Le blog de Dasola

CINEMA, LIVRES, TV, DVD, SPECTACLES - BILLETS DE BONNE ET (parfois) MAUVAISE HUMEUR. Critiques et opinions sur spectacles et films en salle et sur DVD

20 septembre 2007

Mon frère est fils unique - Danielle Luchetti

J'aime le titre, Mon frère est fils unique, il veut tout dire. Chronique intimiste qui se passe dans les années 60, l'histoire commence en 1962 à Latina près de Rome. Accio, âgé d'environ une dizaine d'années, est le petit dernier d'une famille de trois. Il a une soeur et un grand frère, Manrico, beau gosse à l'oeil de velours. Accio est surnommé "La Teigne" parce qu'il bat tout le monde. Elève dans une école religieuse, il ne supporte pas sa famille, c'est un révolté. La soeur joue du violoncelle. Le père, sympathisant communiste, est ouvrier avec un petit salaire. La mère est mère au foyer. Ils habitent dans un logement insalubre HLM qui tombe en ruine. Manrico qui est le fils préféré, suit les traces de son père dans la cause de la défense des ouvriers. Accio, lui, sous une mauvaise influence, devient fasciste. C'est le vilain petit canard de la famille. Sa mère le lui fait bien sentir. Manrico et Accio tombent amoureux de la même fille. Ils vont s'affronter souvent. Leur dernière rencontre aura lieu à Turin après 1968. L'un finira bien, l'autre non. Je ne vous dirai pas lequel. L'histoire est une idée originale du réalisateur Danielle Lucchetti en collaboration avec Stephano Rulli et Sandro Petraglia, auteurs du scénario du film Nos meilleures années de Mario Tullio Giordana. On y retrouve ce thème de la fratrie avec ses relations conflictuelles. En tout cas, vous pouvez aller voir ce film rien que pour écouter cette merveilleuse langue italienne.

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19 septembre 2007

Sudoku

J'ai découvert ce jeu, Sudoku, en même temps que tout le monde. Le sudoku, j'en fais quand je n'ai pas envie de lire dans les transports en commun, ou dans mon lit. Le nécessaire du parfait petit "sudokuiste" se compose d'un crayon à papier et d'une gomme. A force d'en faire, je me suis bien améliorée. Sudoku, c'est 9 grilles avec 9 cases par grille et 9 chiffres de 1 à 9 avec une solution unique par case. Ma technique est que pour chaque case, on élimine les chiffres les uns après les autres. Il en reste un, on l'inscrit. C'est comme dans Sherlock Holmes, c'est un jeu de déduction. Toutes les possibilités sont éliminées, il reste le probable. Plusieurs niveaux de difficulté existent : de débutants à diaboliques. La difficulté est fonction de combien et où les chiffres sont préimprimés. Il faut quand même se méfier, car si on n'y prend pas garde, on devient "accro". Mais bon, chacun fait ce qu'il veut.

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18 septembre 2007

Cinéma - Hygiène mentale

Je connais quelqu'une, une dame plus toute jeune, qui, pour se changer les idées, était capable d'aller voir trois à quatre films dans la journée. Elle avait de gros soucis familiaux concernant la santé de ses proches. Travaillant à plein temps, elle prenait une journée de congés rien que pour aller dans des salles obscures. C'est à ce sujet qu'elle m'a parlé d'hygiène mentale. J'ai bien retenu cette expression. Depuis, j'ai moi-même subi des épreuves. Une fois, avant d'aller voir un être cher à l'hôpital dans une lointaine banlieue, je suis allée au cinéma, c'était le mois de novembre, le temps était gris et triste. Le film, dont je tairai le nom, se passait sous le soleil de Floride à Miami. Ce n'est pas un chef-d'oeuvre tant s'en faut mais qu'est-ce que cela m'a fait du bien! Pendant presque deux heures, j'ai oublié tous mes soucis et quand je suis sortie de la salle, je me sentais mieux, prête à affronter la suite. Rien que pour ça, c'est bien le cinéma!

