Le blog de Dasola

lundi 31 août 2015

Dheepan - Jacques Audiard

Etant une grande admiratrice du cinéma de Jacques Audiard depuis son premier film Regarde les hommes tomber, je me suis réjouie de la Palme d'or reçue par le réalisateur pour son dernier film, Dheepan. Sorti le 26 août 2015, Dheepan est sous-titré en français à 95% puisque les personnages principaux dialoguent en langue tamoule. Le film m'a plu même si les vingt dernières minutes assez violentes peuvent provoquer une polémique. L'hstoire débute au Sri Lanka où Dheepan, Yalini (26 ans) et la jeune Illayaal (9 ans) se font passer pour une famille et prennent l'avion à destination de la France. Ils quittent leur pays. Dheepan est un Tigre tamoul qui fuit après la défaite de l'organisation séparatiste face au gouvernement du Sri-Lanka.

Cette fausse "famille", après avoir été hébergée dans divers foyers, accepte de devenir les gardiens d'une barre d'habitations dans la banlieue parisienne. On voit tout de suite que des gangs se servent des halls des bâtiments pour se réunir et se livrer à divers trafics. Dheepan et Yalini, en attendant leurs papiers en règle, font tout pour s'acclimater à leur nouvelle vie, malgré tout ce qui se passe autour d'eux. Illayaal intègre une école pour apprendre le français. Audiard filme toujours très bien en restant au plus près des personnages. La violence est là, mais dans la fusillade finale, beaucoup de morts sont hors-champ. C'est un film prenant sauf l'épilogue idyllique en Angleterre qui gâche un peu l'ensemble.

Lire le billet d'Alain.

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vendredi 28 août 2015

La belle saison - Catherine Corsini

Je dirais que La belle saison, c'est La vie d'Adèle en plus tonique et plus joyeux. Pour tout dire, j'ai nettement préféré ce fllm, La belle saison, peut-être parce qu'il est réalisé par une femme. Catherine Corsini filme avec plus de naturel les scènes de s***e qui ne durent jamais très longtemps. Cela ne tombe pas dans le voyeurisme. L'histoire se passe en 1971, au temps du MLF et de la pilule qui se démocratise. Delphine, une jeune agricultrice du Limousin (elle vit dans une ferme avec ses parents), se sent plus à l'aise avec les filles qu'avec les garçons. Et pourtant, ses parents voudraient bien la marier. Elle "monte" à Paris pour travailler temporairement chez Felix Potin (et oui, cette enseigne existait encore). Un jour, vers le Luxembourg, elle croise la route de Carole qui partage la vie de Manuel. Carole est professeur d'espagnol et militante pour la cause des femmes. Entre les deux jeunes femmes, c'est le coup de foudre réciproque. Elles vont vivre une belle histoire d'amour semée d'embûches. En particulier, la mère de Delphine considère cette liaison comme inacceptable. Je ne vous dévoilerai pas la fin qui m'a plu car elle laisse des ouvertures. Il faut saluer les interprétations dignes d'éloges de Cécile de France (qui joue Carole) mais surtout celle d'Izïa Higelin que je ne connaissais pas et qui a beaucoup de talent comme actrice. Un film que je vous conseille. Lire le billet d'Alain.

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mardi 25 août 2015

Mission: Impossible, Rogue Nation - Christopher McQuarrie

Ayant apprécié en son temps la série télé Mission Impossible multidiffusée sur le petit écran et qui date des années 60-70, je me souviens que je me réjouissais d'avance de voir, en 1996, une transposition cinéma de la série. A l'époque, ma déception fut à la hauteur de mon attente. C'est pourquoi j'ai "zappé" les films suivants de cette série. Jusqu'à cet été où après avoir lu et entendu de bonnes critiques sur ce cinquième opus, je suis allée voir Mission: Impossible, Rogue Nation. Et j'ai été très agréablement surprise par ce film qui bénéficie d'un scénario solide (malgré pas mal d'invraisemblances), des personnages ayant de l'épaisseur dont Ilsa Faust (Rebecca Ferguson). Quand le film commence, l'équipe de Mission Impossible est sur le point d'être dissoute mais c'est compter sans Ethan Hunt (Tom Cruise) qui est capturé par un groupuscule criminel appelé "Le syndicat" qui agit à l'échelle international. Le film est ponctué de séquences notables comme une plongée en apnée dans un centre de données implanté sous l'eau. Le rythme du film est trépidant sans temps mort. On peut noter des références à des films comme ceux d'Alfred Hitchcock et j'ai apprécié le fait que le personnage féminin est essentiel à l'histoire. Tom Cruise qui est le producteur du film n'écrase pas ses partenaires. Le film est un succès en salle, c'est mérité.
Lire les billets d'Alex-6, Géraldine, Princécranoir, Wilyrah, Wolvy128 qui ont aimé le film autant que moi.

