Le blog de Dasola

mercredi 19 juin 2019

Roxane - Mélanie Auffret

Je ne suis pas sûre que Roxane de Mélanie Auffret rencontre beaucoup de succès (hier, nous étions cinq dans la salle où le film était projeté), mais personnellement, ainsi que mon ami, nous avons bien apprécié ce conte. Près de Vannes, dans les Côtes d'Armor, Raymond (Guillaume de Tonquedec) est éleveur de poules pondeuses. Elles vivent au grand air et produisent des oeufs bio. Raymond a une poule nommée Roxane qui l'accompagne partout. Il a l'habitude de lui lire (ainsi qu'aux autres poules) des extraits de Cyrano de Bergerac, comme la tirade du nez ou celle du balcon. Raymond, père de trois enfants a la chance d'avoir une femme patiente (Léa Drucker) qui travaille dans la banque de la ville voisine. Raymond et d'autres éleveurs aux alentours revendent leurs oeufs à la coopérative du coin jusqu'au jour où celle-ci décide de s'approvisionner auprès d'un seul gros éleveur au détriment de tous les autres. Raymond est désespéré, mais, grâce à Roxane, il a une idée. Il va demander de l'aide à Wendy, la "rosbif" qui tient un "Bed and Breakfast". C'est une Anglaise avec un délicieux accent. Jusqu'à présent, ils ne s'appréciaient pas trop, mais elle accepte de lui donner des cours de diction. Elle est actrice à ses heures. Raymond fait des petites vidéos sur son portable en se mettant en scène dans des fables de La Fontaine ou des extraits de Molière afin que la coopérative change d'avis. Au début, les gens se moquent de ces vidéos pas très réussies et puis petit à petit, elles commencent à faire le "buzz" sur "youtube".  Même si à la fin, Raymond est obligé de se débarrasser de ses poules, pour, pense-t-il, la dernière fois ("Elles sont parties en vacances", comme il a l'habitude de le dire à son petit garçon), ses affaires vont prendre un tour nouveau que je vous laisse découvrir. Un "petit" film qui risque de passer inaperçu mais que vous aurez peut-être la chance de voir à la télé un jour. J'ai trouvé le film modeste et cela fait du bien. Je conseille, et puis Roxane et les autres poules sont bonnes actrices.

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dimanche 16 juin 2019

Symphonie pour un massacre - Jacques Deray

Une fois n'est pas coutume, je veux évoquer un film de 1963 que j'ai découvert grâce au DVD. Je n'avais jamais entendu parler de ce film jusqu'à présent sauf sur le blog de Bob Morane. Symphonie pour un massacre de Jacques Deray est un excellent film "noir" servi par une distribution solide.

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Quatre hommes, des truands d'un certain standing, décident d'investir une grosse somme dans une affaire de "connexion française" à Marseille avec des Américains. Clavet (Michel Auclair) est directeur d'une salle de jeu, Valoti (Claude Dauphin) est gérant d'un restaurant night-club, Paoli (Charles Vanel) semble mener une retraite sans problème dans un appartement bourgeois, quant à Jabeke (Jean Rochefort), il est l'amant de la femme de Valoti et trempe dans des affaires un peu mystérieuses. C'est par Jabeke que tout capote. Il met au point un plan astucieux et au timing parfait afin de récupérer l'argent. Sa belle voiture de sport un peu voyante va beaucoup l'aider. Il n'aura aucun état d'âme à supprimer ses complices les uns après les autres en commençant par Moreau, interprété par José Giovanni, le 5ème homme, chargé de livrer l'argent et la marchandise à destination. Jean Rochefort est excellent dans un rôle d'homme glacial et rusé. Il est surprenant et il fait passer beaucoup de choses avec son regard. La réalisation de Jacques Deray (c'était son 3ème film) permet de suivre sans se perdre tous les rebondissements de cette histoire. Il n'y a aucun plan de trop. Le scénario (de Jacques Deray, José Giovanni et Claude Sautet [pour les dialogues]) est une adaptation d'un polar d'Alain Reynaud-Fourton (je ne connais pas) paru sous le titre Les Mystifiés en 1962 dans la Série Noire. Une excellente surprise en ce qui me concerne. Et c'est  toujours un plaisir de revoir des comédiens comme Charles Vanel, Michel Auclair ou Claude Dauphin. Il faut noter la présence de Michèle Mercier (future Angélique). Un film à emprunter en médiathèque (le livre, lui, ne semble pas disponible dans les bibliothèques parisiennes).

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jeudi 13 juin 2019

Greta - Neil Jordan

Greta de Neil Jordan, sorti hier 12 juin 2019, est un petit film horrifique de série B qui remplit son contrat. Il m'a fait peur car le personnage de Greta parait anodin alors qu'au fur et à mesure que l'histoire avance, on se rend compte que c'est une femme dangereuse. La  prestation d'Isabelle Huppert est une fois de plus digne d'éloges. Elle fait peur avec son petit sourire. On sent assez vite que c'est une femme dérangée. Un jour, une jeune femme, Frances, trouve un sac à main dans une rame de métro. Elle décide de ramener le sac avec tout ce qu'il y a dedans à sa propriétaire, Greta, qui la remercie avec effusion. Greta vit dans un rez-de-chaussée sur cour dans une maison new-yorkaise. Frances et Greta sympathisent, elles se revoient. Le piège se referme sur Frances qui a perdu sa mère récemment et qui trouve une sorte de mère de substitution en la personne de Greta. Greta joue du piano. Elle aime la musique classique qui masque les bruits alentour dont des coups sourds que l'on entend derrière les cloisons (c'est un indice important pour l'intrigue). Je n'en dirai pas plus, à part que j'ai aimé, et qu'Isabelle Huppert convient bien dans le rôle de Greta.

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lundi 10 juin 2019

1793 - Niklas Natt och Dag

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1793 (Editions Sonatine, 436 pages haletantes) est un roman policier historique de belle facture qui est recommandé par plusieurs libraires. C'est le premier roman d'un écrivain suédois de 40 ans, descendant d'une des plus anciennes familles de la noblesse suédoise. Et son nom de famille se traduit littéralement par "Nuit et Jour".La construction de 1793 est astucieuse avec quatre parties.
L'écrivain a choisi l'année 1793 car à Stockholm, il y a eu plusieurs chefs de police qui se sont succédés cette année-là, dont un escroc. On est dans une période trouble. Le roi Gustav III de Suède vient d'être assassiné en 1792. La Révolution français souffle aussi sur les monarchies du Nord.
L'histoire commence en automne 1793 où Cardell, un vétéran de la guerre russo-suédoise qui a perdu un bras, repêche dans le lac Fatburen à Stockholm, un cadavre sans bras ni jambes avec la langue coupée et énucléé, mais à qui il reste des cheveux blonds. Cecil Winge, un homme de loi tuberculeux, est demandé pour enquêter sur cette mort. Il est connu pour avoir des principes et écouter les accusés jusqu'au bout en leur permettant de s'exprimer dans les tribunaux. Il s'adjoint l'aide de Cardell.
Retour en arrière : en été 1793, un jeune homme, Kristofer Blix, écrit plusieurs lettres à sa soeur en lui narrant ses mésaventures. Il est sans travail malgré des études d'aide chirurgien. Avec sa bonne mine, il arrive à se faire prêter de l'argent à droite, à gauche, qu'il met en jeu aussitôt avec un camarade lors de parties de cartes. Il va participer à la partie de trop contre des tricheurs. Il ne peut pas rembourser ses dettes qui sont rachetées par un homme inquiétant qui lui demande de faire quelque chose d'épouvantable. Après cela, il sera libre.
Encore un retour en arrière : au printemps 1793, on fait la connaissance d'une jeune fille, Anna Stina, qui, parce qu'elle a repoussé les avances d'un jeune homme, un ami d'enfance, passe pour une prostituée et est condamnée à travailler dans l'île de Langholmen (toujours à Stockholm), dans une filature où les conditions de vie sont épouvantables. Les femmes jeunes et moins jeunes meurent de faim et sont en butte aux châtiments corporels perpétrés par des soldats. Anna Stina fait tout pour s'évader de cet enfer. 
La quatrième partie se passe pendant l'hiver 1793, à la fin de l'année. On reprend le cours du temps. L'enquête menée par Winge (qui va de plus en plus mal) et Cardell se décante grâce à des lettres qui leur ont été confiées. Ils découvrent qui est l'auteur des mutilations sur le cadavre et le commanditaire.
J'ai trouvé le roman passionnant et l'intrigue s'articule bien. Un très bon thriller où les personnages de fiction côtoient des personnages ayant rééellement existés.
Lire le billet du Capharnaum éclairé.

