Le blog de Dasola

samedi 23 septembre 2017

Faute d'amour - Andrey Zvyagintsev

Le mercredi 20 septembre 2017 est sorti, parmi d'autres films, le film russe Faute d'amour  (qui a reçu le prix du Jury au dernier Festival de Cannes) du réalisateur Andrey Zvyagintsev. C'est le quatrième film que je vois de ce réalisateur après Le retour, Elena et Leviathan.

Faute d'amour raconte l'histoire très triste d'un gamin de 12 ans, Aliocha, qui m'a fait beaucoup de peine. Et pourtant, on ne le voit qu'au tout début du film, soit en colère soit en train de beaucoup pleurer, avant qu'il ne disparaisse. Genia et Boris, ses parents qui n'arrêtent pas de se disputer, font peu de cas de leur fils, qui est plus un embarras qu'autre chose. Ils envisage même de le mettre dans un internat pour ne plus s'en occuper. Ils sont en train de divorcer et ils mettent leur appartement en vente. Désormais, Genia fréquente un homme aisé, tandis que Boris a mis une jeune femme enceinte et vit maintenant avec elle. Un matin, Aliocha part pour l'école et on ne le reverra plus, mais on sent malgré tout sa présence. Les parents mettront 36 heures à se rendre compte qu'il a disparu. Pendant le reste du film, on suit un groupe de bénévoles volontaires qui cherchent les personnes disparues. Cette association de bénévoles existe dans la réalité et ils font ces recherches gratuitement par principe. On voit la manière dont ils ratissent systématiquement les bois alentour dans la banlieue de Moscou. Ils interrogent ceux qui connaissaient les habitudes d'Aliocha. Entretemps, Genia et Boris vont jusqu'à rendre visite à la mère de Génia sur la route vers Kiev. La confrontation est terrible. J'avoue que les parents, surtout la mère, m'ont paru antipathiques. Elle a les yeux vissés sur son portable et puis c'est tout. Et elle dit des choses terribles sur son accouchement, que la naissance d'Aliocha était une erreur. C'est une vraie tragédie. J'ai beaucoup aimé ce film comme les précédents du réalisateur. Je vous le conseille. Lire le billet de Chris.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags : , ,

mercredi 20 septembre 2017

Illska - Eirikur Örn Norddhal

P1050661

Dans le cadre du challenge "Pavé de l'été" initié par Brize, j'ai choisi un roman de 690 pages aux éditions Points Seuil. J'avais lu un billet chez Aifelle qui m'avait confortée dans l'idée de me plonger dans ce roman dense qui se passe alternativement en 1941 en Lituanie à Jarbarkas et dans les années 2000 en Islande et en Lituanie. Illska (Le mal) de l'Eirikur Örn Norddhal (né en 1978), nous raconte l'histoire d'Agnes qui aime Omar (ils se sont rencontrés à une station de taxi en 2009) mais qui aime aussi Arnor (un jeune néonazi). Tous les trois sont nés à la fin des années 1970. Les arrière grands-parents d'Agnes étaient juifs du côté maternel et catholiques du côté paternel. Agnes rédige avec difficulté une thèse sur l'extrême-droite. Elle pense beaucoup à l'Holocauste de par ses origines. Aimant deux hommes en même temps, les amours d'Agnes ne sont pas simples d'autant plus qu'elle tombe enceinte et met au monde un petit garçon, Snorri. On nous laisse dans le doute sur l'identité du père. Comme Aifelle, j'ai préféré la partie qui se passe pendant la deuxième guerre mondiale, quand presque 400 Juifs, hommes, femmes et enfants furent abattus par un des premiers "einzatzgruppen" composés de Lituaniens de la ville. C'est à Jurbarkas qu'on pouvait trouver la plus belle synagogue d'Europe du Nord. Elle fut démolie par les Juifs sous la menace des armes. Toute la partie de l'histoire qui se passe à partir de 2009 se distingue par une narration hachée dans laquelle l'écrivain choisi même de se mettre à la place de Snorri lui-même. C'est un roman qui se lit bien malgré la longueur, même s'il aurait gagné à avoir au moins 200 pages de moins. Il y a des passages brillants et d'autres pas très intéressants. C'est néanmoins un écrivain islandais (un de plus) à découvrir.

pave-2017-small

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
Tags : ,
dimanche 17 septembre 2017

Otez-moi d'un doute - Carine Tardieu / Les grands esprits - Olivier Ayache-Vidal

Voici deux films français très réussis chacun dans leur genre et que je conseille chaleureusement.

Otez-moi d'un doute raconte l'histoire de Erwan Gourmelon (François Damiens), démineur de bombes, qui, après une analyse génétique, apprend que Bastien Gourmelon (Guy Marchand), l'homme qui l'a élevé, n'est pas son père biologique. Après avoir fait faire une recherche, il apprend que Joseph Levkine (André Wilms) est son vrai père et que celui-ci a une fille, Anna (Cécile de France), sa demi-soeur, médecin généraliste dont il était tombé amoureux avant de même de connaître son lien de parenté avec elle (vous me suivez?). Par ailleurs, Erwan est le père d'une jeune femme enceinte des oeuvres d'un inconnu costumé en Zorro. On apprend assez vite qui est ce "Zorro". Le film qui traite de filiation et de paternité pas toujours facile à assumer est assez subtil. C'est souvent très drôle. Certains personnages sont irrésistibles. Un film qui fait du bien. Lire les billets de Pascale, Armelle et Chris.

Dans Les grands esprits, un professeur agrégé de lettres à Henri IV se "frotte" à des collégiens d'un collège de banlieue. De nos jours, François Foucault (comme Jean-Pierre) est professeur agrégé de lettres classiques au lycée Henri IV, lycée prestigieux s'il en est. Quand on est professeur dans ce lycée, c'est l'aboutissement d'une carrière. Ses élèves appliqués ne font pas de vagues. Lors d'une soirée où il rencontre une inspectrice de l'éducation nationale, François Foucault émet l'idée qu'un professeur aguerri devrait enseigner dans un établissement "difficile". Il est pris au mot et il se retrouve professeur de français et professeur principal d'une 4ème dans un collège de banlieue du 93. Sa tâche se révèle tout de suite pas simple. Déjà, il a du mal à retenir et prononcer les noms des élèves. Mais petit à petit, il arrive s'en faire accepter grâce aux Misérables de Victor Hugo. Bien entendu, un récalcitrant appelé Seydou, un garçon plein de ressources, va provoquer des perturbations au sein de la classe, ainsi qu'au Château de Versailles, lors d'une sortie mémorable. Denys Podalydès dont je ne suis pas une grande fan est excellent dans le rôle du professeur, et le jeune Abdoulaye Diallo qui joue Seydou est très attachant. Lire les billets de Stephie et Pascale.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
Tags : , ,
jeudi 14 septembre 2017

