus vite les aérosols contenant du virus? Vive la pluie sur sol de terre, plutôt... Et quand il ne fait pas beau, nous nous entassons dans les transports en commun...

25/09/2021: porter le masque pourrait produire une sorte de "variolisation" (pas vraiment une vaccination naturelle, mais...) en diminuant la quantité de virus à laquelle on serait potentiellement exposé. Cette hypothèse me plaît bien. 

30/09/2021: un couple (aux Etats-Unis, bien sûr), vacciné, meurt du covid-19 à une minute d'intervalle. C'est affreux. Moi, j'appelle ça un raté... mais ça fait le buzz dans le monde entier!

En bibliothèque municipale parisienne, je n'ai eu aucun mal à aller rendre mes bouquins, grâce à l'obligeance des bibliothécaires qui, s'ils m'empêchaient d'entrer, prenaient bien volontiers mes bouquins. Aujourd'hui, je viens de recevoir le mail automatique qui m'informe que ma carte (ils disent mon "abonnement au réseau des bibliothèques de la Ville de Paris") arrive à échéance et doit être renouvelée. Là, maintenant, sans pass, je fais comment? Je me déplace aussi en restant à la porte? 
... Bah facile: je demande à dasola d'y aller pour moi!

Suite au prochain numéro... 

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mercredi 29 septembre 2021

Pays baltes - Estonie - 3

Avant de quitter l'Estonie, on s'est arrêté à Rakvere à l'est de Tallinn et dans le manoir de Palmste. Et puis on s'est arrêté à Tartu, deuxième plus grande ville d'Estonie et capitale intellectuelle du pays. A Tartu, on compte environ 18 000 étudiants. A Rakvere, on trouve un château en ruines datant du XIIIème siècle. On n'est pas rentré à l'intérieur.

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Au bout de ce sentier, on trouve une sculpture d'un taureau édifiée pour célébrer les 700 ans de la ville de Rakvere dont l'ancien nom était "Tarvaspää" ou "Tête de taureau".

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 Avant Rakvere, on a visité un charmant manoir à Palmste dont les propriétaires germano baltes l'ont habité près de 200 ans jusqu'en 1918. 

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Avant de quitter Palmste, on a repéré un nid de cigognes vide.

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Arrivés à Tartu, nous n'avons eu que le temps de faire un tour de la ville avec l'observatoire, la poudrière, la place de l'hôtel de ville et un parc, qui est le seul endroit oû les gens ont la permission de boire de l'alcool dans la ville. 

29317E0A-22C8-4068-BEAF-F4E29A130CC8 L'observatoire

5C597199-B67A-4995-A025-73E66B6350D8 La poudrière

91890736-BCD9-47E6-B419-03C3110B80FF Le rendez-vous de ceux qui veulent boire un coup seul ou entre amis

E617CBFB-1F91-4B5A-A2C6-6E04927BD746 L'hôtel de ville

4ABBC240-7C9D-4DE0-8811-C42A0F9C22AA Il y aura Paris 2024, et aussi Tartu 2024, qui sera capitale européenne de la culture.

Je ne vous laisse pas quitter l'Estonie sans que vous écoutiez un morceau de musique composé par Arvo Pärt, un compositeur estonien né en 1935, qui s'est fait connaître par sa musique minimaliste, créateur de musique religieuse, classique et contemporaine. On peut entendre ses créations dans beaucoup de films (environ 150).

Un morceau à mon avis assez connu : Spielgel im Spiegel

Dans un prochain billet : La Lettonie.

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dimanche 26 septembre 2021

Pays baltes - Estonie - 2

Je continue le récit de mon voyage en Estonie avec la visite de la ville haute (Toompea) de Tallinn où l'on peut admirer la cathédrale orthodoxe Alexandre Nevski ainsi que le palais présidentiel. Pour répondre à Luocine [commentaire sous mon premier billet], nous avons en effet vu relativement peu d'Estoniens. Ils doivent travailler pendant la semaine, et Tallinn, qui a un grand port pour accueillir les bateaux de croisière, a souffert du confinement depuis mars 2020. En temps normal, il y a plus de 550 000 touristes avec une arrivée massive de personnes venant de la région Asie Pacifique. Même si la saison touristique a repris doucement en août 2021, notre groupe a été relativement privilégié car on a visité des endroits où l'on était seuls. 

3D487D68-5CDE-4C55-B655-BA64955223B3 L'église Alexandre Nevski (on en trouve une autre à Riga qui lui ressemble beaucoup).

DC40A746-166D-49A7-B9B1-9853045F42AC Le bâtiment héberge l'administration du gouvernement d'Estonie et l'habitation du gouverneur. Ce bâtiment fait partie du château de Toompea (qui date du XIIIème siècle). Ci-dessous, l'arrière qui est resté médiéval.

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80864C54-CF1A-407F-B065-F68E095D29A8 Le palais présidentiel n'est pas spécialement gardé. Il y avait deux jeunes femmes qui égalisaient deux arbustes taillés en boule avec un sécateur.

553F6D9D-70AC-46CB-93FB-38BA364DD037 L'église Saint-Olav. 

D41E32D2-4397-4845-BD32-37664F51ED18 Des tours des remparts de Tallinn.

