Le blog de Dasola

mardi 17 janvier 2017

Drive - James Sallis

A défaut d'avoir réussi à rédiger un billet statistique pour les 10 ans du Blog de dasola ou un billet "Hommage" concernant Charlie Hebdo, voici 20 lignes que je (ta d loi du cine, "squatter" chez dasola) peux proposer.

Drive (et pourquoi pas "Le chauffeur"?): encore un livre que j'ai extorqué à dasola alors qu'il lui était tombé des mains. L'édition en notre possession date de 2011, et affiche la photo du film en couverture. C'est après avoir revu celui-ci que la PAL dasolienne a été fouillée. Je viens d'en terminer les 175 pages (en poche, Rivage/Noir). Je constate que le cinéaste (Nicolas Winding Refn) et son équipe ont vraiment fait oeuvre de création, en partant de situations présentes, éparses, dans le roman, et en les reliant, les complétant, les explicitant, par le vrai "fil rouge" d'un scénario compréhensible.

C'est curieux de constater que, à partir d'éléments communs, on peut générer des oeuvres tellement différentes. Il serait sans doute intéressant de pouvoir lire (et comparer) une "novellisation" rédigée à partir du film. Dans le livre, nous avons également un homme jeune, solidaire (sinon presque "clandestin"), doué pour la conduite automobile mais aussi pour l'usage de la violence. Nous avons aussi un milieu en marge de la loi, des braquages, des cascades cinématographiques. Mais il est intéressant que le "milieu" du cinéma y apparaît d'une manière très différente de celle portée à l'écran (à mon avis), où prime la construction d'une réputation professionnelle, d'un réseau... et d'un agent efficace.

Pour ceux qui ont vu le film, le livre commence juste après le massacre en lieu clos après le braquage raté. Les retours en arrière éclairent la biographie du Chauffeur (hérédité chargée - Sallis connaît-il Zola?). Le livre donne davantage l'impression d'une histoire d'hommes (beaucoup moins de romantisme). La mort du héros est annoncée comme à venir dans un certain temps.

J'ai apprécié ce livre. Est-ce que j'aurais cherché à le lire si je n'avais jamais vu le film? Non. Est-ce que j'y aurais reconnu le livre si je l'avais par hasard lu avant de voir le film? Non plus. Je ne peux que vous recommander de faire l'expérience des deux de votre côté, dans l'ordre que vous voulez.

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samedi 14 janvier 2017

Harmonium - Koji Fukada

Harmonium qui a été beaucoup apprécié par Chris est un film japonais de Koji Fukada (un réalisateur que je ne connaissais pas). l'harmonium renvoie à l'instrument de musique dont joue Hotaru, la fille de Akie et Toshio. Dans une petite ville japonaise, de nos jours, Toshio, Akie et Hotaru mènent une vie relativement morne. Toshio, un homme mutique, travaille dans un atelier de métallerie qui jouxte la maison d'habitation. Sa femme Akie suit de près l'éducation de leur fille et en particulier l'aide pour jouer de l'harmonium. Jusqu'au jour où Yasaka, en pantalon noir et chemise blanche se présente dans l'atelier. Il ne sait pas où aller. On comprend tout de suite que Yasaka et Toshio se connaissent. Ils partagent un lourd secret. Yasaka qui est logé et nourri selon la volonté de Toshio, devient un intime de la famille jusqu'à ce qu'une tragédie survienne. Huit ans plus tard, Toshio est devenu plus loquace, sa femme rongée par le remord, souffre de "TOC" (trouble obssessionnel compulsif). Quant à Hotaru, elle est devenue gravement handicapée. Il y a beaucoup de précision dans la réalisation. Les comédiens sont bien mais j'avoue avoir été frustrée par la toute fin. Néanmoins dans son ensemble, Harmonium est un film à voir. Il a reçu le prix du jury de la section "Un certain regard" au Festival International du film de Cannes en 2016. Lire aussi le billet d'Alex-6.

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mercredi 11 janvier 2017

Mon blog a 10 ans

Eh oui, le 09/01/2007, j'écrivais mon premier billet. Que le temps passe! Je n'en reviens pas d'avoir "tenu" si longtemps car j'ai eu quand même des moments de lassitude. Mais je reçois des commentaires si gentils que cela m'incite à continuer. C'est agréable de savoir que son blog est lu (voire commenté). Pour ceux qui le demanderaient, je ne vais pas le "dépoussiérer" avec un peu de peinture ou davantage d'illustrations. Il  me convient tel qu'il est et puis mon ami qui n'aime le changement ne serait pas content ("scrogneugneu"). Ce blog représente 1630 billets soit ... beaucoup d'heures devant l'ordinateur. Il a reçu à ce jour 20 506 commentaires par 1119 personnes différentes (je signale que c'est mon statisticien qui aurait dû rédiger le billet "anniversaire" il y a 2 jours - et il ne l'a pas fait en temps et en heure: je fais donc, tardivement, avec ce dont je dispose!).

