Le blog de Dasola

mardi 21 octobre 2014

Andalousie (Al Andalus) - Antequera, Malaga, Marbella, Ronda, et Jerez de la Frontera

Comme annoncé, voici mon quatrième et dernier billet sur mon circuit Andalou.

Le soleil ayant été de la partie jusqu'au bout, on a pu admirer des paysages magnifiques sur fond de ciel bleu. Après Grenade, nous avons fait un arrêt à Antequera qui est considérée comme le coeur et le poumon de l'Andalousie. Elle fait partie de la province de Malaga.

P1050074 P1050084 P1050085  P1050075 P1050087  P1050097 P1050098

En contrebas de ce arche des géants, on peut voir un chantier de fouilles de thermes romains:

P1050091 P1050092

Nous sommes arrivés à Malaga fondée par les Phéniciens au VIIIème siècle avant JC au bord de la Méditerranée: une grande ville que j'ai trouvé sympathique:

P1050099 Une vue des arènes

P1050103 Le théâtre romain construit à l'époque de l'empereur Auguste où Malaga était sous domination romain. Ce théâtre se situe en contrebas de l'Alcazaba qui est un palais et une forteresse bâtis au XIème siècle quand Malaga a été sous domination arabo-berbère.

P1050105 Les fortifications de l'Alcazaba.

P1050106 ibidem

 

P1050108 Théâtre romain et Alcazaba

Après un arrêt à Marbella, station balnéaire très connue mais pas forcément inoubliable:

P1050112   P1050114

Nous sommes arrivés à Ronda, capitale spirtituelle de la tauromachie. Ses arènes (Plaza del toros) qui sont les plus anciennes d'Andalousie, datent de 1785.

P1050118 P1050119 La salle de restaurant où nous avons déjeuné, dont les murs son entièrement recouverts de souvenirs divers et variés sur la tauromachie.

P1050120 P1050126 C'est dans ces arènes que s'est déroulée la première corrida moderne en 1785.

Ronda est aussi connue pour sa gorge de 170 m de profondeur (El Tajo). Cette gorge coupe la ville en deux. Quand on regarde vers le bas, on se dit qu'il ne faut pas avoir le vertige.

P1050129  P1050132

P1050133 P1050135 

P1050143  P1050145

Je termine par Jerez de la Frontera célèbre pour son vin (Xérès en français ou Sherry pour les Anglais) (16° et 36° de taux d'alcool).

C'est aussi une ville bien connue pour son école équestre et ses célèbres chevaux andalous. On a visité le musée équestre et assisté à un entraînement des chevaux: cela a beaucoup d'allure. Les photos étaient interdites.

Cela ne m'a pas empêchée de prendre un couple de chevaux, en bronze, qui si trouve sur une place de Jerez : un étalon et une jument.

P1050156

Pour conclure, pour ceux qui veulent aller en Andalousie, c'est 2h15 d'avion de Paris jusqu'à Séville. Y aller hors saison si possible. Le mois d'octobre est un mois idéal. J'ai noté l'afflux de touristes asiatiques jeunes dans tous les lieux connus: c'est impressionnant. Et selon les guides à qui j'en ai parlé, ce n'est que le début. Petite mise en garde pour terminer: pour ceux qui aiment (comme moi) envoyer des cartes postales, acheter les timbres de préférence dans une poste " Correos". J'ai appris qu'il existe des services privés qui éditent des timbres (j'en ai acheté à un marchand de cartes postales). Les timbres sont vendus plus chers et vos cartes n'arriveront pas.

Voilà, je suis prête à repartir en Andalousie.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

dimanche 19 octobre 2014

Andalousie (Al Andalus) - Grenade et l'Alhambra

Je continue à vous narrer mon circuit andalou avec Grenade et son ensemble palatial qui domine la ville: L'Alhambra. Grenade est située à 800 mètres d'altitude au pied de la Sierra Nevada. Je regrette de ne pas être restée plus longtemps pour flâner dans la ville avec ses rues animées et odorantes...

P1050069 ... par exemple avec la vente d'épices contre un des murs de la cathédrale.

 

P1050065 Cette photo montre l'entrée d'une rue commercante connue à Grenade et tout près de la cathédrale.

Pendant une matinée, notre groupe a visité La Chapelle royale et la Cathédrale: dans ces deux lieux, les photos sont interdites (surtout en ce qui concerne la Chapelle). Dans cette très belle chapelle, bâtie sous Charles Quint (1500-1558), se trouvent les gisants de Philippe de Habsbourg (Phillippe Ier de Castille) dit Philippe le Beau et Jeanne Ière de Castille (dite Jeanne la Folle), les parents de Charles Quint, ainsi que ceux d'Isabelle de Castille et Ferdinand d'Aragon, les rois catholiques et parents de Jeanne la Folle, et donc grands-parents de Charles Quint. Dans une crypte au-dessous de ces deux couples de gisants, des cercueils en plomb conservent les restes des quatre personnes. Les photos sont interdites car la chapelle est ornée de beaux et grands tableaux assez fragiles. Désolée pour ce manque d'illustration. Concernant la cathédrale, on est frappé par sa luminosité, les murs et les colonnes sont blancs. C'est un vaste édifice construit à partir du XVIème siècle. Le choeur est surmonté d'une coupole de 45 m de haut. Je n'ai pas forcément eu le coup de foudre pour ce bâtiment, mais la visite en vaut la peine.

Voici une photo de la façade:

P1050071

 

Je passe maintenant au plat de résistance, c'est-à-dire l'Alhambra (Al Hamra, la rouge en arabe), ainsi nommée en raison de la couleur que prend la pierre des murailles au coucher du soleil. Edifié sur la colline de la Sabika, l'Alhambra est un ensemble palatial fortifié et un des monuments majeurs de l'architecture islamique. Les parties les plus notables ont été bâties au XIVème siècle par l'un des souverains de la dynastie des Nasrides. Les touristes ne savent plus où donner des yeux tellement il y a de choses à admirer:

En plus des palais Nasrides, il y a le palais de Charles Quint du XVIème siècle, un palais à l'enceinte carrée (sans toit) qui contient un patio circulaire:

P1000492  P1000499

Et voici donc quelques photos qui ont du mal à rendre la beauté de l'ensemble des palais Nasrides qui s'organisent en de multiples salles rectangulaires, partiellement intégrées à l'enceinte, reliées entre elles par des vestibules qui sont disposés autour de cour comme la cour des Lions. Aucune représentation humaine mais des motifs géométriques, végétaux, des stucs et des arabesques.