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vendredi 7 juin 2019

Le procès Merah - Riss

Après la parution de mon billet mettant Riss à l'honneur, j'avais (ta d loi du cine, "squatter" chez dasola) découvert dans Charlie Hebdo du 27/03/2019 un encart signalant la ressortie du numéro Hors-série titré Le procès Merah paru en 2017 (il m'avait échappé!), de retour en kiosque en mars 2019 à l'occasion du procès en appel d'Abdelkhader Merah (le frère de l'autre), prévu du lundi 25 mars au vendredi 19 avril 2019.

P1110078 Je l'ai acheté (6 euros, 48 pages + la couverture, bichro noir & rouge [+ encart jaune dans une double page]), et en voici donc ma chronique.

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Le texte en "quatrième de couv'" (ci-dessus) rappelle le contexte de ce procès. Si le parallèle avec Le procès Colonna dessiné par Tignous semble évident, Riss (qui signe seul l'album) a bien entendu sa propre manière de faire. Je remarquerais en tout cas que le dessin de cet ouvrage est extrèmement réaliste, ce n'est pas le style "humoristique" habituel de Riss, mais bien du dessin de reportage dessiné. A tel point que je ne reprendrai guère ici qu'un seul "portrait", celui de ce "personnage" qu'est l'avocat pénaliste Eric Dupont-Moretti (représenté une trentaine de fois dans l'album).

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Pour donner tout de même quelques détails sur les planches, je dirais que, si l'on compare avec les reportages dessinés de Tignous, on trouve moins de texte explicatif ou de "didascalies" en-dehors des "bulles" (paroles des personnages). Celles-ci sont en caractères d'imprimerie, et non lettrées "à la main".

Concernant le procès lui-même, Riss prend soin d'expliquer dans son "Edito" introductif que (je cite) "contrairement à ce qui a été dit, le procès d'Abdelkader Merah n'a pas été le procès par procuration de Mohamed Merah, auteur des attentats de Montauban et de Toulouse commis en mars 2012. Le procès d'Abdelkader Merah a été le procès d'Abdelkader Merah, et de lui seul." Il le conclut par "Après le procès, après les dernières paroles, il faudra affronter l'oubli. l'oubli est l'espoir des tueurs de demain. Grâce à lui, ils recommenceront encore et encore." La question posée était: quelle est la part de responsabilité d'Akdelkader, omniprésent (48 dessins le concernent, sauf erreur de ma part) dans les actes commis par son frère? Le procès visait aussi Fettah Malki (un dessin?), accusé pour avoir fourni les armes utilisées par Mohamed Merah lors de ses tueries (et son gilet pare-balle).

Page 26-27, j'ai constaté que, décidément, je ne vis pas dans le même univers que certains de ceux qui ne sont pas nés, comme moi, "dans le monde de la bourgeoisie et de certains notables", selon les mots mis dans la bouche d'Abdelkader. Il s'agit à ce moment-là de reconstituer l'épisode du vol du scooter (6 mars 2012), que Mohamed utilisera quelques jours plus tard pour commettre ses crimes (la question étant de savoir si cette utilisation criminelle était préméditée quand Abdelkader a donné l'occasion à son frère de voler le scooter). Je cite l'intégralité de la bulle: "Ce qu'il faut comprendre, monsieur le président, c'est que notre monde est différent du vôtre. J'ai quand même l'ADN de la rue. Dans le monde (etc.), c'est différent. Chez nous, ce n'est pas exceptionnel* Les gens de la bourgeoisie ne peuvent pas comprendre ça: mon petit frère était très excité par tout ça".
* de s'arrêter d'un coup pour descendre voler un scooter.

... Mais, malgré tout, j'ai encore tendance à considérer que ceux qui ont tort, ce sont ceux qui se conduisent ainsi (en volant un scooter sur un coup de tête): capables de tout? Dans la fratrie Merah (exposée à la barre), on parlait beaucoup de religion, mais les relations pouvaient être violentes, jusqu'aux coups de couteau (mais pour "tailler", hein, pas pour "planter").

page 38-39, sur fonds jaune, on peut lire des extraits d'enregistrements audio islamistes, qu'Abdelkader Merah écoutait au travail pour, dit-il, améliorer son arabe littéraire.

Si je devais utiliser une image venant du monde de l'agriculture, pour décrire l'univers mental qui transparait chez certains des membres de la famille Merah (dont la mère), je parlerais de "terreau" ou de "compost"sur lequel a pris racine et prospéré la graine de mauvaise herbe.

Les dessins rendent bien l'ambiance des audiences, je pense. Dans tout l'album, les extraits choisis des phrases des uns et des autres sont percutants et déstabilisants. Concernant Abdelkader, on sent en permanence que ses croyances restent à ses yeux infiniment plus importantes que tous les procès que peut lui faire la République française au nom de la loi et de la justice.

A l'issue de ce procès, le 2 novembre 2017, la cour rend sa décision: Abdelkader Merah est acquitté de l'accusation de complicité d'assassinat, mais est condamné à 20 ans de prison pour complicité d'association de malfaiteurs en lien avec une association terroriste. Fettah Malki est condamné à 14 ans de prison pour le même motif. Moins de 24 heures après, le parquet général fait appel pour renvoyer les deux hommes devant la justice. Le 18 avril 2019, le procès en appel a condamné cette fois Abdelkader à 30 ans de réclusion criminelle pour "association de malfaiteur" et "complicité d'assassinat". L'ami d'enfance de Mohamed, lui, est condamné à 10 ans de prison ferme pour association de malfaiteur. A l'énoncé du verdict, Eric Dupond-Moretti a réagi en disant qu'il y aurait sûrement pourvoi en cassation. Mais comme disait Pierre Dac, "on dit d'un accusé qu'il est cuit lorsque son avocat n'est pas cru".

Pour le moment, en ce mois de juin 2019, la presse commence à évoquer la tenue du procès d'assises, prévu d'avril à juillet 2020, qui jugera les complices des attentats de janvier 2015 (Charlie Hebdo et l'Hyper Cacher).

