Le blog de Dasola

vendredi 19 octobre 2018

Girl - Lukas Dhont

J'ai un problème avec Girl, le premier film du Belge Lukas Dhont (27 ans) dont beaucoup de critiques chantent les louanges. Le film a reçu la caméra d'or au dernier festival de Cannes, et le jeune acteur Victor Polster, qui interprète Lara, a été aussi récompensé. Le thème du film est très lourd: un garçon de 15 ou 16 ans qui se sent fille entame un traitement hormonal qui devrait commencer à le transformer, en attendant qu'un jour on l'opère. Il s'agit d'un processus long mais Lara n'est pas patiente. Par ailleurs, elle vient d'être acceptée dans une école de danse pour devenir ballerine. L'entraînement est dur, en particulier elle commence à travailler ses pointes, exercice qu'elle aurait dû faire depuis l'âge de 12 ans. Lara est bien entourée entre son père aimant qui la soutient et son petit frère Milo, 6 ans. On ne sait pas ce qu'il en est de la mère. Alors qu'elle est encore en pleine croissance, Lara mange peu, maigrit beaucoup, a des malaises. Elle n'est pas bien dans sa tête. Le film alterne les scènes de cours de danse, où l'on voit Lara souffrir avec ses pieds en sang et les scènes où Lara est chez elle. On comprend comment elle dissumule ses attributs masculins avec du sparadrap qui lui provoque une infection. C'est une jeune fille qui souffre physiquement et moralement. Je ne vous raconterai pas ce qui se passe à la fin. Vous le devinerez peut-être comme mon ami. J'avoue que je vais souvent au cinéma pour me détendre et me changer les idées. Ce ne fut pas le cas avec ce film au propos assez violent. Voir Lara se martyriser ainsi est assez insoutenable au bout d'un moment. J'ai une collègue qui est sortie de la salle au bord du malaise à la fin de la projection. Par ailleurs, on dit beaucoup de bien de Victor Polster. Personnellement, je ne l'ai pas trouvé exceptionnel. Je l'ai trouvé "éteint", il parle avec une voix monocarde ni masculine, ni féminine. C'est tout à fait le genre de film que j'ai vu une fois et que je ne reverrai pas. Lire les billets de ffred, d'Aurore (qui s'est quand même un peu ennuyée) et de Pierre Darracq qui ont nettement préféré le film que moi.

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mercredi 17 octobre 2018

Nos batailles - Guillaume Senez

Nos batailles de Guillaume Senez est un film qui m'a touchée pour l'histoire qu'il raconte. Olivier est chef d'équipe dans une grande entreprise de distribution genre A..zon. Il dirige plusieurs personnes qu'il défend comme il peut auprès des RH même s'il ne peut empêcher le licenciement d'un collègue qui n'est plus assez productif. Les conditions de travail ne sont pas idéales: les employés sont debout toute la journée, il fait froid dans l'entrepôt et les horaires sont contraignants. Pendant ce temps-là, chez lui, sa femme Laura s'occupe au mieux de leurs deux enfants, Elliot (9 ans) et Louise (6 ans), dans la maison qu'ils n'ont pas terminé de payer. Laura est une femme fragile qui disparaît un jour sans crier gare, laissant Olivier désemparé. Il ne comprend pas ce qui s'est passé. Il n'a pas vu venir le drame. Heureusement que sa mère et sa soeur viennent l'aider et le soutenir. C'est un film qui donne la part belle aux acteurs, Romain Duris en tête, mais les actrices sont très bien aussi. J'ai en particulier craqué pour la jeune Rose. Un film intéressant à voir quand il passera à la télé.

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dimanche 14 octobre 2018

Noli me tangere (Ne me touche pas) - Andrea Camilleri / Irezumi - Akimitsu Takagi

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Ayant lu quelques billets positifs sur ce court roman (138 pages) d'Andrea Camilleri (Editions Métailié) et ayant bien apprécié Le tailleur gris lu il y a sept ans, j'ai aimé dans Noli me tangere, la façon dont Camilleri raconte l'histoire de Laura Garaudo, une belle jeune femme qui disparait volontairement du jour au lendemain du foyer conjugal. Elle est marié à un grand écrivain nettement plus âgé qu'elle. Elle venait de terminer son premier roman (pas encore publié) et elle est surtout l'auteur d'une thèse intitulée "Sur les problèmes d'attribution des fresques de Fra Angelico au couvent San Marco à Florence". Une des fresques est appelée "Noli me tangere" (du latin). C'était aussi le surnom que l'on donnait à Laura quand elle était étudiante. Le commissaire Luca Maurizi mène une enquête pour essayer de localiser Laura. Il interroge quelques proches, sa meilleure ami, un ancien amant. Le texte du roman est un mélange d'interrogatoire, de coupures de journaux, de lettres inachevées, de retours en arrière. J'ai aimé même si je m'attendais à une autre conclusion. Mais quand on lit la note de l'auteur à la fin du roman, on apprend qu'il s'est inspiré du destin pas banal d'une brésilienne. Lire les billets d'Alex-mot-à-mots et Miriam, Philisine Cave et Noukette.