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17 septembre 2007

Destination Danger - 1ère saison 1960-62

L'acteur Patrick Mc Goohan a été découvert grâce à cette série Destination Danger (Danger Man) dont la première saison fait 39 épisodes, filmés en noir et blanc. Ces épisodes viennent de paraître en coffret DVD. Chaque épisode dure environ 24 minutes. John Drake (Patrick Mc Goohan) est un genre d'agent secret qui est envoyé en mission aux quatre coins du globe. Il n'y a pas d'effets spéciaux particulier. John Drake et les autres personnages sont toujours tirés à quatre épingles. Les femmes jouent souvent un rôle important dans les intrigues. Les conclusions sont parfois un peu abruptes : il ne faut pas dépasser les 24 minutes. On se voit les épisodes les uns derrière les autres avec un immense plaisir. Patrick Mc Goohan reprendra le rôle en 1964-1966 dans 47 épisodes de 60 minutes en noir et blanc et en couleur. Vivement leur sortie en DVD zone 2 !

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16 septembre 2007

Sicko - Michael Moore

Le nouveau brûlot de Michael Moore, Sicko (malade en anglais), traite de la dure loi du système d'assurance maladie aux Etats-Unis, mais Michael Moore ne fait qu'effleurer les rapports, où des sommes conséquentes sont en jeu, entre les hommes politiques et ces sociétés d'assurance. Une loi sur la couverture médicale universelle est toujours remise sine die. Comme dans ses films précédents, il suit et interviewe quelques "victimes" américaines de ce système. Mieux vaut être très riche et bien portant que pauvre ou qu'un peu riche et malade. Il montre que des gens s'endettent ou vendent tous leurs biens pour pouvoir se soigner. Un homme a eu deux doigts coupés par accident, l'annulaire et le majeur. Recoudre l'annulaire coûtait 12000 dollars, recoudre le majeur, 60000 dollars. Il ne s'est fait recoudre que l'annulaire. Le but pour les assurances est de rembourser le moins possible les assurés en trouvant toujours une bonne raison de ne pas le faire. Une jeune femme souffrant d'un cancer s'est fait soigner au Canada, grâce à un "ami". Justement, au Canada, Michael Moore continue son enquête. Dans ce pays limitrophe des Etats-Unis, la gratuité des soins semble totale, ainsi que dans certains pays européens, comme en Angleterre et en France. Ces situations idylliques tant en France qu'en Angleterre partent d'un constat sympathique mais ne reflètent pas toute la vérité. La dernière partie du film est plutôt "croquignolette", où Michael Moore démontre qu'à Guantanamo et plus largement à Cuba, ennemi juré des Etats-Unis, les gens sont mieux soignés et gratuitement. Pour ce qui me concerne, j'ai beaucoup mieux aimé ce film-ci que Fahrenheit 9/11 qui était raté et plutôt déplaisant à force d'être critique. Là, nous avons un film qui se voit avec intérêt, il y a du suspense. Je pense qu'il y aurait encore beaucoup à dire sur le sujet et il y aurait de la matière pour faire un documentaire sur le système français, par un cinéaste de l'hexagone.

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15 septembre 2007

Des blogs à tu et à toi

Je viens de me sentir un peu "interpellée" du fait d'une remarque que l'on vient de me faire. J'ai l'habitude de vouvoyer plutôt que tutoyer les blogueurs quand j'écris des commentaires dans la blogsphère (la blogoboule comme dit Chiffonnette, qui raconte un pique-nique entre blogueurs le 11 août 2007, http://journal-d-une-lectrice.over-blog.net/article-11759497.html). Tout comme je vouvoie les gens dans la rue ou au travail. J'ai été éduquée de cette façon. C'est de la déférence envers les personnes qu'elles soient jeunes ou vieilles. On me rétorquera qu'en anglais ou en italien, on tutoie. Oui mais en anglais le "you" qui est le "vous" français est devenu générique puisque le "thou", "tu", ne s'emploie plus à l'oral. On ne le trouve que dans la Bible, en poésie, dans Shakespeare, etc. En italien, l'emploi du tutoiement se fait plus naturellement entre les gens. En français, le vouvoiement existe et est employé. Pour moi, le tutoiement a quelque chose d'intime et d'affectif. Il y a des personnes que jamais je ne tutoierai pour différentes raisons. Et je suis en mesure de dire que dans le travail, le vouvoiement peut être très utile.
Moi ça ne me dérange pas que les blogueurs me tutoient dans les commentaires qu'ils me font sur mon blog. Cela me fait parfois bizarre: ils ne m'ont jamais vue, ne savent pas si je suis vieille ou jeune ou belle ou conne... C'est un peu artificiel.
Si les blogueurs me le demandent instamment, je tutoierai sinon je vouvoierai.