Je voulais remercier la fidèle parmi les fidèles, j'ai nommé Aifelle qui m'a fait plus de 700 commentaires toujours gentils et pertinents depuis 2009. Puis ceux qui m'ont fait plus de 400 commentaires chacun: Maggie, Dominique, Ffred, Alex-6. Merci à tous les autres (voir liste à droite). En 2017, j'essaierai de parler un peu des séries télé car j'en vois pas mal. Je continuerai à écrire des billets sur les livres et le cinéma et peut-être sur un ou deux voyages. Je vous embrasse tous.

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dimanche 8 janvier 2017

Neruda - Pablo Larrain

Neruda, le film chilien de Pablo Larrain (sorti le 4 janvier 2017), m'a plu dès le début. De manière baroque et poétique, il narre la traque dont a été victime Pablo Neruda, le grand poète chilien (1904-1973), militant communiste fervent et sénateur. En effet, en 1948, en pleine guerre froide et au début du maccarthysme, le président chilien Videla interdit le parti communiste qui pourtant l'avait soutenu dans sa prise de pouvoir. Pendant plusieurs mois, Neruda va être traqué par un policier, le commissaire Peluchonneau (Gael Garcia Bernal), peut-être un fantasme né de l'imagination de Neruda?. Tour à tour touchant et inquiétant, ce personnage policier commente en voix off ce qui arrive, ce qu'il pense. Cette poursuite emmenera Neruda et sa femme de cache en cache à travers le Chili, dont un bordel. Neruda aimait les femmes. Le film se termine dans les décors grandioses de la cordillère des Andes. On entend des vers de Neruda pendant le film. C'est superbe, tout comme la réalisation. En particulier, la manière originale (je trouve) qu'a le réalisateur d'alterner beaucoup de scènes avec du champ / contre champ dans lesquelles on voit un même acteur dans un endroit différent au même moment. Il faut à ce propos saluer le travail du montage. L'acteur (Luis Gnecco) qui interprète Neruda est remarquable. Un film que je recommande. L'année cinéma 2017 commence bien. Lire le billet d'Alex-6.

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jeudi 5 janvier 2017

Paterson - Jim Jarmusch

Paterson de Jim Jarmusch, le dernier film que j'ai vu en 2016, semble diviser sur les blogs. En ce qui me concerne, j'ai bien aimé suivre une semaine relativement routinière dans la vie de Paterson, chauffeur de bus dans la ville de Paterson, New Jersey. Paterson, un trentenaire, vit dans un pavillon avec Laura, sa jeune épouse, et son dogue anglais, Marvin. Tous les jours, entre 6H10 et 6H30, Paterson se réveille en quittant les bras de Laura. Puis il s'en va avec sa gamelle et son carnet sur lequel il écrit des vers (ça va mal se terminer), juste avant de faire démarrer son bus. Paterson effectue ses parcours dans la ville tranquillement. Il arrive que l'engin tombe en panne. Quand il rentre le soir, Laura est là qui lui a préparé à dîner. Elle fait aussi des muffins noir et blanc pour une kermesse, elle commande une guitare par internet (pour s'initier), et accessoirement, repeint aussi la maison en noir et blanc (rideaux compris). Après dîner, Paterson prend le prétexte de sortir le chien et s'arrête à un bar où il a ses habitudes. Je ne sais pas ce que vont devenir Paterson, sa femme et son chien, mais la douceur qui se dégage de l'ensemble fait du bien. Et il faudrait que je découvre le poète William Carlos Williams dont il est fait mention dans le film.

Lire les billets de Mymp, Alex-6, Chris qui s'est beaucoup ennuyé, et Pascale.

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dimanche 1 janvier 2017

Meilleurs voeux pour 2017

 JE VOULAIS SOUHAITER A TOUS MES BLOGUEURS FIDELES ET AUX AUTRES, UNE BONNE ET HEUREUSE ANNEE 2017 SUR LE PLAN PERSONNEL; SURTOUT UNE BONNE SANTE ET LA REUSSITE DANS VOS  PROJETS.

QUE L'ANNEE 2017 EN GENERAL SOIT PLUS FAVORABLE QUE 2016! (On peut rêver).