DCA4A91E-C877-427B-A9B3-554EBD77548F Des tours des remparts de Tallinn (encore).

747BA978-49B6-4E6D-962B-D667E49201B4 Des tours des remparts de Tallinn (toujours).

On a visité plusieurs musées dont le KUMU, le musée d'art estonien. On a aussi longé le palais de Kadriorg, construit à la demande du Tsar Pierre le Grand en l'honneur de sa femme Catherine, au XVIIIème siècle.

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Dans mon prochain billet, je quitte Tallinn et on ira faire un tour à Tartu (deuxième ville la plus importante d'Estonie) via le manoir Palmse et Rakvere.

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jeudi 23 septembre 2021

Pays baltes - Estonie - 1

Je reviens d'un voyage très intéressant mais assez fatigant. Je suis partie en groupe avec 21 autres personnes et je retiens surtout que j'ai beaucoup marché sur des pavés inégaux et beaucoup piétiné. Mais on a pu admirer de nombreux monuments, des églises, des immeubles dans le style Art Nouveau (à Riga) et plein d'autres choses 

On a commencé par l'Estonie avec Tallinn, sa capitale, qui est relativement petite. La vieillle ville se compose d'une partie haute et d'une partie basse. Cette cité médiévale au bord de la Baltique est cernée par d'anciens remparts. J'ai trouvé les Estoniens un peu renfermés, mais je pense que leur passé historique y est pour beaucoup. Comme la Lettonie et la Lituanie, l'Estonie a connu le joug soviétique de 1945 à 1991. Tallinn compte plus de 400 000 habitants pour une population totale de 1 228 000 habitants dans tout le pays. Tallinn est à mi-distance de Stockholm à l'ouest et Saint-Petersbourg à l'est. Sinon, elle est très proche d'Helsinki. Notre promenade dès notre arrivée fut la ville basse avec la place de l'Hôtel de ville, où se trouve l'une des plus vieilles pharmacie d'Europe. Les photos sont un peu sombre car on a marché à partir de 17h30. Le soleil était pratiquement absent.

EA849A2A-7EEC-48A1-B12A-4DEE6BAD3529 Une maison sur la place

5AD928D5-ABE5-4BF6-9221-3AEAEA8A4184 l'Hôtel de ville

1AAAD20A-B018-4A65-A634-B0FB63A5F432 l'Hôtel de ville encore

8FE05866-7798-440C-B42F-C49868FE84C6 La pharmacie

Deux portes d'entrée des maisons médiévales 

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La ville basse est la ville hanséatique de Tallinn où vivaient les marchands, les artisans, les serviteurs et les ouvriers. Quand on quitte la place de l'Hôtel de ville vers le nord, on peut prendre la rue Pikk (longue) où l'on trouve un bâtiment, celui de la Grande Guilde, une riche association de marchands.

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C40369A3-3AEC-45DD-A8EF-B47600CD110B La plus ancienne horloge de Tallinn date de la fin du XVIIème siècle

976EF51C-F085-4D88-8642-53044C52AD59    4E47611A-E34D-4356-9E6A-F0EFFE3029E5    1E8AD6EA-1C90-40B0-A233-3F248D91CBC7 Cet ensemble de trois maisons devenues un hôtel date du 15ème siècle. On les appelle les Trois Soeurs.

Il faut noter que l'Estonie en général et Tallinn en particulier sont digitalisées. On peut tout acheter par Internet sauf une arme, une voiture ou le mariage! Il y a très peu de voitures dans la ville mais beaucoup de trottinettes. On voit la même chose en Lettonie ou en Lituanie. 

Suite du voyage à Tallinn, dans un prochain billet. 

PS: et pour répondre au commentaire de Luocine ci-dessous. Je confirme que l'on a vu peu de monde dans les rues. C'est très calme.

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lundi 20 septembre 2021

Délicieux - Eric Besnard

Pour mon retour de vacances, et avant d'écrire quelques billets sur les pays baltes, je veux vous conseiller Délicieux d'Eric Besnard que j'avais vu en avant-première en juillet. Cette histoire qui se passe à la veille de la Révolution française m'a plu pour plusieurs raisons dont le sujet: la création du premier restaurant en France. Grégory Gadebois, très crédible dans le rôle de Manceron, un cuisinier au service du duc de Chamfort, est renvoyé après avoir créé sans autorisation un genre de petit pâté appelé "délicieux" à base de truffe et de pomme de terre. Manceron est humilié devant une assemblée de convives car on lui fait remarquer que l'on ne nourrit pas la noblesse avec de la nourriture pour cochon trouvée dans la terre. Manceron part sur les routes avec son fils jusqu'à ce qu'il s'installe dans un relais de poste abandonné. Là, il se met à déprimer jusqu'au jour où une femme nommée Louise (Isabelle Carré) lui demande de l'initier à l'art culinaire. Plus que réticent, Manceron refuse pendant plusieurs jours, et puis il sort de sa déprime. Manceron et Louise vont s'apprivoiser autour de recettes de cuisine en commençant par la base: trouver de quoi manger aux alentours. La cuisine, c'est d'abord goûter les ingrédients et comment les préparer. Benjamin, le fils de Manceron, va être aussi d'un grand soutien. On souhaite que le projet de Manceron se réalise: ouvrir un lieu où on sert de la nourriture variée, avec du choix dans le menu, à la différence des tavernes, des auberges ou des cabarets où l'on servait avant tout des boissons accompagnées éventuellement de nourriture. A propos de nourriture, les plats que Manceron prépare font saliver les spectateurs (enfin moi, j'ai salivé). Un joli film qui fait du bien et que j'ai trouvé original. Lire les billets d'Anne et Selenie