Au 07/06/2019, en tout cas, j'ai constaté qu'on ne trouve pas le titre que j'ai chroniqué aujourd'hui sur wikipedia dans les bibliographies de la page consacrée à Riss ou de la page concernant Mohammed Merah, qui parle de sa famille et mentionne les procès de son frère.

*** Je suis Charlie ***

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jeudi 6 juin 2019

Parasite - Bong Joon Ho

J'ai eu l'occasion de voir en avant-première le film sud-coréen qui a reçu la Palme d'Or au dernier festival de Cannes en mai dernier (2019!). Parasite de Bong Joon Ho est un véritable jeu de massacre (au sens propre du terme) dans la deuxième moitié du film. La famille Taek vivent dans un entresol infâme dans un petit immeuble où le réseau mobile ne peut être capté qu'au dessus des toilettes des wc. On leur a coupé le téléphone fixe. C'est une famille pauvre mais soudée où les parents sont plus ou moins au chômage. Ils vivent d'expédients comme le montage de boîtes à pizza. Leurs deux enfants adultes prennent la vie du bon côté. La fille est douée en contrefaçon de toutes sortes sur ordinateur, et le fils, Ki-Woo, qui présente bien, va accepter de donner des cours d'anglais à une jeune fille de bonne famille, celle des Park, qui vivent dans une maison d'architecte somptueuse. Ki-woo a pu se faire engager grâce à un faux diplôme fabriqué par sa soeur Ki-jung. A partir de là, tout s'accélère, un plan parfait se met en place. Ki-jung va devenir le professeur de dessin du petit garçon des Park, le père va devenir chauffeur de Mr Park, tandis que la mère va remplacer au pied levé la gouvernante qui était là depuis des années. Je vous laisse découvrir comment tout s'articule au mieux. Jusqu'à ce qu'un grain de sable inattendu vienne perturber tout. Car la famille Taek comptait bien profiter de l'aubaine due au fait que les Park s'absentent quelques jours. Le film montre assez bien que la pauvreté a une odeur. Dans la famille Park, tout est propreté. Sous son aspect comédie noire, le film en dit beaucoup sur la lutte des classes où les riches sont de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus exclus de tout. Un film à voir pour les acteurs et pour la réalisation. Après, je ne sais pas si tous les spectateurs vont aimer. A vous de vous faire votre opinion.
Lire les billets de Pascale, Princecranoir, Strum et Mymp.

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lundi 3 juin 2019

Qui a tué le chat? - Luigi Comencini

Cette semaine, j'ai vu, avec mon ami, une reprise bien sympathique. Qui a tué le chat? de Luigi Comencini (Il gatto en VO) date de 1977 et je ne pense pas l'avoir vu à l'époque. Quand le film commence, on prend l'histoire en route. Amedeo et Ofelia, un frère et une soeur qui n'arrêtent pas de se chamailler, sont possesseurs d'un chat et propriétaires d'un immeuble décrépit mais plein de charme (selon moi). Très âpres au gain (et tirant le diable par la queue), ils ont accepté de vendre leur bien dès qu'il sera libre de tous occupants à un groupe immobilier qui le démolira pour construire à la place un immeuble de 22 (!) étages en plein coeur de la Rome historique. Une partie des locataires a déjà dû quitter les lieux, mais il y a quelques réfractaires comme un prètre (en retard sur le paiement de son loyer), une "princesse", un couple de musiciens, un homosexuel et une jolie jeune femme. Ofelia est une lectrice passionnée de romans policiers. Pour la faire enrager, Amedeo arrache systématiquement les dernières pages du roman en cours et il les avale. Et le chat, me direz-vous? On le voit beaucoup au début du film en train d'aller d'une gouttière à l'autre provoquant quelques court-circuits, ou alors voler un bar copieux qu'Ophelia s'empresse de prendre pour le faire cuire pour elle. Amadeo et Ofelia espionnent leurs locataires pour mieux les piéger afin d'arriver à les faire partir. Ils sont sans pitié pour les autres mais attachants quand même. Amedeo (Ugo Tognazzi) a des tendres sentiments pour la jeune femme (Dalila di Lazzaro), tandis qu'Ofelia harcèle un commissaire de police (Michel Galabru, doublé en italien) afin qu'il mène l'enquête pour savoir qui a tué son chat. En effet, le matou a été retrouvé sans vie. Je ne dévoilerai rien d'autre. La salle où j'ai vu le film était pleine. Un film caustique, à voir.

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vendredi 31 mai 2019

L'Etoile du Nord - D. B. John

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Tout comme La Petite souris, je vous conseille L'Etoile du nord de D. B. John (Editions Equinox, Les Arènes, 611 pages haletantes qui nous emmènent en Corée du nord). Un des ressorts de l'intrigue m'a fait penser à Eclipses japonaise d'Eric Faye sur les enlèvements de personnes américaines, japonaises ou sud-coréennes par les services secrets nord-coréens, à partir des années 70 jusqu'à nos jours. L’écrivain, un Gallois, s’est beaucoup documenté sur ce pays où règne la dynastie des Kim depuis 70 ans. Jenna Williams, une afro-américaine par son père et coréenne par sa mère, est enseignante. Spécialiste de la Corée du Nord et des Kim, Jenna ou Jee-min (son prénom coréen) est enrôlée en 2010 par la CIA afin de vérifier ce qu’il en est des intentions militaires de Kim Jong-il. Cela va surtout permettre à la jeune femme de découvrir si sa sœur jumelle Soo-min, disparue mystérieusement en 1998 sur une plage de Corée de sud, serait encore en vie. En Corée du Nord, nous faisons la connaissance de Cho, un colonel, marié et père d’un petit garçon. Cho gravit les échelons qui le mènent à côtoyer la garde rapprochée du dirigeant coréen. Il a le privilège d’être envoyé à New-York avec une délégation pour représenter la Corée du nord et son Cher Dirigeant. Mais peu de temps après, les choses vont mal tourner pour Cho qui croise la route de Jenna. Sa chute sera plus rapide que son ascension. Et enfin il y a Moon, une vieille dame Nord-Coréenne qui vit dans une petite ville à la frontière avec la Chine. Très pauvre, Moon fait ce qu’elle peut pour survivre avec son mari. Elle est débrouillarde et risque de se faire prendre par la police à cause de ses activités au marché noir et pour une autre raison. Sous la plume de l’écrivain, la Corée du Nord est décrite comme un état concentrationnaire et totalitaire où tout le monde épie tout le monde, où les gens sont affamés pour être mieux contrôlés. Ce roman est plein de rebondissements avec quelques invraisemblances mais il permet de connaître ce qui se passe peut-être en Corée du nord (expériences sur des cobayes humains, eugénisme, le crime organisé, l’exportation de drogue, etc.). Le tout est assez oppressant. En revanche, on s’attache très vite aux personnages de Moon, Cho et Jenna. L’étoile du nord est le nom du train qui permet au Cher dirigeant (Kim Jong-il) de se déplacer quand il va en Chine par exemple. Décédé en décembre 2011, Kim Jong-il a été remplacé par son fils Kim Jong-un. Un roman à découvrir.