P1030890 Un ara sur l'ïle Royale au large de Kourou en Guyane (octobre 2016)

P1030892 Le même ara avec l'ïle du Diable dans le fond (avec la petite maison prison où a vécu le capitaine Alfred Dreyfus pendant 4 ans)

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samedi 31 décembre 2016

La Montagne rouge - Olivier Truc

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Pour une fois, je ne vais pas être gentille avec un écrivain. Monsieur Truc, pour votre prochain roman, relisez ou faites relire votre manuscrit. Dans La Montagne rouge (Editions Métailié, 498 pages), le troisième opus avec la police des rennes, j'ai relevé des redites dans un même paragraphe. La faute de français "mettre à jour" (actualiser) au lieu de "mettre au jour" quand on découvre quelque chose (un squelette par exemple) revient très souvent, je l'ai notée au moins dix fois dans le texte. J'ai aussi été agacée par le fait qu'Olivier Truc narre plusieurs histoires en parallèle qui n'ont pas beaucoup à voir les unes avec les autres. L'histoire annexe avec l'antiquaire qui collectionne les crânes avec l'aide d'un groupe de femmes marchant avec des cannes nordiques pourrait faire l'objet d'un roman à part entière. Ces différentes histoires se passent entre le 14 septembre et le 20 octobre en pays Sami, côté Suède. Sous une pluie diluvienne, dans l'enclos à rennes sur la Montagne rouge où les Samis procèdent à l'abattage des rennes, un squelette sans tête est mis à au jour. Ce squelette qui date du XVIIème se retrouve au centre d'un procès se déroulant à la Cour suprême de Stockholm: lesquels, des éleveurs sami ou des forestiers suédois, étaient là (la région de la Montagne rouge) les premiers et sont donc propriétaires des terres? Klemet et Nina vont mener l'enquête pour retrouver le crâne: Sami ou Scandinave? J'ai trouvé la lecture de ce roman laborieuse malgré la présence de Klemet et Nina. Olivier Truc aborde pas mal de sujets (sur l'anthropologie raciale en particulier) sans les appronfondir, et cela nuit à la narration. Dommage car j'avais beaucoup aimé Le dernier Lapon, un peu moins Le détroit du Loup (déjà trop long).

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mercredi 28 décembre 2016

Baccalauréat - Christian Mungiu

Voici un film qui aurait pu figurer dans mon palmarès de cinéma 2016 mais je n'avais pas encore écrit de billet à son propos. Je viens de le voir pour la deuxième fois car j'avais une lacune concernant l'épilogue. Baccalauréat qui a reçu le prix de mise en scène (mérité) au dernier festival du film de Cannes en 2016 est très bien pour beaucoup de raisons. Le réalisateur s'attache à son personnage principal qu'il ne lâche pratiquement pas pendant les deux heures que dure le film. Le docteur Romeo Aldea est de presque de tous les plans. Pendant quelques jours, il aura recours à des moyens plus ou moins honnêtes pour que sa fille Eliza réussisse son bac avec une moyenne de 18/20, note nécessaire pour qu'elle parte étudier la psychologie à Cambridge en Angleterre. L'histoire se passe en Roumanie de nos jours. Aldea, séparé de sa femme, est un médecin respecté et honnête. Il est revenu en Roumanie en 1991 plein d'illusions. Assez désenchanté, il ne veut pas que sa fille reste dans ce pays sans avenir et prêt à toutes les compromissions. La veille des examens, sa fille est agressée. Aldea  va frapper aux portes des gens qui peuvent l'aider: un ancien maire, un policier, un responsable d'examen. Mungiu décrit une Roumanie où tout le monde aide tout le monde. Chacun rend service à l'autre quand c'est nécessaire, même au mépris de la loi. Adrian Titieni qui interprète Romeo Aldea est remarquable. Il aurait aussi mérité un prix à Cannes. Je conseille.

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dimanche 25 décembre 2016

Palmarès cinéma 2016

En ce jour de Noël et comme je le fais tous les ans, voici mon palmarès cinéma totalement subjectif avec la liste de mes 22 films préférés en 2016 sur les 112 que j'ai vus. J'ai dû faire un choix parmi une trentaine de long-métrages qui m'ont le plus marquée. Il faut noter que j'ai retenu 4 films sud-coréens. Il n'y a pas d'ordre de préférence.

Sully de Clint Eastwood: un Eastwood sobre qui m'a passionnée.

Mademoiselle de Chan-Wook Park: pour les deux jeunes actrices, l'histoire et la beauté des décors et des costumes. Un de mes coups de coeur de l'année.

The Strangers de Hong-jin Na: un film sud-coréen entre polar et fantastique: une réussite.