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vendredi 17 septembre 2021

Un vaisseau fabuleux (et autres voyages galactiques) - Philip K. Dick

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Philip K. Dick (1928-1982) est l'auteur de plusieurs romans adaptés au cinéma dans des films célèbres (Blade Runner, Minority Report, ou encore... Total Recall), et de nombreuses nouvelles de science-fiction. Il était donc normal que je (ta d loi du cine, "squatter" chez dasola) puisse chroniquer quelques-unes de ses oeuvres dans le cadre de mon Challenge de la planète Mars. Aujourd'hui, pour mon 10e billet (déjà!), j'aborde cet auteur avec un recueil de nouvelles dickiennes, que j'inscris également pour le 9e Challenge de l'Imaginaire et le XIIe Challenge Star Wars.

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Traductions de l'américain revues et harmonisées par Hélène Collon, 375 pages, 2010 (1er DL 2005, copyright Gallimard), copyright éditions Denoël pour la traduction française

Un vaisseau fabuleux (et autres voyages galactiques) rassemble 12 nouvelles, écrites entre 1952 et 1954. L'édition française précise "Cet ouvrage est publié avec l'accord de l'auteur et de son agent [nom de l'agent...]". J'ai acheté mon exemplaire il y a quelques semaines, sur la foi du texte de 4ème de couverture. Les Martiens dont il est souvent question (souvent des colons terriens) y sont à chaque fois différents... Je commence par dire quelques mots de présentation pour les 9 nouvelles évoquant Mars (1).

L'heure du wub qui ouvre le recueil a été la première nouvelle publiée par Philip K. Dick, et bénéficie de 5 pages d'introduction. Elle a conservé un "peps" indéniable, en étnt excessivement savoureuse. Quelques allusions semblent indiquer qu'elle débute sur Mars, avec le chargement d'un vaisseau à destination de la terre, qui embarque des animaux et des oiseaux fournis (sur réquisition?) par les "optus" martiens (1).

Dans Les joueurs de flûte, un médecin tâche de se renseigner à propos des autochtones qui se seraient trouvés sur un astéroïde, et obtient en réponse: "Oh, on raconte qu'ils sont originaires de Mars. Cela dit, ils ne ressemblent guère à des Martiens. Ils ont la peau sombre, plutôt cuivrée. Il sont minces. Très agiles, à leur manière. Ils chassent, ils pêchent. Pas de langage écrit. Nous ne leur accordons pas beaucoup d'attention" (p.113).

Monsieur le vaisseau remarque, p.88, que "Le monde s'est toujours battu, d'abord contre lui-même, puis contre les Martiens, et maintenant contre ces créatures de Proxima du Centaure dont nous ignorons tout". Quant au vaisseau, véritable héros de cette nouvelle, il a acquis une conscience humaine, volens nolens.

Dans Colonie, un équipage débarqué depuis 3 semaines sur une planète se méfie, rappelant que les sables martiens contiennent "une saloperie en forme d'hélice", comparable à l'eberthella typhi que nous avons sur terre (sauf erreur de ma part, ce nom correspond à salmonella typhi, le germe responsable de la fièvre typhoïde!). Je dirai juste qu'ils avaient raison de se méfier...

J'ai trouvé particulièrement forte la nouvelle Tant qu'il y a de la vie... Préserver les sources d'approvisionnement de matériaux devenus indispensables à une société de consommation exacerbée la conduit au désastre. Sur Mars, ce sont des "gisement de rexéroïde" qui sont l'enjeu. Ce produit (?) est indispensable pour le servomécanisme qui fait fonctionner les voitures terriennes! Mais Vénus, Callipso, Neptune, Saturne... sont également sources uniques de matières premières, d'où conflits après conflits.

La crypte de cristal voit les autorités martiennes se montrer plus subtiles que trois agents terriens alors que se profile un conflit entre les deux planètes.

Pour Un vaisseau fabuleux, Mars est juste une destination devant tester un vaisseau pris aux Ganymédiens. Mais il n'y arrivera jamais... alors que le Grand Emetteur martien est le plus puissant du système solaire, arrosant les neuf planètes et portant même au-delà, dans les profondeurs de l'espace (p.352).

L'ancien combattant qualifie les Vénusiens de "pieds-palmés" et les Martiens de "corbeaux", alors que les deux types de mutants descendent de colons terriens (la colonisation de Vénus est citée comme étant intervenue à la fin du XXe siècle!), et que les croisements restent fertiles... Le racisme ne passera pas.

La Mission d'exploration sur Mars y fera une terrible découverte, décourageante.