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samedi 22 août 2015

Coup de chaud - Raphaël Jaculot / Une famille à louer - Jean-Pierre Améris

Voici deux films que j'ai appréciés. Il faudrait qu'ils trouvent leur public.

Coup de chaud de Raphaël Jaculot se passe dans le Lot et Garonne, un été de canicule dans un village agricole. La commune manquant d'eau, le conseil de la mairie achète une pompe à eau qui va servir à prendre de l'eau dans l'étang voisin pour que les agriculteurs puissent arroser leur culture. Dans ce village sans histoire, on fait la connaissance de Joseph Bousou, un garçon un peu simplet d'une vingtaine d'années qui est le fils de gens du voyage sédentarisés. Ils sont ferrailleurs. Joseph aime faire du bruit avec l'autoradio de sa petite voiture. Il entre chez les gens sans demander la permission. On sait qu'il n'est pas méchant mais les gens le craignent un peu. Un jour, la pompe disparaît et c'est bien entendu Joseph qui est accusé de ce larcin même s'il n'y a pas de preuve contre lui. Le réalisateur sait ménager un certain suspense. On sent que tout ça va mal se terminer. Joseph est retrouvé mort poignardé. Pendant les 25 dernières minutes, on assiste aux interrogatoires des suspects éventuels. Le coupable n'est pas celui auquel on s'attend. A part Jean-Pierre Darroussin que tout le monde connaît, les autres acteurs sont pas ou peu connus. Un film qui mérite d'être découvert. Lire les billets d'Alex-6 et d'Alain.

Je passe maintenant à Une famille à louer de Jean-Pierre Améris. Le film est mal perçu par les critiques et je le regrette. Ce n'est pas le film de l'année mais j'ai trouvé l'histoire touchante. Paul-André (Benoît Poelvoorde) est un vieux garçon maniaque. C'est un homme seul, riche et neurasthénique. Il vit dans une grande demeure bétonnée qui ressemble à un bunker. Son chauffeur et majordome, Léon (François Morel) est sa seule compagnie. Un jour à la télé, aux infos, il voit Violette sortir d'un tribunal. Elle a été jugée pour acte de violence contre un vigile de supermarché. Violettte est sans travail et sans le sou mais elle vante les mérites d'avoir une famille, d'être soutenue par les siens. Paul-André a l'idée de "louer" Violette et ses deux enfants Auguste et Lucie. Il éponge les dettes de Violette (par contrat, il lui versera un an de salaire). Cette dernière conservera la garde de ses deux enfants: Auguste et Lucie. Le passe-temps de Violette est la sculpture sur fruits et légumes. Je vous laisse découvrir comment Paul-André et sa "famille" vont cohabiter. On devine assez vite comment l'histoire va se terminer. J'ai trouvé le film sans prétention, un brin maladroit par moment mais plaisant à voir. A vous de juger.

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mercredi 19 août 2015

Retour de ma pause vacancière (suite et fin)

Nous avons terminé notre périple en Dordogne, à Sarlat (sous la pluie) et Domme (temps très mitigé).

Etant arrivés en fin d'après-midi, nous avons parcouru les rues du vieux Sarlat. A cause de la pluie, j'ai fait peu de photos. Je reviendrai.

P1020262  Maison de la Boetie   P1020264

P1020269  Une rue du vieux Sarlat  P1020270  La lanterne des morts

 

P1020272  Le lanterneau du Présidial (l'ancien tribunal jusqu'à la Révolution de 1789). Cet édifice est devenu un restaurant.

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Je termine par Domme, situé à 8 km de Sarlat. Il s'agit d'une bastide qui fait partie de l'association "Les plus beaux villages de France". C'est un village qui domine la Dordogne. Les rues sont pentues mais pas trop. On a passé un moment agréable en particulier lors de notre tour en "petit train" (durée 20 minutes) qui nous a permis de faire un tour commenté du village.

P1020274  P1020277 

P1020280    P1020282  Les remparts de la Bastide

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Avant de regagner Paris, nous avons fait une halte à Limoges (j'y vais très souvent) où se déroulent des fouilles archéologiques (jusqu'en octobre 2015) sur une des places principales de la ville. Déjà, l'année dernière, des sondages assez conséquents avaient été faits. Des visites commentées par l'archéologue (une jeune femme) ont lieu les mercredis et jeudis. A chaque présentation, elle fait le point des avancées de la semaine. 

P1020124  P1020125  P1020127  P1020129  Sur les palissades qui entourent les fouilles, on peut lire des panneaux explicatifs très intéressant. Ces fouilles permettront peut-être d'approfondir la connaissance du site dominé par l'abbaye Saint-Martial pendant plus de dix siècles.