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Irezumi (Edition Folio policier, 329 pages) d'Akimitsu Takagi (1920-1995) est un roman policier paru en 1948 au Japon. L'histoire qui nous est racontée se passe en 1947 à Tokyo dévastée par la guerre. Avant que l'histoire ne commence vraiment, l'écrivain s'adresse au lecteur en lui précisant que l'irezumi est le tatouage traditionnel japonais en vogue au XIXème siècle mais qui est mal vu au XXème siècle par la société nippone. Elle assimile tatouages avec les yakuzas et des femmes de mauvaise vie. Et c'est encore le cas aujourd'hui. Pour ce qui est de l'intrigue, il s'agit de plusieurs crimes dont l'un est commis dans une salle de bain fermée de l'intérieur de la maison où habitait Kinué, une belle jeune femme tatouée d'un Orochimaru (un serpent géant). Fille d'un tatoueur renommé, elle avait une soeur jumelle (disparue depuis la bombe d'Hiroshima) et un frère, tous les deux aussi tatoués, l'une d'un Tsudane (un escargot géant) et l'autre d'un Jiraiya (un crapaud géant) La première victime que l'on découvre est Kinué. Le meurtrier l'a démembrée et son torse tatoué a disparu. S'ensuivent deux autre meurtres dont le frère de l'amant de Kinué. Quatre suspects dans l'histoire dont un docteur, genre savant fou obsédé par les tatouages. Après plusieurs fausses pistes, la police est dans une impasse. Elle va s'en remettre à un jeune homme prodige en mathématiques qui résout les meurtres en peu de temps. J'ai aimé ce roman qui tient en haleine jusqu'au bout grâce à plusieurs coups de théâtre. Lire le billet de Jérôme.

vendredi 12 octobre 2018

Frères ennemis - David Oelhoffen

Je continue avec les sorties du mercredi 3 octobre 2018.

Frères ennemis de David Oelhoffen (dont j'avais bien apprécié Loin des hommes, une adaptation de la nouvelle d'Albert Camus, L'hôte) est le troisième long-métrage du réalisateur qui a aussi écrit le scénario. Son film, remarquablement mis en scène avec un rythme sans temps mort, bénéficie d'un très bon casting. Reda Kateb interprète Driss, un homme d'origine maghrébine, devenu flic à la brigade des stups. Ses parents, son père surtout ne veulent plus lui parler. Driss doit démanteler un réseau de trafic de drogue. Face à lui, il y a Manuel Marco (Matthias Schoenhaerts) que Driss connaît depuis l'enfance, ils ont grandi ensemble dans la même cité. Manuel est impliqué dans un trafic assez important. Alors qu'il part en voiture avec deux complices pour récupérer de la marchandise, des motards les mitraillent et Manuel seul en réchappe. Il devient un homme traqué de tous les côtés. Il décide alors de collaborer de loin avec Driss pour trouver qui veut l'éliminer. Matthias Schoenhaerts et Reda Kateb sont très à l'aise dans leur rôle et leurs rares confrontations sont pleines d'intensité. La fin m'a paru logique. Le chef opérateur a fait des merveilles pour l'image et l'éclairage. Je conseille ce très bon polar, tout comme Ffred et Pascale.

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mercredi 10 octobre 2018

La saveur des rāmen - Eric Khoo

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Après Amin (mon billet d'hier), je continue avec La saveur des rāmen qui transporte le spectateur au Japon puis à Singapour. Quand vous sortez de la salle à la fin de la projection, vous avez faim tellement les préparations culinaires que l'on voit sont appétissantes et certainement odorantes. Masato aide Kasuo, son père qui tient un restaurant de ramen, un plat complet au Japon : des nouilles (rāmen) dans un bouillon à base de poisson ou de viande. Il y a même un musée qui lui est consacré. A l'origine, c'est un met qui a été importé de Chine au début du XXème siècle. Kasuao est un homme qui ne s'est jamais remis du décès de sa femme Mai Lian, morte assez jeune de maladie. Un soir, Kasuo a une attaque et meurt. C'est à partir de là que Masato décide de partir pour Singapour, la ville natale de sa mère. Il veut retrouver son oncle, le frère de sa mère, ainsi que sa grand-mère. En effet, sa mère était chinoise comme plus de 70% de la population singapourienne. Le film est ponctué de nombreux flash-back où l'on voit Kasuo et Mai Lian en train de cuisiner et faire goûter les plats à Masato, un petit garçon sino-japonais adorable. Autant son oncle le reçoit à bras ouverts et lui enseigne les recettes que Masato lui demande, autant les retrouvailles avec sa grand-mère dont le mari fut tué par les Japonais pendant la 2ème guerre mondiale sont difficiles. C'est un film sympathique à voir. Il y avait pas mal de monde la salle où je l'ai vu. Je le conseille.

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mardi 9 octobre 2018

Amin - Philippe Faucon

La semaine qui vient de s'écouler a été riche en sortie cinéma. Avant d'évoquer Frères ennemis et Nos batailles, je préfère commencer par Amin de Phlippe Faucon. Amin est un grand et beau Sénégalais (Moustapha MBengue, une révélation), la quarantaine, qui travaille sur divers chantiers. Il fait du terrassement en compagnie d'autres ouvriers de diverses nationalités. Vivant dans un foyer en Seine Saint-Denis en compagnie de dizaines d'autres hommes, il a laissé sa femme Aïcha et ses trois enfants au Sénégal. Amin rentre de temps en temps dans son pays avec des euros cachés dans ses chaussettes. Cet argent permet de financer une école dans la petite ville où il vit. Sur place, Aïcha (une belle jeune femme dans la trentaine) a parfois du mal à joindre les deux bouts, elle se languit d'Amin. Chaque fois qu'il revient chez lui, Amin a du mal à reconnaître ses enfants tant ils grandissent. Avec l'argent qu'il gagne en Europe, il a décidé de faire construire une maison pour Aïcha et ses enfants. On est frappé du contraste de la lumière, celle d'Afrique presque éblouissante et celle plus grise de la banlieue parisienne. C'est d'ailleurs dans une de ces banlieues, pendant des travaux dans une maison particulière, qu'Amin fait la connaissance de Gabrielle (Emmanuelle Devos). Cette dernière vient tout juste de divorcer. Les relations avec son ex sont tendues et elle vit avec sa fille. Une romance pleine de pudeur et de douceur commence entre Amin et Gabrielle. C'est un très beau film qui raconte un peu la vie de ces ouvriers déracinés venus en France pour faire des travaux souvent dangereux, payés parfois au "noir". Deux solitudes vont faire un petit bout de chemin et leur histoire m'a touchée. J'espère que le film va avoir un peu de succès car il le mérite.