L'homme qui s'envola - Antoine Bello

P1050662

Ce nouveau roman d'Antoine Bello est une lecture agréable. L'homme qui s'envola (Editions Gallimard, 318 pages) s'appelle Walker (il va s'envoler au sens propre et figuré). Il a tout pour être heureux: de l'argent, une épouse adorable, Sarah, et trois beaux enfants. Il dirige avec succès au Nouveau-Mexique la société familiale (celle de ses beaux-parents) concurrente de la Fedex. Mais Walker étouffe, il est en pleine crise existentielle, il n'a pas une minute à lui pour profiter de sa vie. Il décide de s'enfuir en mettant en scène sa mort. Pour ce faire, il fait "crasher" l'avion qu'il pilote après avoir sauté en parachute. Malheureusement pour lui, un détective, Nick Sheperd, l'un des meilleurs dans le domaine de la recherche des personnes disparues, est convaincu que Walker est encore vivant. D'ailleurs une caméra de vidéosurveillance dans un magasin trahit Walker. Le roman est divisé en trois parties. La première partie décrit la vie, la décision de Walker et sa disparition. Les deux autres parties alternent les récits de Walker, de Sarah et de Nick. Cela rend le roman vivant et on le lit vite. Les personnages sont tous attachants C'est peut-être le reproche que je ferais à Antoine Bello, cela manque de dureté. C'est une histoire trop "gentille". Lire les billets de Krol et d'Eva.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [15] - Permalien [#]
Tags : ,
lundi 11 septembre 2017

Au gré du courant / Quand une femme monte l'escalier / Le grondement de la montagne - Mikio Naruse

A Paris, dans le cadre d'une rétrospective du réalisateur japonais Mikio Naruse commencée cet été avec Nuages épars, j'ai pu découvrir quatre autres films (en noir et blanc) du réalisateur, dont deux vus le même soir. Il serait souhaitable que ces films restés inédits ou presque en France sortent un jour en DVD s'ils ne bénéficient pas d'une programmation en province. Ils vont continuer à être projetés en matinée (au moins une semaine) dans le cinéma parisien où je les ai vus.

AF_courant  AF_escalier  AF_grondement AF_tourmente

Au gré du courant (1956) se passe dans la maison de geishas de Tsutayako (Otsuta) à Tokyo. Dans cette maison peu prospère, les geishas s'en vont peu à peu. Quand le film commence, Rika, une veuve ayant aussi perdu son fils, devient la bonne de la maisonnée. Elle bénéficie du gîte et du couvert. C'est une personne dévouée qui attire tout de suite la sympathie. Otsuta, la patronne, peine à joindre les deux bouts. Sa fille Katsuyo qui est couturière et qui vit dans la maison, ne souhaite pas prendre la suite. Par ailleurs, Ohama, qui fut l'amie d'Otsuta, informe cette dernière qu'elle est devenue propriétaire des murs. Le lieu deviendra un restaurant. Le film décrit ce que pouvait être une maison de geishas pendant la journée, quand les clients n'étaient pas présents. Une vie routinière avec ses tracas. Le film m'a paru un peu long mais il est à voir.

Quand une femme monte l'escalier (1960) se passe, lui, dans un bar d'un quartier chic de Tokyo où des femmes flattent les hommes en les faisant consommer de l'alcool. Elles ne sont ni des geishas ni des prostituées. Keiko est l'une d'elle. Elle est le personnage central de l'histoire. Surnommée Mama, veuve et encore belle, elle rêve d'ouvrir un bar à elle. Elle a fait voeu de ne jamais se remarier bien qu'elle soit très courtisée. Elle tient un journal dans lequel on sent qu'elle n'aime pas son métier d'hôtesse, mais il faut bien vivre. Le titre se réfère au fait qu'elle doit monter un escalier afin d'entrer dans le bar où elle travaille. C'est un film qui vous envoûte grâce à l'actrice principale, Hideko Takamine (décédée en 2010 à 86 ans), une des actrices fétiches du réalisateur.

Le grondement de la montagne (1954), tiré d'un roman éponyme (paru la même année) de Yasunari Kawabata (1899-1972, prix Nobel de littérature), raconte l'histoire de Kikuko, toute dévouée à ses beaux-parents Shingo et Yasuko, qui de leur côté sont très attachés à elle. Shuichi, son mari volage et nonchalant, la néglige. Il a, par ailleurs, une maîtresse enceinte de ses oeuvres. Un jour, sa belle-soeur, dont le mari est parti, revient vivre chez ses parents avec ses deux enfants. De là, on apprend que Kikuko qui paraît malade est en réalité enceinte. Elle se fait avorter et, quand le film se termine, elle va certainement quitter sa belle-famille. L'actrice principale Setsuko Hara (décédée en 2015 à 95 ans) fut l'actrice de beaucoup de films d'Ozu. Elle est émouvante.

Je termine avec Une femme dans la tourmente (1964), un très beau mélo dans lequel Reiko (de nouveau Hideko Takamine, qui est magnifique), une veuve de guerre, (son mari a été tué six mois après leur mariage), s'occupe très bien toute seule depuis 18 ans du commerce de sa belle-famille. Au début des années 60, le Japon est en pleine mutation avec l'implantation de supermarchés. Les petits commerces comme celui tenu par Reiko sont menacés de disparaître ou de s'adapter car ils ne sont pas concurrentiels au niveau des prix. Les deux belle-soeurs de Reiko aimeraient que cette dernière refasse sa vie, qu'elle renonce à diriger le magasin pour qu'elle leur laisse le champ libre afin de transformer la boutique en supermarché. En revanche, Koji, le beau-frère de Reiko, il a 12 ans de moins qu'elle, ne veut pas qu'elle parte. On apprend pourquoi. Reiko cette femme admirable est pratiquement de tous les plans du film. Il n'y a pas un plan en trop. Un très grand film.

Avec ses films, Naruse brosse de très beaux portraits de femmes et c'est un cinéaste à découvrir.

Il faut noter que la cinémathèque de Bruxelles fait une rétrospective de l'oeuvre de Naruse en septembre et octobre 2017. Lire le billet de Chez sentinelle.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [11] - Permalien [#]
Tags : , ,

vendredi 8 septembre 2017

Petit paysan - Hubert Charuel

Comme annoncé dans mon précédent billet, je vous conseille d'aller voir Petit paysan, le premier long-métrage d'Hubert Charuel qui est aussi le co-scénariste. Pierre Chavanges est propriétaire d'une trentaine de vaches laitières dans la Charente. Pierre ne vit que pour ses vaches, il les appelle par leur prénom, il les aide à vêler. Un jour, par internet, il apprend qu'une fièvre hémorragique décime les troupeaux du nord de la France. Pierre, très inquiet, a un pressentiment. Une première puis une deuxième de ses vaches vont mourir de la fièvre. Lui-même a des symptômes qui le font se gratter jusqu'au sang. Il ne dit rien à personne, sauf à sa soeur, Pascale (Sara Giraudeau), l'une des vétérinaires de la région. On suit le calvaire de Jean qui est pris dans un engrenage infernal. Avec ce film, on apprend que toutes les vaches sont "tracées": aucune ne peut "disparaître" impunément. Les contrôles sanitaires sont fréquents. Pierre Chavanges (Swann Arlaud, très bien), avec ses cernes et son air buté, a toute notre sympathie, surtout quand il essaie de préserver un petit veau qu'il recueille sur son canapé. On se dit qu'être éleveur de bovins n'est pas un métier simple. C'est fatigant, peu gratifiant et parfois déprimant. Un film à voir. Lire le billet de Pascale.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [15] - Permalien [#]
Tags : ,
jeudi 7 septembre 2017