P1000503 P1000504

P1000507 P1000512

P1000509 P1000524

P1000529 P1000531

P1050037 P1050041

P1050042 P1000535

P1000537 La fontaine dans la cour des Lions

P1000521   P1000520

P1050044 Une partie de Grenade vue de l'Alhambra

Suite et fin de mon circuit dans mon prochain billet.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
Tags :
vendredi 17 octobre 2014

Andalousie (Al Andalus) - Cordoue

Pour la suite de mon voyage en Andalousie, après Séville, voici Cordoue et sa Mosquée-Cathédrale (Mezquita-Catedral). Aucune photo ne peut rendre l'impression que l'on ressent quand on rentre dans ce bâtiment religieux d'une superficie de 2 hectares (j'ai retenu ce chiffre). L'on estime que 12000 personnes pourraient tenir dans cet espace. Il faudrait du 3D+ comme support de photo pour donner une vague idée de ce qu'est cette mosquée, bâtie sur un temple romain, et dans laquelle on a bâti une cathédrale en faisant disparaître 130 colonnes de la mosquée. La mosquée date du VIIIème siècle; agrandie trois fois de suite (avec des styles différents), elle est ainsi la plus grande mosquée du monde après celle de La Mecque. En revanche, sa caractérisique est qu'elle n'est pas orientée vers la Mecque. La mosquée se présente comme un quadrilatère de 130 m de large sur 180 m de long, composé de 850 colonnes en marbre et de 19 nefs. La cathédrale au milieu, bâtie au XVIème siècle, fait pâle figure. La mosquée est plus sombre qu'elle ne devrait l'être, puisque toutes ses ouvertures latérales vers l'extérieur ont été bouchées. Elle a été un lieu de culte musulman jusqu'en 1236 (date de la chute de l'émirat de Cordoue).

Juste avant d'entrer dans la mosquée, nous sommes passés par la Juderia, l'ancien quartier juif de Cordoue, où est né Maimonide, médecin et philosophe juif en 1138. Douze ans plus tôt naissait, dans cette même ville, Averroès, philosophe, théologien, mathématicien et médecin musulman.

Je regrette de ne pas être restée plus longtemps dans la mosquée pour m'en imprégner, je compte bien y retourner assez vite.

Et voici quelques photos:

P1000472 Le minaret (encore existant) de la mosquée recouvert par le clocher

P1000474 Intérieur de la mosquée (ainsi que les 2 photos suivantes)

P1000476

P1000477

P1000479 La cathédrale

P1000480 Intérieur de la mosquée encore (et les photos suivantes jusqu'à indication contraire)

P1000481

P1000482

P1000483

P1000485

P1000486

P1050016 Extérieur de la Mosquée

P1000451 Rue de la Judéria avec des pots de fleurs accrochés à flanc de mur

P1000455 La statue de Maimonide dans la Judiera

P1000457 Un patio dans la Judéria

P1000460 Oranger: les oranges sont très très amères

P1000468 Rue des fleurs dans la Juderia, avec le clocher de la cathédrale dans le fond

P1050017 J'ai quitté Cordoue en prenant ce pont romain qui enjambe le Guadalquivir. Il a été restauré pas mal de fois.

P1050019 A Priego de Cordoba, sur la place où se trouve l'hôtel de ville, j'ai pris en photo cet arbre qui m'a fait penser à un personnage assis (un "ent", me souffle mon ami).

P1050028 Ruelle de Priego de Cordoba

P1050034 Maison de Priego de Cordoba

La suite du voyage (Grenade et l'Alhambra) dans mon prochain billet.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [13] - Permalien [#]
Tags :
mercredi 15 octobre 2014

Andalousie (Al Andalus) - Séville

Et maintenant, voici mon premier billet sur l'Andalousie où j'ai passé une semaine enrichissante. Je suis remontée loin dans le passé. Très belle région où trois religions (juive, musulmane et chrétienne) ont cohabité en bonne intelligence pendant quelques siècle, du VIIIème au XIème siècle. Cette région a été conquise tour à tour par les Phéniciens (XIème siècle avant J.-C.), par les Grecs, puis par les Carthaginois en même temps que les peuples ibères (VIème au IVème siècle avant J.-C.), puis les Romains sont arrivés et l'Andalousie est devenue une province romaine appelée la Bétique. Ensuite, les Wisigoths occupèrent l'Andalousie dans les premiers siècles de notre ère suivis par les Berbères emmenés par Tarik en 711 après J.-C. L'Andalousie devenue Al Andalus est d'abord un Emirat puis un Califat. Cordoue rivalisait avec Bagdad à cette époque. C'est alors que les Chrétiens deviennent prépondérants à partir des années 1200 (en 1236, chute de Cordoue et de la dynastie des Almohades). 1492 est une année marquante à plus d'un titre: découverte de l'Amérique par Christophe Colomb et l'arrêté d'expulsion des Juifs d'Espagne (Sefarad) par Isabelle de Castille et Ferdinand d'Aragon. Jusqu'au XXème siècle, l'Andalousie n'a eu de cesse de laisser des bâtiments remarquables qui font aujourd'hui l'admiration des touristes. L'Andalousie est d'une grande richesse architecturale tant en qualité qu'en quantité.

Voici quelques exemples:
Je commence par Séville où j'ai débuté mon circuit.
La place d'Espagne construite pour l'exposition ibéro-américaine de 1929:

P1000341 Elle forme un hémicycle.

P1000340 Elle est traversée par des canaux. Et quatre ponts (représentant les quatre provinces fondatrices de l'Espagne) enjambent ces canaux.

P1000376 Un bâtiment face au musée archéologique à côté de la Place d'Espagne. Je l'ai prise pour les reflets dans l'eau.

P1000376 D'ailleurs (à la demande de mon ami), voici la photo à l'envers...

P1000398 L'une des deux tours de la place d'Espagne

P1000409 Deux exemples de céramique peinte (azuleros) représentant les provinces d'Espagne

P1000406

 

P1000418 La Tour d'or sur les bords du Guadalquivir. Elle fut érigée au XIII siècle sous la domination Almohade

P1000354 La cathédrale de Séville avec la Giralda

P1000424 La Giralda qui domine la cathédrale est l'ancien minaret de la Grande Mosquée almohade. Aucune autre construction ne doit atteindre sa hauteur.

 

P1000429 L'intérieur de l'Alcazar qui a été bâti vers 844 sous les Omyyades d'Espagne.

P1000431 L'Alcazar encore

P1000435 Un des plafonds. Pendant mon voyage, j'ai fait beaucoup de photos de plafonds, qui sont des merveilles.

 

P1000436 Toujours l'Alcazar (+ photo suivante)

P1000439

P1000353 Un patio

Sur les 6 km de remparts de Seville que Bizet nous fait connaître, il en reste 500 mètres.

P1040992

P1040994

P1000416 Comme beaucoup de villes en Espagne, voici les arènes (Plaza de toros) où on assiste à des corridas. Il y a de moins en moins, le football est passé par là.

La suite de mon voyage (Cordoue) dans mon prochain billet.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [19] - Permalien [#]
Tags :
dimanche 12 octobre 2014

Gone girl - David Fincher

Avant de vous faire un petit compte-rendu sur mon voyage en Andalousie où le soleil était de la partie, je voudrais évoquer un film que j'avais vu en avant-première.

Je me réjouissais d'avance: le réalisateur David Fincher (que l'on ne présente plus: Seven, Alien 3, The Game, Zodiac, etc.), + une adaptation de Les apparences, un thriller de Gillian Flynn (pas lu) qui est un best seller international. Le film Gone Girl fut une déception en ce qui me concerne.

