Le blog de Dasola

dimanche 31 août 2014

Le spectre de la rue du Puits - Indrek Hargla

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Comme j'avais beaucoup aimé le premier tome des enquêtes de Melchior l'apothicaire, j'ai été contente de lire le second tome, Le spectre de la rue du Puits d'Indrek Hargla (Editions Gaïa, 300 pages). Je l'ai emprunté en bibliothèque.
Nous retrouvons Melchior, en 1419, soit 10 ans après. Toujours marié avec Keterlyn (déjà très présente dans le tome précédent), il est devenu le père de jumeaux de cinq ans, un garçon et une fille (Melchior et Agatha). Melchior et sa famille habite toujours la rue du Puits à Tallin en Estonie. Les événements se déroulent du 2 au 15 août. De jeunes amoureux croient voir un spectre sorti d'une des maisons de la rue. Ils ne sont pas les premiers. Ce spectre s'est manifesté devant quelques personnes qui sont décédées de façon plus ou moins violentes peu après. Voilà ce qu'apprend Melchior qui décide de mener sa propre enquête avec le soutien de son ami, le conseiller bailli Wentzel Dorn qui lui-même est très peiné par la mort de quelques notables. Bien entendu, toutes ces morts (naturelles ou non) sont liées. Sans en dévoiler plus, je dirais, qu'un homme fou de chagrin est à l'origine de ces crimes. Il est aidé dans sa funeste entreprise par deux personnes. Voici un roman qui prend son temps, l'intrigue est bien menée, Hargla dévoile quelques us et coutumes de l'époque, la bière coulent à flots et la liqueur d'apothicaire préparée par Melchior rencontre toujours beaucoup de succès. Les deux romans assez dépaysants peuvent se lire indépendamment. Je vous les recommande tous les deux.

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jeudi 28 août 2014

Les combattants - Thomas Cailley / Lucy - Luc Besson / Opération casse-noisette - Peter Lepeniotis

Vous pourrez constater que mes choix récents de cinéma sont éclectiques; mais il se trouve que pendant cet été, il y a eu peu de films nouveaux à se mettre sous les yeux. Dans un futur billet, j'évoquerai quelques "vieux" films que j'ai vus pendant cette période.

Cette fois-ci, je commence par Les combattants de Thomas Cailley avec Adèle* Hanael (une jeune actrice qui monte) et Kévin Azaïs. C'est le premier long-métrage du réalisateur. Le film a été présenté dans la section de la Quinzaine des réalisateurs au dernier festival international du film de Cannes. A cette occasion, il a été récompensé par plusieurs prix et les critiques sont élogieuses. Je ne savais pas du tout ce que racontait le film. Je ne suis pas sûre d'en savoir plus maintenant. Dans les Landes, Madeleine décide de faire un stage commando dans l'armée de terre (le plus dur qui soit). C'est un vrai garçon manqué. Arnaud, lui, est apprenti-menuisier auprès de son frère dans l'entreprise familiale. Il est captivé au premier regard par Madeleine lorsqu'il vient faire des travaux chez les parents de cette dernière. Ni une, ni deux, il s'inscrit au stage pour être avec elle. Elle lui en fait voir de toutes les couleurs. Je trouve que le film démarre très bien, il y a de l'énergie, de l'humour; mais à partir du moment où les deux jeunes gens s'enfoncent seuls dans la forêt landaise, j'ai un peu décroché. Le côté "robinsonade" que prend l'histoire m'a laissée indifférente. Pour ma part, j'ai trouvé le film sympa mais sans plus.

Je continue avec Lucy de Luc Besson que mon ami voulait voir. Je l'ai accompagné en me disant "pourquoi pas". L'histoire n'a aucun intérêt et n'a ni queue ni tête. Les effets psychédéliques sont plus ou moins réussis. Scarlett Johansson est très bien. Les méchants sont des Asiatiques (Coréens). Quelques scènes ont été filmées à la Sorbonne à Paris et j'ai trouvé la fin très frustrante: pauvre Scarlett réduite à devenir une clé USB. Le film a rapporté plus de 100 millions de dollars aux Etats-Unis (je pense que c'était l'objectif de Luc Besson).

Je termine par Opération casse-noisette, dessin animé destiné à un public à partir de 5 ans (ça va, je suis dans la tranche d'âge). Roublard (Surly en VO), un écureuil individualiste, est en quête de nourriture. Il compte bien garder pour lui tout seul ce qu'il va trouver car il vient d'être banni du parc où il vivait après avoir malencontreusement provoqué la destruction des réserves de nourriture stockées pour l'hiver. Dans la ville pleine de dangers, il repère un magasin où sont entreposés des sacs de noisettes. Avec l'aide de son copain Buddy, un rat mutique, il prépare une mise à sac pour récolter le plus de noisettes possible. Sa quête est semée d'embûches que je vous laisse découvrir. Le film m'a paru bien fait. J'ai aimé l'histoire et l'animation est réussie, mais il faut noter que les bambins dans la salle(1 pour 2 adultes...) n'ont pas ri. Je pense que les adultes (comme moi) l'apprécient plus que les enfants. Un film à voir une fois (mais pas plus) comme m'a dit mon ami en sortant de la salle.

* (et non Anaïs comme Bertfromsang (dans son commentaire ci-dessous) me l'a fait gentiment remarquer).