Petite anthologie du dessin politique - Honoré

J'avais déjà (ta d loi du cine, squatter chez dasola) rendu hommage au dessinateur Honoré dans un de mes billets précédents (le 25 janvier 2015), après son assassinat à Charlie Hebdo. Cette fois-ci, je me suis intéressé au recueil des dessins d'Honoré qu'a édité sa fille, sous le titre Petite anthologie du dessin politique (La Martinière, avril 2016, 288 pages). De coups d'oeils dans des dictionnaires, je retiens qu'une anthologie est un recueil de morceaux choisis (des vers, de la prose, de la musique: ici, donc, des dessins de presse).

Anthologie_H

Quelle logique, autre que subjective, a présidé au travail d'édition? J'aurais aimé en lisant le livre en apprendre davantage sur les modalités de choix, savoir si Honoré lui-même avait pré-sélectionné ses dessins préférés, ou si la sélection (par Hélène Honoré, par l'éditeur?) est intégralement posthume. J'ai constaté qu'Hélène Honoré avait répondu en avril 2016 à certaines questions que je me posais lors de son passage (12 minutes) sur le 14/16 de LCI pour présenter le livre (elle a voulu un livre qui puisse rester intemporel, avec les thématiques chères à son père, en choisissant de beaux dessins dont parfois l'élégance n'exclut pas la férocité...).

J'ai compté 201 (?) dessins (de juin 1995 au célèbre dessin envoyé quelques minutes avant sa mort - le dessin de couverture date, lui, de septembre 2009). Ces dessins sont essentiellement en noir et blanc, il n'y en a jamais plus d'un par page, mais beaucoup de pages de gauche sont blanches (72!), sans que j'aie trouvé la logique correspondante (mise en valeur du dessin unique de la double page? - j'espère qu'il ne s'agit pas de censure). Les années 1995 et 1996 ne comportent qu'un dessin chacune, 1997 en a deux, du mois de juin (double page). Il peut y avoir des "retours en arrière" (pour 1998, on a janvier, juin, avril-août, décembre; ou bien un dessin de décembre 2006 entre deux de mars 2007), et beaucoup de mois de production (plusieurs dessins chaque semaine dans Charlie?) non représentés, tout comme des mois dont plusieurs dessins ont été choisis (6 pour octobre 2008), surtout pour les périodes les plus récentes. Une double page contient un dessin de décembre 1999 et à droite un de mars 2000... Je suppose que le parti pris a vraiment été de faire se suffire à lui-même chaque dessin, plutôt que de le remettre dans le contexte de l'hebdomadaire. Je n'ai choisi aucun des 9 dessins comportant de la couleur (majoritairement du rouge).

Dans ma propre sélection (qui peut-être en dit autant sur moi que sur Honoré?), je cite seulement quelques dessins qui m'ont particulièrement "parlé":  

l'environnement...   P1050573    P1050563    P1050568    P1050562

des pastiches BD (Tintin, Milou, Pif...) ou références culturelles P1050561    P1050569     P1050574

quelque peu de provocation, de religion voire de politique...  P1050564    P1050566    P1050570    

P1050572    P1050593

Dans son texte introductif, Hélène Honoré parle du perfectionnisme artistique de son père, qui revenait sur ses dessins, même après publication, jusqu'à en être satisfait. Je me suis aperçu que j'avais déjà cité un dessin de l'album dans mon billet sur Je hais les petites phrases: la phrase au-dessus de la vignette est différente...

P1050571    

On peut aussi lire un article du vénérable Yves Frémion (critique et écrivain sur la BD) à l'occasion de la sortie de ce recueil. Je vous invite bien entendu à feuilleter la Petite anthologie... vous-même. 

In fine, je voudrais revenir sur une anecdote dont parle Hélène Honoré ici: quelques jours après l'attentat de Charlie Hebdo, un tagueur a rendu hommage à Cabu, Wolinski, Tignous et Charb, en oubliant Honoré. Elle-même, ainsi que la dessinatrice Catherine et Sigolène Vinson, ont monté un véritable "commando" pour rajouter au pochoir le visage de son père près de ses pairs. Ci-dessous l'anecdote racontée par Catherine [Meurisse] dans son album La légèreté (Dargaud, 2016), qui narre comment elle "s'est retrouvée" après le massacre de ses amis.

P1050575   P1050576

*** Je suis Charlie ***

Posté par tadloiducine à 01:00 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags : , ,
mardi 5 septembre 2017

7 jours pas plus - Héctor Cabello Reyes / Bonne pomme - Florence Quentin

Voici deux long-métrages sortis le 30 août 2017.

Je commence par le "remake" du film argentin El Chino qui m'avait plu. 7 jours pas plus m'a autant divertie que le film original. Je l'ai trouvé drôle et émouvant. La transposition en Belgique est réussie et Benoît Poolvoerde s'en sort bien. Pierre, un vieux garçon qui s'endort tous les soirs à 23h00 pile et se réveille à 6h00 du matin, est le propriétaire d'une quincaillerie en ville. Il n'arrête pas de récriminer contre un fournisseur de vis. Dans les boîtes qui lui sont livrées, le compte n'y est pas. Le soir, il découpe dans le journal des articles de faits divers qui sortent de l'ordinaire. Il n'a aucune vie sentimentale même si une jeune femme de sa connaissance vient le voir souvent. C'est un homme rustre qui n'a pas beaucoup de savoir-vivre. Jusqu'au jour où il va croiser le chemin d'Ajit, un Bengali qui, ne parlant pas un mot de français, est éjecté d'un taxi juste devant lui. Sept jours, c'est le temps que Pierre accepte de loger Ajit afin que ce dernier retrouve son oncle. Je ne vous en dis pas plus. Pour ceux qui ont vu El Chino, c'est la même histoire et la même fin. Allez voir 7 jours pas plus, qui semble être projeté dans peu de salles - et c'est dommage.

Je suis allée voir Bonne pomme parce que la BA m'avait amusée, et puis Depardieu et Deneuve dans le même film, c'est souvent un plaisir. Le scénario est plutôt confus au début. Gérard qui ressemble à un ogre s'occupe d'un garage à Dreux. C'est le "brave couillon" qui se fait avoir par son ex-femme, comptable dudit garage, et par toute sa belle-famille. Il part sur un coup de tête pour acheter un garage à lui tout seul dans un petit village de Seine-et-Marne. Face à ce garage, il y a un hôtel-restaurant tenu par Barbara (Catherine Deneuve). Barbara est fantasque, n'a pas un sou, arrive à soutirer des arrhes importantes à Gérard. Elle laisse en plan ses clients au moment du dîner. De très mauvaise foi, elle se sort de toutes sortes de situations avec beaucoup d'aplomb en prenant souvent la fuite. Heureusement qu'avec Gérard qui ne boit que du jus d'abricot (!!!), elle va trouver une "bonne pomme". J'avoue que je suis très très indulgente envers ce film au scénario très ténu, car Deneuve et Depardieu sont attendrissants, mais vous pouvez attendre de le voir à la télé.