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14 septembre 2007

Quelques films remis au jour

N'ayant pas beaucoup de temps pour rédiger mon billet du jour, je voudrais juste en profiter pour promouvoir de nouveau des films que j'ai vus et qui m'ont plu cette année. Je les ai déjà chroniqués, mais ils n'ont reçu strictement aucun commentaire sur mon blog. Les dates entre parenthèses sont celles de mes billets. Certains films ne passent même plus en salle à Paris. Mais ils sont ou seront, au moins, à voir à la télé ou en DVD.

La Strada - Federico Fellini - Une Journée particulière - Ettore Scola (12 janvier 2007)
Blade Runner - Ridley Scott (13 janvier 2007) (1)(1)(1)(1)
Head on - Fatih Akin (15 janvier 2007)
The Touch of Evil (La soif du mal) - Orson Welles (22 janvier 2007) (1)
Short cuts - Robert Altman (25 janvier 2007) (1)
Confidences trop intimes - Patrice Leconte (27 janvier 2007) (1)
La vie des autres - Florian Henckel von Donnersmarck (1er février 2007)
L'Italien - Andrey Kravchuk (17 février 2007)
Lady Chatterley - Pascale Ferran (26 février 2007) (1)
Open Hearts - Brothers - After the wedding - Suzanne Bier (17 mars 2007)
Coups de feu dans la Sierra - Sam Peckinpah (27 mars 2007)
En la Cama - Mathias Bize (5 avril 2007)
Le Candidat - Niels Arestrup (18 avril 2007)
El custodio - Rodrigo Moreno (2 mai 2007)
Les Indomptables - Nicholas Ray (17 mai 2007)
Zodiac - David Fincher (22 mai 2007) (1)
La Femme des sables - Hiroshi Teshigahara (23 mai 2007)
La trilogie Pusher - Nicolas Winding Refn (20 juin 2007)
Jeanne d'Arc - Robert Bresson (21 juin 2007)
La nuit des tournesols - Jorge Sanchez-Cabezudo (21 août 2007)

(1) Commentaire suscité par le présent billet durant les 20 jours où il est resté en page d’accueil de mon blog.

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13 septembre 2007

Rentrée littéraire - Est-ce bien raisonnable ?

D'après ce que j'ai entendu, la rentrée littéraire, événement médiatique s'il en est, c'est plus de 720 (sept cent vingt) romans ou nouvelles français ou étrangers dont 100 premières oeuvres qui sont parus ou vont paraître dans les mois de septembre et octobre. Personnellement, sachant que lire un livre prend du temps et que le prix d'un livre grand format n'est pas donné, et que les lecteurs potentiels ont d'autres dépenses à la même époque, au bout du compte, je pense que seuls une petite dizaine vont trouver leur public. Ce sont ceux dont parleront les critiques littéraires à la radio ou dans les journaux. Certains titres seront mieux mis en valeur que d'autres chez les libraires. Il me semble que les jeux sont faits d'avance. L'année dernière, il y a eu le "phénomène" Littell qui a tout écrasé sur son passage. Cette année, on cherche. Les prix littéraires sont dans deux mois. La pression va monter et 700 romans et nouvelles vont tomber dans les oubliettes. Pourquoi n'étale-t-on pas la sortie de tous ces ouvrages sur une année plutôt que sur un mois ou deux ? D'autant plus que beaucoup sont publiés par des "petits" éditeurs avec un tirage réduit. Ces publications qui, a priori, n'ont aucune chance d'obtenir un prix quelconque pourraient sortir à un autre moment dans l'année et là, ils auraient une chance de rencontrer un public plus large.