Je ferais une remarque: tous les platanes qui se situaient sur la place ont été abattus dans le périmètre de ces fouilles.

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mardi 18 août 2015

Retour de ma pause vacancière (suite)

Avant Albi, nous nous sommes donc arrêtés au Château de Saissac (un des châteaux cathares) et Montolieu.

La construction du château remonte au Xème ou XIème siêcle.

P1020196  P1020198  P1020197

P1020203  P1020201 

P1020204  P1020206 Maquette du château

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Pas très loin de Saissac, on va à Montolieu, petit village pentu qui s'enorgueillit d'être un village du livre avec 15 librairies d'occasion. Nous sommes entrés dans au moins trois d'entre elles, des cavernes d'Ali Baba pour ceux qui aiment les livres. C'est à Montolieu que sont situées les Editions le dilettante.

P1020195 Une rue de Montolieu avec trois librairies. 

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Nous voici arrivés à Albi, chef lieu du Tarn où la cathédrale Sainte-Cécile ("un beau tas de briques", comme m'a dit mon ami) domine la ville. 

P1020210  P1020212 

P1020219 Clocher de la cathédrale.  P1020215 La cathédrale sous la pluie

Je n'ai pas photographié l'intérieur car il y avait beaucoup de monde dans l'édifice à cause de la pluie. Les murs sont entièrement peints et la cathédrale est célèbre pour son jubé (ou choeur), un des rares (une dizaine en France) qui n'ait pas été détruit. L'entrée pour admirer ce choeur est de 5 euros.

Albi est la ville natale du peintre Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901). Le musée pratiquement adossé à la cathédrale est très intéressant, tout comme le Musée Lapérouse, Jean François de Galaup, comte de La Pérouse (1741-1788), étant un autre albigeois célèbre. Un grand lycée de la ville porte son nom.

P1020218 Maison natale de Toulouse-Lautrec  P1020253 Statue de Lapérouse

 

Suite et fin, demain.

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lundi 17 août 2015

Retour de ma pause vacancière

Du 9 au 14 août 2015, mon ami et moi sommes partis en direction du Lot avec un arrêt à Cahors, puis nous nous sommes dirigés dans l'Aude vers Carcassonne, avant de continuer dans le Tarn à Albi. Entretemps, nous avons fait une halte toujours dans l'Aude au château de Saissac et à Montolieu, un des "villages du livre" que l'on trouve en France. Avant de repartir à Paris, nous avons fait une mini-étape en Dordogne, à Sarlat où la pluie fut au rendez-vous, de même que dans le joli village de Domme à 12 km de Sarlat. Nous avons avons bien apprécié ce voyage malgré la canicule les 3 premiers jours et le temps très maussade les deux dernières journées.

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Cahors qui est bâtie sur une presqu'ile sur le Lot est célèbre pour son pont fortifié, le pont Valentré, l'un des rares encore existants, bâti au XIVème siècle et restauré au XIXème.

P1020157  P1020159

P1020148 La maison Henri IV sur les bords du Lot

P1020145 Une façade de maison.

 

P1020137 La cathédrale  P1020140 Le cloître de la cathédrale

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Carcassonne et sa célèbre cité (ville haute) féodale à double enceinte, dont une partie remonte à la période gallo-romaine.

P1020163  P1020165  P1020171 

P1020175  P1020176   P1020177  P1020178  P1020182  P1020180  Si la Cité de Carcassonne existe encore c'est grâce à un archéologue du XIXème siècle, Jean-Pierre Cros-Meyrevieille, qui a réussi à faire annuler l'avis de destruction de la Cité (qui était dans un état pitoyable). Viollet-Leduc a contribué à sa restauration (et pourtant que de critiques et controverses). Les travaux de restauration ont duré 50 ans.

P1020183 Vue de la ville basse de Carcassonne.

  P1020173 L'un des deux ponts reliant la ville basse à la Cité.

 

Suite de la visite demain.

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lundi 10 août 2015

Petite pause vacancière

Cahors_-_Pont_Valentré_03

Bonjour à tous, je serai de retour le 17 août après un petit périple dans le Lot, l'Aude et le Tarn. A bientôt.

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dimanche 9 août 2015

A Touch of Zen - King Hu

L'été est propice à des sorties ou des ressorties de films qui sortent dans peu de salles mais qui peuvent attirer des spectateurs curieux.