Je chroniquerai ultérieurement Petit paysan sorti la même semaine et que je vous conseille.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
Tags : , , , ,
samedi 2 septembre 2017

Seven sisters - Tommy Wirkola / Les proies - Sofia Coppola / Wind River - Taylor Sheridan

Seven Sisters est un thriller futuriste pas désagréable à voir, même si la fin n'est pas tout à fait réussie. L'un des atouts du film est Noomi Rapace qui interprète des septuplées. Nous sommes en 2079. Depuis plus de 30 ans la planète Terre connaît un problème de surpopulation. La politique de l'enfant unique a été instaurée et tous les enfants surnuméraires sont enlevés et confinés dans un endroit bien gardé. Personne ne sait ce qu'il leur arrive. En 2049, Terrence Settman, un scientifique, a assisté à l'accouchement de sa fille (elle en est morte). Elle a donné naissance à sept filles. Terrence décide de les appeler Lundi, Mardi, etc. jusqu'à Dimanche. Pendant trente ans, ces filles identiques vont grandir dans la clandestinité grâce à leur grand-père. Quand elles sortent dehors à tour de rôle dans la rue pour aller travailler ou se promener, elles le font le jour de la semaine qui correspond à leur prénom. Chaque soir, grâce à une caméra grefféee sur elles, elles font un compte-rendu de leur journée pour que les autres ne fassent pas d'impair quand c'est à leur tour de sortir. Car bien entendu, le monde de 2079 est hyper-connecté. Autant ces jeunes femmes se ressemblent, autant leur personnalités sont différentes. Un jour, malheureusement, la machine s'enraye quand un lundi soir, Lundi ne revient pas au domicile. Les six autres vont se mettre à sa recherche. Je ne vous en dis pas plus. Il y a pas mal de suspense. Les méchants de l'histoire ne sont vraiment pas sympathiques. Le style du film m'a fait penser à Hunger Games, au Labyrinthe ou même à Divergente. Les effets spéciaux avec sept Noomi Rapace dans le même plan sont réussis. Pourquoi pas?

Je passe au long-métrage de Sofia Coppola, Les proies (Beguiled en VO) qui a reçu le prix de la mise en scène au dernier Festival de Cannes en 2017. Après avoir revu tout récemment le film de Don Siegel de 1971 avec Clint Eastwood, j'ai trouvé que le film de Sofia Coppola n'était pas déshonorant mais il manque tout de même l'aspect sexualité réprimée et la jalousie causées par le caporal McBurney dans les Proies de 1971. En 1864, en pleine guerre de Sécession, en Virginie, un état sudiste, une des cinq jeunes pensionnaires d'une école de jeunes filles trouve un soldat yankee gravement blessé près d'un arbre. Elle le ramène dans l'école, une belle demeure sudiste. Le caporal va doucement se remettre et va provoquer des tensions au sein de ce groupe féminin. L'image est très léchée, il y a des très beaux plans. Colin Farrell, sans être comparé à Eastwood, est plutôt pas mal, ainsi que les actrices, Nicole Kidman en tête qui est toujours très à l'aise dans ce genre de rôle. Mais l'ensemble reste très sage. Lire le billet de Pascale.

Je termine avec Wind River de Taylor Sheridan dont c'est le premier long-métrage. Il est aussi acteur et il est le scénariste de Sicario et Comancheria. De nos jours, dans le Wyoming, en territoire indien, en plein hiver, c'est-à-dire avec -30° comme température extérieure, on suit Cory Lambert, un chasseur qui traque les loups menaçant un troupeau de moutons. Avec son motoneige, parcourant les étendues neigeuses, il découvre le cadavre d'une jeune femme qu'il connaissait, une Amérindienne qui fut l'amie de sa fille, elle aussi décédée sans qu'on ait retrouvé son corps. Une agente du FBI, dépêchée sur les lieux, va, avec l'aide de Cory, poursuivre le meurtrier. L'intérêt du film réside dans le fait que la victime est Amérindienne et que l'enquête est menée dans des conditions climatiques extrèmes. Cory sait voir les traces qui le conduiront au meurtrier. La victime a couru 10 km pieds nus dans la neige avant de mourir. Le meurtrier lui, fera à peine cinq cents mètres avant de s'écrouler avec les poumons explosés. Un film qui se laisse voir même si c'est inférieur aux deux films mentionnés. Lire le billet de Wilyrah.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [17] - Permalien [#]
Tags : , , , ,
mercredi 30 août 2017

Règne animal - Jean-Baptiste del Amo

P1050601

Règne animal (Edition Gallimard, 418 pages parfois éprouvantes) de Jean-Baptiste del Amo n'est pas un roman confortable. L'histoire se décompose en 2 grandes parties: 1898 à 1917, et 1981.

A Puy-Larroque dans le Gers, au début du XXème siècle, Eléonore naît dans une ferme. La mère, "la génitrice" (on ne connaîtra pas son nom), femme sèche, dure et surtout bigote, n'éprouve aucun élan maternel pour ce bébé qu'elle voit comme un fardeau. La ferme vit grâce aux quelques animaux (en particulier des cochons) dont la génitrice s'occupe. Le père d'Eléonore tombe malade, il tousse beaucoup. Autant Eléonore éprouve de l'animosité envers sa mère, autant elle aime son père, Henri. Par la suite, elle aimera Marcel, un parent de la famille âgé de 19 ans au départ et qui reviendra "la gueule cassée" de la Grande Guerre. Avec lui, elle s'occupera de la ferme. J-B. Del Amo a une écriture puissante. Il ne nous épargne rien de ce qui se passe entre la naissance et la mise au tombeau. Il emploie un vocabulaire très organique, où la montée de sève le dispute à la décomposition des corps. On est dans le lisier, la m...de, le sang, la boue. Cette vie à la ferme n'a rien d'idyllique. Puis nous passons à 1981, la deuxième partie du roman. Eléonore est devenue une vieille femme qui n'a plus son mot à dire. Son fils Henri et les deux fils de celui-ci s'occupent de l'élevage industriel de centaines de cochons (verrats et truies) qui sont entravés. La description qu'Amo fait des conditions de vie de ces animaux nous met le coeur au bord des lèvres (et moi qui aime tant manger du porc...): quelle violence dans la manière d'élever ces animaux! J'ajouterai que tout va se déliter. J'avoue que cette partie m'a moins plu que la première. J'aurais aimé que l'écrivain donne plus de détails sur les soixante années qui séparent les deux parties. L'histoire peut rebuter, mais l'écriture emporte l'adhésion. Un prix du Livre Inter mérité.