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lundi 25 août 2014

Puzzles

J'aime faire des puzzles. C'est un plaisir que j'ai gardé de mon enfance, un loisir calme et de patience. Ce qui me plaît surtout, ce sont les puzzles de 1000 pièces, avec de belles images (reproduction d'oeuvres de peinture). J'ai l'impression qu'on en trouve de moins en moins dans le commerce. Je peux y passer des heures au total, et surtout laisser étalé le puzzle en cours sur une table durant des semaines, en y mettant quelques pièces de temps en temps. Il faut me voir, ma grosse loupe à la main, tâchant de comparer la pièce que je tiens avec la photo sur la boite. J'ai aussi besoin de la lumière du jour. Ce n'est pas tellement un loisir d'hiver pour moi. En général, je commence par le cadre, puis par les éléments les plus faciles, et je remplis peu à peu. Un puzzle de 1000 pièces représente plus ou moins 50 x 65 cm. Il y a quelque temps, j'avais commencé un puzzle de 1500 pièces, mais l'image ne me parlait pas assez, j'avais l'impression de ne pas avancer, je l'ai défait et rangé. Il faudra que je le reprenne plus tard. Tout à la fin, ce qui est frustrant, c'est quand il reste encore 1 ou 2 trous, et que la boite est vide de pièces. Il faut alors chercher par terre, sous les meubles, sur la table... Ca m'est encore arrivé pour ce puzzle-ci. Je l'avais acheté après ma visite à Giverny.

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samedi 23 août 2014

Ce qui reste de nos vies - Zeruya Shalev (Présélection du prix FNAC 2014 [3/5])

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Je ne connaissais pas du tout Zeruya Shalev (née en 1959), qui est une cousine de l'écrivain Meir Shalev. Ce qui reste de nos vies (Gallimard, collection Du monde entier, parution le 04 septembre 2014) a été mon vrai coup de coeur parmi les cinq romans lus. Ce roman qui fait plus de 400 pages est ample et écrit dans un style que j'ai trouvé magnifique. Rien n'est laissé au hasard. Il n'y a pas une ligne en trop. De nos jours, en Israël, l'auteur nous met en présence d'une famille dont la mère, Hemda, octogénaire et grabataire, qui est pratiquement au seuil de la mort. Veuve, elle a deux enfants, Dina, dont elle n'est pas proche, et Avner, son fils, qu'elle préfère de beaucoup. Le roman nous narre quelques semaines dans la vie de ces personnages. Hemda se remémore son passé de petite fille dans un kibboutz et l'adoration qu'elle avait pour son père décédé le jour où elle accouché de sa fille. Sa fille Dina quant à elle, professeur dans un collège et ayant atteint la quarantaine, a un désir d'enfant que son mari qui est photographe, lui refuse. Ils ont déjà ensemble une grande fille qui est en train de s'émanciper. Avner, le fils d'Hemda, marié et père de famille, s'interroge sur sa vie de couple après avoir croisé une femme lors d'une de ses visites à sa mère soignée dans un hôpital de Jérusalem. C'est un très beau roman qui évoque les liens familiaux avec ses joies et ses peines, la jalousie, la colère, l'envie, et que je vous recommande. Si vous le lisez, j'espère qu'il vous plaira autant qu'à moi. Gallimard a publié les trois précédents romans de Zeruya Shalev traduits en français.

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mercredi 20 août 2014

Meurtre au 31ème étage / Arche d'acier - Per Wahlöö

Avec sa femme Maj Sjöwall (née en 1935), l'écrivain suédois Per Wahlöö (1926-1975) a écrit en duo dix romans policiers (dont Le policier qui rit, L'Homme au balcon ou l'Abominable homme de Säffle [billet de leunamme]) que je vous recommande. En solo, Per Wahlöö a écrit au moins deux romans (moins connus), qui ont été pour moi une découverte intéressante (surtout le premier). Dans ce dyptique, on fait la connaissance du commissaire Jensen.

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Dans Meurtre au 31 étage (Rivages noir, 230 pages), j'ai été tout de suite frappée par plusieurs choses: pour commencer, le fait que l'histoire nous est racontée de façon très factuelle sans digression aucune. L'heure et les minutes nous sont précisées très souvent. Quant au commissaire Jensen, c'est un homme sans affect, il ne semble rien ressentir. Il a un côté sévère, manquant d'humour. C'est un homme très psycho-rigide. Il s'exprime par monosyllabes. Il ne dit rien de trop. La seule chose qui le rend un peu humain est le fait qu'il souffre de problèmes stomacaux (ulcère?). L'action se situe dans un futur proche où tout est aseptisé, quelque part dans un pays nordique. Seul l'alcool fait des ravages, et les prisons sont pleines de gens pris en flagrant délit de boire de l'alcool. Le taux de suicides est exponentiel tandis que celui des naissances est au plus bas. Jensen est appelé dans un immense building où se trouvent les bureaux d'une maison d'édition, un empire de presse qui publie toutes sortes de journaux au contenu lénifiant dans lesquels est gommée toute critique. Par une lettre anonyme, quelqu'un dénonce un crime perpétré dans cet immeuble. Une bombe est prête à exploser. Jensen qui n'a pas encore connu d'échec lors d'une enquête se met à l'ouvrage entre deux crises abdominales douloureuses. Avec ce roman Wahlöö brosse un portrait au vitriol d'une société qui ressemble un petit peu (malheureusement) à la nôtre (le roman date de 1964). Vraiment très bien, et c'est pourquoi j'ai été contente de retrouver Jensen dans Arche d'acier dont l'action se déroule quelques années plus tard.