A Touch of Zen est sorti en deux parties en 1970 et 1971 à Taïwan. Il a été récompensé, en 1975 au Festival de Cannes, du prix de la Commission supérieure technique. Ce prix révèla le réalisateur en Occident. En effet, King Hu (1931-1997) a révolutionné le film de sabre ("wuxia pian"). A Touch of Zen en est une belle illustration même si on peut trouver le film lent, long (il dure 3 heures) et souffrant d'un certain déséqulibre. Le résumé ci-après n'est pas de moi: "Yang Hui-chen, dont le père a été assassiné par la police politique du Grand Eunuque Wei a réussi à s'échapper avec l'aide de deux généraux rebelles. Ayant trouvé refuge dans une citadelle frontalière abandonnée, la jeune fille est repérée par des espions impériaux. Pour l'aider à affronter les gardes lancés à sa recherche, elle trouvera un soutien inespéré auprès de Ku Sheng-chai, un jeune lettré (écrivain public et peintre) qui se révèle un redoutable stratège, et surtout de Maître Hui-Yuan, un moine bouddhiste dont la force spirituelle n'a d'égale que sa maîtrise des arts martiaux…" (source Wikipedia). Cette histoire pas très compliquée en apparence est déroulée au compte-goutte. On met du temps à savoir qui est qui. Il y a quelques flash-back qui expliquent comment et pourquoi Yang Hui-chen et les deux généraux sont devenus excellents au combat (de sabre ou à mains nues). A un moment donné, on croit que le film va se terminer: et bien non, l'histoire repart de plus belle (3/4 d'heure avant la fin) avec en particulier une très belle séquence de combat dans une forêt de bambous verts. On arrive à se demander quand est-ce que le film va se terminer et surtout comment. Ce n'est pas un film très bavard mais il y a pas mal de musique et j'ai trouvé l'image très belle. Ce film mythique (que je suis contente d'avoir vu) a semble-t-il inspiré Ang Lee (pour Tigre et Dragon), Quentin Tarantino (Kill Bill) ou peut-être même Zhang Yimou (Le secret des poignards volants).

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jeudi 6 août 2015

Papa lumière - Ada Loueih / Je suis mort mais j'ai des amis - Guillaume et Stéphane Malandrin

Voici deux films qui sont sortis dans très peu de salles à Paris et qui ne se donnent déjà presque plus.

Je commence par Papa lumière d'Ada Loueih, sorti le 29 juillet 2015, que je suis allée voir pour Niels Arestrup. L'acteur joue le rôle de Jacques, qui s'est expatrié pendant trente ans à Abidjan en Côte d'Ivoire. Il était propriétaire d'un hôtel qui a brûlé. L'histoire commence dans un avion début 2011: fuyant la crise ivoirienne, Jacques est assis à côté d'une jeune fille noire métisse. On apprend très vite qu'ils sont père et fille. Jacques et Safi arrivent à Roissy avant de se diriger dans un centre d'accueil à Nice. Safi, qui est grande pour ses 14 ans, apprend à connaître son père (ours mal léché), car, à Abidjan, elle vivait avec sa mère, "pute" "de luxe" qui semble avoir disparue. Jacques trouve un emploi de "dog-sitter" avant de redevenir gérant d'un hôtel  tandis que sa fille va au collège. Il ne se passe pas grand-chose, mais l'histoire sort de l'ordinaire. Arestrup est égal à lui-même. Lire le billet d'Alex-6.

Et maintenant, je passe à un film belge sorti le 22 juillet 2015, Je suis mort mais j'ai des amis, réalisé par deux frères nettement moins connus que les frères Dardenne. Guillaume et Stéphane Malandrin ont réalisé un film qui m'a fait penser à ceux de Benoît Delépine et Gustave Kervern, dans le style "foutraque", iconoclaste. Et le point commun entre leurs films, c'est Bouli Lanners, qui s'en donne à coeur joie dans le délire. Dans Je suis mort mais j'ai des amis, le chanteur et leader d'un groupe de rockers quinquas meurt subitement, juste avant un concert à Los Angeles. Incinéré, le chanteur va tout de même participer au concert puisque ses potes rockers (ils sont trois, dont Ivan [Bouli Lanners]) emportent l'urne avec eux. Dany, un militaire et amant du chanteur, va se joindre à leur voyage qui les emmenera au Canada et non aux USA. L'ensemble est sympathique même si ce n'est pas impérissable.