Je reconnais que la réalisation est fluide, rien à dire de ce côté là. David Fincher est très doué. Mais c'est l'histoire (dont je ne vous dirai rien) qui me pose problème. Elle m'a mise très mal à l'aise. Après une première heure très réussie, un retournement de situation que je vous laisse découvrir fait basculer le film dans une atmosphère malsaine avec des moments de démence pure (sans que l'on sache le pourquoi du comment). L'ensemble manque de subtilité à l'image d'une scène "gore" inutile qui vire au grotesque. Nick Dunne, le mari (Ben Affleck, un peu terne), change de statut: de bourreau qui trompe sa femme et est soupçonné de meurtre, il devient la victime d'une machination infernale orchestrée par son épouse "disparue" Amy (Rosamund Pyke, qui fait une interprétation d'anthologie). Personnellement, j'ai trouvé ce film misogyne. J'ajouterais qu'en arrière-plan, la critique que fait Fincher sur la société du spectacle manque d'épaisseur. Gillian Flynn qui a écrit le scénario a changé la fin par rapport au roman. Je me demande ce que cela donne. Le film dure 2H30. C'est un peu long surtout vers la fin. Cela n'empêche pas qu'il va certainement avoir du succès. Lire les billets d'Alex-6, de Wilyrah et Wolvy28.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [25] - Permalien [#]
Tags : ,


dimanche 5 octobre 2014

Saint Laurent - Bertrand Bonello

Voici donc le deuxième "biopic" sur Yves Saint Laurent, celui pour lequel Pierre Bergé n'a pas donné son blanc seing. On peut comprendre sa position, car le réalisateur montre la face sombre d'YSL: ses démons, le fait qu'il se droguait, qu'il menait une vie dissolue (mais cela le rend plus humain). Au détour d'une scène, on apprend qu'Yves Saint Laurent, qui a refusé de faire la guerre d'Algérie est devenu dépendant aux médicaments à cette époque, durant son séjour à l'hôpital. J'ai noté que Bertrand Bonello a tenu à mettre l'accent sur le dur métier de la couture: la précision dans les gestes et chaque étape pour aboutir à ce qui deviendra une robe, un pantalon ou une veste. La maison Saint Laurent formait une grande famille (Yves Saint Laurent appelait chaque ouvrière par son prénom), mais le couturier était capable de renvoyer une employée sans état d'âme par une simple phrase. Bertrand Bonello, qui a aussi écrit le scénario avec Thomas Bidegain, a centré son film sur dix ans dans la vie de YSL: de 1967 à 1977, "l'âge d'or" de la maison de couture. Nettement plus en retrait que dans le film de Lespert, Pierre Bergé (Jérémie Rénier) est montré comme l'homme d'affaires qui sait négocier le nom d'YSL. Les amours (en particulier avec Jean de Bascher) et les dérives d'YSL sont évoquées, mais sans que cela soit trop appuyé. Le réalisateur a trouvé un juste équilibre. L'une des dernières séquences en "split screen" (l'écran divisé en plusieurs images) est très réussie: il s'agit du défilé de la collection automne-hiver de 1976, les poupées russes: c'est sublime. Il faut noter l'apparition d'Helmut Berger, méconnaissable à 70 ans, qui interprète Yves Saint Laurent âgé, très seul avec comme seul compagnon un bouledogue français, Moujik, le 4ème du nom. Cette race de chien était une des passions d'Yves Saint Laurent. Je n'ai pas vu passer les 2H30 que dure ce film que je recommande. A noter l'interprétation exceptionnelle de Gaspard Ulliel dans le rôle d'Yves Saint Laurent.

Ce billet paraît le lendemain du jour où je devrais être en Andalousie. Je fais un petit circuit d'une semaine loin d'Internet. A très bientôt.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [20] - Permalien [#]
Tags : ,
jeudi 2 octobre 2014

Leviathan - Andreï Zviaguintzev

Pour ceux qui me lisent, je vous recommande absolument Leviathan, un film russe d'Andreï Zviaguintzev, le troisième que je vois de ce réalisateur (après Le Retour et Elena). Il a reçu le prix du scénario (amplement mérité) au dernier festival international du film de Cannes. De nos jours, au bord de la mer de Barents au Nord-Ouest de la Russie, Kolya, sa femme Lilya et son fils Romka vivent dans une grande maison en bois. Lilya, qui est la seconde épouse de Kolya, a des relations difficiles avec son beau-fils Romka. Quant à Kolia, il tient un garage et fait de petites réparations. Quand l'histoire commence, on apprend que le maire de la petite ville voisine veut, pour son compte personnel, exproprier Kolya et sa famille: il guigne le terrain. Je vous laisse découvrir comment il va arriver à ses fins, par des moyens pour le moins brutaux qui peuvent faire désespérer du genre humain. Pendant les deux heures quinze que dure le film, les personnages parlent beaucoup, s'affrontent, s'aiment et boivent des litres de vodka (les femmes ne sont pas en reste). Les paysages où se côtoient squelette de baleine et bateaux échoués donnent une impression de fin du monde. La musique de Philip Glass est vraiment très belle. La fin laisse un goût amer. Il n'y a aucun espoir. Il semble que le réalisateur se soit inspiré d'un fait divers survenu aux Etats-Unis. Ce film admirable est pour moi, un des meilleurs de 2014. Lire le billet de Miriam.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [19] - Permalien [#]
Tags : , ,
lundi 29 septembre 2014

Elle l'adore - Jeanne Herry / 3 coeurs - Benoit Jacquot / Avant d'aller dormir - Rowan Joffe

Voici un billet sur trois films, dont deux m'ont mise de très mauvaise humeur.

Je commence par le moins mauvais film selon moi, Elle l'adore de Jeanne Herry, avec Sandrine Kiberlain et Laurent Lafitte. Je l'ai vu en avant-première dans une salle de province, nous étions 2 (deux) dans une grande salle. Muriel Bayen (Sandrine Kiberlain), divorcée, mère de deux enfants et qui exerce la profession d'esthéticienne, est une "groupie" du chanteur Vincent Lacroix (Laurent Lafitte). Celui-ci commet un acte irréparable et lui demande son aide. Muriel s'acquitte plus ou moins bien de sa tâche mais s'en tire en mentant avec aplomb à un couple de policiers. Car Muriel est une affabalutrice-née, c'est ce qui la sauve. J'ai oublié de préciser que le couple de policiers, une femme et un homme, sont amants. Cela génère quelques scènes assez drôles. Kiberlain est très bien comme souvent. Mais je trouve que le ressort dramatique manque de "punch". Sans dévoiler davantage l'histoire, on peut dire qu'à la fin, Vincent a perdu une fan. Regardable. Pour ceux qui l'ignorent, Jeanne Herry est la fille de Miou-Miou et de Julien Clerc.

Maintenant, je passe à deux films que j'ai vus dans la même soirée (que j'ai eu l'impression d'avoir gâchée).