Quand commence Arche d'acier (Rivages noir, 215 pages), Jensen part se faire soigner quelque part à l'étranger de sa maladie latente de l'estomac. On ne lui donne pas cher de sa peau mais il se rétablit. Sur le chemin du retour, il apprend que son pays est en état de siège et en proie à une épidémie létale à l'échelle nationale. Des élections ont été repoussées. Les communications sont coupées. Quelques membres du gouvernement réfugiés dans un pays voisin demandent à Jensen de découvrir ce qui se passe: "Combien de morts? Pourquoi cette épidémie? Et "Qu'est-ce que l'"Arche d'acier"?". J'ai été un peu moins convaincue par l'intrigue mais il faut reconnaître que Wahlöö pressent avec raison les travers de notre époque comme la manipulation des gens et la confiscation du pouvoir. Ce roman-ci a été écrit en 1968.

PS: Suite au commentaire de K, lire son billet sur les 10 tomes de "Le roman d'un crime".

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dimanche 17 août 2014

La dune - Yossi Aviram

S'il passe par chez vous, essayez d'aller voir le film La dune (du réalisateur israélien Yossi Aviram) qui est sorti le 13 août 2014. Hanoch (Lior Ashkenazi), la quarantaine, vit en Israël avec sa compagne, mais il la quitte pour une obscure raison et part en France. Au même moment, Reuven Vardi (Niels Arestrup, excellent et tout en retenue), un vieux policier qui exerce dans une brigade de recherche de personnes disparues, termine une enquête dont la conclusion est tragique. Ce faisant, il demande à ses supérieurs de partir un peu plus tôt à la retraite. Il pourra enfin vivre une vie tranquille auprès de son compagnon Paolo (Guy Marchand). C'est à ce moment-là qu'un homme mutique dont on ne sait rien est retrouvé évanoui près d'une dune en Gironde. C'est Hanoch, qui semble attendre quelque chose ou quelqu'un. Reuven décide de chercher à savoir qui est cet homme brillant aux échecs (comme lui). C'est un film d'une grande subtilité et très pudique. Il faut noter la présence d'Emma de Caunes qui dans un petit rôle donne une touche féminine bienvenue. Le film est dédié à Reuven et Paolo (architectes tous les deux) qui se sont rencontrés dans les années 50 et ne se sont plus quittés.

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jeudi 14 août 2014

Lauren Bacall est morte

Décidément, la série noire continue à Hollywood. Après Robin Williams, Lauren Bacall (1924-2014) nous a quittés victime d'un AVC. Elle avait 89 ans. Cette actrice à la voix rauque et au regard éloquent avait beaucoup de classe. Et quelle carrière! Avec et sans Humphrey Bogart. Récemment, avec mon ami, j'ai revu Une vierge sur canapé (Sex and the single girl, en VO) où elle partageait l'affiche avec Henry Fonda, Tony Curtis, Natalie Wood et Mel Ferrer. Je vous conseille absolument ce film qui doit exister en DVD. Avec Bogart, il faut bien entendu voir Le port de l'angoisse d'Howard Hawks (1944), Le grand sommeil également d'Howard Hawks (1946), et Key Largo de John Huston (1948). Et personnellement, je l'avais trouvée très bien dans Dogville de Lars von Trier (2003). En dernier, elle faisait quelques doublages de dessins animés comme Ernest et Célestine.

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mercredi 13 août 2014

Robin Williams est mort

Je viens d'apprendre avec tristesse la disparition de Robin Williams (1951-2014) qui est un acteur que j'appréciais beaucoup. Je me rends compte que je l'avais vu dans beaucoup de films. Il interprétait des rôles très différents (souvent comiques mais parfois inquiétants) que l'on n'oublie pas. J'en cite quelques uns

Le monde selon Garp de Goerge Roy Hill (1982) adapté du roman de John Irving: je vous recommande ce film dans lequel j'avais découvert cet acteur.

Good Morning Vietnam de Barry Levison (1987) : Robin Williams très bien mais le film : bof.

Le cercle des poètes disparus de Peter Weir (1989): un film culte à l'époque

Fisher King de Terry Gillam (1991): très bon film

Mrs Doubtfire de Chris Columbus (1993) : Robin Williams est irrésistible

Will Hunting de Gus Van Sant (1997)

Deux films dans lesquels il interprète des personnages ambigus.

Photo Obsession de Mark Romanek (2002)

Insomnia de Christopher Nolan (2002) : face à Al Pacino, il est remarquable.

Et je l'avais vu tout récemment dans un second rôle au côté d'Annette Bening et Ed Harris dans The Face of love.

Un acteur qui va manquer.