Les trois (1) nouvelles qui ne citent pas Mars ne manquent pas d'intérêt pour autant. Dans Le canon, un vaisseau d'exploration arrivant sur une planète anonyme se fait abattre par un engin automatique toujours en état de fonctionner, alors que les habitants de ladite planète semblent avoir disparu depuis longtemps. Les braconniers du cosmos, les "Adharans", vont léguer une méchante surprise au vaisseau terrien qui les ont arraisonnés. Enfin, la nouvelle Tony et les "Bêtes" montre l'impérialisme terrien, sûr de lui et dominateur, qui a fini par faire l'erreur de s'aventurer une planète trop loin... avant de devoir commencer à refluer, inéluctablement.

Une belle découverte pour moi que ce recueil, donc. J'espère avoir donné envie de le lire!

Voici pour terminer quelques autres chroniques trouvées sur la toile: le site Vous, humains (pas de commentaire possible?). Erwelyn a présenté plusieurs  des nouvelles du recueil ici ou , et plus globalement par ce lien. Enfin, Snow de Bulles de livre avait parlé du recueil en 2010.

(1) Edit du 27/09/2021: merci Erwelyn! Je viens de voir, sur un des billet récemment mis en ligne sur son blog, que j'avais lu beaucoup trop vite L'heure du Wub, qui est, donc, bien en lien avec Mars, contrairement à ce que j'avais écrit initialement...

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mercredi 15 septembre 2021

Le petit joueur d'échecs - Yoko Ôgawa

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J'ai terminé Le petit joueur d'échecs de Yoko Ôgawa (Editions Actes sud, 332 pages) depuis quelques jours. J'ai mis du temps à le lire, le laissant souvant de côté sans raison précise. J'ai trouvé l'histoire très triste. Je n'ai pas réussi à situer ce roman dans l'espace (au Japon?) et dans le temps (dans un passé récent ou lointain?). Par ailleurs, les personnages, à deux exceptions près, n'ont pas de nom. Nous avons le petit joueur d'échecs, son grand-père, sa grand-mère, son petit frère, une jeune fille appelée Miira, une éléphante nommée Indira et d'autres personnages identifiés par leur profession ou leur physique. J'oublie le maître, ancien gardien d'usine, un homme obèse adorant les aliments sucrés qui habite dans un bus. Il y vit avec un chat noir et blanc appelé Pion. Ce petit joueur d'échecs, né avec les lèvres scellées, subira une opération chirurgicale qui lui ouvrira les lèvres mais désormais, elles sont recouvertes d'un duvet dru et épais. En effet, les lèvres ont été refaites avec de la peau d'une de ses jambes. Le petit joueur d'échecs et son petit frère vivent avec leurs grand-parents maternels suite au décès de leur mère. Désormais, le petit joueur d'échecs va très souvent sur la terrasse d'un grand magasin, où vécut trente-sept ans Indira, une éléphante qui ne put jamais redescendre car elle était trop grosse pour passer par l'escalier. Plus tard, il rencontre un homme que le petit joueur d'échecs nomme le maître. Ce dernier enseigne les échecs au petit joueur d'échecs âgé de sept ans. Il mettra quatre ans pour battre le maître lors d'une partie. Le grand-père est ébéniste et il répare les meubles cassés. C'est lui qui va construire pour son petit-fils, un lit clos avec un échiquier au plafond car le le petit joueur d'échecs a pris l'habitude de jouer aux échecs en s'installant sous l'échiquier. C'est pourquoi il craint de grandir: "Grandir est un drame". Son voeu est exaucé, sa croissance s'arrête brusquement. Il va garder toute sa vie ce corps d'enfant. Le maître devient, lui, de plus en plus gros. Il lui conseille d'aller exercer ses talents et de continuer à s'améliorer aux échecs dans un club, le Pacific Chess Club. Le petit joueur lit beaucoup d'ouvrages sur les échecs et sur les joueurs de légende. Il voudrait ressembler à un joueur en particulier, Alexandre Alekhine (1892-1946). Au sous-sol du club, on trouve un endroit appelé "Le club du fonds des mers". C'est là que ses talents vont se confirmer. Et grâce à une vieille demoiselle mécène, le petit joueur d'échecs va se mettre à manipuler "Little Alekhine", un automate transformé en joueur d'échecs avec une cavité créée spécialement pour qu'il puisse se glisser sous l'échiquier. Enfin, le petit joueur d'échecs terminera sa courte existence dans une résidence Senior étude.
J'avoue être restée assez en dehors de cette histoire sur la filiation et la transmission. Peut-être parce que je ne connais rien aux échecs. Mais j'ai été contente d'avoir l'occasion de faire connaissance de ce petit joueur d'échecs. Lire le billet de Krol qui a aimé.

PS de ta d loi du cine: c'est moi qui avais signalé à dasola la "lecture commune" organisée pour le 15 septembre 2021 en l'honneur de Goran. Il nous arrivait, à dasola comme à moi, de visiter le blog de ce dernier, Des livres et des films, et même d'y commenter tel ou tel billet. Un ultime rendez-vous, donc, à l'occasion de ce petit joueur d'échecs.