Pour 3 coeurs de Benoît Jacquot, je reprends à mon compte la critique assassine de Mymp et je pense être encore plus déçue que lui. Dans une ville de province, Valence (dans la Drôme), en fin de soirée, Marc Beaulieu (Benoît Poelvoorde), inspecteur des impôts, vient de rater son train et il erre comme une âme en peine dans la ville déserte. Il croise le chemin de Sylvie Berger (Charlotte Gainsbourg). C'est le coup de foudre. Ils se perdent de vue (je vous passe les détails à part le fait que Marc est fragile du coeur), et voici que Marc, revenu à Valence, tombe sous le charme de Sophie (Chiara Mastroianni), venue en pleurs dans son bureau des impôts pour régler un problème. Sophie est la soeur de Sylvie, ce que Marc ignore jusqu'au jour où ils se marient, et Sophie ignore que Sylvie a connu Marc avant elle. Les deux soeurs, qui tiennent un magasin d'antiquités, ont une relation fusionnelle. Que ce film est triste à voir et mortellement ennuyeux! Malgré le titre, je n'ai ressenti aucune passion amoureuse. Charlotte Gainsbourg passe son temps à allumer des cigarettes d'une scène à l'autre. Chiara Mastroianni n'est pas en reste. Quand elles ne fument pas, elles déjeunent chez leur mère (Catherine Deneuve, très bien), et face à elles, Benoit Poelvoorde qui fait ce qu'il peut. Je l'ai trouvé touchant, mais pas crédible en amoureux des deux soeurs. Il faut dire que l'on peut se demander pourquoi il tombe amoureux de Charlotte Gainsbourg qui "fait la gueule" tout le temps. J'ai eu de la peine pour lui. La musique n'est pas terrible et la voix off qui fait avancer l'action n'ajoute rien. Vous l'aurez compris, je n'ai pas aimé le film, sauf la fin, qui m'a paru logique.

Je termine par mon deuxième "coup de gueule". Avant d'aller dormir, de Rowan Joffe (le fils de Roland), est d'abord un roman que je n'ai pas lu mais qui a été chroniqué sur des blogs (par exemple ici et [ce dernier article comporte d'autres liens]). On peut dire que l'histoire est Un jour sans fin sans humour. Depuis 14 ans, suite à un grave accident, Christine (Nicole Kidman) se réveille tous les matins sans se souvenir de ce qu'elle a fait la veille. Ben (Colin Firth) est toujours à ses côtés. Un certain docteur Nash (Mark Strong) essaye de lui faire retrouver la mémoire. Ce film est sinistre à tout point de vue, et j'ai été choquée par quelques scènes entre Colin Firth et Nicole Kidman. Pauvre Colin! Ceux qui ont vu ou verront le film me comprendront. Vivement le prochain Woody Allen, dans lequel il joue un des rôles principaux. Quant à Avant d'aller dormir, vous pouvez vous abstenir de le voir.

...Heurseusement que mes deux prochains billets évoqueront deux films très réussis: Leviathan (chroniqué le 02/10/2014) et Saint Laurent (chroniqué le 05/10/2014).

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [28] - Permalien [#]
Tags : , , ,
vendredi 26 septembre 2014

L'Ange gardien - Jérôme Leroy / Le détroit du loup - Olivier Truc

P1040985  P1040986

Quand j'ai été chez ma libraire et que j'ai vu que ces deux romans étaient parus, je n'ai pas hésité une seconde à casser une fois de plus ma tirelire en ne tenant pas compte de ma PAL monstrueuse. J'ai d'ailleurs eu une remarque ironique de la part de mon ami à ce sujet.

Je commence par L'Ange gardien de Jérôme Leroy (320 pages, Edition Gallimard, Série noire) que j'ai lu en premier en moins de 24 heures. Je l'ai autant aimé que Le Bloc, le roman précédent de l'écrivain. L'Ange gardien se compose de trois parties dont les titres sont les noms des personnages principaux du roman:

- Berthet (le tueur à gages redoutable et sans état d'âme, la soixantaine, agent de l'Unité, une police parallèle). Devenu un témoin gênant, sa tête est mise à prix.
- Martin Joubert, qui s'appelait autrefois Denis Clément, ancien prof dans une ZEP à Roubaix, qui rédige maintenant des articles dans un journal d'extrême-droite même si ses idées sont plutôt de gauche. C'est lui que Berthet va choisir pour écrire son histoire avant qu'il ne soit trop tard.
- Kardiatou (Diop), une belle jeune femme noire issue d'un quartier défavorisé de Roubais (justement), qui va devenir ministre et se présenter à une élection municipale face à une canditate d'extrême-droite, la fille du chef du "Bloc patriotique", dont on a fait connaissance dans Le Bloc.
Berthet veille sur elle depuis longtemps sans qu'elle le sache, il est son ange gardien.

C'est vraiment un roman agréable, le style coule tout seul. Jérôme Leroy est un très bon écrivain à découvrir, pour ceux qui ne le connaissent pas.

Je passe maintenant au roman Le Détroit du Loup d'Olivier Truc (Edition Métailié noir, 400 pages), dans lequel on retrouve Nina Nansen et Klemet (le Lapon), qui font partie de la brigade des rennes. Trois mois ont passé depuis la fin de l'histoire précédente. Nous sommes à la fin avril/début mai. Le temps d'ensoleillement augmente de jour en jour. Quand l'histoire s'achève le 12 mai, il dure 24 heures, il n'y a plus de coucher de soleil. La température extérieure atteint les 3 ou 4° maximum. C'est l'époque de la transhumance des rennes qui sont des bêtes craintives et assez envahissantes. Erik Steggo, un jeune Lapon marié depuis peu, tombe de sa barque et meurt noyé dans le détroit du Loup: un troupeau de rennes effrayés par quelque chose a provoqué des remous dans l'eau, et cela a entraîné la noyade du jeune homme tombé de sa barque. Nils Stormi, qui a du sang sami, est chargé de retrouver le corps. Nils exerce le métier hautement risqué de plongeur en grande profondeur pour l'industrie pétrolière. L'intrigue tourne en effet autour de la convoitise de riches industriels pour des terres occupées par les rennes. Le personnage de Klemet est devenu assez secondaire. En revanche, nous faisons la connaissance du père et de la mère de Nina. Cette dernière reprend contact avec eux à l'occasion d'une recherche dans le passé. Cela ne se passe pas très bien. Comme dans le roman précédent, il faut prendre le temps de s'acclimater à l'histoire touffue et aux nombreux personnages. C'est totalement dépaysant et j'attends le troisième tome en espérant qu'il soit peut-être un peu plus court. Lire le billet de Sylire.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [13] - Permalien [#]
Tags : , , ,
mardi 23 septembre 2014

Pride - Matthew Warchus

Pride du réalisateur Matthew Warchus est le genre de film qui me rend euphorique. Je trouve que ce genre d'histoire qui met en valeur la solidarité et la tolérance est une belle leçon par rapport à notre époque où l'individualisme et le "chacun pour soi" priment sur beaucoup de choses. Nous sommes en pleine période Margaret Thatcher, Premier ministre britannique, la "dame de fer" qui est restée inflexible devant les protestations des mineurs britanniques. Certaines mines de charbon considérées comme déficitaires devaient fermer. La grève durera un an entre 1984 et 1985 au terme duquel le gouvernement britannique n'aura cédé sur rien. Lorsque le film commence, durant la "Gay Pride" de 1984 à Londres, des "gays" et lesbiennes décident de collecter de l'argent pour les mineurs en grève. Joe, Jonathan, Mike, Jeff et quelques autres, sous la houlette de Mark qui mène le groupe, se mettent en tête d'aider des mineurs en grève et plus particulièrement ceux d'une petite ville galloise. La rencontre va être explosive, les mineurs restant assez dubitatifs au départ. Heureusement que les femmes ou soeurs de mineurs sont là...  J'ai entendu les critiques de l'émission "Le Masque et la Plume" qui n'ont pas été très gentils pour ce film en évoquant en particulier la musique tonitruante (ce n'est pas faux); personnellement, cela ne m'a pas dérangée. Les personnages, dont beaucoup inspirés de personnes réelles, sont tous plus attachants les uns que les autres. Le défilé final (syndicats des mineurs et gays et lesbiennes ensemble devant le parlement britannique) donne "la pêche". Je conseille vraiment ce film qui m'a fait penser aux Virtuoses de Mark Herman (1996). 