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mardi 12 août 2014

Détective Dee II (La légende du dragon des mers) - Tsui Hark

Ayant beaucoup aimé Détective Dee (et la flamme fantôme) sorti il y a 3 ans, je me suis précipitée pour voir Détective Dee II (La légende du dragon des mers) du même réalisateur. Le film est sorti le 6 août 2014. Je l'ai vu en 2D (et c'est très bien comme cela). Chronologiquement, l'histoire qui nous est contée dans Détective Dee II est antérieure à celle de La flamme fantôme. Dee vient d'être nommé juge auprès la cour impériale en 665 après J.-C. Dès la première séquence très spectaculaire, on assiste à la destruction presque totale de la flotte impériale par un monstre marin (que l'on ne voit pas). Parallèlement, une jeune courtisane est enlevée par des hommes masqués. Le juge Dee est chargé par l'impératrice de mener l'enquête sur cet enlèvement. Cette enquête l'amène à poursuivre un homme mutant recouvert d'écailles. De fil en aiguille, Dee découvre un complot ourdi contre l'empereur et la cour. Ce qui fait le charme du film, c'est en particulier les manières qu'ont les personnages de se déplacer: ils grimpent, sautent de toit en toit, marchent à l'envers avec une aisance à nulle autre pareille. C'est virevoltant. Les combats sont spectaculaires. Du grand art. Je dirais que l'intrigue elle-même m'a moins emballée que celle de La flamme fantôme mais l'ensemble vaut la peine d'être vu.

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samedi 9 août 2014

Winter Sleep - Nuri Bilge Ceylan

S'il y a un film à voir en ce moment, c'est bien Winter Sleep du cinéaste turc Nuri Bilge Ceylan, récompensé à juste titre par une Palme d'Or au dernier Festival International de Cannes en 2014. C'est le 4ème film que je vois de ce réalisateur, et je pense que c'est son film le plus accessible, le moins statique par rapport aux autres. Le film qui dure 3H15 (on ne les voit pas passer) se distingue par sa photo, sa lumière, l'éclairage des visages, son cadrage, ses décors extérieurs sublimes. C'est la marque de fabrique des films du réalisateur: vraiment du très grand cinéma. Aydin est un homme dans la soixantaine, ancien comédien (et non acteur, il y tient) de théâtre pendant 25 ans, qui vit de ses rentes. Quand commence l'histoire, l'hiver et la neige arrivent en Anatolie, dans la région de Cappadoce où Aydin est le propriétaire d'un hôtel troglodyte. Il y vit en compagnie de sa soeur Necla (traductrice) et de sa jeune femme Nahal. Aydin possède aussi quelques maisons qu'il loue dans la région. Il a un "factotum" qui est chargé de récupérer les loyers. Cela ne se passe pas toujours très bien... Aydin passe le temps à écrire des articles pour un journal et il lui arrive d'avoir de longues conversations avec sa soeur et sa femme qui tournent à l'affrontement. Les deux femmes lui reprochent sa condescendance et sa suffisance. Ce sont deux belles séquences du film parmi d'autres. C'est un film ample et riche. J'ai noté que les personnages ne se touchent pas sauf quand un père gifle son fils. Il n'y a pas vraiment d'histoire mais des bouts d'histoires. J'ai lu que cela fait penser à une pièce de Tchekov, je suis d'accord, avec une touche contemporaine de bon aloi. Allez voir ce film, je pense que vous ne le regretterez pas et que vous aurez envie, comme moi, d'aller passer un séjour dans l'hôtel troglodyte appellé "Othello". Lire les billets d'Alex-6 et Alain.

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mercredi 6 août 2014

Hôpital psychiatrique - Raymond Castells / Roman américain - Antoine Bello

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Hôpital psychiatrique de Raymond Castells (Editions Rivages Noir, 600 pages) a comme toile de fond le quotidien et les conditions effroyables dans lesquelles vivaient des centaines de personnes dans un hôpital psychiatrique entre 1937 et 1942 dans la région de Toulouse. En février 1937, le personnage principal de l'histoire, Louis Dantezzi, 17 ans, est accusé d'avoir massacré toute sa famille et, par ordre d'un juge, interné de cet établissement. Louis est un jeune homme costaud, intelligent, lettré (admirateur de Dumas) et qui sait se défendre. Et tout le monde est contre à lui, à commencer par les gendarmes qui l'ont amené à l'institut. Les gardes et quelques détenus lui font subir un bizutage brutal. Je n'oublie pas le directeur de l'établissement, être ignoble à tout point de vue. Mais Louis survit, et, grâce à son intelligence et ses bonnes relations avec le médecin aliéniste, on suit son ascension au sein de l'établissement (il va en devenir l'économe). Sa rencontre avec Louise, une jeune internée, va bouleverser sa vie. Tel Edmond Dantès, Louis compte s'évader avec sa belle et la fortune que le directeur a détournée. Avec ce roman, Raymond Castells, psychologue clinicien de formation, brosse un portrait épouvantable sur les traitements infligés aux "fous" sans oublier que beaucoup sont morts de faim pendant la deuxième guerre mondiale (comme Camille Claudel et Séraphine de Meaux). C'est un livre qui se lit très bien. Il n'y a rien d'insoutenable malgré certaines descriptions. Je conseille vraiment ce roman policier. Lire le billet de dominique.