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mardi 28 mai 2019

Une part d'ombre - Samuel Tilman

Au bout d'à peine 10 minutes depuis le début d'Une part d'ombre de Samuel Tilman, David, un enseignant, marié et père de deux enfants, devient le suspect d'un meurtre. David a plusieurs collègues qui deviennent suspicieux à son égard. C'est fascinant de constater comment on peut vous tourner le dos très vite quand il vous arrive un "pépin". Amateur de jogging, David s'est retrouvé au mauvais endroit au mauvais moment en pleine forêt. Jusqu'au bout, on s'interroge: est-il coupable ou innocent d'avoir tué une jeune femme et volé une grosse somme d'argent? Il y a une étude psychologique très intéressante des collègues qui soupçonnent David alors qu'ils le connaissent depuis longtemps. Je vois, pour ma part, la jalousie comme motif principal. L'étau se resserre très vite sur David. Heureusement qu'il a deux soutiens indéfectibles: son meilleur ami et un avocat. Sa femme, découvrant qu'il lui a été infidèle, lui tourne le dos. L'angoisse et le doute planent jusqu'à la fin. Comme Pascale, j'ai été captivée par l'histoire. Fabrizio Rongione qui interprète David rend bien l'ambiguïté de son personnage: coupable ou non coupable? Allez le découvrir.

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samedi 25 mai 2019

Le jeune Ahmed - Jean Pierre et Luc Dardenne

Le jeune Ahmed des frères Dardenne (en compétition au Festival de Cannes de cette année) m'a beaucoup plu dès les premières images. Comme à leur habitude, les réalisateurs suivent les acteurs au plus près avec leur caméra. Ahmed fait sa prière, car Ahmed est un garçon sur la voie de la radicalisation. Il a pris comme maître à penser un jeune Iman (un père de substition) qui tient l'épicerie pas loin de chez lui. Ahmed vit avec sa mère et ses deux frère et soeur dans un appartement. Sa mère non musulmane est complétement dépassée par les événements. Ahmed s'est radicalisé en très peu de temps. Il ne lit que le Coran en arabe. Il a un discours qui fait froid dans le dos. Il veut suivre l'exemple d'un cousin. Il n'accepte plus de serrer la main d'une femme. A un moment donné, il est embrassé par une fille à qui il demande de devenir musulmane afin qu'il ne finisse pas en enfer. Déterminé à tuer sa professeur de collège qu'il considére comme une apostat, il rate de son coup de peu et se retrouve dans un centre fermé où il est surveilé. Le film dure 1H26 sans temps mort mais avec quelques raccourcis. Je ne dévoilerai pas la fin qui m'a fait penser à celle du film Le gamin au vélo. Il faut noter la prestation étonnante d'Idir Ben Addi, le garçon qui joue Ahmed avec ses lunettes et son air encore juvénile. Un film que je conseille, tout comme Henri Golant.

PS du 25/05/19: le film vient d'être récompensé du prix de la mise en scène au Festival international du film de Cannes 2019. Ce prix est amplement mérité.

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mercredi 22 mai 2019

Douleur et Gloire - Almodovar

Devant les dithyrambes lus et entendus, je suis allée voir Douleur et Gloire (un titre peu pompeux), le nouveau film de (Pedro) Almodovar. J'y allais sans a priori, je n'avais rien lu de l'histoire. Pour résumer, je dirais que le film est bien mais pas plus. Il ne m'a pas bouleversée, émue ou quoi que ce soit. Almodovar évoque plus ou moins sa vie dans cette autofiction dans laquelle beaucoup de faits sont inventés ou non. La vie personnelle d'Almodovar m'importe peu. Je l'apprécie comme réalisateur pour certains de ses films (pas tous). Dans Douleur et Gloire, Antonio Banderas qui s'est fait la tête du réalisateur incarne Salvador Mallo, un cinéaste et metteur en scène qui n'a pas travaillé depuis longtemps. C'est un homme qui a plein de problèmes physiques: il souffre de mal de dos, de maux de tête, d'acouphène, etc. Il prend plein de médicaments mais refuse de voir un docteur. Retiré des feux des projecteurs, il en est à répondre à des spectateurs par téléphone interposé lors d'un débat sur un de ses films. Un jour, il renoue tout de même avec un de ses acteurs fétiches, Alberto, venu frapper à sa porte et avec qui il s'était brouillé presque 30 ans auparavant. Pour le soulager de ses douleurs, Alberto lui fait fumer de l'héroïne. Puis le réalisateur nous fait remonter dans le temps quand Salvador vivait avec sa maman dans une maison aux murs blanchis à la chaux. Devant l'intelligence de son fils, la mère aurait rêvé qu'il devienne prêtre. A la place, il aura son premier émoi amoureux pour un ouvrier en bâtiment doué pour le dessin. Enfin, Salvador croisera brièvement un ancien amant, Rodrigo, venu d'Argentine. Même si Penelope Cruz est lumineuse, on la voit trop peu. Vers la fin, on voit la mère âgée (c'est une autre actrice qui joue le rôle) et puis il y a Cécilia Roth qui interprète une amie de Salvador. Pour un film d'Almodovar, je trouve que c'est un film qui manque de femmes alors qu'il a fait tellement de films avec des rôles féminins magnifiques. Mais Antonio Banderas est vraiment très bien en double du cinéaste. Petite remarque pour terminer, cela fait plusieurs fois que je vois un film du réalisateur où il est crédité au générique avec son nom de famille  "Almodovar", sans le prénom. Si j'osais, je dirais que c'est un peu prétentieux. A part ça, j'ai préféré Julieta, Parle avec elle, Tout sur ma mère ou La mauvaise éducation.

Les lire les billets de Pascale, FfredMatchingpoint, (très élogieux tous les trois), Mymp un peu déçu, Strum un peu déçu lui aussi, Chris (très élogieux) et Anne (qui a trouvé le scénario brillant).

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dimanche 19 mai 2019

Astrid - Pernille Fischer Christensen / The reports on Sarah and Saleem - Muayad Alayan

Alors que le Festival de Cannes bat son plein, il y a encore quelques films à l'affiche qu'il ne faudrait pas rater. J'espère qu'ils sont sortis dans toute la France.

Je ne connaissais rien de la vie de l'écrivain suédois qui créa le personnage de "Fifi Brindacier". L'erreur semble réparée avec Astrid (Lindgren), un joli film qui se passe dans les années 20. Agée de 16 ou 17 ans, Astrid (1907-2002) a grandi dans une famille aimante dans la campagne suédoise à Vimmerby. Elle est engagée comme secrétaire dans le journal local auprès du père d'une ses amies. Elle le séduit et tombe enceinte. Lui est encore marié (bien que séparé de sa femme) et père de sept enfants. Il promet à Astrid de se marier avec elle dès qu'il sera divorcé. Bien entendu, cela ne se fera pas. Astrid accouche d'un petit garçon au Danemark voisin et elle le confie à une nourrice. Le fait d'être "fille-mère" était inconcevable la région où elle vivait. Elle n'aura de cesse de récupérer son fils, Lasse. La narration est classique. L'actrice qui interprète Astrid est très bien. J'ai passé un très bon moment. Et on ne peut que "craquer" devant le petit garçon.