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lundi 8 octobre 2018

The Little Stranger - Lenny Abrahamson

Voici un film qui risque de passer inaperçu dans les salles et ce serait dommage.

Le scénario de The Little Stranger de Lenny Abrahamson (sorti le 26 septembre 2018) est une adaptation d'un roman éponyme de Sarah Waters de 2009, publié en français sous le titre L'indésirable. Il s'agit d'une histoire gothique qui se passe dans les années 40, dans un immense manoir du XVIIIème siècle tombant en ruine. Un jeune médecin de campagne, le docteur Faraday, est appelé au chevet de la servante des lieux qui est tombée malade et qui ne se sent pas à l'aise dans cet endroit (elle a été embauchée il y a peu de temps). Sur place, Faraday fait la connaissance de Caroline Ayres, pas encore mariée, de son frère Roderick, défiguré à la suite d'une blessure, et de Mme Ayres, leur mère. Faraday se lie rapidement d'amitié avec cette famille. Il espère se marier avec Caroline bien qu'il n'appartienne pas à la même classe sociale. Faraday connait la demeure, car sa propre mère y a été femme de chambre. On se rend compte rapidement que la demeure est peut-être hantée. Elle ensorcelle ceux qui y vivent ou s'en approche... Il y a des bruits bizarres, une petite fille morte il y a des années (la soeur de Carolyn et Roderick), un labrador qui attaque une jeune invitée lors d'une soirée. J'ai aimé cette atmosphère horrifique où les morts violentes s'enchaînent. J'ai apprécié le fait qu'à la fin, on reste avec des interrogations sur ce que l'on a vu ou pas. Les acteurs sont tous bien: Domhall Gleeson, Ruth Wilson et Charlotte Rampling. Un film que je conseille tout comme Trillian.

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dimanche 7 octobre 2018

Pétillon et Charlie Hebdo

Ce mois-ci, dans mon hommage mensuel aux disparus de Charlie Hebdo, je (ta d loi du cine, "squatter" chez dasola) vais effectuer un petit pas de côté pour inclure un dessinateur de presse (et bédéiste) qui vient de mourir le 30/09/2018 (des suites d'une longue maladie, comme on dit). J'avais noté il y a déjà des mois qu'il ne dessinait plus dans Le Canard Enchaîné, mais j'ignorais qu'il fût malade, et j'attendais avec impatience le prochain "Jack Palmer" (dasola avait chroniqué le dernier paru ici). Sur son lit d'hôpital, semble-t-il, il a pu feuilleter la biographie de Cabu que vient de rédiger Jean-Luc Porquet (journaliste au Canard), un ouvrage dont j'aurai probablement l'occasion de reparler.

A l'époque de l'attentat du 7 janvier 2015, Pétillon ne dessinait pas pour Charlie. Il envoyait, si j'ai bien compris, entre autres, 8 dessins chaque lundi soir au Canard Enchaîné (pour publication en noir et blanc), et illustrait aussi les Dossiers du Canard. Mais, comme d'autres confrères dessinateurs, il a dessiné dans quelques numéros juste postérieurs à l'attentat de janvier 2015. Je me suis plongé dans ma "série complète" de Charlie Hebdo post-attentat. Sauf erreur de ma part, un total de 7 dessins de Pétillon a été publié (en couleur, dans trois numéros), dont j'extrais ceux qui suivent (il avait, semble-t-il, liberté des thèmes sur lesquels dessiner). 

Petillon_P1100451  Petillon_P1100450 n°1179 du 25/02/2015 p. 8 & 12.

Petillon_P1100449  Petillon_P1100448 n°1180 du 04/03/2015 p. 4 & 10.

Petillon_P1100447 n°1181 du 11/03/2015.

Un an plus tard, quinze de ses dessins (en couleurs aussi) illustrent le Hors-série Dossiers du Canard Enchaîné sur la liberté d'expression paru en avril 2016, dont il faisait même la couverture. 

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Le Canard Enchaîné lui a rendu hommage dans son numéro paru mercredi 3 octobre 2018 (en couv' et en p.5)

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Charlie aussi (p.4). Petillon_P1100453

Pétillon laisse une vingtaine de recueils de ses dessins de presse (j'en possède plusieurs) et quinze albums des aventures de Jack Palmer, son détective maladroit. Après L'Enquête corse paru en 2000, dont tout le monde parle aujourd'hui, René Pétillon avait aussi dessiné L'Affaire du voile, dévoilé en 2006 mais moins connu (?). Il ne me reste plus qu'à apporter l'un et l'autre à dasola (qui ne les a encore jamais lus!) pour qu'elle fasse une de ses prochaines chroniques sur l'un ou l'autre selon ses préférences...

Son trait va me manquer.