Lire les billets de Keisha et Laure.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [11] - Permalien [#]
Tags : ,
dimanche 27 août 2017

Une femme douce - Sergueï Loznitsa

Il faut tout de suite prévenir qu'Une femme douce du réalisateur ukrainien Sergueï Loznitsa, sorti mercredi 16 août 2017, n'est pas un film facile. Il dure 2H23 et l'on sort de la projection assez secoué (en ce qui me concerne). Quand le film commence, une femme trouve un avis de la poste dans sa boîte aux lettres. Le colis qu'elle avait envoyé à son mari en prison vient de lui être retourné sans explications. C'est au bureau de poste que l'on découvre l'univers kafkaïen dans lequel vivent les gens en Russie de nos jours. La préposée n'est pas aimable quand elle redonne le colis à la femme qui décide d'aller le porter elle-même. A partir de là, comme la prison est très très loin dans une campagne reculée, on part avec cette femme digne et belle qui a mis une jolie robe, qui ne sourit pas et prononce peu de mots. L'actrice Vasilina Makovtseva est extraordinaire. Elle prend un train, puis un autre dans lequel les gens chantent en buvant de la vodka. A chaque étape, la femme subit des humliations et des rebuffades sans qu'elle réagisse vraiment. Arrivée dans la ville où se trouve la prison, un taxi la conduit pas très loin du bâtiment sinistre bâti au milieu d'un paysage désolé. On sent sourdre une violence latente. Dans la prison et aux alentours, ce n'est que refus, bêtise, incompréhension, menaces à peine voilées, fausse gentillesse. La violence, la femme l'évitera longtemps jusqu'à la scène finale que j'ai trouvé insoutenable. Le film est baigné par une belle lumière. Les plans sont travaillés et j'ai trouvé certaines séquences marquantes comme le moment surréaliste qui réunit plein de personnages vus auparavant dans l'histoire. Ce n'est pas un film grand public. Il peut plaire ou rebuter mais il ne peut pas laisser indifférent. Il faut noter que ce film est une production franco-germano-lituanienne. Le réalisateur vit en Allemagne et le film a été tourné en Lituanie. Lire le billet de ffred.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
Tags : ,
jeudi 24 août 2017

Dunkerque - Christopher Nolan

Dunkerque permet à Christopher Nolan d'évoquer la célèbre bataille en mai et juin 1940 quand les armées britannique, française, belge et hollandaise prises en étau par les Allemands ont battu en retraite à Dunkerque. Grâce à l'opération Dynamo, plus de 300 000 soldats anglais ont pu rejoindre l'Angleterre dans différentes embarcations, dont beaucoup menées par des civils britanniques. Christopher Nolan a fait le choix de nous montrer l'opération Dynamo sous trois angles: dans l'air avec quelques "Spitfire" britanniques qui abattent autant qu'ils peuvent des avions ennemis qui bombardent soldats et bateaux ; dans l'eau où plusieurs bateaux sont coulés tandis qu'une petite embarcation partie d'Angleterre repêche un pilote et des marins naufragés ; sur la plage immense où des files de soldats attendent de pouvoir partir. On suit plus particulièrement le périple de plusieurs personnages dont trois soldats (Tommy, Gibson et Alex) qui cherchent à rejoindre l'Angleterre en prenant différents bateaux. Puis Collins, l'un des pilotes de Spitfire, qui tout en mitraillant des avions ennemis surveille en permanence sa jauge d'essence défectueuse. Je n'oublie pas Dawson, le pilote du petit bateau de plaisance évoqué plus haut. Il semble que ce Dawson s'inspire de l'officier de marine Charles Lightoller (rescapé du Titanic en 1912). J'ai trouvé le film très bien fait, rien à dire, mais je n'ai pas été aussi enthousiaste qu'ont pu l'être les blogueurs ci-dessous, peut-être parce que l'on ne voit aucun Français ou presque. Il manque quelque chose, je trouve.
Lire les billets de Pascale, Princecranoir (dithyrambiques tous les deux) et Matchingpoints.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [21] - Permalien [#]
Tags : ,
lundi 21 août 2017

Douleur - Zeruya Shalev / Cabine téléphonique-Bibliothèque

P1050559

Après Ce qui reste de nos vies que j'avais beaucoup aimé, j'ai été contente de découvir Douleur de Zeruya Shalev qui est paru début 2017 (Editions Gallimard, 400 pages). Il est à mon avis plus accessible que le précédent, l'écriture est plus aérée. Iris (le double de l'écrivain elle-même victime d'un attentat en 2004?) a été grièvement blessée dans un attentat dix ans auparavant. Elle en garde des séquelles depuis lors. Iris est mariée à Micky et a deux enfants presque adultes, Alma et Omer. Agée de 45 ans, Iris dirige une école privée à Tel Aviv. A l'occasion d'une visite de contrôle à l'hôpital, elle reconnait Ethan, un médecin qui fut son premier amour. Renouant avec lui, elle ne sait pas où cela va la mener. Ethan l'avait quittée assez brusquement 28 ans auparavant. Elle sent qu'elle a une décision importante à prendre. En parallèle, sa fille Alma, qui est en train de s'émanciper, a accepté de travailler dans une cafétéria à Jérusalem dont le patron est une sorte de gourou. Alma est complètement sous la "coupe" de cet homme. Quand elle découvre cet état de fait, Iris s'inquiète pour Alma qui est en conflit avec elle. Comme dans Ce qui reste de nos vies, Zeruya Shalev reprend ses thèmes sur la famille et les relations pas toujours faciles entre les êtres, sur le pardon. Ainsi, "Douleur" est un avatar qui apparaît dans son téléphone portable. Sous ce pseudo, elle a enregistré le numéro de téléphone d'Ethan... Au final, un beau roman. Lire le billet de Kathel.

************************************************************

Le week-end du 15 août, j'étais à Dol-de-Bretagne (il faisait beau et bon). Sur une place, j'ai découvert une cabine téléphonique publique (il n'y en a pratiquement plus en France) qui a été détournée de son usage initial. C'est devenu une mini bibliothèque où l'on peut emprunter, rendre ou donner des livres. C'est libre d'accès. Mon ami et moi trouvons le concept très sympathique. Je souhaitais le partager avec vous.