Je passe à un film palestinien prenant: The reports on Sarah and Saleem. Sarah est israélienne, mariée à un militaire et mère d'une petite fille. Elle est gérante d'un bar qui a des difficultés financières. C'est là qu'elle a rencontré Saleem, un Palestinien qui est livreur. Il est marié avec Bisan, une jeune femme encore étudiante qui attend leur premier enfant. Quand le film démarre, on voit Sarah et Saleem faire l'amour dans la camionnette de Saleem. Ils se rencontrent régulièrement. Un jour, Sarah accompagne Saleem à Béthléem en Cisjordanie et les ennuis commencent. Je ne vous en dirai pas plus, à part que les deux couples n'en sortiront pas indemnes,pour des raisons différentes. J'ai trouvé le film passionnant avec des acteurs remarquables. Un film de plus de deux heures que je n'ai pas vues passer.

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jeudi 16 mai 2019

A la ligne (Feuillets d'usine) - Joseph Ponthus

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Ce premier roman m'a un peu décontenancée quand je l'ai commencé et puis, au fur et à mesure que j'ai avancé dans ma lecture, j'ai été conquise. En effet, A la ligne de Josph Ponthus (Edtion La Table Ronde, 263 pages) est une sorte de long poème en prose et parfois en vers qui évoque la vie à l'usine, les tâches harassantes et répétitives à la ligne. A Pôle Emploi, on propose au narrateur, qui a besoin de travailler, un emploi en intérim dans une usine bretonne de production, transformation et cuisson de poissons et de crevettes. Dans la pièce où il est travaille, il fait froid et l'odeur est forte. Quelque temps après, il travaillera dans un abattoir où il manie des carcasses de boeufs et de cochons. Toute la journée debout, il faut faire du rendement: jusqu'à traiter 670 (!) carcasses par jour à la ligne. Il ne parle pas de travail à la chaîne, mais cela revient au même. La langue est vraiment magnifique :
"Ca a débuté comme ça.
Moi j'avais rien demandé mais
Quand un chef à ma prise de poste me demande si j'ai déjà égoutté du tofu
Quand je vois le nombre de palettes et de palettes et de palettes que je vais avoir à égoutter seul et que je sais par avance que ce chantier m'occupera toute la nuit
Egoutter du tofu
Je me répète les mots sans trop y croire
Je vais égoutter du tofu cette nuit
Je me dis que je vais vivre une expérience parallèle
Dans ce monde déjà parallèle qu'est l'usine" (p. 45)  

"Il faut voir nos visages marqués
A la pause
Les traits tirés
Le regard perdu rivé au loin de la fumée des cigarettes
Nos gueules cassées
Si j'osais le parallèle avec la Grande Guerre
Nous
Petits troufions de l'usine
Attendant de remonter au front
Ou plutôt
Mercenaires...

La pause
Cette foutue pause
Espérée rêvée attendue dès la prise de poste
Et même si elle sera de toute façon trop courte
Si elle vient trop tôt
Que d'heures encore à tirer
Si elle vient trop tard
N'en plus pouvoir n'en plus pouvoir
Elle sera" (p.55-56)

"Parfois je hurle
Toutes les nuits je sais que je vais emporter
l'abattoir dans mes mauvais rêves
Et pourtant
A pousser mes quartiers de viande de cent kilos chacun
Je ne pense pas être le plus à plaindre
De quoi rêvent-ils
Toutes les siestes
Toutes les nuits
Ceux qui sont aux abats
Et qui
Tous les jours que l'abattoir fait
Voient tomber des têtes de vaches de l'étage supérieur
Prennent une tête par une
La calent entre des crocs d'acier sur machine idoine
Découpent les joues et les babines puis jettent les machoires et le reste du crâne
Huit heures par jour en tête à tête
" (pages 137-138)

Tout le roman est dans ce style que je trouve magnifique. Lire le billet d'Alex-mot-à-mots. Ce roman est un coup de coeur pour beaucoup de libraires et de biblothécaires et aussi pour moi.

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lundi 13 mai 2019

Monrovia, Indiana - Frédérick Wiseman

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Voici un documentaire chroniqué par Henri Golant. J'avais vu que Monrovia, Indiana était sorti dans quelques salles, mais sans y avoir prêté attention plus que cela. Ce qui m'a donné envie de voir ce documentaire de 2H23, c'est le fait que les 1400 habitants de Monrovia en Indiana avaient voté à 76% pour Donald Trump en 2016. Je n'avais jamais vu de film de Frédérick Wiseman (né en 1930). Je suis contente d'avoir réparé cette lacune. Le réalisateur voulait faire découvrir aux spectateurs, la vie des petites villes américaines, celles dont on parle peu dans les films. Il n'y a ni voix off, ni commentaire, ni musique additionnelle. Ceux qui sont présents à l'écran ne prennent pas la pose. Ils oublient la caméra. Monrovia est une ville agricole et d'élevage. Les premiers plans montrent des vaches puis des cochons prêts à partir à l'abattoir (enfin, c'est ce que j'ai compris) et des champs de maïs et de blé. Nous sommes dans la "green belt" (ceinture verte) des Etats-Unis. Wiseman se focalise bien entendu sur les habitants. ceux qui vont chez le coiffeur, chez le marchand d'armes, au restaurant (entre les sodas et la nourriture grasse, ils ne font pas dans le diététique), au supermarché, à la kermesse. Ils assistent à des ventes de matériel agricole. On voit même une cérémonie maçonnique. J'ai bien aimé les séances du conseil municipal (qui sont animées) où il est question d'ajouter un banc devant la bibliothèque. Quand dans un café, ils parlent entre eux, ils évoquent leurs maladies ou leurs voisins. C'est fascinant. La religion est un élément central dans leur vie: ceux qui se déclarent croyants sont à 63,4 évangélistes protestants. Il faut noter qu'à l'écran, on voit peu de Noirs, d'Hispaniques ou d'Asiatiques. Les Blancs Américains représentent 63,7% de la population. Et ils ont un revenu annuel médian par ménage supérieur au reste des Etats-Unis. Dans la note du réalisateur, il dit qu'il a été surpris par le manque de curiosité et d'intérêt qu'ils manifestent pour le monde extérieur à leur ville. Je trouve que c'est un documentaire sociologique passionnant, que je n'ai pas trouvé trop long.

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vendredi 10 mai 2019

Dieu existe, son nom est Petrunya - Teona Strugar Mitevska

Petrunya est une jeune femme macédonienne qui vit chez ses parents à Spit. Sa mère, une "emm...deuse", veut que Petrunya arrange son apparence, qu'elle s'habille mieux. Petrunya est brune et toujours vierge à 32 ans. Elle n'est pas une beauté et souffre de surcharge pondérale. Petrunya a passé un diplôme à Skojpe pour devenir historienne mais elle n'est pas intéressée par l'histoire de son pays ou par Alexandre le Grand. Elle préfère l'histoire du communisme en Chine. Avec son physique ingrat, elle n'a encore jamais trouvé de travail, ni dans son domaine, ni dans un autre. L'entretien d'embauche auquel elle se rend est un fiasco. Celui qui la reçoit dans une usine de couture a les mains baladeuses et lui déclare qu'il n'a rien à lui proposer et qu'il ne "bais.rait" même pas avec elle. En rentrant chez elle, Petrunya passe à côté d'une rivière. Une cérémonie rituelle se déroule : une foule se tient au bord en attendant que le Pope de la ville jette une croix dans l'eau et seul un des hommes présents pourra la récupérer. Dans cette société patriarcales, les femmes n'ont pas le droit de participer. Celui qui gagne aura une année de bonheur et de prospérité. Et pourtant, sur un coup de tête, Petrunya se jette à l'eau et récupère la croix avant tout le monde. Bien entendu, les ennuis de Petrunya commencent: interrogée par la police, elle est obstinée et tient tête à tout le monde, au policier, au Pope, à la foule haineuse (on lui crache à la figure). Elle est cependant soutenue par une femme journaliste à la télé dont le salaire n'est pas plus élevé que le caméraman qui la suit, et par un jeune policier du poste qui est moins macho que les autres. Dieu existe, son nom est Petrunya est un film que je vous conseille pour l'histoire et pour l'actrice principale, Zorica Nusheva, absolument formidable. Lire les billets de Mymp et de Miss Fujii. On ne le dira jamais assez, la France est un pays formidable pour découvrir des films de tous pays et pas seulement des Etats-Unis.