Dernier train pour Busan de Sang-ho Yeon: un film de zombie mais pas que. Une réussite aussi.

Manchester by the sea de Kenneth Lonnergan: des longueurs mais un bon film d'acteurs. Casey Afflleck devrait rafler un Oscar.

Souvenir de Bavo Dufurne: quand je suis sortie de la salle, j'avais la "pêche". J'ai acheté dans la foulée le CD de Pink Martini.

Merci patron! de Francois Ruffin: un docu-fiction très réussi et souvent amusant. On peut comprendre que M. B. Arnault n'a pas dû beaucoup l'apprécier.

Janis: Little Girl Blue d'Amy Berg: j'ai découvert Janis Japlin grâce à ce documentaire. Je le recommande.

Les délices de Tokyo de Noami Kawase: un film poétique dont l'histoire m'a touchée.

Zootopie de Byron Howard et Rich Moore: une réussite totale des Studios Disney.

L'avenir de Marion Hansen-Love: Isabelle Huppert est excellente et crédible en prof de philo.

La passion d'Augustine de Lea Pool: l'histoire se passant dans les années 60 dans un internat religieux de filles nous permet d'entendre de la musique classique jouée et chantée avec beaucoup de talent et d'enthousiame.

The Witch de Robert Eggers : cette histoire étrange et horrifique se passe au XVIIème siècle. A voir même si la fin ne m'a pas totalement convaincue.

Love and Friendship de Whit Stillman: adapté d'une nouvelle de Jane Austen, un plaisir des yeux et des oreilles, et Kate Bekinsale est à l'aise dans son rôle.

Julieta de Pedro Almodovar: un des grands oubliés du dernier festival de Cannes. Superbe portrait de femme.

La tortue rouge de Michael Dudok de Wit: film d'animation poétique très beau visuellement.

Man on High Heels de Jing Jang: pour les scènes de combats très bien chorégraphiés et pour l'acteur principal magnifique vêtus de ses habits féminins.

Le fils de Jean de Philippe Lioret: une histoire émouvante où l'acteur québécois Gabriel Arcand fait merveille.

Un petit boulot de Pascal Chaumeil: une adaption réussie du roman de Iain Levinson.

Comancheria de David Mackenzie. Un réalisateur britannique qui filme l'Amérique frappée par la crise économique. Percutant!

Frantz de François Ozon. Un film qui m'a agréablement surprise. Très beau noir et blanc et Paula Beer est une actrice à suivre.

Premier contact de Denis Villeneuve: les extra-terrestres sont des heptapodes qui communiquent par jets d'encre dessinant des cercles. Magnifique.

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J'en profite pour vous souhaiter un joyeux Noël à tous.

Voici une photo prise en septembre 2015 en Norvège du côté du cap Nord qui peut évoquer la période de Noël.

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jeudi 22 décembre 2016

Souvenir - Bavo Defurne

Dans Souvenir de Bavo Defurne, Isabelle Huppert est comme toujours sensationnelle en ancienne chanteuse du prix de l'Eurovision (arrivée 2ème), qui travaille désormais dans une usine qui conditionne des grosses terrines de pâté. Liliane, dont le nom de chanteuse était Laura, est une femme très seule, froide et distante, elle reste à l'écart de ses collègues. Quand elle rentre du travail, elle boit un peu et regarde des jeux télévisés.  C'est alors que Jean apparaît dans sa vie. Jean (joué par Kévin Azaïs), c'est un jeune ouvrier intérimaire qui veut se consacrer à la boxe dans la catégorie "poids léger". Il reconnait la chanteuse que fut Liliane. C'est un genre de coup de foudre qui va les unir. Jean décide de devenir le manager de Liliane, qui accepte après quelques réticences. C'est Isabelle Huppert qui chante. Elle a elle-même choisi des chansons du nouvel album de Pink Martini sorti en novembre 2016. C'est un régal. Un film qui donne la pêche! Bien évidemment, je le conseille, et il ne dure qu'1H30. Voici un lien audio vers la chanson principale, "Joli garçon".