P1050552      P1050550       P1050543

P1050542

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
Tags : , , ,
vendredi 18 août 2017

Que Dios nos perdone - Rodrigo Sorogoyen

Après La Isla minima (sorti aussi en plein été il y a deux ans) qui bénéficiait d'une histoire prenante hors des sentiers battus, je vous conseille d'aller voir, cet été, un autre polar espagnol, Que Dios nos perdone (recommandé aussi par Pascale et alex). A Madrid en 2011, le Pape Benoît doit venir dans la capitale espagnole. Le pays est en plein marasme économique. C'est dans ce contexte que deux policiers, Velarde (qui souffre de bégaiement) et Alfaro (au comportement parfois incontrôlable) enquêtent sur le meurtre et le viol de plusieurs dames âgées. L'enquête piétine vite car le tueur ne laisse pas d'empreintes. Les policiers ne sont pas aidés par leur chef qui veut des résultats et une arrestation discrète. Le réalisateur s'attarde beaucoup sur la vie des deux flics: Velarde, qui vit seul dans un appartement sans fenêtre, et Alfaro, marié et père de deux enfants. Son couple va mal. Velarde, quant à lui, a un problème dans ses relations avec les femmes. Quant au tueur, on apprend qui il est vers le milieu du film lors d'une course poursuite mémorable dans le métro madrilène. Car les quatre premiers crimes sont montrées post-mortem. En revanche le dernier crime (sur une vieille dame très sympathique) est filmé de bout en bout. La violence du tueur est effrayante. L'épilogue laisse un goût amer. Un très bon film servi par de bons acteurs. Lire aussi les billets de ffred et Tinalakiller.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [11] - Permalien [#]
Tags : , ,
mardi 15 août 2017

Tag du Bac

Bon, j'avais négligé de finaliser le présent billet pour le 14 juillet, mais le 15 août, comme symbole de vacances, c'est pas mal non plus... Alors voilà!

Cela fait donc près de 6 semaines que les derniers bacheliers potentiels de la session (ceux qui ont dû se coltiner un oral de rattrapage) ont eu leurs résultats (vendredi 7 juillet 2017). Moi, ça me renvoyait à de vieux souvenirs: il y a 36 ans, j'avais dû revenir des vacances où j'étais imprudemment parti pour affronter ces ultimes épreuves. Cette année, je m'en suis tiré avec une mention Assez Bien. Mon niveau a dû monter avec les années... mais c'est pas le même Bac non plus!

... Bref, en me glissant entre deux billets de dasola, je (ta d loi du cine) continue à "squatter" son blog pour vous proposer le "Tag du Bac" que j'ai trouvé chez Mathilde littéraire.

Evidemment, j'aurais pu me compliquer un peu plus la vie... "De mon temps", on jouait à un jeu, le "baccalauréat", où il fallait, en temps limité, remplir un certain nombre d'items (catégories de questions) commençant par une des 26 lettres de l'alphabet. Ce jeu s'appelait... le baccalauréat!

J'ai vaguement songé à chercher 26 occurrences pour chacune des 11 questions du tag initial (pas tous avec des auteurs contemporains!). J'avoue que je me suis un peu creusé la tête entre le 5 juillet et maintenant. Mais bon, c'est les vacances... Non? Alors je me borne au résultat ci-dessous (le texte introductif demandait seulement de trouver un livre différent pour chacune des 11 questions)!

* Français : citer un livre d'un auteur français dont vous avez apprécié la plume.

Le corbeau et le renard de Jean de La Fontaine (Fables). Plus sérieusement, la série de bande dessinée (Juillard / Cothias) Plume au vent (4 tomes de 1995 à 2002, en lien avec Les Sept vies de l'épervier, etc.). Plus sérieusement encore, La plume empoisonnée (The Moving Finger) d'Agatha Christie (1942, trad. française 1949 et, plus récemment, de nouveau en 1994).

* Mathématiques : citer un livre dont la couverture évoque les maths.

Trop compliqué, la couverture. Je vais encore me cantonner au titre. E=MC2 mon amour de Patrick Cauvin (1977)? Bon d'accord, c'est de la physique... Plus sérieusement, Le zéro et l'infini, traduction française en 1945 de Darkness at noon d'Alfred Koestler (1940). Encore plus sérieusement, Un homme + une femme = quoi? d'Elsa Cayat (1998) [de la psychanalyse!].

* Anglais : citer un livre dont le titre est en anglais (mais le contenu en français).

Jurassic Park de Michael Crichton (1990 - je possède cependant une traduction publiée en 1992 sous le titre Le parc jurassique...). Plus sérieusement, Love story de Erich Segal (publié en 1970 avant même la sortie du film dont il constituait la novellisation du scénario, "best-seller" mondial sous ce titre). Bon, encore plus sérieusement, Time to turn de François Taillandier, 5ème tome de sa série La grande intrigue, rédigé directement en français bien entendu en 2010.

* Histoire : citer un livre dont l'intrigue se déroule dans un passé lointain.

1984 de George Orwell... Plus sérieusement, La guerre du feu de J.-H. Rosny ainé (1909). Ou alors l'Iliade, d'Homère (dont on dit qu'il aurait été aveugle - comme je n'ai pu m'empêcher de le glisser dans ma copie de Français cette année)...

* Géographie : citer un livre dont l'histoire se déroule dans un endroit que vous savez placer sur une carte.

L'Atlantide de Pierre Benoit (au Sahara) [publié en 1919]. Plus sérieusement, Le tour de la France par deux enfants de G. Bruno (1877) - que j'ai lu il y a fort longtemps. Ou peut-être La Corée en feu de Jack London (1905).

* Philosophie : citer un livre qui vous a fait réfléchir.

Le monde de Sophie (Sofies verden) de Jostein Gaarder (1991, traduit en français en 1995).

* Physique/chimie : citer un livre avec un personnage geek.

Je me serais attendu à ce que l'intitulé de la question concerne l'informatique, mais bon... Heu... L'idée fixe du savant Cosinus de Christophe (1893 à 1899). Plus sérieusement, la série Millenium créée par Stieg Larsson en 2005 (même si les membres de "Hacker Republic" sont moins geeks que hackers).

* Economie : citer un livre dans lequel le héros exerce une activité professionnelle.

Un petit boulot (Since the Layoffs) de Iain Levison (2003)... Alternativement, Au bonheur des ogres de Daniel Pennac (1985).

* Sciences: citer un livre où les lettres SCIEN sont présentes dans le titre.

Utiliser à bon escient les différentes méthodes pédagogiques, du collectif Demos (2012). Mon commentaire: cela ne peut qu'être passionnant...

* LV2 : citer un livre écrit ni en Français, ni en Anglais.

Der tod in Venedig (La mort à Venise) de Thomas Mann (1912).

* Sport : citer un livre dans lequel le héros fait de la course à pied/du running.

Sans aucun remords de Tom Clancy (1994).

J'espère que ce tag vous aura plu à tous les niveaux. A vous de jouer maintenant!

PS: je viens tout juste de comprendre que ce tag a été initié par "PKJ", tag-bac autrement dit Pocket Jeunesse (qui a changé de nom en 2012 pour ne pas rebuter les "jeunes adultes").