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mardi 7 mai 2019

Les pensées - Pierre Dac (illustrées par Cabu)

En ce mois de mai qui commence par célébrer le travail, j'ai eu (ta d loi du cine, squatter chez dasola) un peu la flemme de réfléchir par moi-même, alors j'ai adopté une solution de facilité pour mon hommage mensuel tournant autour de Charlie Hebdo: évoquer Cabu au travers de ses dessins sur Pierre Dac (1893-1975), dont un florilège a été assemblé pour illustrer une nouvelle édition des Pensées de celui-ci, parues à l'origine en 1972, et rééditée au Cherche-Midi en 2015. L'exemplaire que j'en possède a été réédité par les Editions retrouvées, spécialisée dans les livres en gros caractères.

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Les différents "Avant-propos", "Préface" (etc.) précisent que Cabu et Pierre Dac ne se sont rencontrés qu'une seule fois "dans la vraie vie", mais s'efforcent de trouver tels ou tels points de rattachement (Châlons...). Voici les trois phrases de la Quatrième de couv':

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Pour ma part, j'évoquerai une autre occasion de rapprocher les deux auteurs, trouvée dans le monumental Cabu, une vie de dessinateur de Jean-Luc Porquet (p.147). Lorsque Hara-Kiri avait fait l'objet, le 23 mai 1966, d'un nouvel arrêté ministériel (après celui de juillet 1961) l'interdisant à l'affichage (les NMPP refusant alors de le distribuer), Pierre Dac (parmi bien d'autres) avait signé une Lettre ouverte au Ministre de l'Intérieur, rédigée par Cavana et Choron, demandant la levée de cette interdiction et dénonçant "cette censure qui n'ose pas dire son nom".

On pourra juger cet ouvrage un peu périphérique dans ma rubrique, mais cela permet aussi de mettre en valeur Pierre Dac, dont certaines pensées valaient bien leur pesant de cacahouettes voire auraient mérité l'anathème ou d'être mises à l'index (si, si...). Rappelons aussi qu'il parlait à la radio de la France libre, à Londres, en 1943-44.

J'avoue tout de même ne pas être totalement "fan" du talent essentiellement nonsensesque de Pierre Dac. Je vais cependant extraire quelques-unes de ces "Pensées" qui m'ont fait réfléchir, quoi que j'en aie. Et puis, il y a les dessins de Cabu, qui ouvrent chacun des "chapitres" (regroupements de "pensées"). Je suppose que leurs choix en diront, encore, trop sur moi...

La bonne moyenne de la croyance s'établit par le total de ceux qui croyaient et qui ne croient plus et de ceux qui ne croyaient pas mais qui croient (p.28).

En quoi? En qui? Pour quoi? Voire contre qui? (tout contre?) P1110048 (mécréant!)

Quand on dit d'un artiste comique de grand talent qu'il n'a pas de prix, ce n'est pas une raison pour ne pas le payer sous prétexte qu'il est impayable (p.35, pensées en vrac).

P1110047 Yes, Sar! (il peut le faire!) P1110050 Du vécu?

Il faut une infinie patience pour attendre toujours ce qui n'arrive jamais (p.44).

Un rhume de cerveau, c'est un nez qui coule de source (p.45).

Le crétin prétentieux est celui qui se croit plus intelligent que ceux qui sont aussi bêtes que lui (p.55, Pensées choisies) 

P1110051 Pierre Dac croqué en bon observateur du genre humain?

C'est ce qui divise les hommes qui multiplie leurs différends (p.56).

Je n'ai, pour ma part, jamais été nourri par L'Os à Moëlle

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En entend-on un lointain écho dans les colonnes de droite de la Quatrième de couv' de Charlie chaque semaine? 

Et encore quelques dessins,

P1110052  anachronique... et contestataire  P1110057

P1110053 [ici, on est ici sur un blog en grande partie "cinéma", tout d'même!]

P1110055 Les élections européennes approchant, on peut finir par savourer quelques "Pensées sur la politique, l'Etat, le parlement et la Constitution" (p.171). Mieux vaut en rire?

Comme je l'ai dit plus haut, la première édition des Pensées remonte à 1972 (il y en a eu bien d'autres ensuite - 1978, 1979, 1989, ...). Pierre Dac est décédé à 82 ans en février 1975. Il y a eu des rééditions, mais il ne me semble pas qu'elles étaient illustrées par Cabu? Voici en tout cas la couverture de celle parue  au Cherche-Midi (qui commémorait les 40 ans) le 22 janvier 2015, je suppose que Cabu en avait donc bien lui-même choisi ses dessins mettant en scène le Maître - et les 6 sur lesquels il ne figure pas.

Pensees_Pierre_Dac_Cabu

Je n'ai présenté dans mon billet que quelques clichés des textes et dessins, puisqu'il ne faut pas oublier que désormais, Cabu est une marque et une signature déposées: "double de titre, et pour chaque dessin à l'intérieur du livre, © V. Cabut". Sur les 21 dessins (dont celui repris aussi en couverture), six ne figurent pas le Maître (qui est éventuellement représenté deux fois dans d'autres). En tout cas, il vous en reste encore plus de la moitié à découvrir en lisant l'oeuvre à votre tour!

Voici maintenant quelques adresses extérieures concernant Pierre Dac (blogs ou sites en lien avec les Pensées): Tautavel en a sélectionné quelques-unes, il y en a d'autres ici. L’anthologie posthume Avec mes meilleures pensés est présentée par Fils à papa. Le blog Frogprod a consacré en février 2015 un article à Pierre Dac. J’ai enfin trouvé confirmation que Cabu avait bien travaillé en dernier sur ce livre .

PS: je viens de m'acheter Les années 70, de GéBé (avec Cabu et Willem), j'en parlerai une autre fois. De même que je recaserai sans doute "On dit d'un accusé qu'il est cuit lorsque son avocat n'est pas cru" (p.149) quand je chroniquerai prochainement Le procès Merah de Riss.

*** Je suis Charlie ***

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dimanche 5 mai 2019

Je voyage seule - Samuel Bjørk / Les chiens de chasse - Jørn Lier Horst

Comme j'avais bien aimé Le hibou, j'ai terminé de lire, tout récemment, Je voyage seule, le roman précédent du norvégien Samuel Bjørk (Pocket, 559 pages prenantes). J'ai retrouvé avec plaisir le commissaire Holger Munch et sa collègue Mia Krüger. Une petite fille est retrouvée pendue à un arbre avec une corde à sauter. Autour de son cou, il y a aussi une pochette où est inscrit "Je voyage seule". D'autres fillettes vont subir le même sort. L'enquête va toucher de près Holger et Mia. Holger est d'autant plus impliqué que la suspecte présumée travaille dans la maison de retraite où sa mère est pensionnaire. Mia a deviné très vite que l'assassin était une femme mais chut... Je n'en dit pas plus. J'ai trouvé le récit aussi bien mené que dans Le hibou. Un écrivain à suivre...