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Maintenant, je passe à Roman américain d'Antoine Bello (Gallimard, 280 pages). C'est un livre très agréable à lire malgré le sujet qui peut paraître rébarbatif: le marché du "Life settlement", c'est-à-dire la revente à des tiers des assurances-vie en cours de constitution. Cela se passe aux Etats-Unis de nos jours (ce n'est pas encore possible en France... du moins pour le moment). Pendant sept semaines, un journaliste, Vlad Eisinger publie sept articles se rapportant à ce phénomène. Il a pris comme exemple quelques individus habitant une petite ville de Floride, Destin Terrace. Dans cette petite ville vit aussi Dan Siver, écrivain raté et observateur de ce qui se passe. Il échange des mails avec Vlad et on a droit à des extraits de son journal. Ce roman reste ludique et léger mais un brin cynique quand est évoquée la "maturité" d'un contrat (quand l'assuré vient de décéder). Cela parle surtout des sommes d'argent colossales qui sont en jeu, des tables de mortalité, du fait qu'une entreprise peut prendre une assurance-vie sur un de ses employés sans que ce dernier en soit informé et de beaucoup d'autres choses. Mais après tout, ce n'est qu'un roman (très instructif au demeurant).

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dimanche 3 août 2014

La planète des singes : l'affrontement - Matt Reeves

Suite de La planète des singes : les origines, nous retrouvons les chimpanzés et autres grands singes autour de César leur chef. Quelques années ont passé depuis qu'une épidémie de grippe simienne a décimé la population humaine. La séquence d'ouverture est spectaculaire: les singes en nombre s'apprêtent à attaquer... un troupeau de cerfs; et ils y arrivent, en tuant un gros ours par la même occasion. Pendant ce temps-là, quelques centaines d'humains qui n'ont pas été touchés par l'épidémie et vivent retranchés à San Francisco en ruine cherchent à remettre en marche un barrage qui leur permettrait de se fournir en énergie. Or ce barrage est situé dans le territoire qu'occupent les singes. L'affrontement entre hommes et animaux a lieu quand un chimpanzé, Koba, veut prendre la place de César (qu'il trouve trop proche des humains) et devenir le chef. Je retiens que les singes arrivent à prononcer des mots mais qu'ils s'expriment surtout en langage des signes. Il y a des "méchants" et des "gentils" tant du côté humains que du côté des singes. J'ai trouvé le film bien fait (de ce côté-là, rien à dire) mais à mon avis son défaut principal est que les grands singes ont des comportements trop anthropomorphes dans leurs travers comme dans leurs qualités. Cela m'avait moins sauté aux yeux dans le film précédent. Cela n'empêche pas que vous pouvez aller voir le film (un western en 2D, c'est très bien).

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jeudi 31 juillet 2014

Expo 58 - Jonathan Coe / Ils désertent - Thierry Beinstingel

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 Voici deux romans que je conseille même si j'ai trouvé que le roman de Jonathan Coe n'était pas le meilleur de l'écrivain.

Je commence donc par Expo 58 de Jonathan Coe (Editions Gallimard, 300 pages), que j'ai lu il y a déjà plus d'un mois. J'ai trouvé que l'histoire qui s'étire en longueur n'était pas spécialement passionnante (il ne se passe pas grand-choses), et cela manque de nerf (quoi qu'en dise la 4ème de couverture); et pourtant cela avait tout pour me plaire: l'évocation de la foire-exposition universelle de Bruxelles en 1958 (entre avril et octobre de cette année-là), sur fond de guerre froide avec un zeste d'espionnage, peut-être une histoire d'adulturère, surtout des personnages qui sortent de l'ordinaire. Thomas Foley, marié à Sylvia et père d'une petite fille depuis peu, travaille au ministère à l'information à Londres. Il vient de rédiger avec brio le texte d'une brochure vantant les mérites du Royaume-Uni. Cette brochure est destinée à être vendue dans le pavillon britannique au sein de la foire-exposition. De plus, étant belge par sa mère et ayant eu un père qui a tenu un pub pendant 20 ans, Thomas est choisi par ses supérieurs pour superviser la gestion du pub Britannia qui doit être un des bâtiments vedettes de la foire-exposition. Thomas s'installe pour six mois à Bruxelles en laissant sa famille derrière lui. Arrivé sur place, il croise quelques jolies jeunes femmes, un journaliste russe et deux compères, Wayne et Radford (très Dupont et Dupond mais nettement moins sympathiques). L'histoire s'accélère vers la fin, mais cela n'a pas suffi à mon bonheur.

Je recommande en revanche haut et fort (en remerciant Aifelle) un livre que j'ai emprunté à la bibliothèque, Ils désertent de Thierry Beinstingel (Fayard, 250 pages lues d'une traite en une journée). Dans cette oeuvre décomposée en chapitres courts, le narrateur s'adresse alternativement à deux personnes. Il emploie le "Tu" quand il s'agit de la jeune femme diplômée de commerce et "Vous" quand il s'agit de l'"ancêtre", un homme de 58 ans, VRP en papier peint que sa boîte voudrait virer. Cette même entreprise vient d'embaucher la jeune femme comme directrice des ventes et lui demande de licencier l'"ancêtre" qu'elle ne connaît même pas. Lui est un passionné de Rimbaud (sa correspondance plus que ses poèmes), tandis qu'elle apprécie quelques oeuvres d'Hannah Arendt dont La condition de l'homme moderne. Quand il va voir ses clients fidèles depuis 40 ans, il sort ses échantillons reliés comme un beau livre. La jeune femme ("la petite sportive" comme l'"ancêtre" la surnomme) a des doutes sur la mission qu'on lui confie. Je vous laisse apprécier cette histoire touchante et dont la fin m'a plu. Je n'avais jamais découvert cet écrivain, c'était un tort.