Posté par tadloiducine à 01:00 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags :
dimanche 13 août 2017

Crash test Aglaé - Eric Gravel / Les filles d'Avril - Michel Franco

Si vous voulez voir un film rafraîchissant, allez voir Crash test Aglaé, le premier long-métrage d'Eric Gravel. Vous aurez l'occasion de cotoyer Aglaé Lanctot pendant son périple, qui l'emmenera de la Lorraine vers la Suisse puis l'Allemagne, pour se terminer en Inde, en passant par le Kazakhstan. Aglaé, qui n'a pas eu beaucoup de chance dans la vie, s'est découvert une passion pour travailler dans une usine qui fait du "crash-test" sur les voitures. Quand le film commence, Aglaé apprend par ses deux meilleures collègues, Liette (Julie Depardieu) et Marcelle (Yolande Moreau, hilarante), que l'usine va être délocalisée en Inde. A la surprise de la direction qui est convaincue que tous les ouvriers vont acccepter leurs indemnités de licenciement, Aglaé, elle, accepte de partir en Inde pour retravailler avec un salaire bien moindre. Ses deux collègues décident de l'accompagner. Ce voyage effectué en voiture (un peu déglinguée), en caravane, en vélo et à pied nous fait passer un bon moment. Liette et Marcelle vont abandonner assez vite (pour différentes raisons), mais Aglaé ira jusqu'à bout sans se poser de question. Je vous laisse découvrir ce qui l'attend au bout du chemin. Un film d'été d'1H25 qui fait du bien, même s'il y a beaucoup d'invraisemblances. Lire les billets de Pascale et Alex.

Je n'en dirais pas autant du film Les filles d'Avril du Mexicain Michel Franco qui m'a un peu perturbée. Quand la séance s'est terminée, certains spectateurs semblaient aussi abasourdis que moi. Quelle histoire! Valeria, 17 ans, est enceinte et fait l'amour avec son petit copain. Elle vit dans une maison en bord de mer avec Clara, sa demi-soeur plus âgée qu'elle. Clara parle peu et a des problèmes de poids. Abril, la mère, la cinquantaine épanouie, arrive soudainement. Longtemps absente, elle n'avait pas vu que sa fille attendait un enfant. Dès la naissance, Abril s'occupe du bébé, une petite fille, considérant que Valeria n'est pas capable de s'en occuper. Pour ce faire, elle subtilise le bébé en disant à sa fille que Karen (le bébé) a été adoptée. Et on n'est qu'au début de l'histoire, qui m'a mise mal à l'aise tout du long avec ce personnage d'Abril que j'ai trouvé monstrueux. Le réalisateur, qui est aussi le scénariste, doit avoir peut-être des problèmes avec les femmes, car je trouve le personnage d'Abril indéfendable. Ce n'est pas un film que je conseillerais à tout le monde malgré des bonnes critiques. Lire le billet de ffred.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
Tags : , , , ,
vendredi 11 août 2017

Negra soledad / Les yeux du coeur - Ramon Diaz-Eterovic

P1050534            P1050533

J'ai encore bien apprécié les deux romans de Ramon Diaz-Eterovic, Les yeux du coeur (écrit en 2001 et publié en français en 2007) et Negra Soledad (écrit en 2014 et publié en français en mai 2017). Avec ces deux titres, j'en suis à sept romans lus de cet écrivain, alors que la série "Heredia" comporte 16 titres (selon wikipedia). J'ignore pourquoi le plus récent (Negra soldedad) a été traduit en français et pas les deux précédents. Il y a des mystères dans le monde de l'édition qui me dépassent. En revanche, c'est encore Bertille Hausberg qui se charge de la traduction (Elle le fait avec beaucoup de talent depuis le début). Lire mes billets précédents ici, ici, ici et .

Dans Les yeux du coeur (Editions Métailié, 260 pages), le détective Heredia, le narrateur, enquête sur la disparition d'un homme qu'il a connu en 1974, en pleine dictature. Les deux faisaient partie d'un groupe d'aspirants poètes et ils étudiaient le droit. L'enquête va obliger Heredia à quitter Santiago momentanément afin de terminer son enquête sur l'île de Chiloé, au sud des côtes chiliennes, où il retrouvera (ou non) Traverso, l'homme qu'il n'est pas tout seul à chercher. Mais avant d'en arriver là, comme dans les autres romans, on suit Heredia dans ses réflexions, ses déambulations dans quelques quartiers de Santiago. Heredia n'est pas toujours aimable, il est sans concession. On devient familier avec la rue dans laquelle il vit et on entre souvent dans son appartement dont les fenêtres ont vue sur le rio Mapocho et la cordillère des Andes. Il le partage toujours avec Simenon, son chat blanc à qui il fait la conversation. Heredia reçoit parfois de la visite, dont quelques membres du sexe féminin. Mais ses amours ne sont pas très heureuses. Les dames s'en vont ou disparaissent tragiquement et Heredia se retrouve condamné à la solitude. Heredia n'est pas très riche, mais de temps en temps il se renfloue en misant sur les bons chevaux aux courses.

Dans Negra Soledad (titre original en espagnol : La Musica de la soledad (!), Editions Métailié, 345 pages) Heredia décide d'enquêter sur le meurtre d'Alfredo, un ami avocat d'Heredia. Et ceci à la demande de la veuve. Alfredo avait été engagé par des villageois du nord du Chili. Ils sont menacés d'expropriation à cause d'un barrage et d'une exploitation minière polluante. On peut deviner assez vite qui a tué, mais ce n'est pas cela l'important mais la progression d'Heredia dans la découverte de la vérité. En parallèle, Heredia va peut-être enfin se marier avec Doris, une inspectrice de la police.

Ces lectures m'ont encore donné beaucoup de plaisir et j'ai quitté à regret Heredia et Simenon. J'espère les retrouver bientôt. A bon éditeur, salut.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags : , , ,
mardi 8 août 2017

La planète des singes: Suprématie - Matt Reeves

Mercredi 2 août 2017 est sorti La planète des singes - Suprématie et ce film est très réussi. Il s'agit de la suite de La planète des singes - Les origines et La planète des singes - L'affrontement. L'histoire commence quand César, le chimpanzé qui parle, et sa tribu réfugiés dans une forêt, repoussent une énième attaque des hommes. Malheureusement, une nuit, un colonel arrive à tuer la femme et le fils de César abrités dans une grotte. Fou de chagrin, César accompagnés de trois compagnons dont l'orang-outan Maurice partent à la poursuite de ce colonel fou digne du colonel Kurtz dans Apocalypse Now. Il faut noter les nombreuses références à des films comme La grande évasion, Full Metal Jacket ou Les dix commandements. Il y a plusieurs références bibliques et christiques dans le film. Ce long-métrage aux effets spéciaux remarquables (on oublie que ce sont des hommes qui interprètent les singes), fait passer un très bon moment. J'ai beaucoup aimé le personnage de la petite fille recueillis par les primates ainsi que "Bad ape" (méchant singe), un bonobo aux yeux globuleux qui m'a fait penser au Golum dans Le seigneur des anneaux. Je retiens la belle scène d'avalanche où les singes se réfugient dans les arbres alors que les hommes sont ensevelis sous la neige. Enfin, parmi les références cinématographiques, la séquence finale dans ce paysage désolé avec un arbre, j'ai pensé aux premères scènes de 2001, Odyssée de l'espace, c'est dire. Un des bons films de l'année. Lire les billets de Pascale et ffred.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [11] - Permalien [#]
Tags : ,
lundi 7 août 2017

Je suis très tolérant - Charb

P1050502  P1050518

Le poids des mots, le choc de l'image: une provocation, bien charbienne (est-ce que cela se dit, est-ce comme cela qu'on dit? Ou faut-il utiliser "charbesque"?). Ce livre paru en 1996 (peut-être l'un de ses premiers albums, sauf erreur de ma part?), Je suis très tolérant!, je (ta d loi du cine, squatter chez dasola) me l'étais offert en 1998 (avant de rencontrer Charb lors d'une séance de dédicaces - je raconterai cela une autre fois).