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lundi 13 septembre 2021

Les femmes ne viennent pas de Mars, mais elles y vont - Anneliese Mackintosh

 

Les femmes ne viennent pas de Mars, mais elles y vont, d'Annelise Mackintosh: voilà bien un livre que je (ta d loi du cine, "squatter" chez dasola) n'arriverai à inscrire sur aucun des challenges que je suis, ... si ce n'est mon propre Challenge de la planète Mars. Je suis tombé sur ce bouquin par hasard l'autre jour, dans les bacs à tarif doux devant chez Gibert au Quartier Latin. Je ne l'ai lu, bien entendu, qu'après avoir investi 2 euros pour cet achat. Neuf, ce livre sorti en juin 2020 coûte 18,90 euros. Une fois n'est pas coutume, je présente donc un roman paru très récemment! Hors challenge, je n'aurais jamais songé à l'acheter ni même à le feuilleter. Et voilà que je l'ai lu, pour en tirer un billet de plus.

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Selon ce qui figurait sur le site de l'Agence culturelle de la région Aquitaine (ECLA), la traductrice, Aurélie Montaut-Pernaudet, "a acquis une solide expérience dans le domaine de la littérature populaire et sentimentale": voilà qui pourrait suffire à qualifier l'ouvrage. De quoi s'agit-il donc? Solvig, 37 ans, plongeuse professionnelle en couple avec James, un tatoueur amputé d'un pied, court deux lièvres à la fois: tomber enceinte, et participer à un concours pour partir sur la planète Mars (sans l'avouer à son cher et tendre). Le roman est écrit sous forme de récit à la première personne. On partage donc avec notre héroïne les instants de plongée en saturation (avec les collègues qu'il faut supporter), le passage des différentes étapes pour sa candidature au projet médiatique Objectif Mars... et par-dessus tout, ses questionnements sur sa vie de famille, passée, présente ou future, mais plus ou moins dysfonctionnelle. 

De mon côté, je le répète, la seule chose qui m'a attiré vers ce livre qui ne correspond guère à la littérature que je lis usuellement, c'est Mars. Je peux dire que je l'ai lu sans déplaisir, mais avec une indifférence certaine, et que je ne le relirai pas. Quant à cette histoire de recrutement de futurs colons martiens, ça me disait vaguement quelque chose. Il me semblait avoir vu passer des infos dans la presse à ce sujet, fut un temps. J'ai vérifié, et il est explicite que c'est le véritable projet Mars Horizon porté par la société Mars One, lancé en 2011, qui a inspiré le "pitch" de ce bouquin. Il faut malheureusement (?) noter que l'article qui la concerne sur Wikipedia (consulté le 5 septembre 2021) signale la mise en liquidation en 2019 de la société suisse qui l'avait rachetée. Mais Elon Musk reste en embuscade avec ses propres projets de départ vers Mars. Et, plus sérieusement (plus modestement, aussi), la NASA recrute semble-t-il des volontaires (américains!) pour vivre un an, à Houston, comme s'ils étaient sur Mars...

Pour en revenir au livre, j'ignore s'il a attiré beaucoup de lectrices (sinon de lecteurs). J'ai trouvé un petit nombre de blogs qui ont l'ont chroniqué: Charlene, une des cinq chroniqueuses du blog Alice in Neverland, en parle. Mais aussi La bibliothèque de Céline ou Les petites lectures de Scarlett.

Ah, tiens, finalement, une idée: il faudrait que je propose mon exemplaire en "livre voyageur". Et ce serait aussi l'occasion de reprendre contact avec les blogueuses à qui je n'ai toujours pas demandé leur adresse ou un RV pour leur faire parvenir les livres pour lesquels elles s'étaient dites intéressées dans les délais lors d'une opération précédente!

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vendredi 10 septembre 2021

L'enfant de Mars - Cyril M. Kornbluth & Judith Merril / Le Marquis de la Dèche - Roland Dorgelès

                                          cli9-3  

Encore de la littérature pour le Challenge de la planète Mars (lancé par moi-même, ta d loi du cine, "squatter" chez dasola). Comme je l'avais fait naguère pour des livres de Paul Féval ou Howard Fast, je vais profiter d'achats en bouquineries pour présenter deux livres.

Je suis tombé sur le premier par hasard, il y a quelques semaines, en fouillant dans les bacs d'une librairie d'occasion boulevard Saint-Michel, rayon SF / Fantaisy. Aux côtés d'ouvrages très contemporains (pas mal de volumes du Trône de Fer, d'autres "Fantaisies", et de la SF "classique" en Pocket, J'ai Lu et autres Présence du Futur [Denoël]), sur un des "format poche" dont ma main rendait visible un titre après l'autre, un mot m'a accroché l'oeil: "... Mars"! Je l'ai bien sûr sorti du bac et amené jusqu'à la caisse.

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L'enfant de Mars, Cyril M. Kornbluth & Judith Merril,
collection Le Masque - Science Fiction (N°84), Librairie des Champs-Elysées, 1979.