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lundi 19 décembre 2016

Tabou - Ferdinand von Schirach

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Voici enfin le dernier des cinq romans de la rentrée littéraire que j'avais évoqués dans mon billet du 14 septembre 2019. Je l'ai terminé depuis un moment mais je ne savais pas trop comment en parler. Tabou (Gallimard, 224 pages) de Ferdinand Von Schirach narre une histoire étrange. Sebastian Von Eschburg, photographe de renom, est accusé d'avoir tué une jeune fille. Il doit être bientôt jugé même si on n'a pas retrouvé la victime. Il a demandé à être défendu par un grand avocat qui l'innocentera, je vous laisse découvrir comment. Là, je viens de vous résumer la deuxième moitié du roman. Jusqu'à la page 133, l'écrivain nous raconte l'adolescence et le passage à l'âge adulte de Sebastian qui vécut dans le manoir familial décrépit entre son père et sa mère. Il restera traumatisé par le suicide de son père (sans raison apparente) après un retour de la chasse. Je ne dirai rien d'autre de ce roman où il est question de vérité et de réalité, et où, comme dans ses livres précédents, von Schirach donne une place importante au monde de la justice. J'ai aimé ce roman qui se lit vite. Surprenant.

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vendredi 16 décembre 2016

Manchester by the Sea - Kenneth Lonergan

Je suis allée voir Manchester by the Sea (de Kenneth Lonergan) un peu par hasard. Je ne connaissais pas du tout l'histoire et je pensais que l'acteur américain Casey Affleck, le frère de Ben, avait tourné un film en Angleterre à Manchester. Et bien pas du tout. Plusieurs villes portent le nom de Manchester aux Etats-Unis. La plus grande partie de l'histoire se passe à Manchester-by-the-sea, une petite ville balnéaire du Massachussetts sur la côte est des Etats-Unis. Quand le film démarre, on fait la connaissance de Lee Chandler (Casey Affleck), le gardien d'un ensemble de quatre immeubles à Boston. Il parle peu, évite de créer des liens avec les résidents. Il vit dans une pièce en sous-sol éclairée par deux soupiraux. Il apprend la disparition brutale de son frère Joseph d'une crise cardiaque pendant qu'il péchait sur son bateau avec un ami. Lee devient le tuteur de Patrick, son neveu âgé de 16 ans, la maman étant partie sans laisser d'adresse depuis des années. Le film alterne le passé et le présent. On apprend ainsi les événements tragique qu'a vécu Lee sur fond d'adagio d'Albinoni. Ce film multi-récompensé et en route pour les Oscars se laisse voir pour les acteurs, mais les 2H18 que dure le film se font sentir. J'ai trouvé certaines scènes superflues et on aurait aimé que le réalisateur accélère le rythme. Personnellement, je n'ai pas été très émue par cette histoire qui pourtant comporte quelques scènes poignantes.
Lire les billets de Pascale (emballée), Chris, Alex-6 et Wilyrah (pas enthousiaste pour sa part).

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mardi 13 décembre 2016

Tu tueras le père - Sandrone Dazieri

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Tu tueras le père de Sandrone Dazieri (Editions Presse Pocket 724 pages) est un thriller qui se lit bien malgré sa longueur. Il m'avait été recommandé (avec petite coccinelle!) par ma libraire que je remercie. La jeune commissaire Colomba Caselli, âgée de 32 ans, reprend du service après un long congé dont on apprendra la cause au cours de l'histoire. Elle souffre encore d'angoisse. Pour retrouver un jeune garçon qui vient d'être enlevé, elle va demander de l'aide à Dante Torre. Ce dernier, âgé de d'une quarantaine d'années, avait été enlevé à l'âge de 6 ans et enfermé dans un silo dans la banlieue de Rome pendant 11 ans. Il n'a jamais pu voir son ravisseur qui a priori s'est suicidé. Dante souffre de nombreux troubles comme la peur du noir, et dort sur la terrasse de son appartement. Il n'arrête pas de se gaver de tranquillisants et aime boire des cocktails. Le "père" du titre fut son bourreau qui pour le punir l'obligeait à se donner des coups violent sur sa main gauche qui s'est atrophiée. Colomba et Dante forment un duo cabossé par la vie auquel on s'attache rapidement. Ils vont mener une enquête douloureuse car il semble que le ravisseur de Dante ait de nouveau frappé, 25 ans après qu'on l'ait cru mort. Et il n'agit pas seul. Je vous laisse découvrir la résolution de cette intrigue aux vastes ramifications. En mai 2017, un deuxième volet doit paraître. Je le lirai certainement quand il paraîtra en poche.