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [17] - Permalien [#]
Tags : ,
samedi 20 septembre 2014

Les corrections - Jonathan Franzen (Challenge pavé de l'été 2014)

Challenge Pavé de l'été !

 

P1040951

C'est à grâce à ce challenge Pavé de l'été 2014 initié par Brize que je me suis enfin décidée à lire Les corrections de Jonathan Franzen (Edition Seuil en poche, 692 pages), roman que j'avais  dans ma PAL depuis 10 ans (1). Pendant donc presque 700 pages, nous entrons dans la vie d'une famille américaine assez déjantée: Enid et Alfred Lambert, presque octogénaires, et leurs enfants, Gary, Chip et Denise. Le roman se décompose en sept parties dont une sorte de préambule, "Saint Jude", suivi de "L'échec", "Plus il y songeait, plus il était en rogne", "En mer", "Le Generator", "Un dernier Noël", et un épilogue, "Les corrections". C'est à Saint Jude, qui se situe dans le Middle West, que vivent Enid et Alfred. Ce dernier, ancien ingénieur dans les chemins de fer, est aussi un inventeur. Quand le roman commence, Alfred est atteint de la maladie de Parkinson et d'un début de démence sénile, tandis qu'Enid souffre de douleurs à la hanche. Cela ne les empêche pas de partir en croisière. Chip, âgé de 39 ans, a exercé la profession de professeur d'université. Il écrit désormais des articles dans le Warren Street Journal tout en travaillant sur un scénario. Puis, par un concours de circonstances dont je vous passe les détails, il arrive en Lituanie. Gary, la quarantaine, est marié à une femme riche qui déteste sa belle-mère Enid. Père de trois jeunes fils. Gary souffre d'une dépression profonde, mais il a quand même réussi dans une banque d'affaires. Quant à Denise, elle est bisexuelle. Chef-cuisinier dans un restaurant, Le Generator, elle devient l'amante de son patron et de la femme de ce dernier. Je m'arrête dans ce résumé succinct. J'avoue avoir lu ce roman sans beaucoup de plaisir avec des personnages tous antipathiques (mention spéciale à la femme de Gary): un peu trop humains (?). J'ai trouvé le chapitre "En mer" assez interminable. Je sais que ce roman a reçu de bonnes critiques quand il est paru. Je ne les partage forcément.

(1) ... même si non mentionné dans mon billet du 24/10/2007.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [18] - Permalien [#]
Tags : ,
mercredi 17 septembre 2014

Un homme très recherché - Anton Corbijn

Ce mercredi 17 septembre 2014 sort en France un film d'espionnage avec du suspense comme je les aime: Un homme très recherché, réalisé par Anton Corbijn (The American). Le scénario du film est une adaptation d'un roman de John Le Carré. C'est l'occasion de voir le très regretté Philip Seymour Hoffmann dans un de ses derniers rôles. Il est magistral comme tous les acteurs qui l'entourent. Il interprète Günther Bachmann, un membre des services secrets allemands. En 2012, plus de 10 ans après les événements du 11 septembre, la ville de Hambourg n'oublie pas qu'elle a abrité une importante cellule terroriste à l'origine des attaques contre les tours du World Trade Center. Issa Kharpov, d'origine russo-tchétchène, affreusement torturé en Russie, arrive clandestinement à Hambourg afin de récupérer une fortune laissée par son père. Il est abrité par des membres de la communauté musulmane de la ville allemande. Günther Bachmann pense que le jeune homme n'est pas un terroriste, mais il va se servir de lui pour faire tomber un plus "gros poisson", un homme bien sous tout rapport qui pourrait financer des groupuscules terroristes par l'intermédiaire d'ONG. Le problème de Bachmann et de son équipe, c'est qu'ils ne sont pas tout seuls sur le coup et qu'ils sont eux-mêmes espionnés. Je ne vous en dirais pas plus si ce n'est que les personnages féminins (interprétés par Robin Wright, Rachel McAdams et Nina Hoss) ne sont pas que des faire-valoir, bien au contraire et que la ville de Hambourg n'est pas assez mise en valeur (et ça c'est dommage). Je compte bien revoir avec plaisir ce film qui dure 2H sans temps mort.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [12] - Permalien [#]
Tags : ,
dimanche 14 septembre 2014

Gemma Bovery - Anne Fontaine / Mademoiselle Julie - Liv Ullmann

Pour la projection de Gemma Bovery en avant-première, on était une vingtaine dans la salle de 200 places. Pour Mademoiselle Julie, on était sept pour une contenance aussi de 200 places. Le point commun entre ces deux films, à part le fait qu'ils sont adaptés plus ou moins librement d'oeuvres littéraire et théâtrale très connues où les héroïnes ont des destins tragiques, et qu'ils sont réalisés par des femmes, est que je les ai vus dans le même complexe cinématographique au nord de Paris. Depuis son inauguration voici presque un an, je constate avec inquiétude, quand j'y vais, que les spectateurs manquent à l'appel. Je sais que ce complexe n'est pas très bien desservi par les transports en commun; en particulier, il n'y a pas de station de métro proche (mais il y a le tramway). Personnellement, j'y vais à pied, habitant à un quart d'heure de là. J'espère que ces salles vont voir leur fréquentation augmentée d'ici un ou deux ans. En effet, des milliers de logements sont en cours de construction dans cette partie nord de Paris (boulevard Mac Donald); de plus, une passerelle est en train d'être construite au dessus du périphérique pour relier cette partie de Paris à la ville d'Aubervilliers.