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lundi 3 août 2015

La facture - Jonas Karlsson

 

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Avec La facture de Jonas Karlsson (Actes sud, 188 pages), j'ai passé un joli moment de lecture. L'histoire ressemble à un conte. Un jour, en Suède, le narrateur de cette histoire reçoit une facture à payer d'un montant exorbitant (l'équivalent de près de 600 000 euros). Il n'y prête pas forcément attention car il ne sait pas à quoi la somme demandée correspond. Peu de temps après, il reçoit un rappel pour cette facture non payée majorée par des intérêts de retard. Qu'à cela ne tienne, il fait son enquête par téléphone. C'est une certaine Maud qui prend son appel et qui lui confirme qu'il est bien redevable de la somme au vu des réponses à des questionnaires auxquels il a répondu assez récemment. On lui facture une somme qu'il doit payer et qui a été calculée en fonction de son indice BV (Bonheur Vécu) depuis qu'il est né. C'est une mesure qui a été votée par on ne sait qui et qui s'applique à tout le monde. Le narrateur qui n'écoute pas la radio, ne regarde pas la télé et ne lit pas les journaux est âgé de 39 ans. Il est célibataire sans enfant, gagne modestement sa vie en travaillant à mi-temps dans un vidéo-club pour cinéphiles. Ses seuls biens matériels sont les quelques CD et DVD qu'il a chez lui et il n'est que locataire de son appartement au loyer bas. Manger une simple glace chocolat-menthe ou framboise suffit à son bonheur. Il est heureux tout simplement. On suit avec intérêt comment le narrateur va peut-être ne pas payer cette facture. Ce roman n'est pas mal écrit du tout par un acteur suédois renommé dans son pays où il est né en 1971. Une découverte sympathique.

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vendredi 31 juillet 2015

La femme au tableau - Simon Curtis

Conseillée par un de mes collègues, je suis allée voir La femme au tableau et je ne le regrette pas. Inspirée d’une histoire vraie, la femme au tableau  représente Adèle Bloch Bauer, qui a posé pour l’un des tableaux les plus célèbres de Gustav Klimt dans les années 1900: la femme en or. Comme son nom de famille l’indique, Adèle était juive et née dans une famille très aisée. En 1998, sa nièce Maria Altmann vivant aux Etas-Unis depuis des années, confie à un jeune avocat (petit-fils du compositeur Arnold Schoenberg) la mission de récupérer le tableau qui se trouve depuis la dernière guerre mondiale au musée du Belvédère à Vienne. Sa famille a été spoliée par les Nazis comme beaucoup d’autres familles juives. Pendant une heure cinquante, on suit avec beaucoup d’intérêt comment l’avocat Randol Schoenberg mène sa mission et arrive à assigner l’état autrichien devant un tribunal américain. En parallèle, le film comporte des retours en arrière qui décrivent la fuite de Maria (toute jeune mariée) et son époux en 1938 juste après l’Anschluss. Les quelques scènes où l’on voit les exactions des Nazis envers les Juifs sont marquantes. C’est un film prenant qui vaut vraiment la peine. Les spectateurs semblaient très attentifs. Il faut noter une fois de plus qu’Helen Mirren qui interprète Maria Altmann est remarquable ainsi que tous les autres acteurs.

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mardi 28 juillet 2015

Je suis Pilgrim - Terry Hayes (Challenge pavé de l'été 2015)

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C'est la troisième année que je m'inscris chez Brize au challenge "pavé de l'été" (merci à elle). Après 2666 de Roberto Bolaño et Les corrections de Jonathan Franzen, je me suis attaquée à un thriller écrit par Terry Hayes qui comporte 900 pages. Le narrateur, dont on ne saura jamais le vrai nom, est un homme qui a écrit une livre de référence en criminologie et médecine légale. Il a aussi travaillé dans le passé dans les services secrets. Quand le roman commence, il est appelé à titre d'expert sur la scène d'un crime à New-York. Une femme a été sauvagement assassinée et rendue méconnaissable. L'homme qui utilise comme nom de code Pilgrim devine que ce crime a été commis par une femme et qu'elle s'est inspirée de son ouvrage pour effacer tous les indices. Cette affaire va servir de contrepoint au reste de l'histoire dans laquelle Pilgrim va nous raconter l'histoire du Sarrasin. En Arabie Saoudite, le Sarrasin assiste à l'exécution de son père par décapitation. Ce dernier, zoologiste de profession, avait critiqué la famille royale. Le Sarrasin n'aura de cesse sa vie durant d'assouvir sa vengeance contre la famille des Saoud et leurs alliés, les Américains. Le roman tient en haleine et jusqu'au bout on se demande si le Sarrasin traqué par Pilgrim va arriver ou non à ses fins. Malgré les 900 pages, le roman se lit vite. C'est un "page-turner" idéal pour l'été. Personnellement, j'aurais aimé que l'histoire du crime du début soit plus étoffée. Elle m'a paru presque plus passionnante que le reste. L'auteur nous fait voyager de Djeddah (en Arabie Saoudite) au Liban puis en Afghanistan; des Etats-Unis pour repartir en Allemagne avant de repartir dans la région de Bodrum en Turquie. Je ne suis pas aussi enthousiate que je m'y attendais mais pourquoi pas?