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lundi 28 juillet 2014

Les grandes séries américaines des origines à la fin des années 70 - Alain Carrazé et Christophe Petit

Après avoir trouvé dans une librairie d'occasion un ouvrage intitulé Les grandes séries américaines des origines à 1970 (Huitième art éditions, 200 pages) qui rappelle quelques séries américaines bien connues des origines aux années 70, je confesse que Mannix, Les Mystères de l'ouest, L'homme de fer (dans son fauteuil roulant), Mission impossible (et la disquette qui s’autodétruit), Le Fugitif, Les Envahisseurs (avec le petit doigt raide, et qui se dissolvent quand ils meurent), Kojak (crâne chauve et sucette), Cannon, Les Incorruptibles, Bonanza, Daktari (avec le lion Clarence et la guenon Judy), Ma sorcière bien aimée (j’adore le générique), Au nom de la loi (qui a fait connaître Steve McQueen) ont fait partie de mes bons souvenirs télévisuels de mon adolescence. Je pourrais aussi citer d’autres séries de la même époque comme Les Monroe, Les Bannis, Peyton Place, La grande vallée et quelques autres. J'ai eu le plaisir de revoir en DVD certaines séries comme Hawaï Police d'état ou Perry Mason.

L’ouvrage, qui n’est plus disponible sauf d’occasion, date de 1994. Il se décompose en 28 chapitres évoquant chacun une série. Illustrés par beaucoup de photos, les chapitres sont rédigés par différents rédacteurs dont l’écrivain Martin Winkler. Ce dernier a rédigé les chapitres concernant Zorro, Max La menace (jamais vu) Les mystères de l’ouest, La Quatrième dimension, Au-delà du réel, Mission impossible et Agents très spéciaux (avec Robert Vaughn et David Mc Callum: une série que j’aime beaucoup). A la fin de chaque chapitre, on trouve la fiche technique, la diffusion en France et les titres des épisodes. Le livre est vraiment très bien fait. Cela ne m'empêche pas de bien apprécier les séries toutes récentes comme Murdoch, Miss Fisher, Fringe, House of cards, Mad men ou NCIS.

Et vous, quelles ont été ou quelles sont vos séries préférées ?

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vendredi 25 juillet 2014

The face of Love - Arie Posin / Les hommes! De quoi parlent-ils? - Cesc Gay

Dans cette période estivale, certains films qui sortent ne bénéficient pas forcément de beaucoup d'échos dans la presse et ils sortent dans peu de salles.

Voici deux films sortis en juillet 2014 à Paris que j'ai beaucoup appréciés.

D'abord The Face of Love de d'Arie Posin (2013) avec Annette Bening et Ed Harris. A Los Angeles, Nikki (Annette Bening) n'arrive pas à se remettre de la mort de son mari Garrett, qui s'est noyé cinq ans auparavant au bord d'une plage au Mexique. Elle pense et rêve toujours à lui. Jusqu'au jour où elle croise la route de Tom (Ed Harris), un peintre qui est le sosie parfait de Garrett. Le traitement de l'histoire m'a plu car il n'est jamais mièvre. Les acteurs sont à l'aise dans leur rôle, on y croit. C'est une belle histoire d'amour, qui se termine mal, mais avec l'espoir que Nikki va enfin vivre au présent et non plus dans le passé. J'ai senti que les spectateurs dans la salle ont été touchés par cette histoire. "The Face of Love" est le titre d'un tableau que l'on découvre à la fin.

Les hommes! De quoi parlent-ils? de Cesc Gay (2012) est un film espagnol (Una pistola en cada mano en VO) qui risque de passer inaperçu, d'ailleurs Chris pensait qu'il ne serait pas distribué en France. En tout cas, sorti dans 3 salles le 9 juillet 2014, le film ne se donne plus qu'à 3 séances dans une petite salle à Paris (c'est tout à fait dommage). Nous étions 20 dans la salle. Le film qui dure 1H33 se décompose en 5 parties à peu près égales et une conclusion. Deux hommes se rencontrent au bas d'un ascenseur. Ils se sont perdus de vue depuis des années. En échangeant des propos, ils réalisent que leur vie est plutôt désastreuse. Dans la séquence suivante, un homme divorcé ramène son petit garçon chez son ex-épouse avec qui il entame une discussion: il aimerait bien reprendre la vie commune. Dans la troisième saynète, dans un parc, un homme attend sur un banc, un autre promène son chien. On apprend que l'un est l'amant de la femme de l'autre. Dans la quatrième partie, un homme observe une jeune femme au sein d'une entreprise. Nous sommes en début de soirée, il y a une sorte de petite fête. L'homme fait des avances à la femme qui lui répond du tac au tac et retourne la situation à son avantage: le dialogue est vif. Enfin, dans la dernière séquence, une femme prend en stop un homme et lui dit des choses gênantes sur l'homme avec qui elle vit. Parallèment, la copine du passager de la voiture fait de même avec l'ami de la conductrice. A la fin les deux hommes se retrouvent en compagnie de certains protagonistes des premières saynètes à une soirée dînatoire. J'ai été un peu longue sur ce film, mais c'est que les 5 séquences valent la peine d'être décrites; et le tout est très bien joué. Il faut dire que la distribution est de premier ordre: Javier Camara, Ricardo Darin, Eduardo Noriega, Luis Tosar et quelques autres moins connus. J'espère que ce film sortira en DVD. Les hommes! De quoi parlent-ils? a reçu pas mal de prix dans plusieurs festival. Il le mérite.