Dans ce recueil de dessins, les "victimes" de "l'intolérance" du dessinateur sont (pêle-mêle): les fumeurs, les forces de l'ordre, les Corses, quelques politiques, des religieux, les vacanciers, sans oublier tous les braves concitoyens ou sommés de consommer que nous sommes... La violence est omniprésente - sur le papier (ah, la souffrance de la brave voiture défoncée à coup de masse par le garagiste retors...). Ca flingue, ça explose, ça cogne... Je suis loin d'avoir choisi les dessins les plus terrifiants pour illustrer mon propos. En metttant l'accent sur la violence symbolique ou l'antiphrase (le texte ou la légende), parmi cette diversité de dessins parus il y a plus de 20 ans, j'en extrais quelques-uns plus ou moins intemporels.

P1050513   P1050515  P1050503   

Le compteur à air, ça n’existe pas encore: patience, je suis sûr que ça viendra! J'ai juste pris quelques-uns des dessins en N&B ou en couleur; l'album comporte également des cases formant une histoire suivie ou des gags de répétition (plus ou moins une page?).

Est-ce qu'il y aurait déjà plus de 20 ans que le PS ne savait plus ou il devait siéger [Charb ne posait pas la question en ces termes, bien sûr]? 

P1050511

Voici deux dessins de saison...

P1050509  P1050505

... en attendant la rentrée... et l'automne qui, peut-être, sera chaud (ou chiant?).

P1050506   P1050504 

P1050507

En tout cas, en 1996, la liberté du dessinateur de presse ne posait pas question: même pour un dessin sur Chirac et son cerveau, dont on va dire (méchamment) que c’était prématuré, à ma connaissance, Charb n’a pas été inculpé d’outrage au Chef de l’Etat… Il est vrai que Chirac était déjà le "héros" de plusieurs albums de Cabu (j'en parlerai aussi, à l'occasion...). Pour terminer, je signalerai pour ceux qui l'ignorent que Charb rédigeait par ailleurs des "chroniques", dans Fluide glacial ou dans Charlie Hebdo (exemple de titre de rubrique: "Charb n'aime pas les gens"). Plusieurs recueils en ont été publiés, dont les Petit traité d'intolérance et Nouveau petit traité d'intolérance (Librio) que je finirai bien par chroniquer aussi un jour. En attendant, continuez à découvrir (si pas déjà fait) les dessins de Charb, ils ne vieillissent pas... si je puis dire.

*** Je suis Charlie ***

Posté par tadloiducine à 01:00 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , ,
vendredi 4 août 2017

Cinq films vus et non commentés depuis le 15 juillet 2017

Tom of Finland de Dome Karukoski évoque la vie du finlandais Touko Laaksonen (1920-1991), un homosexuel qui a été en butte à l'intolérance du fait de son orientation sexuelle comme d'autres en Finlande. On apprend que des homosexuels se mariaient pour éviter d'être pourchassés. Après la deuxième guerre mondiale où il a combattu contre les Russes, Touko est devenu dessinateur dans l'industrie publicitaire. Par la suite, il est devenu célèbre pour ses dessins de motards et bûcherons très "gays". Tom a inspiré entre autre Jean-Paul Gautier. Concernant Tom of Finland, j'y suis allée car le sujet m'intéressait, mais j'ai été déçue car le film, lui, n'est pas du tout intéressant. Il est trop long (1H56) pour ce qu'il raconte. Les scènes se ressemblent. Il ne se passe pas grand-chose. L'image n'est pas belle. Tout est terne et le tout manque cruellement d'émotion. Dommage.

Ma cousine Rachel de Roger Michell fut aussi une déception et pourtant j'aime les films à costumes se passant dans des demeures anglaise du début du XIXème siècle. Et j'apprécie beaucoup Rachel Weisz. Mais là, je me suis ennuyée devant cette histoire d'un jeune homme qui déteste sans la connaître et puis qui tombe amoureux de Rachel, la veuve de son oncle. Il ne sait pas quoi faire pour lui faire plaisir. Rachel reste un personnage mystérieux dont on ne connaitra pas les desseins. Est-elle une empoisonneuse ou non? La fin arrive comme un cheveu sur la soupe et on s'en moque un peu.

Un vent de liberté de Behnam Behzadi se passe de nos jours à Téhéran, ville très polluée. Niloufar, 35 ans et pas mariée, vit avec sa mère. Douée en affaires, elle dirige l'entreprise familiale de retouche de vêtements. Sa maman âgée fait un malaise dû à la pollution et le médecin veut qu'elle quitte Téhéran. Niloufar n'étant pas chargée de famille, son frère et sa soeur trouvent logique qu'elle (Niloufar) parte ailleurs dans le nord avec la maman. La pauvre Niloufar se révolte contre les deux autres, mais le frère et la soeur l'expulsent littéralement de l'entreprise. Seule sa nièce avec qui elle s'entend bien la soutient. Je ne vous dirai pas comment cela se termine, mais j'avoue qu'en tant que femme pas mariée et sans enfant, je préfère vivre en France qu'en Iran, où l'émancipation des femmes n'apparaît pas encore tout à fait à l'ordre du jour. Un film qui m'a laissée un goût amer. Lire le billet de larroseurarrose.

The Circle de James Ponsoldt est adapté d'un roman de David Eggers (scénariste du film). J'y suis allée car j'apprécie Tom Hanks et Emma Watson. L'histoire se passe dans un futur proche où tout passe par internet. Mae vient d'être recrutée dans une société appelée The Circle (le Cercle), la plus importante société en matière technologique. Peu de temps après, Mae accepte d'être filmée 24/24 (sauf aux toilettes). Cela impacte sa vie sociale et familiale. Il n'y a rien à comprendre, si ce n'est me répéter que les réseaux sociaux ne sont vraiment pas fait pour moi. C'est 1984 de George Orwell en pire. Emma Watson et Tom Hanks sont bien mais ce n'est pas suffisant. Je lirai plus volontiers le roman un de ces jours. Lire le billet de Tinalakiller.

It comes at night de Trey Edward Shults est un film d'horreur pas comme les autres. Il se passe dans un futur proche (?). Une famille, un père, une mère et leurs fils métis, vivent reclus dans une maison au fond d'une forêt. Il semble qu'une épidémie mystérieuse ait décimée les humains. L'arrivée par hasard d'une autre famille (un couple et son petit garçon) va semer le chaos. On ne voit pas grand-chose mais on sent une menace insidieuse. C'est un film sur la peur, surtout la peur des "autres". Bien entendu, tout cela se termine mal mais je ne vous dirai pas comment. Pas mal.