*** Je suis Charlie ***

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jeudi 4 octobre 2018

Pyromane - Wojciech Chmielarz

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Grâce à Wojciech Chmielarz (né en 1984), j'ai lu un excellent roman policier. Pyromane (Livre de poche, 441 pages) se passe de nos jours à Varsovie en plein hiver (température -20°). Jakub Mortka dit le Kub, un inspecteur de police se rend avec son adjoint Kuchan sur le lieu d'un incendie volontaire. Une belle maison familiale a été brûlée suite au  jet de cocktail molotov lancée par la cheminée. L'acte a été méthodiquement prémédité. Dans la maison incendiée, on trouve le corps de Jan Kameron, un promoteur pas très honnète. Sa femme Klaudia, une ancienne candidate à Miss Pologne et chanteuse ratée a survécu car elle a réussi à s'échapper par la fenêtre. On apprend assez vite que Kameron avait été tué quelques heures avant que le feu ne se déclare par une personne différente  du pyromane. L'enquête s'avère difficile pour Mortka car une autre maison est aussi incendiée provoquant la mort de deux garçonnets, neveux d'un gangster notoire. Le lien entre ces incendies qui ne sont pas les premiers est le modus operandi. En plus de l'enquête, Mortka doit gérer sa vie personnelle ; père de deux garçons, il est divorcé depuis un an. Ayant laissé la maison à sa famille, il vit en colocation avec des étudiants (un garçon et une fille) bruyants. J'ai aimé le personnage de Mortka avec ses qualités et ses défauts et son sens de la justice (même si elle peut paraître discutable à certains), la construction du récit et le fait que je n'ai pas deviné le mobile de ou des assassins avant les dernières pages. Il y a des retournements de situation inattendus. J'ai été tenue en haleine jusqu'au bout. Je compte bien lire le suivant La ferme des poupées et j'ai vu sur le site de l'écrivain qu'il y en avait deux autres avec Mortka pas encore traduits. Je recommande tout comme Edyta, Yspaddaden, Alex-mot-à-mots, Yv.

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lundi 1 octobre 2018

Charles Aznavour n'est plus... (22 mai 1924 - 01 octobre 2018)

Depuis le temps, on s'est dit que ce grand monsieur de la chanson française, compositeur et chanteur (qui fut aussi acteur) était immortel. Et bien non, la grande Faucheuse ne l'a pas oublié.

 j'ai eu le plaisir de voir et entendre Charles Aznavour sur scène. Il avait beaucoup de présence et quelle voix!

Parmi le millier de chansons qu'il a écrites, j'ai retenu Le temps, Comme ils disent, Je me voyais déjà, La Bohème, Emmène-moi, For me formidable.

Et puis n'oublions pas les trois films notables dans lesquel il a jou : Tirez sur le pianiste de François Truffaut (1960), Un taxi pour Tobrouk de Denys de la Patellière (1961) et Les fantômes du chapelier de Claude Chabrol (1982).

Un grand artiste est parti.

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dimanche 30 septembre 2018

Un peuple et son roi - Pierre Schoeller

J'ai vu Un peuple et son roi de Pierre Schoeller en avant-première dimanche dernier, le 23 septembre 2018, avec mon ami (qui avait beaucoup aimé L'exercice de l'état). Il y avait du monde dans la salle. Personnellement, je suis mitigée sur le traitement du sujet. Le scénario est décousu: les débuts de la Révolution française entre le 14 juillet 1789 (la prise de la Bastille) et le 21 janvier 1793 (l'exécution de Louis XVI). Avec mon ami, on a pensé au Molière d'Ariane Mnouchkine (1977), visuellement et stylistiquement parlant. Les scènes d'intérieur sont éclairées à la bougie. J'ai été intéressée par tout ce qui se passe à la Convention, où les députés ont dû voter au sujet de la mort du roi (ou non). Le réalisateur s'est concentré sur les actions et les paroles du peuple de Paris, en particulier les femmes. Celles qui ont marché sur Versailles en 1790 pour ramener le roi à Paris, celles qui ont fait partie des victimes du 10 août 1792. Schoeller a choisi une famille en particulier, celle de L'Oncle (Olivier Gourmet), un souffleur de verre. Cela donne l'occasion de voir quelques beaux plans de verre soufflé. Il y a pas mal d'acteurs connus qui ne font que des apparitions brèves à l'écran comme Céline Sallette par exemple. Quant au roi Louis XVI, il est parfaitement interprété par Laurent Lafitte. Un film qui peut déconcerter mais que j'ai été contente de voir car l'époque me passionne. Lire le billet peu enthousiaste de Pascale.

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vendredi 28 septembre 2018

Alpha - Albert Hughes / Première année - Thomas Lilti

Voici deux films tout à fait estimables.

Je commence par Alpha d'Albert Hughes, sorti fin août et qui est resté très peu de temps à l'affiche à Paris (ce qui est dommage), mais qui est encore projeté dans quelques dizaines de salles en France (ce qui est très bien). Le scénario nous ramène dans le passé, vers -20 000 ans "avant le présent", au paléolithique supérieur en Europe. Les hommes (dont le jeune Keda), membres d'une tribu de chasseurs-cueilleurs, partent à la chasse au bison des steppes. Lorsqu'ils se retrouvent face à face avec un troupeau, les choses tournent mal et Keda tombe dans un ravin. Il reste inanimé longtemps. Les autres membres de la tribu, dont son père, qui le croient mort, le laissent tout seul. Tant bien que mal Keda va essayer de retrouver les siens. Pendant son voyage, il croise la route d'une meute de loups. L'un d'entre eux par un concours de circonstances va s'attacher à ses pas. Keda le nomme Alpha. Une jolie histoire qui peut plaire aux jeunes et aux adultes. Ce n'est jamais mièvre et les paysages sont beaux. Je vous laisse découvrir le coup de théâtre final. Lire les billets d'Henri Golant et Martin.