Pour en revenir à Gemma Bovery d'Anne Fontaine, le film est une adaptation du roman graphique de l'Anglaise Posy Simmonds qui s'est elle-même inspirée de Madame Bovary, le roman de Gustave Flaubert. Martin Joubert (Fabrice Luchini), marié et père d'un grand adolescent, est un ex-bobo parisien qui rédigeait des notules dans l'édition. Depuis quelques années, il a repris la boulangerie de son père dans une petite ville de Normandie. Il faut le voir pétrir sa pâte.  Cela n'empêche pas Martin d'avoir garder sa passion pour les beaux textes en général et pour Madame Bovary en particulier. Et il n'en revient pas quand il apprend le nom des nouveaux occupants de la maison voisine de la sienne: Gemma et Charly Bovery, un jeune couple d'Anglais. Gemma est une jeune femme rayonnante qui semble s'ennuyer, Charly n'est pas médecin mais il fait de fréquents déplacements à Londres, il vend du vin et accessoirement, restaure des objets. Joubert, qui est le narrateur du film et dont l'imagination n'a pas de limites, a l'impression que Gemma va connaître le triste destin de l'héroïne de Flaubert. Il n'a de cesse d'essayer de faire changer les choses mais en vain. Il assiste même de loin à la liaison entre Gemma et Rodolphe (pardon, Hervé dans le film, un jeune bellâtre). La réussite du film tient beaucoup au charme déployé par Gemma Arterton et j'ai trouvé Luchini vraiment très bien. Cela m'a presque donné envie de lire le roman de Gustave Flaubert (je ne l'ai jamais terminé) et pourquoi pas Anna Karénine (ceux qui verront le film que je recommande sauront pourquoi). Lire les billets de Cathulu ou Cachou.

Maintenant, je passe à Mademoiselle Julie de Liv Ullman qui a aussi écrit l'adaptation d'après la pièce (écrite en 1888) d'August Strindberg. Le film dure 2H10 et c'est son gros défaut. La pièce d'origine est courte et représente en général 1H30 de représentation sur scène. Le film m'a paru long, très long malgré les trois acteurs (Jessica Chastain, Colin Farrell et Emily Norton) qui sont formidables. La réalisatrice a à peu près respecté l'unité de lieu (un grand domaine), de temps (la nuit de la Saint-Jean) et d'action, le jeu de séduction entre Mademoiselle Julie, fille de baron, et Jean (John), le domestique, avec comme témoin Kristin (Kathleen) la cuisinière. Je trouve que c'est une oeuvre qui est intéressante mais qui a vieilli de par son sujet: une jeune femme de la "haute" qui veut séduire quelqu'un qui est d'une classe sociale inférieure, tout en le méprisant (comme elle méprise les représentants de la gent masculine). Ella agit envers lui avec condescendance. De même Jean et Kristin éprouvent un certain mépris envers Mademoiselle Julie qui a osé s'abaisser à leur niveau. La réalisatrice a ajouté des choses: on voit Mademoiselle Julie enfant dans le préambule, la musique est très présente et meuble les temps d'arrêt, cela n'ajoute rien. Dommage. Lisez plutôt la pièce. [Pour ce film, voir le billet d'Alex_6].

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [30] - Permalien [#]
Tags : , , ,
jeudi 11 septembre 2014

Deux romans (Présélection du prix FNAC 2014 [4 et 5/5]) et Prix du roman FNAC 2014.

Je voulais terminer avec les deux derniers romans que j'ai reçus dans le cadre du prix du roman FN*C 2014.

Mais d'abord, pour ceux qui l'ignorent encore, c'est un premier roman écrit par un jeune Anglais qui a été récompensé: Le complexe d'Eden Bellwether de Benjamin Wood (Edition Zulma). Je compte le lire dès que possible. La cérémonie de remise du prix s'est déroulée comme l'année dernière dans une salle tout en haut du théâtre du Châtelet. C'est la lauréate de l'année dernière, Julie Bonnie, qui a annoncé le roman primé. L'écrivain a remercié l'asssistance en parlant français avec un charmant accent. Ci-après quelques photos. Personnellement, je ne suis pas restée longtemps, incommodée par le brouhaha et la chaleur - juste le temps de récupérer le bouquin...

P1000307  P1000321   P1000319

 

Je reviens donc sur les deux romans que je n'avais pas encore chroniqués et dont je n'ai pas beaucoup entendu parler dans les chroniques littéraires récentes.

Je commence par Les Révolutions de Jacques Koskas d'Olivier Guez (Editions Belfond, 330 pages), qui est un journaliste de profession: cela se sent dans sa façon d'écrire. C'est son premier roman. Cela ne m'a pas déplu mais le roman n'a pas vraiment de style. J'avoue n'avoir pas été passionnée plus que cela par la vie et le destin de Jacques Koskas, issu d'une famille juive sépharade. Entre 2003 et 2008, Jacques mène une vie de dilettante loin des préceptes enseignés par son milieu. Il papillonne de Paris aux Etats-Unis en passant par l'Autriche et l'Ukraine, je vous laisse découvrir les péripéties qu'il traverse. Et à la toute fin du roman, d'un coup de plume, il se retrouve en Israël à mener une vie plus sage et conforme à une certaine morale religieuse en étudiant dans une yeshiva. L'épilogue m'a laissée songeuse.

P1040936

 

Et je termine donc avec Le jour où tu m'as quittée de Vanessa Schneider (Editions Stock, 200 pages) dont j'ai bien apprécié la prose et le traitement modeste de l'histoire (dans le bon sens du terme). C'est écrit simplement à la première personne. Une jeune femme, divorcée et mère de deux enfants, vient de se faire quitter par son amant. Il y a de la tristesse, des interrogations mais pas trop d'amertume car finalement la vie continue. Si vous le trouvez en bibliothèque, pourquoi pas?

P1040934

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [12] - Permalien [#]
Tags : , , ,
mardi 9 septembre 2014

Enemy - Denis Villeneuve / Maintenant ou jamais - Serge Frydman / The Salvation - Kristian Levring

En attendant des sorties plus consistantes au mois de septembre, voici trois films qui m'ont plus ou moins plu.

Je commence par Enemy de Denis Villeneuve qui m'a laissée assez perplexe. De nos jours, à Toronto, Adam Bell, professeur d'université, mène une vie terne avec sa petite amie. Cependant, quand le film commence, il assiste à des ébats amoureux, dans un lieu fermé, en compagnie d'autres hommes. Ce n'est pas la première fois. Plus tard, par hasard, grâce à une vidéo conseillée par un collègue, il découvre qu'il a un double, une copie conforme de lui-même. Adam mène son enquête qui le met en présence d'Anthony, son sosie parfait, un acteur mariée à une femme enceinte. Chacun rejette l'autre, cette gemellité fait peur. Au loin, dominant Toronto, l'araignée ("la mère") sculptée par Louise Bourgeois fait son apparition. Ces éléments que je vous livre ne donnent qu'une vague idée de ce qu'est l'histoire. J'avoue n'avoir pas compris où le réalisateur voulait en venir. Jake Gyllenhaal qui joue les deux personnages d'Adam et Anthony est très bien, Toronto est superbermement filmée. Tout le film baigne dans les tons ocres. Mais je me suis passablement ennuyée devant ce film trop abstrait pour moi. Lire le billet de ffred nettement plus enthousiaste.

Je continue avec Maintenant ou jamais de Serge Frydman (qui a aussi écrit le scénario), avec LaÏla Bekhti et Nicolas Duvauchelle, qui est un film que j'ai bien apprécié. Une jeune femme qui donne des leçons de piano rêve d'une belle maison où elle vivrait avec mari et enfant. Malheureusement, son mari vient d'être licencié de la banque où il officiait. Elle décide de braquer cette banque avec l'aide d'un libéré sur parole (Nicolas Duvauchelle) qui lui avait volé son sac à main peu de temps auparavant. Ce film m'a paru avant tout une jolie histoire d'amour. D'ailleurs la fin que je ne dévoilerai pas pourrait faire penser à une suite. Le couple Bekhti/Duvauchelle m'a fait un peu penser à celui formé par Emanuelle Devos/Vincent Cassel dans Sur mes lèvres de Jacques Audiard (2001). Lire le billet d'Alex-6.