La collection tout d'abord. Je ne la connaissais pas (n'y avais jamais porté attention). Quelques recherches suffisent à n'importe qui pour découvrir que "Le Masque - Science Fiction", créée en 1974 et clôturée en 1981, a publié 116 titres". J'ai eu de la chance en tombant sur le seul volume de cette collection à comporter "Mars" dans son titre. Parmi les auteurs publiés: Philip K. Dick (8 titres), Jack Vance (3 titres), Isaac Asimov (2 titres), Frank Herbert (2 titres), Arthur C. Clarke (1 titre), Robert Heinlein (1 titre)... et bien d'autres auteurs connus (dont quelques Français) dont je n'ai jamais rien lu encore. On y trouve encore Le fusilier Cade, des mêmes Kornbluth & Merril (N°100). Quant à la "Librairie des Champs-Élysées", cette Maison d'édition fut fondée en 1925 par Albert Pigasse, et perdura jusqu'à sa radiation en décembre 1995, après avoir rejoint Hachette en 1971. Sa plus célèbre collection fut celle du Masque.
Aujourd'hui, la marque « Éditions du Masque » est déposée par les Éditions Jean-Claude Lattès, appartenant au groupe Hachette, depuis le 22 février 1996. Pour ma part, j'ai collectionné jadis les 247 tomes de la collection "Western" - ils doivent désormais gésir dans des cartons dans une résidence secondaire à usage de garde-meuble...

J'en viens (enfin!) à L'enfant de Mars. Pour une exégèse du titre, je dirai juste que ça aurait tout aussi bien pu s'appeler "Les enfants de Mars" (il existe au moins un autre livre portant ce dernier titre - rien à voir). On est tout de suite plongé dans l'action sur Mars, alors que le médecin, Tony Hellmann, héros principal, vient de veiller à la mise au monde (martien) d'un nouveau-né tout ce qu'il y a de plus humain, puisque né de colons d'origine terrienne. C'est en suivant le docteur dans ses pensées, ses actions, ses rencontres... que nous est brossé par petites touches, rappelées incidemment par l'un ou l'autre des personnages principaux ou secondaires, l'univers dans lequel ils évoluent, dans un futur indéterminé où la terre est surpeuplée. A noter que les tout premiers colons à avoir "atterri" sur Mars y étaient morts de faim, car le vaisseau-cargo qui devait les précéder avec tout le matériel nécessaire avait été détruit à l'atterrissage.

Désormais, les humains ont découvert une substance, l'oxygène enzyme (OxEn), produite à grand frais sur Mars même, qui, prise régulièrement, leur permet de survivre sur cette planète (atmosphère, atmosphère... et autres inconvénients). Mais tous ne s'y acclimatent pas. Parmi les produits exportés vers la Terre depuis Mars figure une une substance, la "marcaïne", qui peut devenir une drogue dont raffolent les Terriens, et qui rapporte de gros bénéfices - légaux - à ses producteurs. Pour sa part, le docteur Tony Hellmann fait partie d'une communauté, "Sun Lake", qui semble en autogestion, contrairement aux autres implantations terriennes sur Mars (un centre administratif, des mines appartenant à de grandes entreprises, des usines privées, quelques fermes familiales des "pionniers"...). L'équipement dans lequel ont investi les colons de Sun Lake, leur outil de travail et leur moyen d'existence, un laboratoire de chimie, est convoité par d'autres, et une crise éclate avec les autorités.

Après diverses péripéties (la pression ne se relâche pas un instant!), le "deux ex machina" sera un journaliste qui "n'est pas un simple rapporteur reporter" [p.109]. Son quatrième pouvoir l'emporte, très symboliquement, sur les autres: il éclaire le judiciaire, et il se permet de "manipuler" l'exécutif lorsque celui-ci exerce un "excès de pouvoir" règlementaire sinon législatif. Quant à l'enfant, disons juste qu'il a muté...

En deux mots, j'ai trouvé ce roman écrit à l'origine en 1952 particulièrement attachant et facile à lire. Je n'ai rien de spécial à dire sur les auteurs (dont j'ignorais jusqu'au nom avant de découvrir ce livre). Je vous renvoie donc à internet (et notamment à Wikipedia) si vous voulez d'autres informations sur Kornbluth et Merril!

*

*      *

L'autre titre chroniqué dans ce billet contient un mot qui commence par "MAR" et finit par un "S". Le lien peut paraître un peu ténu pour en parler ici, alors je vais user d'une pirouette et arguer du privilège de l'organisateur du Challenge! Plus sérieusement, je rapproche les deux ouvrages parce que j'ai aussi "chiné" celui-ci dans une librairie d'occasion (pas la même).

L'étal de celle-ci (qui s'affiche "Livres anciens et modernes") m'avait attiré depuis l'autre côté de la rue, avenue Denfert-Rochereau. Pour fouiller dans les bacs de "Poche", il fallait écarter les livres à la couverture passée, posés à l'horizontale, qui les protégeaient du soleil. Le libraire m'a rappelé que les livres craignaient l'humidité, la moisissure, ...et aussi le soleil. En ce qui concerne l'humidité, son arrière-boutique et les livres qu'elle contenait ont subi un dégât des eaux l'an dernier, en provenance du voisin du dessus qui était parti se confiner en province sans couper son arrivée d'eau... Depuis, ça sèche péniblement. Bref.