Je passe maintenant à Première année, un bon film tonique au rythme soutenu comme la vie que mènent les deux personnages principaux, Antoine et Benjamin. Antoine a réussi à avoir une dérogation afin de tripler sa première année pour accéder sur concours en deuxième année de médecine. Il avait été admis la deuxième fois mais était trop loin dans le classement pour espérer avec une place en médecine. Il n'avait plus le choix qu'entre dentaire et pharmacie. Il a préféré se désister et refaire une année. L'histoire a été écrite avant la fin du "numérus clausus". Benjamin, lui, arrive directement du lycée. Il a des capacités évidentes et il commence son année plutôt "cool". On apprend vite que son père est chirurgien viscéral. C'est par hasard que Benjamin et Antoine vont se cotoyer et commencer à réviser ensemble. Malgré le fait qu'ils soient dans une année où la compétition est très rude, ils s'entraident sauf quand Antoine "pète un cable" après avoir pris connaissance du résultat d'un partiel. On suit l'emploi du temps d'enfer que ces étudiants ont pendant cette année éliminatoire. Le concours final, c'est 60 QCM en 3 heures soit 2 minutes par question avec un choix de 0 à 5 réponses. Vincent Lacoste et William Lebghil sont sensationnels. J'ai vu le film dans une salle pleine de gens jeunes (des étudiants ou des futurs médecins?). Ffred a passé un bon moment ainsi que Princecranoir.

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mardi 25 septembre 2018

Généalogie du mal - Jeong You-jeong

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J'ai mis un temps infini (plus de trois semaines) pour lire Généalogie du mal (400 pages, Editions Philippe Picquier) d'un écrivain sud-coréen, Jeong You-jeong, une ancienne infirmière reconvertie dans l'écriture. J'ai vraiment peiné sur la fin alors que j'ai trouvé que l'intrigue commençait bien (si je peux m'exprimer ainsi). Yujin, un jeune homme de 26 ans, reprend conscience dans sa chambre. Il est couvert de sang. Dans l'appartement, un corps gît, la gorge tranchée avec un rasoir. Il s'agit de la mère de Yujin. Ce dernier a quelquefois des crises d'épilepsie qui le rendent inconscient et il ne se rappelle plus ce qui s'est passé. Il est suivi et traité par sa tante pour cette pathologie. Ayant retrouvé ses esprits, Yujin nettoie l'appartement et cache le corps de sa mère pour éviter qu'Haejin, son frère adoptif, découvre le cadavre. Mais cela n'empêche pas que, pendant une centaine de pages, j'ai cru que Yujin n'était pas l'assassin. Je m'attendais à une vraie enquête policière plus classique. Et bien pas du tout car le récit étant écrit à la première personne, le lecteur suit le cheminement des pensées d'un psychopathe qui commet d'autres crimes, et j'avoue que je n'ai pas forcément été passionnée. Je trouve qu'il y a des longueurs. C'est donc une déception en ce qui me concerne.

A part le fait qu'elles sont d'accord pour dire qu'il y a des longueurs, Eva, Ingannmic et Sandrine ont aimé ce roman.

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samedi 22 septembre 2018

Les Frères Sisters - Jacques Audiard

Etant une grande admiratrice des films de Jacques Audiard (jusqu'à Le Prophète, car De Rouille et d'os et Dheepan m'avaient moins emballée), j'ai été impatiente de voir le nouveau film du réalisateur. Les Frères Sisters m'a plu même si l'histoire ne m'a pas trop parlé. Le scénario des Frères Sisters est adapté d'un roman, paru en 2012, du canadien Patrick de Witt (présent au Festival America à Vincennes cette année). Pour résumer, il s'agit d'un western qui commence par des coups de feu tirés dans la nuit. Le film débute par une très belle séquence, dans l'obscurité. On entend des voix d'hommes, celles d'Eli (John C. Reilly) et Charlie (Joaquin Phoenix) Sisters qui cernent une maison. Dans une grange à côté, un feu se déclare et un cheval en flammes galope en hennissant. La grange s'embrase avec d'autres chevaux à l'intérieur. Eli et Charlie Sisters sont des tueurs à gages payés par un certain Commodore. Leur prochaine mission est d'éliminer Warm (Riz Ahmed), un chercheur d'or qui a trouvé une formule permettant de trouver plus vite des pépites. En effet, nous sommes en 1851, en pleine fièvre aurifère. L'histoire, qui commence dans l'Etat d'Orégon, se déplace en Californie. Warm est d'abord repéré par Morris (Jake Gyllenhaal), en cheville avec les frères. Morris est détective privé et tient un journal de bord. C'est un homme lettré qui cite Thoreau. Warm va s'en faire assez vite un allié. C'est un des rebondissements du récit. Pendant ce temps, les frères Sisters qui suivent leurs traces n'arrêtent pas de se chamailler, de discuter sur leur avenir éventuel. Charlie, le cadet, est le plus dissipé, mais c'est lui le chef. Eli, le grand frère, est plus posé mais très doué dans le maniement des armes. Arrivés en Californie, ils découvrent les commodités comme l'eau courante et les toilettes. Le film est émaillé comme cela de scènes étonnantes comme celle où Eli dormant à la belle étoile avale une araignée du genre mygale qui s'est introduit dans sa bouche, ou quand Eli, toujours lui, apprend à se brosser les dents. Il faut noter que les femmes sont éphémères mais marquants: une prostituée, une patronne de saloon transgenre, et dans la séquence finale, la mère des deux frères. C'est un western intimiste qui alterne douceur et grande violence. Les quatre acteurs principaux sont remarquables et l'image est belle. A vous de voir maintenant.

Lire le billet élogieux de Pascale.

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mercredi 19 septembre 2018

Mademoiselle de Joncquières - Emmanuel Mouret

Le film Mademoiselle de Joncquières est adapté d’un épisode de Jacques le Fataliste de Diderot, le même que Robert Bresson pour les Dames du bois de Boulogne.

