Babel, qui vient de gagner le Golden Globe du meilleur film (prix décerné par la presse étrangère à Hollywood) après le prix de la mise en scène 2006 à Cannes, raconte comment un simple coup de carabine, tiré au jugé, peut bouleverser la vie de plusieurs personnes dans trois endroits dans le monde (Maroc, Mexique/USA et Japon). Le film est composé de flash back, on va d'un endroit à l'autre. Ce film forme un puzzle qui semble se résoudre peu à peu. La construction du film est très proche des deux films précédents du même réalisateur (Amours Chiennes et 21 grammes). Le film vire au tragique avec la mort d'un jeune garçon au Maroc et la reconduite à la  frontière mexicaine d'une femme que l'on découvre être une travailleuse clandestine. Le réalisateur volontairement ou non rend un des personnages américains au Maroc peu sympathique malgré ce qui lui arrive. Le personnage incarné par Brad Pitt veut absolument donner de l'argent à l'homme qui a sauvé sa femme. Ce dernier refuse. C'est très symbolique d'une certaine mentalité américaine où on considère que tout s'achète et se paye. La générosité désintéressée lui semble inconnue. Malgré les 2h25, le film passe vite et on ne l'oublie pas.