Je n'avais, je crois bien, jamais croisé (ou, en tout cas, jamais prêté attention à) un "Poche" de Roland Dorgelès autre que son célébrissime Les croix de bois. Alors, quand je suis tombé par hasard sur celui-ci, Le Marquis de la Dèche, bradé à 1,50 euro, je me le suis offert. 

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Il s'agit d'un livre dont le copyright Editions Albin Michel est millésimé de 1971 (du vivant, donc, de Roland Dorgelès), cependant que l'édition "poche" semble avoir été imprimée en octobre 1974 (après son décès - même si celui-ci n'est pas mentionné dans la présentation de l'auteur en page de garde). A l'époque (pas encore un demi-siècle, alors que j'étais collégien), quatre titres étaient mentionnés "Dans Le Livre de Poche" en début de livre, et une vingtaine étaient listés en fin d'ouvrage comme "Oeuvres de Roland Dorgelès". Je reviendrai sur l'auteur plus bas, intéressons-nous donc au livre pour commencer. Ce fameux Marquis de la Dèche, notre héros (ou presque!), campe un personnage pittoresque parmi d'autres qui ne le sont pas moins, sur une Butte Montmartre imprécisément datée de "peu avant la Grande Guerre". Le livre se présente en 13 (oui, 13! Superstition?...) chapitres dont on imagine tout à fait la publication en feuilleton. Les bons mots fleurissent, les "types" sont parfois quelque peu caricaturaux: la bohème et ses artistes fauchés, géniaux, méconnus, enragés de réussite; les anarchistes; les indics; les (petites) crapules, et autres filous ou escroc (personnage attachant!); les "bourgeois" qui viennent s'encanailler; et tout un monde de bars et autres bouges plus ou moins interlopes (souvent tenus par des femmes). Mais tout tourne autour d'un jeune... non pas futur écrivain, mais chansonnier qui rêve d'écrire une opérette sinon un opéra (et d'y trouver la fortune!). Ses amis ou compagnons sont sculpteur, peintre, danseuse, chanteuse, accordéoniste... On sent parfois que Dorgelès a la plume facile du journaliste, avec de grands "morceaux de bravoure" sous forme de discours ou de descriptions, tandis qu'ailleurs quelques phrases suffisent à marquer les jours qui passent et/ou à faire avancer l'action... En ce qui concerne le "genre", il n'y a guère de mise en avant d'homosexuel(le)s - je n'ai pas dit qu'il n'en était nulle part fait mention! Les hommes apparaissent plutôt soucieux de leurs intérêts ou de leur orgueil d'artiste, mais aussi intéressé par la bagatelle, cependant que les femmes semblent plutôt volages... On est davantage dans le registre comique que tragique. Bref, c'est une pochade qui se laisse lire, même si le monde décrit paraît aujourd'hui bien suranné.

Par associations d'idées, je lierais ce livre à deux autres que j'ai lus dans le temps. L'un, pour la jeunesse, Fanchette (le jardin de l'espérance), de Saint-Marcoux, est aussi situé sur la Butte Montmartre, mais dans les années 1950. L'autre, Nuits de princes de Joseph Kessel, se déroule à Pigalle, après la 1ère guerre mondiale.

Je reviens à Roland Dorgelès, dont je ne savais pas grand-chose, comme -je suppose- la plupart des lycéens puis lecteurs de ma génération. Un coup d'oeil sur Wikipedia consulté le 16 août 2021 (je vous laisse vous y reporter - je ne veux pas allonger la sauce davantage!) m'en a appris bien plus que la biographie succincte du livre de poche. J'avoue ne pas m'être reporté à une biographie de Dorgelès, qui m'en aurait sans doute encore appris davantage sur mon livre du jour et son auteur. En tout cas, ce sont une cinquantaine d'ouvrages qui semblent avoir été publiés par notre prolifique auteur, membre de l'académie Goncourt de 1929 à sa mort, et qui l'a même présidée de 1954 à sa mort en 1973. J'ai l'impression que tout cela est bien oublié aujourd'hui. Pour son passage dans le domaine public et une éventuelle exhumation, attendons 2044: peut-être assistera-t-on à un retour à la surface éditorial(e) de toute son oeuvre?

Et pour finir ce long billet, une question subsidiaire: d'ici 2044, l'homme aura-t-il, ou non, posé le pied sur la planète Mars? 

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mardi 7 septembre 2021

Une vie compliquée / La vie compliquée de Georges le tueur! - Wolinski

Cette fois-ci, je (ta d loi du cine, "squatter" chez dasola) consacre mon hommage mensuel à Wolinski, avec deux de ses albums aux titres qui se ressemblent. Pour la petite histoire, je ne connaissais pas Une vie compliquée et suis tombé dessus récemment dans une solderie, tandis que j'avais l'autre album dans ma BDthèque depuis plusieurs décennies. Je commence par le plus récent (et sans doute le plus méconnu?).

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 Une vie compliquée, Albin Michel / SEFAM, mai 2005 (après une première édition en 2004?)

L'hstoire semble bien avoir été publiée dans L'Echo des Savanes, ce que les mentions "Albin Michel / SEFAM" me laissaient supposer. Ce magazine semble avoir eu lui-même une histoire compliquée... Est-ce que la fin abrupte serait en rapport avec la suspension de L'Echo des Savanes fin 2005, avant la reprise du mensuel en 2008 par Glénat?