Mme de la Pommeraye (Cécile de France), jeune veuve qui n’a pas aimé son mari, se réjouit d’en avoir terminé avec l’amour. Riche et indépendante, elle résiste au charme du marquis des Arcis (Edouard Baer), un libertin notoire qui passe d’une conquête à l’autre. Il se lasse vite. Un jour, enfin, Mme de Pommeraye tombe dans les bras et le lit du marquis. Quelques mois passent et Mme de Pommeraye se rend compte que des Arcis s’est lassée d’elle. Il est de moins en moins présent. Mme de Pommeraye, en femme rouée et machiavélique, veut se venger de cet homme. Pour ce faire, elle va monter une machination impliquant deux femmes, une mère et sa fille (Mademoiselle de Joncquières), qui, issues de la noblesse, sont devenues des prostituées. Ce film vaut pour les décors, les costumes, les dialogues (l'histoire fait penser aux oeuvres de Choderlos de Laclos et de Marivaux) et la fluidité de la mise en scène. La seconde partie est passionnante après un début un peu long à se mettre en place. Un film à voir pour les actrices. Cécile de France est remarquable. Elle passe de la gentillesse à la cruauté en une phrase. J’ai été moins convaincue par Edouard Baer, un peu trop moderne et que je n’ai pas trouvé toujours à l’aise. En revanche, mon côté « midinette » a bien aimé l’épilogue. Lire les billets de Pascale et d'Anne.

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dimanche 16 septembre 2018

Tour de Corse 3/3

Me voici revenue à Paris après 9 jours d'un circuit en voiture du nord au sud de l'ïle de Beauté
Pour ce troisième et dernier billet après l'interlude très intéressant de ta d loi du cine, je mets des photos qui montrent une fois de plus la diversité des paysages et quelques sites à voir.

Le site archéologique protohistorique de Cucuruzzu habité à l'âge de Bronze aux environs de -2000 avant notre ère et abandonné vers -300 avant J.C. Ce site est situé en Corse-du-Sud. On a marché parmi les arbres et les blocs granitiques. De bonnes chaussures sont conseillées.

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Mon ami étant féru d'archéologie, on a aussi fait une excursion à Aléria qui fut prise par les Romains en 279 avant J.C. Plus tard, par la volonté d'Auguste, elle deviendra la capitale de la Corse. Le site antique se visite. Seul 30% a été fouillé et mis au jour. Aléria est à l'est de l'île entre Bastia et Solenzara.Avant d'y arriver, on peut visiter le musée où sont exposés les objets que l'on a retrouvé sur place. Je vous conseille bien évidemment la lecture distrayante d'Astérix en Corse.

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Une visite de la Corse ne se conçoit pas sans aller à Bonifacio, à l'extrémité sud de l'île. Mon ami et moi n'aimant pas trop la foule, on n'est pas restés très longtemps et mais on eu une bonne vision de cette ville très touristique.

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Je termine par une merveille géologique, les aiguilles de Bavella qui dominent le col du même nom.

La route (la D268) part de Solenzara à l'est et va jusqu'à des villages comme ceux de Zonza ou Levie. C'est une route sinueuse au possible mais le paysage est magnifique.

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Je vais garder un bon souvenir de la Corse et peut-être y retournerai-je un jour car je suis loin d'avoir tout vu.

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samedi 15 septembre 2018

Tour de Corse (interlude)

Je (ta d loi du cine, squatter chez dasola) vais intercaler dans les reportages photos de la maîtresse de blog sur notre voyage en Corse quelques bavardages personnels.

Lors de ce voyage, j'aurai été un lecteur quotidien de Corse matin. Qu'est-ce que j'ai pu en retenir? J'ai particulièrement été frappé, dans les pages de la rubrique "Avis d'obsèques et remerciements" que je survolais, par, d'une part, la longueur de l'énumération des "parents et alliés" (jusqu'à 20 ou 30 patronymes différents, concernant parfois "les descendants de X..., décédé"), et d'autre part, les remerciements quasi-systématiques au personnel médical, paramédical, hospitalier etc., s'étant dévoué à la personne sujet de l'annonce. Je n'avais jamais trop eu l'occasion de relever cela dans d'autres exemples de presse régionale ("continentale") que je peux parfois parcourir. Une autre rubrique a attiré mon attention, celle des publications légales. On y découvre régulièrement telle ou telle publication d'avis de création de titres de propriété: acte de notoriété constatant une possession, correspondant aux conditions de la prescription acquisitive et aux dispositions de l'art. 2261 du Code Civil, concernant souvent des personnes décédées hors de Corse il y a quelques décennies. Il est rappelé que, conformément à l'article 1er de la loi du 6 mars 2017: "Lorsqu'un acte notarié de propriété porte sur un immeuble situé en Corse et constate une possession répondant aux conditions de la prescription acquisitive, il fait foi de la possession, sauf preuve contraitre. Il ne peut être contesté que dans un délai de 5 ans à compter de la dernière publication par voie d'affichage, sur un site internet et au service de la publicité foncière". Mon DEUG de Droit remontant à 1986, je ne connaissais pas cette loi... J'ai bien noté en tout cas les difficultés que peut rencontrer la "puissance publique" qui souhaiterait restaurer tel édifice religieux par exemple: il peut arriver que celui-ci appartienne à un propriétaire privé mais sans titre de propriété... Cela ne facilite pas le "bouclage" d'un plan de financement avant intervention. 

