J'aime le titre, Mon frère est fils unique, il veut tout dire. Chronique intimiste qui se passe dans les années 60, l'histoire commence en 1962 à Latina près de Rome. Accio, âgé d'environ une dizaine d'années, est le petit dernier d'une famille de trois. Il a une soeur et un grand frère, Manrico, beau gosse à l'oeil de velours. Accio est surnommé "La Teigne" parce qu'il bat tout le monde. Elève dans une école religieuse, il ne supporte pas sa famille, c'est un révolté. La soeur joue du violoncelle. Le père, sympathisant communiste, est ouvrier avec un petit salaire. La mère est mère au foyer. Ils habitent dans un logement insalubre HLM qui tombe en ruine. Manrico qui est le fils préféré, suit les traces de son père dans la cause de la défense des ouvriers. Accio, lui, sous une mauvaise influence, devient fasciste. C'est le vilain petit canard de la famille. Sa mère le lui fait bien sentir. Manrico et Accio tombent amoureux de la même fille. Ils vont s'affronter souvent. Leur dernière rencontre aura lieu à Turin après 1968. L'un finira bien, l'autre non. Je ne vous dirai pas lequel. L'histoire est une idée originale du réalisateur Danielle Lucchetti en collaboration avec Stephano Rulli et Sandro Petraglia, auteurs du scénario du film Nos meilleures années de Mario Tullio Giordana. On y retrouve ce thème de la fratrie avec ses relations conflictuelles. En tout cas, vous pouvez aller voir ce film rien que pour écouter cette merveilleuse langue italienne.