L'accroche sur la couverture de l'Egyptologue d'Arthur Phillips est "Vous n'avez jamais lu un tel roman" signé Stephen King. Et bien c'est vrai, le livre fait 550 pages. Si vous arrivez à la page 80, soit vous continuerez à lire ça sans déplaisir aucun, ni plaisir extrême, soit vous vous arrêterez là. Si vous arrivez à le lire jusqu'au bout, vous ressentez une certaine frustration car il faut croire à l'invraisemblable. Le gros du récit, narré à la première personne, se passe en 1922 à la même période que les fouilles effectuées par Howard Carter qui permettront de trouver la tombe de Toutankhamon. Le narrateur, un Anglais dénommé Harold Trilipush, est sur la piste de la tombe d'un autre Pharaon dernier descendant d'une dynastie, la XIIIème, Atoum-hadou (Atoum-est-en-érection), tout un programme ! En revanche pendant tout le roman, nulle grivoiserie, ni détail croustillant dans un récit qui n'est qu'une longue descente aux enfers pour Trilipush. Une métamorphose et probablement la mort seront au rendez-vous à la fin du voyage. La partie du récit se déroulant en 1960, dans une maison de retraite à Sydney en Australie, parasite inutilement le roman. Je pense aussi que le défaut éventuel du livre est la traduction française. Même si ce n'est pas de la grande littérature, le roman aurait peut-être mérité une meilleure traduction.