La Corse est un lieu où l'on peut passer en un quart d'heure de la mer à la montagne, avec des routes à flanc de précipice où coule une rivière, et parfois sans parapet. A noter, les bateaux sur leur remorque, garés en pleine montagne au milieu de nulle part (cela coûte sans doute moins cher de le stocker sur son propre terrain que d'acquitter un anneau à l'année!). Nous avons rencontré par contre assez peu de radar ou de feux rouges (sauf, à l'improviste, au motif de travaux sur la chaussée). On pourra lire incidemment, dans le compte-rendu d'un accident de la circulation à un carrefour, que le feu ne fonctionnait plus depuis quelques semaines... Dans la montagne, notre propre chemin a croisé celui de bovins divaguant "en toute liberté" (liberté d'oreille comprise). Une autre fois, sur la route, on a aussi croisé des chèvres peu pressées de s'écarter. En bord de route, j'ai aussi été surpris par la présence d'innombrables mausolées et caveaux familiaux (voire de véritables petits cimetières), en montagne surtout. Si j'ai bien compris, leur apparition remonte à 1812 avec l'interdiction d'ensevelir les morts autour des églises?

L'histoire corse et son rapport à l'étranger m'a semblé compliqué depuis (au moins) les Etrusques (d'Italie), les Phocéens (de Grèce) et les Carthaginois (issus des Phéniciens). Par exemple, lors d'un des innombrables sièges de Bonifacio, si j'ai bien compris (sans garantie), les Turcs, envoyés par le Roi de France pour prendre cette forteresse fidèle à Gènes, voyaient certains Corsi se battre à leurs côtés pour en affronter d'autres...? Aujourd'hui, dans les hôtels ou sur les sites archéologiques, on entend un peu toutes les langues: de l'italien, de l'allemand, et même du français.

Il est arrivé qu'on nous refuse une carafe d'eau au motif qu'elle n'est localement pas potable (ailleurs, une fontaine affichera "eau non conforme"). La seule fois où j'ai demandé, mes chèques déjeuner n'étaient pas acceptés (heureusement que dasola me les accepte pour mes PAF). La carte bleue ne l'est pas partout (mais on nous a expliqué que les box pouvaient griller lors d'un orage en montagne). Certains restaurants sont plus commerciaux que d'autres, que ce soit en s'étant équipé en "SumUp" ou avec un terminal classique qui fonctionne...

Je n'ai guère identifié de sites internet d'AMAP en Corse (il semble y en avoir existé au moins trois, mais sont-elles encore actives aujourd'hui?). Il me semble que pourraient pourtant s'y trouver producteurs de légumes, fruits et autres produits d'une part, consommateurs intéressés par les produits locaux d'autre part... Cela me fait penser que j'ai remarqué qu'on pouvait trouver parfois, en "grande distribution", trois catégories de produits frais: "fruits et légumes", "produits corses" (par exemple: abricots), "produits exotiques" (typiquement, "bananes")...

Ah, et, pour nos périples automobiles, je noterai que, avec un GPS, il n'existe guère que deux difficultés: le faire taire quand on a finalement décidé de s'en passer pour suivre une carte "papier"; et tâcher de lui affecter une nouvelle destination quand on décide de faire à nouveau appel à ses services... et qu'on ignore comment y entrer les coordonnées cartographiques mentionnées comme les coordonnées d'un hôtel! Et quand enfin ça marche, c'est le pauvre copilote agrippé à sa carte "papier" qui se sent inutile... Pour finir, à titre anecdotique, si vous allez en Corse à votre tour, tâchez de ne pas louer une voiture à klaxon central (au milieu du volant): cela évitera tout "pouet" intempestif lors de coups de freins en plein tournant... que la voiture en face pourrait prendre pour elle! Louez plutôt une moto.

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vendredi 14 septembre 2018

Tour de Corse 2/3

Pour faire suite au billet précédent, je continue le récit de mon périple en Corse avec Calvi, l'une des bases de la Légion étrangère (le 2ème REP y réside). La citadelle domine la ville et son port de plaisance est sympa. Le centre n'est pas très grand.

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P1100016 Le port vu de la citadelle

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Une maison dans la citadelle où a habité le parrain de Napoléon. Il logea Napoléon et sa famille en mai et juin 1795.

De Calvi, on a fait une excursion vers le lieu-dit Le Fango à une vingtaine de km au sud de Calvi, où l'on peut admirer un pont génois. Ce genre de pont est assez courant en Corse. Ils enjambent des rivières dont certaines forment des vasques où se baignent les touristes.

Voici le pont qui a été rénové.

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C'est en quittant Calvi pour se diriger vers Corte qu'on est allé voir un autre pont génois datant du XVème siècle, dans les gorges de l'Asco. Pour l'admirer, cela se mérite. Il a fallu parcourir plus d'un kilomètre sous un soleil de plomb en marchant sur une route descendante (qu'il faut remonter après...).

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Concernant Corte, on n'a pas eu le temps de visiter la ville universitaire située au centre de l'Ile. Il y a plus de 4000 étudiants qui fréquentent l'université.  Sinon, la population de Corte est d'environ 6000 habitants. Comme pour Bastia, le stationnement est difficile et j'ai laissé tomber. J'ai pris une photo de loin. J'espère y retourner un jour.

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Et la faune, me direz-vous?

Depuis deux jours, on a croisé des vaches, des chèvres, trois cochons endormis et des ânes.

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Et je ne résiste par à vous présenter "Le postier", un chat qui a pris possession d'un bureau de poste d'un vlllage. Dès que le postier ouvre le bureau, le chat s'installe et il reste jusqu'à ce que le bureau ferme. Je trouve que ce chat a une belle fourrure.

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Suite et fin dans le prochain billet.

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mercredi 12 septembre 2018

Tour de Corse 1/3

En attendant de reprendre le cours normal de mes billets cinéma ou livres, voici quelques photos de l'île de Beauté où j'ai encore 4 jours à passer.

Avec mon ami, on a atterri à Bastia. Le temps était chaud mais au loin, vers la montagne, le ciel était gris. Cela ne nous a pas empêché de nous balader dans la ville (pas très grande) où la circulation est plutôt dense et les places libres pour se stationner assez rares. On effectue en effet un tour partiel de Corse en voiture.