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samedi 25 juillet 2015

Les nuits blanches du facteur - Andreï Kontchalovski

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Je voulais évoquer Les nuits blanches du facteur d'Andreï Kontchalovski sorti le 15 jullet dernier. Il est projeté dans peu de salles. Le film est interprété par des acteurs non professionnels. L'histoire se passe de nos jours autour du lac de Kenozero à presque 1000 kilomètres au nord de Moscou. Le facteur Aleksey Tryaptisyn est le seul lien entre les habitants autour du lac et le monde extérieur. Il apporte par bateau le maigre courrier, les pensions de retraite et autres médicaments. Aleksey est un homme affable qui mène une vie régulière (il se lève tous les jours à la même heure) après avoir cessé de boire depuis 2 ans. De temps en temps, un chat gris (un chartreux) vient lui rendre visite (c'est certainement un songe). Il vit seul mais il est amoureux d'Irina, une amie d'enfance. Timur, le fils de cette dernière, est très attaché à Aleksey qui lui fait faire des tours sur son bateau en lui évoquant des légendes plus ou moins effrayantes se rapportant au lac. Ou alors il lui montre une école en ruines qui rappelle la Russie d'avant. Les plans larges sur le lac et le paysage tout autour en été et en automne sont magnifiques. Tout est calme dans ces lieux où il y a l'électricité mais pas l'eau courante. Un matin, Aleksey se rend compte que le moteur de son bateau a été volé et la vie du facteur va être chamboulée. Le réalisateur qui est aussi le co-scénariste nous montre une Russie rurale pauvre mais qui garde une certaine dignité. Le film dure 1H45 et il m'a plu.

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mercredi 22 juillet 2015

Le combat ordinaire - Laurent Tuel

Voici encore un film intéressant à voir, sorti depuis une semaine: Le combat ordinaire de Laurent Tuel, qui a adapté le premier tome de la BD du même nom, dessinée et écrite par Manu Larcenet. Marco (Nicolas Duvauchelle), qui est sujet à des crises d'angoisse qui lui font parfois perdre connaissance, revient en France après une longue absence. Il a beaucoup photographié la guerre. Il voudrait photographier autre chose. Il retourne visiter ses parents en Bretagne près de Lorient. Son père qui a travaillé toutes sa vie sur les docks est maintenant retraité et en proie à des pertes de mémoire. Marco décide de photographier les dockers qui ont travaillé avec son père: il en fera un livre. Entretemps, Marco vit retiré en Dordogne dans un genre de grange aménagée. Il la partage avec un chat. Dans cette région, il va faire la connaissance d'un ancien d'Algérie dont on apprend qu'il a connu le père de Marco. Notre héros va surtout se transformer au contact d'Emilie, une jeune vétérinaire dont il tombe amoureux. Le film comporte quatre chapitres. La narration est limpide et j'ai trouvé que tous les acteurs étaient très bien. Un bon film. Lire le billet de Violette sur la BD ainsi que celui de manU.

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dimanche 19 juillet 2015

Le glaive du bourreau - Indrek Hargla

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Je viens de terminer la troisième enquête avec l'apothicaire Melchior. Les deux premières ( et  ) m'avaient beaucoup plu, tout comme comme celle-ci. Dans Le glaive du bourreau d'Indrek Hargla (Editions Gaïa, 444 pages), nous retrouvons Melchior en 1422. Les événéments se passent entre le 16 septembre et 13 octobre à Tallin en Estonie. Wibeke Bose, la fille du bourreau de la ville, assiste à l'assassinat d'un homme par un autre dans la forêt avoisinante. Elle devient un témoin gênant pour le meurtrier, elle le paiera de sa vie. Jusqu'à ce que l'on découvre le meurtrier, le bourreau ne procédera plus à des exécutions. Comme dans les romans précédents, Indrek Hargla nous décrit les us et coutumes estoniennes au XVème siècle ainsi que les relations très étroites qu'entretenait Tallin avec d'autres villes hanséatiques comme Lübeck et son marché aux harengs (schonemarkt). Melchior, une fois de plus, démontre son intelligence et sa perspicacité autour d'une table de jeu. Il démasque l'assassin grâce à d'un magicien et un jeu de cartes (qui ressemble au tarot). C'est brillamment mené, j'ai beaucoup aimé. D'ailleurs, j'attends les romans  suivants avec un certaine impatience. J'ai noté qu'il y en avait encore au moins deux à traduire en français (source wikipedia).