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samedi 10 décembre 2016

Premier contact (Arrival) - Denis Villeneuve

Premier contact, le nouveau film du Canadien Denis Villeneuve, ne s'oublie pas de sitôt. Le spectateur sort de la projection dans un état particulier. Louise Banks (Amy Adams, très bien), une linguiste reconnue, s'apprête à faire son cours dans une université. Peu d'étudiants sont présents. En effet, le monde entier a les yeux rivés sur les dernières nouvelles à la télé. Douze engins spatiaux de forme ovoïde, arrivés on ne sait comment, flottent au-dessus du sol, immobiles. Ils sont dispersés un peu partout sur la Terre. Un se trouve dans le Montana aux Etats-Unis. C'est là que Louise et une équipe de militaires et de scientifiques vont s'efforcer de communiquer avec les êtres du vaisseau spatial. Derrière une paroi transparente, on devine des êtres se déplaçant grâce à sept tentacules. Ces heptapodes assez impressionnants ont une peau ressemblant à celle d'un éléphant. Ils communiquent en lançant des jets d'encre circulaires sur la paroi: c'est très beau. Louise arrivera à comprendre le langage très complexe de ces entités venues d'ailleurs. Il faut saluer le réalisateurpour avoir traité le sujet de manière originale. L'image dans les tons bleu gris donne une harmonie à l'ensemble. Le message pacifiste fait beaucoup de bien, mais il faut adhérer à ce que raconte et montre le réalisateur et passer au-dessus de quelques invraisemblances. Lire les billets de Pascale et Wilyrah très enthousiastes.

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mercredi 7 décembre 2016

Sully - Clint Eastwood

Le nouveau film de Clint Eastwood (86 ans) m'a beaucoup plu. Sully (diminutif du nom de famille Sullenberger) raconte en particulier les 208 secondes (3 minutes et demie) que dura l'amerrissage en catastrophe d'un Airbus sur le fleuve Hudson qui borde l'ouest de New-York, le 15 janvier 2009. Chesley Sullenberger, pilote de ligne depuis 42 ans, et son copilote, Jeff, font décoller un avion de l'aéroport de La Guardia avec 155 passagers. Dès que l'avion prend de l'altitude, une nuée d'oiseaux est happée par les réacteurs qui s'arrêtent de fonctionner. Sully décide au jugé, après réflexion et sans perdre sang-froid, d'amerrir sur l'Hudson, estimant que c'était la seule solution pour sauver des vies. Sully en compagnie de Jeff vont passer par plusieurs commissions pour expliquer et convaincre pourquoi ils ne sont pas retournés à la Guardia pour atterrir. On voit le sauvetage des passagers les pieds dans une eau à 2°. Heureusement que les secours sont arrivés sur les lieux très vite. Le film est passionnant. Les acteurs sont parfaits dans leur rôle. Un des bons films à voir en cette fin d'année. Lire le billet de Pascale aussi enthousiaste que moi.

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dimanche 4 décembre 2016

Maggy Garrisson (cycle) - Stéphane Oiry & Lewis Trondheim

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Je ne chronique pas souvent de bandes dessinées, mais je voulais évoquer les trois tomes "Maggy Garrisson" parus entre 2014 et 2016 aux Editions Dupuis. C'est une BD assez sympa qui a beaucoup plu à mon ami. Il a particulièrement aimé une réplique dans l'avant-dernière vignette du premier tome quand le nouveau petit ami de Maggy lui demande ce qu'elle va faire de l'argent qu'ils ont récupéré: Maggy amoureuse répond "Je vais t'acheter une laisse en or".

A Londres, de nos jours, Maggy est une jeune femme un peu replète qui vient de retrouver après deux ans de chômage un travail de secrétaire chez Mr Wight, un détective privé au bout du rouleau et passablement alcoolique. Dans Fais un sourire, Maggy, dès son arrivée, Maggy, qui est intelligente et astucieuse, retrouve le canari d'une voisine, puis une balle de cricket signée qui a été volée au patron d'un pub. Pendant ce temps-là, le nouveau patron de Maggy est à l'hôpital, car il a été agressé à cause du contenu de son portefeuille (il possède trois tickets très convoités). Maggy essaye de faire la lumière sur cette agression, ce qui l'emmenera jusqu'à Brighton. Sheena, une fliquette, devient son amie, et Alex (celui que Maggy veut mettre en laisse à la fin) son petit ami.

Dans le deuxième tome (L'homme qui est entré dans mon lit), on réalise que Sheena en veut à l'argent amassé par Maggy dans le premier. Lors d'un intermède, Maggy rend visite à sa mère avec qui elle ne s'entend pas du tout. Les ennuis s'accumulent pour Alex qui doit ruser avec les faits. Pendant ce temps-là, Maggy continue à seconder Mr Wight dans ses enquêtes.

Dans Je ne voulais pas que ça finisse comme ça (le troisième tome), Maggy et Mr Wight sont chargés de "coincer" une entreprise de pompes funèbre qui a profané un cadavre en lui volant neuf dents en or. Maggy toute seule fait tout ce qu'elle peut pour rendre à ses propriétaire un album trouvé dans un conteneur. Quand le tome trois s'achève, on peut espérer qu'il y aura une suite, d'autant plus que j'aime beaucoup le personnage de Maggy.