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mardi 22 juillet 2014

L'homme qu'on aimait trop - André Téchiné

Je suis assez âgée pour me rappeler ce fait divers qui défraya la chronique en 1977: la disparition d'Agnès Le Roux, héritière du Palais de la Méditerranée où se trouvait un casino situé sur la promenade des Anglais à Nice. A ce jour, on n'a jamais retrouvé son corps. Dans L'Homme qu'on aimait trop (j'ai trouvé ce titre plutôt étrange), André Téchiné reprend le sujet en débutant l'histoire environ un an avant la disparition d'Agnès (Adèle Haenel). Cette dernière, un peu garçon manqué, vient juste de revenir d'Afrique. Désirant ouvrir une librairie cadeaux, elle veut récupérer sa part d'héritage venant de son père. Cela obligerait sa mère Renée (Catherine Deneuve) à lui racheter ses parts; or elle n'en a pas les moyens. Dans le même temps, Agnès tombe amoureuse de l'avocat d'affaires Maurice Agnelet (Guillaume Canet) devenu l'homme de confiance de Renée. Suite à un différend avec cette dernière, Agnelet n'hésite pas à faire alliance avec Jean-Dominique Fratoni, l'"Empereur des jeux" de la Côte d'Azur, qui a des vues sur le Palais de la Méditerranée. Agnès est mise en relation avec Fratoni et va trahir sa mère. Le film vaut surtout pour l'interprétation des deux actrices qui sont exceptionnelles dans leur confrontation. A côté, Guillaume Canet paraît un peu terne. Le film qui dure 1H56 m'a vraiment passionnée pendant 1H30 (jusqu'à la disparition d'Agnès). La dernière partie qui se passe presque trente ans plus tard s'éternise et j'ai été gênée par les acteurs grimés pour se vieillir (cela alourdit l'ensemble). Rien que pour les premières quatre-vingt-dix minutes, allez voir le film.

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samedi 19 juillet 2014

Les fantômes de Belfast - Stuart Neville / L'énigme de Saint-Olav - Indrek Hargla / Le cercle - Bernard Minier

 

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Voici trois romans lus récemment qui n'ont pas de rapport entre eux (si ce n'est que ce sont des romans policiers) et qui m'ont procuré d'agréables moments de lecture.

Je commencerai par celui que j'ai préféré des trois: Les fantômes de Belfast de Stuart Neville (Rivages Noir, 423 pages qui se lisent d'une traite). A Belfast, Gerry Fegan, un ex-tueur de l'IRA, est hanté par les fantômes de 12 personnes  qu'il surnomme les "12 suiveurs". Il les a assassinées plusieurs années auparavant. C'étaient des meurtres commandités. Venant de sortir de prison, il commence à éliminer ceux qu'il juge responsable de ces morts. Petit à petit, les fantômes cessent de le harceler tandis que Gerry supprime des êtres peu recommandables. L'histoire est bien menée et tant pis si l'on juge que Gerry ne devait pas se faire justice lui-même. C'est un personnage que l'on n'oublie pas. Stuart Neville est un écrivain à suivre car Les fantômes de Belfast est son premier roman.

Je continue avec un roman policier estonien. C'est le premier d'une série. Dans L'énigme de Saint Olav - Melchior l'Apothicaire, livre 1 (Babel noir, 420 pages intrigantes), Indrek Hargla situe son intrigue entre le 15 et le 22 mai 1409 à Tallinn en Estonie. Cette ville était partagée entre ville basse et ville haute où se situait la forteresse de l'ordre des chevaliers teutoniques. Le bailli de la ville demande à Melchior Wakenstede, l'apothicaire, de l'aider à découvrir qui a décapité un ancien commandeur de l'ordre Teutonique de Gotland. Dans la bouche du mort, l'assassin a placé une vieille pièce de monnaie. Trois autres morts suspectes vont suivre dont deux empoisonnements. Il est question de position des pions dans un jeu d'échecs, de brasseur de bière, de la guilde des Maîtres Chanteurs de Nuremberg et de bâtisseurs d'églises. L'arrière-plan historique n'est pas forcément très simple car assez méconnu, mais cela ne m'a pas empêché de bien apprécier ce roman que je vous conseille.

Je terminerai avec Le cercle de Bernard Minier (Pocket, 780 pages) où l'on retrouve le commandant Servaz (dont on avait fait connaisance dans Glacé).  Dans la région de Toulouse à Marsac, Hugo, un étudiant, est retrouvé dans la maison où l'on découvre le corps d'une prof. Elle a été ligotée et laissée sans vie dans sa baignoire. Servaz est chargé de l'enquête par sa hiérarchie et surtout par Marianne, la mère d'Hugo. Ce dernier apparaît être le principal suspect. D'autres morts vont suivre. Les victimes ont un lien commun. J'ai trouvé que 780 pages, c'était un peu long. Il y a pas mal de digressions, de sous intrigues. J'ai préféré Glacé.

mercredi 16 juillet 2014

Jimmy's Hall - Ken Loach

C’est l’été et je trouve que les sorties cinéma sont de moins en moins nombreuses (voire pas très intéressantes). Néanmoins, je suis allée voir Jimmy’s Hall, car j’apprécie les films de Ken Loach, et les autres sorties ne me disaient rien qui vaille. Vivement la rentrée… en ce qui concerne le cinéma.