Je termine par The Salvation, un western danois (si, si) dans lequel Mads Mikkelsen, Eva Green et quelques autres font merveille. J'ai personnellement beaucoup aimé cette histoire assez violente. En 1871, quelque part aux Etats-Unis (au Texas?), Jon, un Danois, ancien soldat très bon tireur, vient attendre au train sa femme et son fils qu'il n'avait pas vus depuis sept ans. Tous les trois s'embarquent dans une diligence en compagnie de deux hommes violents qui violentent la femme de Jon et tuent aussi le jeune garçon. La vengeance de Jon est assouvie très vite sans savoir que le frère d'un des "méchants" fait régner la terreur dans une petite ville voisine. La trame est classique, un homme solitaire, une petite ville où les habitants pas très courageux ont peur et commettent des actes de lâcheté face à des "très méchants" dont un Corse joué par Eric Cantona (himself). Eva Green qui a perdu sa langue (au sens propre du terme) sait très bien manier le fusil. Une curiosité que je vous conseille. Lire le billet de Trillian.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [18] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,
samedi 6 septembre 2014

Police - Jo Nesbo / Le collier rouge - Jean-Christophe Rufin

Voici deux romans n'ayant rien en commun, mais je les ai lus l'un après l'autre.

P1040976

Le premier, Police, est un "pavé" de presque 600 pages (Editions Gallimard). Jo Nesbo a pris l'habitude de faire long mais on ne s'ennuie pas. Comme les volumes précédents, il se lit d'une traite. Pour mon plus grand plaisir, j'ai retrouvé Harry Hole que je croyais mort (lire Fantôme). A Oslo (Norvège), ayant été démis de ses fonctions de policier, Hole donne des cours à l'académie de police. Cela ne l'empêche pas de participer à une enquête. En effet, quelques membres de la police sont assassinés sur les lieux de crimes non résolus. Côté vie privée, Harry essaye d'avoir une vie plus stable en s'apprêtant à épouser Rachel Fauke, sa compagne avec qui il a vécu de manière épisodique (voir les romans précédents). Harry est toujours épaulé par des ex-collègues qui lui sont restés fidèlès, tandis que Mickael Bellman, le tout nouveau directeur de la police, toujours aussi antipathique (lire les tomes précédents), va se trouver dans le viseur du tueur (si je puis m'exprimer ainsi). Le seul indice que je vous indiquerai sur le meurtrier des policiers c'est qu'il fait lui-même partie des forces de police. Quand le roman se termine, on devine aisément qu'il y aura une suite (le suspense est insoutenable). Pour mieux apprécier Police, je vous conseille d'avoir lu le tome précédent, Fantôme. Lire le billet d'Ingannmic.

 

P1040977

Maintenant, je passe au roman Le collier rouge de Jean-Christophe Rufin (Editions Gallimard, 160 pages). Une grande partie de l'histoire est révélée par le bandeau autour du livre, cela ne m'a pas empêchée d'avoir du plaisir à lire ce roman bien écrit et dont l'histoire m'a touchée. L'écrivain s'est inspiré d'une événement réel qu'on lui a raconté. Pendant l'été 1919, Morlac, un héros de la grande guerre sur le front d'Orient, est emprisonné dans une prison déserte et il attend son jugement qui doit être prononcé par Lantier, un juge. Celui-ci, issu de l'aristocratie, est un homme pétri de certitudes mais non dénué d'humanité. Pendant qu'il procède à l'interrogatoire de Morlac, à l'extérieur de la prison, un chien appelé "Guillaume" (comme le Kaiser) n'arrête pas d'aboyer. Il a a été au front pendant toute la guerre au côté de Morlac. Et dans une ferme aux alentours dans ce Berry écrasé par la chaleur, une femme et son petit garçon Joseph attendent quelqu'un. Avec ce roman qui se lit vite et bien, Rufin évoque les horreurs et les absurdités de la guerre de 14-18 en peu de mots. Je conseille.

Lire les billets de Clara et Argali.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [28] - Permalien [#]
Tags : , , , ,
mercredi 3 septembre 2014

Huit heures de sursis (Odd Man Out)- Carol Reed / Mon épouse favorite - Garson Kanin / Violence à Park Row - Samuel Fuller

Comme je l'ai annoncé dans un billet précédent, la période de l'été est l'occasion de (re)voir de "vieux" films qui sont projetés certains jours dans des salles "Art et Essai" à Paris. Le cinéma Action Christine dans le 6ème arrondissement à Paris remplit très bien sa mission. C'est mon ami qui a eu envie de voir Huit heures de sursis (Odd Man Out en VO) de Carol Reed (1947), un film qui dure presque deux heures. Le film tourné dans un très beau noir et blanc est d'une grande densité et âpreté. A Belfast, Johnny McQueen (James Mason), chef d'un groupe irlandais clandestin, vit caché depuis plusieurs mois dans la maison de Kathleen et sa mère. Johnny organise le hold-up d'une banque avec quelques comparses. Les choses tournent évidemment mal, un homme est tué et Johnny gravement blessé. Une chasse à l'homme est organisée, Belfast est quadrillée et Johnny est en train de se vider de son sang. Se réfugiant d'un endroit à l'autre, Johnny rencontre des personnes plus ou moins bien disposées à son égard. La ville vit dans la peur, la police est partout présente mais cela n'empêche pas qu'une certaine solidarité de la part de quelques individus se fasse jour pour essayer de sauver Johnny. La fin du film où Johnny est acculé par les forces de polices est un moment poignant. James Mason livre une prestation inoubliable qui lui a ouvert les portes de Hollywood. Le film existe en DVD. Je vous conseille de le voir.

Je continue avec un film nettement plus léger, Mon épouse favorite de Garson Kanin (1940), où Irene Dunne donne la réplique à Cary Grant. Irene Dunne (1898-1990) est une actrice que j'ai découverte grâce à ce film. Elle avait un grand tempérament comique. Quand le film commence, Nick (Cary Grant) vient de se remarier et part en voyage de noces. C'est à ce moment là qu'Ellen, sa première épouse portée disparue depuis 7 ans (elle était naufragée sur une île déserte) fait sa réapparition. Le pauvre Nick se retrouve donc bigame. C'est une comédie enlevée et vraiment très sympathique que je vous conseille aussi.