Comme Calvi, Saint-Florent ou même Corte, Bastia qui est avant tout un port, a une citadelle.

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P1090839 Vous pouvez voir les très nombreux bateaux de plaisance. A Saint Florent, il y en a beaucoup plus.

De Bastia, on s'est dirigé vers le Cap Corse, "le doigt", dont on a fait le tour sur des routes sinueuses, et on l'a complété avec une sortie en bateau. Il faut noter le grand nombre de tours génoises au Cap Corse puisque la Corse a été génoise pendant 4 siècles du XIVème au XVIIIème siècle. Sur les 85 tours recensées entourant alors la Corse, il en reste une soixantaine dont beaucoup autour du cap Corse.

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P1090865 Cette tour a subi la foudre en 2000

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Après le cap Corse, nous sommes arrivés à Saint-Florent (le Saint-Tropez corse) avec ses centaines de bateaux sur le port de plaisance. C'est un endroit sympathique mais pas plus. Il n'y a pas de bâtiment remarquable.

P1090944 Eglise de Sainte-Lucie en contrebas de la Tour de Sénèque

P1090945 Tour de Sénèque

P1090946 Eglise de Nonza

C'est en parcourant le Cap Corse que j'ai découvert les routes sinueuses de l'ïle. Les distances ne sont pas forcément longues entre les villes mais cela prend du temps pour aller d'un endroit à un autre. Entre mer et montagne, la Corse vaut le voyage, mais que de tournants! En plus, il faut noter que les panneaux routiers indiquent les villes mais pas toujours les distances pour y arriver. On remarque aussi que les panneaux sont pour la plupart écrits en français et en corse, mais que le français est très souvent rayé à la peinture noire, et on remarque enfin des trous (de balles?) qui transpercent parfois les dits panneaux.
Cela n'empêche pas que les Corses que nous avons croisés étaient accueillants.

P1090960 Citadelle de Saint-Florent

Après le cap Corse, nous sommes arrivés à Saint-Florent (le Saint-Tropez corse) avec ses centaines de bateaux sur le port de plaisance. C'est un endroit sympathique qui n'a pas de bâtiment remarquable sauf peut-être l'ancienne cathédrale de Nebbio qui était fermée.

P1090965 Voici la façade de cette ancienne cathédrale romane pisane du XIIème siècle qui est devenue une "simple" église en 1789. Elle était close quand nous y sommes allés. Il semble que des concerts de polyphonie corse se donnent dans ce lieu.

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En revanche, avant de se diriger vers Calvi en passant par l'ïle Rousse, nous avons fait un détour par Murato (à une dizaine de km au sud de Saint-Florent) pour admirer l'église San Michele de style pisan bicolore blanc (calcaire) et vert (serpentine), l'une des plus belles de Corse selon plusieurs guides. Elle date du XIIème siècle. On n'a pu voir que l'extérieur car elle était malheureusement fermée.

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San_Michele_recad_P1100003

Concernant la météo, il fait beau et chaud (27° tous les jours).

Suite du voyage dans mon prochain billet. 

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dimanche 9 septembre 2018

Burning - Lee Chang-dong

Je vais essayer de faire court pour chroniquer Burning du Coréen Lee Chang-Dong ; le film, lui, dure 2H28. Jong su, un jeune homme pauvre qui travaille à temps partiel comme coursier, croise la route de Haemi, une jeune fille qui le reconnnaît. Ils ne s'étaient pas vus depuis des années. Haemi fait de l'animation commerciale à l'extérieur de magasins afin d'attirer des acheteurs éventuels. Jongsu et Haemi étaient camarades de classe alors qu'ils habitaient dans le même patelin près de la frontière avec la Corée du Nord. Après l'avoir invité dans son studio et avoir eu une relation intime avec lui, Haemi, qui part en Afrique noire, demande à Jongsu de venir nourrir son chat (que l'on ne voit pas). Très vite, Jongsu est tombé amoureux de Haemi et se languit d'elle. Quelques semaines plus tard, Haemi revient mais elle n'est pas seule. Elle a rencontré Ben qui attendait l'avion en même temps qu'elle. Ben est riche, il roule en Porsche. On sent que Jongsu est malheureux. Il vit tout seul dans la ferme familiale avec un veau comme unique bétail. Haemi ne donnera plus signe de vie après une soirée où Benn et elle s'étaient invités chez Jongsu. Haemi Elle s'est comme évaporée. Ben ne semble pas s'en soucier, mais Jongsu, si. Il se met à épier Ben. Ce dernier semble s'ennuyer (comme Gatsby le magnifique chez Fitzgerald). On ne sait pas comment il gagne sa vie mais son appartement est somptueux quoique un peu impersonnel. On ne sent aucune touche féminine. Quand Haemi "disparait", il s'est écoulé 80 minutes pendant lesquellesje me suis un peu ennuyée. Je ne me suis pas vraiment intéressée aux personnages. Mais à partir du moment où l'histoire prend un aspect "polar"("Jonsgu mène l'enquête" en quelque sorte), j'ai été nettement plus captivée. La séquence finale est terrible mais logique selon moi mais qui ne résoud rien du tout. Une expérience cinématographique que vous pouvez tenter. Je n'ai pas lu la nouvelle de Murakami intitulée "Les granges brûlées" dont le scénario du film est adapté. Lire les billets élogieux de Chris et Pascale. En revanche, ffred n'a pas beaucoup aimé.

A part ça, je suis un peu moins présente sur les blogs car je suis en vacances en Corse pour encore une semaine et je ne suis pas beaucoup devant mon ordinateur (portable).

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