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... Tout comme Jørn Lier Horst, un autre écrivain norvégien. C'est grâce à Dominique (que je remercie) que je me suis décidée à lire Les chiens de chasse (Folio Policier, 459 pages), le deuxième paru en français. J'ai donc fait la connaissance de l'inspecteur William Wisting et de sa fille Line, une très bonne journaliste d'investigation. Rudolph Haglund, un homme condamné 17 ans auparavant pour l'enlèvement et le meurtre d'une jeune femme, vient d'être libéré. Wisting, responsable de l'enquête à l'époque, était sûr et certain qu'Haglund était le coupable. Ce dernier, par l'intermédiaire de son avocat, remet en cause une preuve qui l'a fait condamner. Wisting et sa fille, chacun de son côté, mènent l'enquête. Il faut noter qu'une autre jeune femme est enlevée après la sortie de prison de Haglund. C'est un roman qui tient en haleine jusqu'au bout. Je dois maintenant lire le tome précédent paru aussi en Folio policier, Fermé pour l'hiver, en attendant de lire le troisième.

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Pour résumer, je conseille ces deux très bons romans bien menés avec des personnages auxquels on s'attache.

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jeudi 2 mai 2019

Working woman - MIchal Aviad

Working woman est un film israélien qui évoque le harcèlement sexuel que subit dans son travail une jeune femme, Orna, mariée et mère de trois enfants. Orna est plutôt jolie avec ses beaux yeux. Elle est très amoureuse de son mari Ofer, qui vient d'ouvrir un restaurant grâce à des emprunts qu'il faut rembourser. Orna trouve un travail pour lequel elle montre des dispositions : vendre des appartements d'un programme immobilier sur le front de mer, près de Tel Aviv, à de riches clients français. Le promoteur Benny qui l'a engagée est content d'elle et lui promet une avance et un pourcentage sur les ventes des appartements. Et puis de manière impromptue, il attend d'elle autre chose... Un film bien joué qui a été applaudi à la fin de la séance à laquelle j'assistais. A voir. Lire les billets de Pascale et Miriam.

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lundi 29 avril 2019

Exposition Toutânkhamon à La Villette

Si vous avez l'occasion, allez voir l'exposition Toutânkhamon qui se déroule à la grande halle de la Villette jusqu'au 15 septembre 2019. En 2022, cela fera 100 ans que la tombe du pharaon a été découverte par l'égyptologue britannique Howard Carter. Cent cinquante objets authentiques trouvés dans la tombe de Toutânkhamon sont présentés aux Parisiens, dont certains n'étaient encore jamais sortis d'Egypte. Quand ils seront de retour en Egypte, ils seront exposés, avec les 5000 autres trouvés dans la tombe, dans le grand musée égyptien qui est en train d'être construit à 2 km des pyramides. Il est conseillé d'acheter les billets (ce ne sont pas des billets coupe-files) sur Internet. Avant d'entrer dans l'exposition, j'ai crains le pire à cause de grand nombre de personnes qui attendaient. Et bien, j'ai été agréablement surprise, car c'est bien organisé : une soixantaine de personnes entre toutes les dix minutes, et il y a une certaine fluidité. Les objets sont bien mis en valeur derrière des vitres. Les visiteurs ne restent pas "plantés" trop longtemps devant chaque objet exposé. Et on a le droit de prendre des photos (sans flash). Je n'ai pas regretté le prix du billet : 24 euros (le week-end - et 22 euros en semaine). En revanche, la boutique avant de sortir est à déconseiller. Tout est hors de prix et pas toujours du meillleur goût. Je conseille quand même le numéro hors-série de Connaissance des Arts.

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Et voici quelques objets présentés :

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P1100940 Plateau de jeu miniature en ivoire avec un tiroir

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P1100942 Repose-tête

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P1100944  Boîte en calcite

P1100949 Contenants où était entreposée de la nourriture

P1100952 Un fauteuil en bois incrusté d'ébène et d'ivoire avec un repose-pied

P1100955 Un cartouche

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P1100958 Un lit en bois doré

P1100959 Maquette d'un bateau à deux niveaux

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P1100962 Un éventail (à l'origine, il y avait des plumes d'autruches qui l'entouraient).

P1100964 Figure d'Horus en faucon solaire

P1100965 Piquet en corne à poignée décorée (à gauche)

P1100967 Bouclier

P1100979 Statuette en bois doré de Toutânkhamon debout sur un léopard verni en noir

P1100981 Figure en bois doré de Toutânkhamon sur un esquif lançant un harpon

P1100994 Bouchon en calcite d'un vase canope où l'on trouvait les viscères (en haut)

En bas, petit cercueil canope en or

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P1110009 Fléau et crosse

P1110010 Pectoral en or incrusté de lapis, de cornaline et de verre représentant un faucon solaire

P1110019 Calice au voeu de Toutânkhamon en forme de lotus ouvert à deux boutons

P1110024 Plan du tombeau

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Ah, eux, ils ne sont pas exposés. Il s'agit de Nouka à gauche (la mère) et de O'Malley (le fils) à droite, ils vivent chez ma cousine à Limoges. Ils étaient en train de regarder voler une mouche. Je les ai trouvé irrésistibles dans cette position. On dit bien que les chats viennent d'Egypte? 

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vendredi 26 avril 2019

En lisant en voyageant - présentation de Keisha (à l'occasion de ses 500 commentaires chez Dasola)

Et voici un cinquième portrait de blogueuse (le 4ème était un blogueur) ayant atteint les 500 commentaires chez dasola. Keisha a mis presque 10 ans et demi pour ce faire. C'est une blogueuse de longue date. Elle savait bien que ça [lui] pendait au nez, ce questionnaire, même si [elle] commente sans [s]'occuper des conséquences... Pour rappel, les quatre présentations précédentes concernaient Ffred (le ciné de Fred) le 23 octobre 2018, Maggie (Mille et un classiques) le 12 août 2018, Aifelle (le goût des livres) le 25 octobre 2017 et Dominique (de A sauts et gambades) le 28 avril 2017.
Je (ta d loi du cine, squatter chez dasola) ne sais pas si Aifelle fera son millième commentaire ici avant que d'autres atteignent leurs 500. Peut-être pourra-t-on recourir à son parrainage pour interviewer un "plus de 400" qu'elle aurait choisi? Pour l'heure, voici le témoignage de Keisha.

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Keisha_EnLisantEnVoyageant Bonjour Keisha, pour que les lecteurs comprennent qui vous êtes, pouvez-vous nous donner quelques éléments complétant le « A propos » qui figure sur votre blog ? D’où vient cette appellation « Keisha » ? Pouvez-vous aussi nous livrer quelques autres éléments biographiques? Dans quelle tranche d’âge vous situez-vous (car un lecteur de 20 ans n’ayant pas le même ressenti qu’un de 60, cette information a son importance)? A part les mathématiques, avez-vous fait des études ou exercé une profession ayant un rapport avec la littérature ou l'art?