Jimmy’s Hall (en compétition au dernier Festival de cinéma de Cannes) retrace l’histoire d’un moment dans la vie de James Gralton (1886-1945), de retour en 1932 en Irlande après un exil de 10 ans aux Etats-Unis. Gralton fut un des combattant de l'IRA qui avaient lutté contre le gouvernement britannique entre 1916 et 1922. Jimmy retrouve sa mère, son amour de jeunesse Oolagh (mariée et mère de deux enfants) ainsi que quelques autres connaissances, qui le poussent à rouvrir un vieux dancing laissé à l’abandon. Un endroit pour s'amuser, danser et aussi débattre de politique. C’est compter sans le poids de l’église catholique et l'opposition de quelques propriétaires terriens. Ils n'oublient pas que Gralton est membre du parti communiste. Il est vu comme une menace dans le comté de Leitrim où il compte bien se ré-établir. On devine ce qui a intéressé Ken Loach: faire le portrait d'un homme qui a voulu combattre le néolibéralisme et la domination des riches sur les pauvres. Il y a de nombreux parallèles avec le monde d'aujourd'hui. C'est un film bien interprété par des acteurs pas connus. Barry Ward qui joue Jimmy a un charme certain. Lire le billet d'Alex-6.

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dimanche 13 juillet 2014

Trente-six chandelles - Marie-Sabine Roger (Présélection du prix FNAC 2014 [2/5])

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Je continue avec Trente-six chandelles (coll. La brune, aux éditions du Rouergue, 277 pages) (1) le nouveau roman, épatant, de Marie-Sabine Roger (il paraîtra le 20/08/2014). C'est le premier que j'ai lu des cinq reçus. Mortimer Decime, le narrateur, sait qu'il mourir le jour de ses 36 ans tout comme son père, grand-père, arrière-grand-père et arrière-arrière-grand-père avant lui. Il s'est préparé pour l'occasion (il a rendu son appartement, il a démissionné de son travail). Mais le jour funeste qui doit sceller sa fin, rien ne se passe (on apprend pourquoi par la suite). Mortimer est toujours vivant et il va peut-être enfin se mettre à faire des projets et à vivre tout simplement. Le récit alterne le présent et le passé. Il est aussi l'occasion de faire la connaissance du couple Paquita et Nassardine qui sont les amis les plus proches de Mortimer qui les a connus quand il avait 18 ans. Jusqu'à ses 36 ans, fonctionnaire dans un ministère à la "Gestion préventive des accidents fortuits", Mortimer a mené une existence sans intérêt jusqu'à sa rencontre avec Jasmine...
Je remercie Mme Roger de m'avoir fait passer quelques heures de lecture tonique et gaie. C'est très bien écrit. J'espère que vous serez nombreux à partager mon plaisir.

(1) Merci à Margotte pour la précision. Il ne fallait donc pas se contenter du simple "la brune au rouergue" qui figure sur la couverture...

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jeudi 10 juillet 2014

On a failli être amies - Anne Le Ny / Duo d'escrocs - Joël Hopkins

Après Cornouailles de la même réalisatrice (le film ne m'avait pas convaincue), je vous recommande d'aller voir On a failli être amies car Karine Viard est formidable tout comme Emmanuelle Devos. L'histoire bien écrite se termine plutôt bien (selon moi). Les spectatrices dans la salle (nous étions une dizaine) avaient l'air très contentes de leur choix. Quelque part dans le centre de la France, Marithé (Karine Viard), une femme divorcée, travaille dans un organisme qui s'occupe de personnes en quête d'une nouvelle orientation professionnelle. Carole (Emmanuelle Devos) assiste à l'une de ces sessions sans révéler qui elle est vraiment. C'est par hasard, en entrant dans un restaurant "étoilé", que Marithé découvre que Carole est l'épouse du Chef, Sam, très bien joué par Roschdy Zem. On découvre assez vite que Carole voudrait changer de vie (avoir un haras) et prendre un nouveau départ, tandis que dans le même Marithé a des vues sur Sam. Le film est bien écrit. Et il faut avouer qu'une invitation dans le restaurant de Sam ne serait pas pour me déplaire.

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Et maintenant, je parlerais de Duo d'escrocs, un film que j'ai vu dans un moment de faiblesse, mais je ne le regrette pas, car le duo formé par Pierce Brosnan et Emma Thompson est irrésistible. L'histoire est abracadabrantesque: deux Anglais, Richard et Kate (Brosnan et Thompson), la cinquantaine tous les deux, sont divorcés depuis quelques années. Eprouvant encore des sentiments l'un envers l'autre, ils s'unissent pour se venger d'un méchant homme d'affaires français (!) qui par un rachat d'un fond de pension vient de les dépouiller de l'argent de leur retraite prochaine. Cela nous permet de faire une virée en leur compagnie à Paris et sur la Côte d'Azur (dans une très belle demeure surplombant la mer). Les différentes péripéties qui jalonnent le film sont complétement invraisemblables mais je me suis bien amusée. Un film que l'on peut toutefois attendre en DVD.

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