Film libanais présenté cette année à Cannes dans la section "Quinzaine des réalisateurs", Caramel peut faire penser au film français Venus Beauté Institut de Tonie Marshall (1999) comme me l'ont dit plusieurs collègues autour de moi. N'ayant pas aimé le film de Tonie Marshall, je n'étais très enthousiaste pour aller voir celui de Nadine Labaki mais je me suis décidée et je n'ai pas été déçue. C'est beaucoup mieux. La cinéaste interprète une des quatre jeunes femmes travaillant dans dans un salon de coiffure et de beauté, à Beyrouth. Une cinquième plus âgée est couturière dans le magasin d'à côté. Les actrices, toutes inconnues ou presque, sont superbes tant par leur talent que par leur beauté. Parmi les quatre, une est amoureuse d'un homme marié dont on ne verra jamais que la silhouette. La deuxième est sur le point de se marier mais n'étant plus vierge fera le nécessaire pour le redevenir. La troisième, divorcée, deux enfants, passe des castings sans grand succès. La quatrième est une lesbienne qui rencontrera peut-être la femme de sa vie en la personne d'une jolie cliente. Quant à la couturière, elle vivra une belle histoire brève avec un client de son âge. Toute l'histoire se passe à Beyrouth encore meurtrie par la guerre. Pour preuve, un générateur électrique sert souvent pendant les nombreuses coupures au salon. Un optimisme et surtout une certaine douceur de vivre se dégagent de tout le film qui finit par le mariage de l'une d'elle. La dédicace du film est "A mon Beyrouth".