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jeudi 16 juillet 2015

La Isla minima - Alberto Rodriguez / Les Minions - Kyle Balda / Pierre Coffin

Si vous ne devez voir qu'un film cette semaine, je vous conseille vraiment La Isla minima d'Alberto Rodriguez (sortie le 15 juillet 2015). La Isla minima fait partie d'une région peu touristique et peu connue d'Andalousie dans les marais du Guadalquivir. Les vues aériennes de cette région qui ponctuent le film sont spectaculaires. Nous sommes en 1980, pendant la "transition démocratique", 5 ans après la mort du Général Franco. Pedro et Juan, deux flics venus de Madrid, sont chargés d'enquêter sur les disparitions (qui s'avèrent très vite être des assassinats) de deux adolescentes. Pedro va être bientôt père, c'est un jeune policier avec des idéaux. Juan est plus âgé, il a un passé trouble, il a été formé dans les rangs de la police politique franquiste. Cela ne les empêche pas mener à bien leur enquête et de découvrir le meurtrier dont je ne vous dis rien car on n'en saura pas beaucoup sur lui. J'ai aimé l'atmosphère général du film. Il y a un travail intéressant sur la lumière. Un film que je recommande. Lire le billet d'Alex-6.

En revanche, vous pouvez éventuellement vous abstenir de voir Les Minions. Ayant bien apprécié Moi, moche et méchant et Moi, moche et méchant 2 (surtout ce 2ème opus), j'étais curieuse de voir les Minions dans une histoire écrite pour eux, où ils tiennent la vedette (dans les deux premiers films, ce ne sont que des personnages secondaires). J'avoue avoir été assez déçue. Le scénario m'a paru un peu léger. Les vrais gags sont rares, j'ai très peu ri. On a un petit historique sur l'existence des Minions depuis la préhistoire au temps des dinosaures. Ces minions de couleur jaune (dont certains sont des cyclopes) sont dévoués à des "méchants" (comme le tyrannosaure). Plus tard, on retrouve les Minions au temps des Pharaons, puis disciples d'un vampire et même auprès de Napoléon! Tout ça pour arriver à 1968 où la "super méchante" veut dérober la couronne de la Reine d'Angleterre (rien que ça!). Elle se sert des Minions pour mener à bien son projet. J'ai trouvé ce film de 1H20 + 10 mn de générique assez interminable. Peut-être parce que les Minions ne parlent pas vraiment. Ils s'expriment de manière inintelligible. Et puis la "Super méchante" n'est pas très réussie. Elle est surtout super-prétentieuse. Un film que je ne trouve pas indispensable.

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lundi 13 juillet 2015

Microbe et Gasoil - Michel Gondry

C'est en voyant la bande-annonce que j'ai voulu voir Microbe et Gasoil, le nouveau film de Michel Gondry. Je n'ai pas été déçue par ce film dans lequel les deux jeunes comédiens font merveille. Daniel dit Microbe (Ange Dargent - j'ai cru pendant un moment que c'était une fille) est un garçon gringalet doué en dessin (de femmes nues). Il se tient en retrait des autres garçons de sa classe dans un collège de Versailles. Il se sent nettement plus à l'aise en compagnie des filles dont une de qui il est secrètement amoureux. Un jour, Théo Lenoir (Théophile Baquet) surnommé Gasoil intègre sa classe. Théo est un garçon débrouillard, fantasque et un mécanicien très doué. Comme Microbe, il est malmené par les autres élèves. Qu'à cela ne tienne, il construit une maison en bois sur roue, fabriqué à partir de bric et de broc, qui les emmène tous les deux sur les routes de France pendant leur vacances scolaires. J'ai aimé ce film sur une amitié d'enfance qui n'a d'autre prétention que de distraire. C'est souvent drôle, touchant. La maison en bois, à elle tout seule, vaut le détour. Un joli film. Lire le billet chez Le bleu du miroir (Wilyrah).