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jeudi 1 décembre 2016

La fille de Brest - Emmanuelle Bercot / Seul dans Berlin - Vincent Perez

Voici à nouveau deux films sur des lanceurs d'alertes chacun dans leur genre.

La Fille de Brest d'Emmanuelle Bercot, c'est la pneumologue Irène Frachon qui s'est battue presque toute seule pour faire supprimer à la vente un médicament qui a causé la mort de près de 2000 personnes. Le M*****tor était un coupe-faim et était prescrit pour soigner le diabète mais il a surtout provoqué des valvulopathies. Irène Frachon est interprétée par la formidable actrice danoise Sidse Babett Knuden. Certaines scènes peuvent impressionner des spectateurs, on assiste partiellement à une opération cardiaque et à une autopsie. Les scènes entre Irène Frachon et le labo fabriquant et des membres de l'AFSSAPS (L'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) sont édifiantes. Une femme sûre de son fait mène un combat contre des gens qui l'écoutent à peine. J'ai trouvé que le film était un peu long avec quelques scènes pas forcément utiles (lire plus haut) mais il vaut la peine d'être vu. Lire les billets d'eeguab et Pascale.

Je passe maintenant à Seul dans Berlin de Vincent Perez. J'avoue avoir été agréablement surprise par ce film sobre et bien interprété. Il s'agit d'une adaptation du roman d'Hans Fallada paru en 1947. L'écrivain s'était inspiré de l'histoire vraie d'Otto et Elise Hampel (Otto et Anna Quengel dans le roman et le film). En 1940, le fils unique de ce couple meurt au combat en France. A Berlin, Otto (qui est contremaître dans une menuiserie fabriquant des cercueils) se met à écrire des cartes postales sur lesquelles il appelle les Berlinois à dire non au nazisme, à vouloir une presse libre... Il dénonce le régime hitlérien qui bafoue les droits des gens au profit de la force et de la violence. Il dépose les cartes (plus de 280 pendant 3 ans) sur les pas-de-porte, dans des escaliers, au pied des immeubles, dans des établissements publics. La police aux abois récupère un grand nombre de cartes que leur rapportent ceux qui les trouvent (seules 18 cartes postales manqueront à l'appel). Une poche percée provoquera l'arrestation de Quengel et de sa femme. Ils seront guillotinés (?) le 8 avril 1943 après un procès. A leur façon et sans haine ni violence, ils seront des lanceurs d'alerte contre le nazisme. Mon seul bémol est que le film a été tourné en anglais: l'allemand aurait été préférable. En revanche, Brendan Gleeson et Emma Thompson sont formidables. Lire le billet d'Alex-6.

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lundi 28 novembre 2016

Inferno - Ron Howard / Iris - Jalil Lespert / Les animaux fantastiques - David Yates

J'évoquerai assez rapidement Inferno et Iris qui sont deux films assez ratés à mon avis.

Inferno de Ron Howard permet de retrouver Tom Hanks dans le rôle de Robert Langdon. Il s'agit de la troisième adaptation d'un roman de Dan Brown. Dès le début du film, la spectatrice que je suis a souffert des yeux à cause des images saccadés. En effet, Robert Langdon a des hallucinations, étendu dans son lit d'hôpital. Son nouveau défi est de retrouver un virus mortel qui doit éradiquer 4 milliards d'individus, soit la moitié de la population mondiale. Les décors naturels, Florence, Venise et Istanbul, sont sublimes mais cela ne suffit pas à sauver un scénario invraisemblables et certains personnages sont caricaturaux. A noter Omar Sy, le "frenchy" de service dont on ne comprend pas forcément à quoi il sert.

Je passe à Iris de Jalil Lespert. Ce thriller se passe dans les beaux quartiers de Paris. Antoine Doriot (Jalil Lespert), un banquier d'affaires, dîne dans un restaurant avec une jeune femme d'une grande beauté (Charlotte Le Bon ravissante). Celle-ci disparaît mystérieusement pendant qu'il paye l'addition. Une rançon est rapidement demandée par Max Lopez (Romain Duris, pas très expressif), dont on découvre qu'il est un des clients de la banque de Doriot. Je ne dirais rien de plus sur l'histoire pleine de retournements de situations plus ou moins vraisemblables. L'ensemble qui se veut sophistiqué dégage un certain ennui. D'autant plus que les personnages ne sont pas sympathiques.