A l'époque j'étais fan de Michael Connelly, et Keisha était le nom d'un de ses personnages féminins, une journaliste [au Los Angeles Times]. Evidemment je n'ai pas choisi un personnage périssant de mort violente. Depuis je regrette ce choix d'ailleurs sur F*** j'utilise mon vrai prénom. De plus c'est le nom d'une chanteuse pas franchement dans mes goûts musicaux, et j'ai déjà eu des commentaires de petites jeunes filles vraiment excitées car elles croyaient que mon blog était celui de la chanteuse.
Tranche d'âge? Je suis retraitée. Hélas non, pas de contacts avec la littérature ou l'art. 

* Parlons un peu de vous et de votre blog: En lisant en voyageant. Dans quelles circonstances avez-vous souhaité le créer? Pourquoi la plateforme "blogspot" aujourd’hui?

Je suivais quelques blogs parlant de lectures (dont celui de Cuné, encore existant) et j'ai sauté le pas. Avec overblog, dont la politique de publicités sauvages a eu raison de ma patience. Blogspot et pas Wordpress, pourtant à l'époque j'avais un blog chez Wordpress, qui ne demandait qu'à tourner. Mais une blogueuse de chez Blogspot m'a bien aidée pour les premiers pas et j'y suis restée.

* Sur votre blog, on ne trouve pratiquement que des livres (même si on me glisse à l’oreille qu’on a pu y lire quelques compte-rendus de voyages) ?

Au départ oui, je devais parler aussi de voyages. On en trouve, d'ailleurs. Mais je ne voyage plus tant que cela, pour l'instant. Mon appareil photo a d'ailleurs décidé de cesser de fonctionner. J'ai aussi tenté des compte-rendus de sorties, concerts et autres, mais ça prend du temps. Pourtant, avec tous les concerts auxquels j'assiste, la plus que douzaine d'opéras par an qui me font vibrer, les pièces de théâtre, la danse, je pourrais ouvrir un blog!

* La classification principale des articles littéraires, sur votre blog, se fait par origine des auteurs (six items, soit France, Europe hors France, Amérique du Nord, etc.), plus deux items par ordre alphabétique de titres (A-L, M-Z). Pourquoi ce simple classement, et pas par genre de littérature par exemple ?

Cela fonctionne bien comme rangement, en tout cas je m'y retrouve. Pour plus de détails, la colonne de droite en dit beaucoup.

 * Un petit peu de bande dessinée ? Pas d’œuvres de théâtre ?

Je lis beaucoup de BD, mais j'ai la paresse de pondre un billet, voilà. Le théâtre, non; j'ai lu Le jeu de l'amour et du hasard, mais parce que je devais voir la pièce.
J'en profite pour signaler que je ne parle pas de tous les livres (1) que je lis. 

* En ce qui concerne la lecture: quel est votre but avec ce blog ? Débroussailler le champ immense des lectures possibles, faire partager vos émotions de lectures…?

Aller surtout vers ce qui me plaît ou ce qui m'intéresse, tout en explorant l'inconnu. Et partager.

* En moyenne et à titre indicatif, combien lisez-vous de bouquins par mois? Et pour rester dans les chiffres, quelle est la moyenne de fréquentation de votre blog par jour?

On va dire 18, mais c'est une moyenne sur plusieurs années. Je ne cherche pas à atteindre un chiffre, cela se fait naturellement.
Fréquentation? Le temps que j'y passe? Pas tellement, en fait, une demi-heure? Le plus long est de visiter les autres blogs...

* Suivez-vous les statistiques de votre blog? Avez-vous une idée du nombre de vos visiteurs?

Il faut des stats au statisticien? Pas énorme, et des gens qui atterrissent chez moi pour des raisons que je démêle mal (beaucoup d'Ukrainiens!) et des billets toujours vus depuis des années. L'homme qui savait la langue des serpents tient bien la rampe...
Je vais rarement détailler tout ça, car c'est peu fiable à mon idée.

* En tant que lectrice, comment vous définiriez-vous? La lecture tient-elle un rôle important dans votre vie?

Oui, et depuis que je sais lire. Vorace, donc, mais je sais lâcher un livre pour une balade ou papoter avec quelqu'un.

* Combien de temps consacrez-vous à la lecture chaque jour?

Entre 15 minutes et 4 ou 5 heures. Cela dépend des activités autres, de la météo...

* Salons du livre, rencontres avec les auteurs et séances de dédicaces … Les recherchez-vous?

Oh beaucoup, mais là je lève le pied! 

* Votre endroit favori pour lire?

Mon lit, le soir, avant de piquer du nez. Sinon, partout.

* Etes-vous plutôt livre papier ou liseuse électronique?

Je ne possède pas de liseuse. Mais en ayant emprunté une, j'ai testé avec deux lectures.

* Comment choisissez-vous vos lectures? (bouche-à-oreille, cadeau, article de presse, hasard…)? Avez-vous un genre favori? Un auteur – vraiment – préféré?

Un peu tout cela, prioritairement les blogs et les médiathèques. Pas de genre favori, quelques genres évités, mais de plus en plus de non fiction. Quelques auteurs favoris, mais pas un unique. 

* A quoi êtes-vous sensible lorsque vous avez un livre en main?

A rien, je lis. Il m'arrive de sentir son odeur.

* Offrez-vous des livres? Si oui comment les choisissez-vous?

Assez rarement, avec un livre que je pourrais lire mais pas forcément, car c'est en pensant aux goûts de la personne en priorité.

* S’il ne fallait en retenir qu’un? Quel livre vous a le plus profondément marquée, parmi tous ceux que avez pu lire?

Je vais parler du dernier lu m'ayant vraiment éblouie, il s'agit de Le désert des Tartares, une relecture d'ailleurs.

P1110040

* Pourquoi celui-ci?

Parce que c'est récent (il y a un an j'en aurais cité un autre). Mais là c'est le livre parfait pour ma tranche d'âge.

* Avez-vous un souvenir (bon ou mauvais) marquant d’une lecture enfantine ou adolescente?

Le comte de Monte Cristo, lu, relu, un livre que je possède toujours.

9782266196925,0-544679              9782266207294,0-598495

 * Comme d’autres «dévoreuses de bouquins», êtes-vous vous aussi tentée par l’écriture?

Non.

* Vous rappelez-vous comment vous aviez découvert le blog de Dasola? (réponse facultative!)

Peut-être est-elle arrivée chez moi? Au début on était si peu nombreux qu'on se connaissait tous ou presque à un moment donné.

* La question suggérée par Dominique: "êtes-vous parfois tentée d'arrêter le blog?"

Franchement, oui. Mais ça me manquerait. Ou alors continuer à juste regarder les idées de lecture? D’ailleurs actuellement je propose moins de billets, volontairement, ne parlant pas de tout, et dégageant du temps.

* Un dernier mot pour conclure cet échange? Quelle autre question auriez-vous voulu que l'on vous pose?

On a parlé des salons du livre, mais pas des rencontres avec les autres blogueurs/blogueuses. Les deux vont en général ensemble et sont vraiment intéressants, car permettent de rencontrer des malades de lecture, on se sent moins seul.

Enlisanenvoyageant

(1) coquille corrigée après coup, suite à remarque de Keisha... (s) ta d loi du cine

Posté par ta d loi du cine à 01:00 - - Commentaires [19] - Permalien [#]
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