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vendredi 10 juillet 2015

Canardo (Mort sur le lac) - Sokal

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J'ai découvert le personnage de Canardo il y a pluseiurs années avec La marque de Raspoutine et La mort douce (j'avais bien apprécié les deux tomes) et puis je n'ai pas continué, jusqu'à ces temps-ci, où j'ai lu le dernier en date, Mort sur le lac (Casterman, 48 pages), le 23ème tome de cette série. Sokal dessine son héros depuis 1981, avec parfois un intervalle de plusieurs années entre 2 albums. Les histoires sont souvent très noires. Les personnages ne sont pas des enfants de choeur. Canardo lui-même (un vrai canard aux pattes palmées) est détective privé. Il est alcoolique (sa préférence va à la bière), fumeur et désabusé. il porte une arme et ne dédaigne pas avoir une aventure d'un soir avec une (jolie) femme de temps en temps. Dans Mort sur le lac, il est engagé par une jeune femme amnésique qui a été sauvée in extrémis de la voracité des anguilles que l'on trouve dans ce lac imaginaire situé entre la Belgique et le duché du Belgambourg. Le Belgambourg est un paradis fiscal que l'on retrouve dans plusieurs albums, dirigé par une Grande-Duchesse, le cigare au bec et aux idées d'extrême-droite. Elle parle en langage souvent ordurier et terrorise ses conseillers. Justement, dans cet épisode, elle veut enrayer l'immigration de jeunes Wallones chômeuses qui traversent clandestinement le lac Belga. Pour ce faire, elle nomme le commissaire Eugène Garenni (comme son nom l'indique, il a la physionomie d'un lapin avec des grandes oreilles). C'est aussi un personnage récurrent des albums de Canardo. Il sert de faire-valoir à notre palmipède. Le méchant de l'histoire que l'on découvre rapidement est le propre neveu de la Grande-Duchesse, le baron Ferdinand. J'ai aimé cet album malgré sa noirceur et son cynisme. Comme souvent dans les histoires de Canardo, les personnages féminins ont des personnalités fortes, ce sont des meneuses. Une suite est annoncée à la fin de l'album: La mort aux yeux verts. Je l'attends avec impatience.

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mardi 7 juillet 2015

Le trou - Jacques Becker / Valley of Love - Guillaume Nicloux / Le monde de Nathan - Morgan Matthews

J'aurais pu écrire un billet sur Valley of Love, de Guillaume Nicloux, avec Depardieu et Huppert, mais je n'ai pas grand-chose à en dire si ce n'est que Depardieu qui déborde de partout est touchant face à Huppert qui semble physiquement bien frêle. J'ai compris que dans la Vallée de la mort en Californie, il fait très très chaud. C'est un film qui parle de la difficulté de faire son deuil d'un être cher. Ici, il s'agit le fils du couple formé par Depardieu et Huppert. J'ai été un peu perplexe sur le côté surnaturel vers la fin. Je mets en lien Tinalakiller et ffred qui parlent très bien de ce film.

J'aurais pu aussi écrire un billet sur Le Monde de Nathan (X + Y en VO) de Morgan Matthews, qui raconte l'histoire de Nathan, un jeune autiste surdoué en mathématiques. Il écrit des maths à longueur de journée et se sent très proche de son père. Malheureusement, ce dernier meurt dans un accident de voiture (Nathan était sur le siège passager). L'existence de Nathan est chamboulé car il tolère tout juste sa mère qu'il trouve nulle en maths. J'ai trouvé que Nathan n'était pas gentil avec sa mère. Cette dernière est une brave femme qui fait tout pour lui. Grâce à une olympiade internationale en mathématiques, Nathan va s'ouvrir aux autres et se lier d'amitié et certainement plus avec une jeune Chinoise. Le film m'avait été conseillé par une collègue que je remercie. J'ai moins été emballée qu'elle.

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J'en arrive au film de Jacques Becker (revu en DVD) dont j'avais déjà fait un billet (commenté seulement 3 fois) il y a plus de 7 ans et demi (je l'avais pratiquement oublié). Le trou, dont le tournage s'est terminé début 1960, fut le dernier du réalisateur qui mourut peu de temps après d'une crise cardiaque. Pendant les 2H12 passionnantes que dure le film qui ressemble à un documentaire, on fait la connaissance de cinq détenus dans une cellule spartiate dans la prison de la Santé à Paris. Nous sommes en 1947. Ils s'apprêtent à creuser un trou dans le plancher de leur cellule afin de s'évader. Parmi les cinq, quatre d'entre eux en détention préventive, se connaissent bien (ils risquent chacun une lourde peine). Quant au cinquième, Claude Gaspard, il vient d'être transféré dans leur cellule. Il est vite mis au parfum sur l'évasion et accepte de participer à l'opération. Aucune musique ne trouble l'action que l'on suit avec grand intérêt. C'est du grand cinéma avec une réalisation remarquable. Plus de la moitié du film se passe dans la cellule. On espère qu'ils vont arriver à s'évader. On admire les ressources de Roland (Jean Keraudy) pour arriver à ses fins, c'est du grand art. Il se sert de tout ce qu'il trouve pour fabriquer une clé passe-partout, scier un barreau, fabriquer un sablier, etc. Il ne perd jamais son sang-froid. Il n'y aucune violence. Le scénario est tiré d'un roman de José Giovanni qui a été co-détenu avec Jean Keraudy (pseudonyme de Roland Barbat). Cet homme, le cerveau du plan d'évasion dans le film, fut réellement impliqué dans la tentative d'évasion de 1947, et c'est lui qui introduit le film au tout début avant le générique. Un film à voir et à revoir.

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