Lors de sa sortie en album, Une vie compliquée avait été présenté (selon ce que j'ai pu lire ces jours-ci sur le web) comme la première "véritable" bande dessinée de Georges Wolinski. Le contenu consiste en une aventure "unique" qui court sur 48 pages, sans que le thème en soit trop introspectif (?). Comme on peut le lire partout (et notamment en 4e de couv'), le "Jules" héros de l'album est présenté comme un play-boy bien garni en femmes comme en comptes bancaires.

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Dans l'album de la SEFAM, notre Jules apparaît plutôt comme un membre de la classe moyenne supérieure, un Français normal, avec une double vie, quelques maîtresses par-ci-par-là, et aucune inquiétude à avoir pour ses fins de mois. A noter encore que, dès la première page, on aperçoit des oiseaux qui... P1120442  P1120443 Mais non, j'en parlerai le mois prochain. Disons que le héros se prélasse en hamac dans une île. Dès la page 3, sa légitime l'appelle (au téléphone). Retour prévu à Paris, en passant par Stockholm... Trajet comme retour sont torrides. Et générateurs de quiproquos. Et Jules se retrouve dans de mauvais draps. Notre infortuné héros est pris pour ce qu'il n'est pas, un tueur. Ce n'est pas lui, c'est l'autre, monsieur "X"! Ah, en passant, ne prêtez jamais votre PC à votre chérie, quel que soit le prétexte invoqué! Elle va le pister dans son paradis puis à Stockholm. Les mafieux comme la police sont aussi sur ses traces. Son seul soutien: "X", dont on découvre qu'il a embarqué Jules dans son repaire. Devenu méconnaissable, il s'ennuie. Mais ses poursuivant(e)s rappliquent... Bref, vous l'aurez compris, ça fourmille de péripéties. Les 48 pages ne sont absolument pas numérotées. Par moment, un court récitatif suffit à faire avancer l'action. En dernière page, cet album commencé par des oiseaux s'achève en queue de poisson (à suivre / suite attendue?).

Quelques images du refuge en montagne. P1120444  P1120445 "X" est un vrai professionnel.  

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*     *

Je passe maintenant à l'autre ouvrage que je possédais de longue date [septembre 1998!], au titre un peu similaire: La vie compliquée de Georges le tueur! (éditions du Square, 1970 - 36 ans avant avant l'autre!). Ce second album (le premier chronologiquement) consiste, lui, en un regroupement de plusieurs épisodes plus ou moins philosophiques. Je dirais presque qu'il s'agit d'un album "à sketches". 

P1120441 Editions du Square, dépôt légal 4e trim. 1970

Le premier a pour titre "Le matraqueur". La première "victime" de celui-ci ne lui rapporte, comme butin, que deux sachets de graines... spéciales. Ces femmes empotées qui poussent doucement sont, je suppose, à ne pas prendre au pied de la lettre (ce serait bien trop méchant). Cette bande dessinée de 1970 nous montre une première "belle plante" dont le héros doit se séparer prématurément, tandis que la seconde s'attache longuement...  Faut-il voir dans cette historiette de 9 pages des (sex-symbol), entre celles qui dépérissent vite d'avoir été cueillies trop vite, et celles qu'il faut tenir à distance si on les a laissées nous envahir? Après quelques planches d'interlude, place à "La vie sentimentale de Georges le tueur", qui court en vain derrière le succès (10 pages d'histoire, + 2 planches-interlude).

Voici la planche d'ouverture du troisième épisode: le tueur réfugié dans le chalet, la grosse voiture qui vient le chercher... P1120561 ...Est-ce que ça nous rappelerait quelque chose? Il y est question d'un petit pays dangereux, s'il exporte une terrible invention: non, pas une religion, juste la découverte du professeur Cavanna, qui peut rendre l'humanité immortelle... 

Quatrième épisode: "C'est bien fait pour eux!". Georges (le tueur) revient, et il est plus méchant: dictateur, c'est à lui qu'il revient d'exterminer cette humanité qui le lasse. Encore deux pages d'interlude, et une conclusion ("Sex-shop") en dix pages encore: Georges est tout seul sur terre... ou presque.

Mais que je sache, à part sur le papier, Wolinski n'avait jamais agressé qui que ce soit!

*** 

Je profite de ce billet pour signaler l'appel co-signé par Maryse Wolinski et six dessinateurs de presse, dont Coco, Riss et Juin, pour réclamer la création, à Paris, d'une Maison du dessin de presse et du dessin satirique. Cette création avait été annoncée à grand son de trompe le 7 janvier 2020, à l'occasion du cinquième anniversaire de l'attentat contre Charlie, par le Ministre de la Culture, qui était à l'époque Frank Riester. Aujourd'hui, si j'ai bien compris, pour boucler le plan de financement, il ne manque plus que l'engagement financier de l'Etat... Peut-être n'est-ce plus assez "attractif"?
Appel publié dans le Journal du Dimanche du 05/09/2021, p.37.

*** Je suis Charlie ***

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