Quand j'ai vu Just a Kiss de Ken Loach qui est une leçon de tolérance, je suis sortie de la salle assez euphorique. A Glasgow, les deux héros sont jeunes, beaux, musulman (lui), catholique (elle). Lui, Casim, résistera contre sa famille, son mariage arrangé prévu de longue date, les traditions. Elle, Roisin, devra affronter l'église catholique ; en effet, elle enseigne la musique dans une école privée et sa liaison va faire scandale : elle est divorcée et elle vit avec un musulman, cela n'est pas tolérable. Elle devra démissionner et sera acceptée dans une école publique. Casim, quand il tombe amoureux, n'ose pas dire à Roisin qu'il doit bientôt se marier (même contre son gré). Et il ne dit rien à sa famille pakistanaise émigrée depuis 1948. Leur liaison sera connue de manière fortuite. Casim a 2 soeurs : l'aînée très attachée aux traditions fait tout pour que la relation entre Casim et Roisin cesse. En revanche, la plus jeune profite de l'occasion pour annoncer à ses parents qu'elle est admise dans une école de journalisme au grand dam de ces derniers. Quoi qu'il en soit, quand le film se termine, il y a l'espoir que Casim et Roisin puissent vivre heureux. Le film m'a énormément touchée et je l'ai beaucoup mieux aimé que Quand le vent se lève du même réalisateur, Palme d'or 2006 à Cannes.