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En revanche, vous pouvez aller voir Les animaux fantastiques de David Yates dont le scénario a été écrit par J.K. Rowling. Il s'agit du premier film d'une série dérivée de la saga Harry Potter. Le film bourrés d'effets spéciaux et numériques réussis nous emmène dans le New-York des années 20. Norbert Dragonneau débarque d'Angleterre par bateau avec une valise qui, quand on l'ouvre "normalement", contient un passage qui mène dans un univers parallèle où vivent des animaux fantastiques comme le niffleur (qui s'échappe). Norbert fait tout pour les préserver. Pendant ce temps, la ville américaine vit des événements étranges, une ombre avec des yeux plane au-dessus de la ville, des maisons bougent ou subissent des dégâts. Les Moldus (ou Non-Maj) côtoient les Sorciers (qui sont nombreux) sans le savoir. Je ne dirai rien de plus sur l'histoire sans temps mort avec des séquences amusantes. Les adultes apprécieront autant que les plus jeunes. Quatre autres films devraient suivre.

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vendredi 25 novembre 2016

Série "Agatha Raisin" - M. C. Beaton

 

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Comme d'autres blogueuses, j'ai fait la connaissance d'Agatha Raisin, la cinquantaine bien tassée. Trapue, avec des petits yeux d'ours, Agatha a des cheveux châtain brillants et de belles jambes galbées. Jeune retraitée de la société londonienne de relations publiques qu'elle avait créée et qu'elle vient de vendre, elle s'est acheté un joli cottage dans les Costwolds. Agatha n'a pas toujours très bon caractère mais elle a un côté très "fleur bleu". Mariée puis séparée de son mari depuis des années, elle ignore si ce dernier est mort ou vivant. M. C. Beaton est le pseudonyme de Marion Chesney, née en Ecosse en 1936. Cet écrivain prolifique écrit depuis 1979 sous d'autres pseudonymes. Pour en revenir à Agatha Raisin, M. C. Beaton en est à son 28ème tome depuis 1992. Albin Michel, qui commence (enfin) à éditer ces romans en français, le fait par ordre chronologique et c'est une bonne chose. En effet, dans le premier roman, La quiche fatale, Agatha vient de vendre sa société pour s'installer dans son cottage à Carsely. On fait connaissance de plusieurs habitants de ce petit village où tout le monde se connaît, et certains d'entre eux deviendront des personnages récurrents dans les romans suivants. Agatha passe tout de suite pour une excentrique qui ne craint pas de tricher afin de gagner le concours annuel de la meilleure quiche. Par là même, dès ce premier tome, Agatha se découvre des talents de détective amateur en menant une enquête sur une mort par empoisonnement. Pour ce faire, elle reçoit l'aide d'un policier, Bill Wong, et celle de James Lacey, un militaire à la retraite encore fringant pour qui Agatha a rapidement le béguin. Il faut noter que dans ces quatre romans parus, les victimes des meurtres sont très antipathiques. Dans Remède de cheval, un vétérinaire qui déteste les chats et les chiens meurt d'une piqûre fatale. Dans Pas de pot pour la jardinière, une femme manipulatrice, installée depuis peu dans le village, est assassinée d'une manière pas banale: elle est "plantée" dans un grand pot de fleurs. Dans Randonnée mortelle, la victime, une fille autoritaire, est trouvée à moitié enterrée dans un champ de colza après avoir reçu un violent coup à la tête. Ces romans m'ont paru distrayants et plutôt sympathiques même si Agatha est parfois crispante. J'attends les tomes suivants avec impatience, et je ne suis pas la seule.

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mardi 22 novembre 2016

Snowden - Oliver Stone

Snowden d'Oliver Stone est un film assez réussi car il reste sobre et modeste. Il retrace le parcours d'Edward Snowden, le lanceur d'alertes américain qui vit maintenant à Moscou. Edward Snowden (très bien interprété par Joseph Gordon-Levitt), un informaticien doué, fut employé tour à tour par la CIA et la NSA. Pendant la période où il a travaillé à la NSA, il s'est rendu compte que cette agence avait mis sur écoute le monde entier en général et les Américains en particulier. Révolté par cette intrusion dans la vie privée des gens et cette atteinte aux libertés, Snowden se réfugie dans un hôtel de Hong-Kong en juin 2013. C'est là qu'il reçoit des journalistes anglais à qui il fait ces révélations. Et il est filmé par Laura Poitras (j'en profite d'ailleurs pour recommander son documentaire Citizenfour sur Snowden). Ce coup médiatique met Snowden en danger. Les autorités américaines demandent son extradition afin de le juger aux USA pour trahison. Les dernières images du film où l'on voit le vrai Snowden sont émouvantes. Un film que je conseille malgré les nombreuses critiques mitigées.

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