Je termine par Violences à Park Row de Samuel Fuller (1952). Dans les années 1880, plusieurs journaux de presse sont établis dans le périmètre de Park Row à New York, Etats-Unis. Phineas Mitchell, un journaliste qui a une certaine éthique de son métier, décide de fonder son propre journal. Il rencontre immédiatement le succès, au grand dam d'un journal rival (dirigée par une femme) pour qui il travaillait auparavant. Le succès de ce nouveau titre est d'autant plus grand que l'Allemand Ottmar Morgenthaler, l'inventeur de la première machine linotype, se met à son service, et que Mitchell a l'idée de soutenir la souscription qui permettra l'édification du socle de la statue de la liberté. Toute cette histoire est racontée en 1H20 sans temps mort. C'est passionnant. Un très bon film qui n'est sorti en France qu'en 1971.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [14] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,
dimanche 31 août 2014

Le spectre de la rue du Puits - Indrek Hargla

P1040974

Comme j'avais beaucoup aimé le premier tome des enquêtes de Melchior l'apothicaire, j'ai été contente de lire le second tome, Le spectre de la rue du Puits d'Indrek Hargla (Editions Gaïa, 300 pages). Je l'ai emprunté en bibliothèque.
Nous retrouvons Melchior en 1419, soit 10 ans plus tard. Toujours marié avec Keterlyn (déjà très présente dans le tome précédent), il est devenu le père de jumeaux de cinq ans, un garçon et une fille (Melchior et Agatha). Melchior et sa famille habite toujours la rue du Puits à Tallin en Estonie. Les événements se déroulent du 2 au 15 août. De jeunes amoureux croient voir un spectre sorti d'une des maisons de la rue. Ils ne sont pas les premiers. Ce spectre s'est manifesté devant quelques personnes qui sont décédées de façon plus ou moins violentes peu après. Voilà ce qu'apprend Melchior qui décide de mener sa propre enquête avec le soutien de son ami, le conseiller bailli Wentzel Dorn qui lui-même est très peiné par la mort de quelques notables. Bien entendu, toutes ces morts (naturelles ou non) sont liées. Sans en dévoiler plus, je dirais, qu'un homme fou de chagrin est à l'origine de ces crimes. Il est aidé dans sa funeste entreprise par deux personnes. Voici un roman qui prend son temps, l'intrigue est bien menée, Hargla dévoile quelques us et coutumes de l'époque, la bière coulent à flots et la liqueur d'apothicaire préparée par Melchior rencontre toujours beaucoup de succès. Les deux romans assez dépaysants peuvent se lire indépendamment. Je vous les recommande tous les deux.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [10] - Permalien [#]
Tags : , ,
jeudi 28 août 2014

Les combattants - Thomas Cailley / Lucy - Luc Besson / Opération casse-noisette - Peter Lepeniotis

Vous pourrez constater que mes choix récents de cinéma sont éclectiques; mais il se trouve que pendant cet été, il y a eu peu de films nouveaux à se mettre sous les yeux. Dans un futur billet, j'évoquerai quelques "vieux" films que j'ai vus pendant cette période.

Cette fois-ci, je commence par Les combattants de Thomas Cailley avec Adèle* Haenel** (une jeune actrice qui monte) et Kévin Azaïs. C'est le premier long-métrage du réalisateur. Le film a été présenté dans la section de la Quinzaine des réalisateurs au dernier festival international du film de Cannes. A cette occasion, il a été récompensé par plusieurs prix et les critiques sont élogieuses. Je ne savais pas du tout ce que racontait le film. Je ne suis pas sûre d'en savoir plus maintenant. Dans les Landes, Madeleine décide de faire un stage commando dans l'armée de terre (le plus dur qui soit). C'est un vrai garçon manqué. Arnaud, lui, est apprenti-menuisier auprès de son frère dans l'entreprise familiale. Il est captivé au premier regard par Madeleine lorsqu'il vient faire des travaux chez les parents de cette dernière. Ni une, ni deux, il s'inscrit au stage pour être avec elle. Elle lui en fait voir de toutes les couleurs. Je trouve que le film démarre très bien, il y a de l'énergie, de l'humour; mais à partir du moment où les deux jeunes gens s'enfoncent seuls dans la forêt landaise, j'ai un peu décroché. Le côté "robinsonade" que prend l'histoire m'a laissée indifférente. Pour ma part, j'ai trouvé le film sympa mais sans plus.

Je continue avec Lucy de Luc Besson que mon ami voulait voir. Je l'ai accompagné en me disant "pourquoi pas". L'histoire n'a aucun intérêt et n'a ni queue ni tête (selon moi). Les effets psychédéliques sont plus ou moins réussis. Scarlett Johansson est très bien. Les méchants sont des Asiatiques (Coréens). Quelques scènes ont été filmées à la Sorbonne à Paris et j'ai trouvé la fin très frustrante: pauvre Scarlett réduite à devenir une clé USB. Le film a rapporté plus de 100 millions de dollars aux Etats-Unis (je pense que c'était l'objectif de Luc Besson).

Je termine par Opération casse-noisette, dessin animé destiné à un public à partir de 5 ans (ça va, je suis dans la tranche d'âge). Roublard (Surly en VO), un écureuil individualiste, est en quête de nourriture. Il compte bien garder pour lui tout seul ce qu'il va trouver car il vient d'être banni du parc où il vivait après avoir malencontreusement provoqué la destruction des réserves de nourriture stockées pour l'hiver. Dans la ville pleine de dangers, il repère un magasin où sont entreposés des sacs de noisettes. Avec l'aide de son copain Buddy, un rat mutique, il prépare une mise à sac pour récolter le plus de noisettes possible. Sa quête est semée d'embûches que je vous laisse découvrir. Le film m'a paru bien fait. J'ai aimé l'histoire et l'animation est réussie, mais il faut noter que les bambins dans la salle(1 pour 2 adultes...) n'ont pas ri. Je pense que les adultes (comme moi) l'apprécient plus que les enfants. Un film à voir une fois (mais pas plus) comme m'a dit mon ami en sortant de la salle.

* (et non Anaïs comme Bertfromsang (dans son commentaire ci-dessous) me l'a fait gentiment remarquer).

** (et non Hanael comme Martin (dans son commentaire ci-dessous) me l'a fait gentiment remarquer)

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [25] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,
lundi 25 août 2014

Puzzles

J'aime faire des puzzles. C'est un plaisir que j'ai gardé de mon enfance, un loisir calme et de patience. Ce qui me plaît surtout, ce sont les puzzles de 1000 pièces, avec de belles images (reproduction d'oeuvres de peinture). J'ai l'impression qu'on en trouve de moins en moins dans le commerce. Je peux y passer des heures au total, et surtout laisser étalé le puzzle en cours sur une table durant des semaines, en y mettant quelques pièces de temps en temps. Il faut me voir, ma grosse loupe à la main, tâchant de comparer la pièce que je tiens avec la photo sur la boite. J'ai aussi besoin de la lumière du jour. Ce n'est pas tellement un loisir d'hiver pour moi. En général, je commence par le cadre, puis par les éléments les plus faciles, et je remplis peu à peu. Un puzzle de 1000 pièces représente plus ou moins 50 x 65 cm. Il y a quelque temps, j'avais commencé un puzzle de 1500 pièces, mais l'image ne me parlait pas assez, j'avais l'impression de ne pas avancer, je l'ai défait et rangé. Il faudra que je le reprenne plus tard. Tout à la fin, ce qui est frustrant, c'est quand il reste encore 1 ou 2 trous, et que la boite est vide de pièces. Il faut alors chercher par terre, sous les meubles, sur la table... Ca m'est encore arrivé pour ce puzzle-ci. Je l'avais acheté après ma visite à Giverny.

P1040971

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [27] - Permalien [#]
Tags :


Fin »