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12 septembre 2007

Ceux qui restent - Anne Le Ny

Ceux qui restent de Anne Le Ny est le premier long métrage de cette réalisatrice qui est aussi actrice. Dans le film, elle joue le rôle de la soeur de Vincent Lindon. Ceux qui restent ce sont Bertrand Lievain (V. Lindon) qui rencontre Lorraine Gregeois (Emmanuelle Devos) dans un hôpital. Leurs conjoints respectifs sont hospitalisés en cancérologie. On ne verra jamais les deux personnes malades. Toute l'attention de la cinéaste se porte sur Bertrand et Lorraine. Lui, professeur d'allemand, vient à l'hôpital tous les jours en transport en commun. Elle, graphiste, vient en voiture. Ils se disent des banalités autour d'un café ou en achetant des magazines au kiosque à journaux de l'hôpital. Lorraine n'est pas à l'aise de venir, elle se déteste d'être comme cela. Elle ne supporte ni la maladie, ni l'hôpital. Bertrand a des problèmes relationnels avec sa belle-fille de 16 ans. Cette dernière n'accepte pas la maladie de sa mère. Bertrand et Lorraine se rapprochent. C'est surtout elle qui est le moteur de leur relation. A un moment donné, elle lui dit que si elle continue ses visites à l'hôpital, c'est pour avoir l'occasion de le rencontrer, lui. La réalisatrice dans un entretien publié dans le dossier de presse (acheté à la librairie Ciné Reflet, cf. mon billet du 20/05/07) dit "qu'elle aime beaucoup le film de David Lean, Brève rencontre. Elle s'est demandée : qu'est-ce qui ferait qu'aujourd'hui, vue l'évolution des moeurs, une histoire d'amour comme celle-là serait toujours impossible ?" Elle a choisi des personnes ordinaires ; la passion va leur tomber dessus. Leur vie sera chamboulée. Mais il n'y a pas d'issue. Le film est pudique, pas larmoyant. C'est une réussite.

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11 septembre 2007

Nostalgie du travail en librairie

J'ai commencé ma vie professionnelle il y a tout juste 20 ans, en travaillant dans une librairie, aujourd'hui disparue, perdue dans une impasse du 12ème arrondissement à Paris. Cette librairie survivait grâce au fait qu'elle fournissait les élèves de France et d'ailleurs qui prenaient des cours par le CNED (Centre National d'Enseignement à distance). Elle était, je crois, la seule sur Paris avec une autre en proche banlieue. Je travaillais avec 4 autres collègues dans un local éclairé à la lumière électrique toute la journée. La seule lumière du jour venait d'un soupirail. A partir de juillet, il fallait que les stocks soient là pour faire face à la demande. C'était l'époque, bien avant Internet, où les colis de livres et de fournitures étaient envoyés contre-remboursement. Les gens payaient par chèque ou en liquide. Les commandes étaient passée par fax ou par courrier. La pénibilité du travail résidait dans la grande quantité de paquets à faire en un minimum de temps. C'était vraiment très dur. La gestion du stock n'est pas simple non plus. L'autre activité de la librairie était représentée par les commandes passées par des comités d'entreprises pour leur bibliothèque. J'en avais la charge. Et là, malgré les délais courts à respecter, moins d'une semaine, le travail était très intéressant. Je saisissais les commandes, les passais aux grands distributeurs par coursier et j'attendais les livres. A cette époque, j'ai beaucoup appris: comment travailler, comment m'organiser. J'ai découvert des petits distributeurs dont j'ignorais l'existence. La commande soldée, une fois par semaine, le mercredi, un transporteur venait prendre livraison des cartons de livres (certains faisaient + de 20 kilos). Et le cycle recommençait. J'ai travaillé un an et demi dans cette librairie jusqu'à sa fermeture définitive car elle accusait un déficit financier et la directrice a "jeté l'éponge". C'est à ce moment-là que j'ai pris conscience que tenir une librairie n'est pas une sinécure. On est très mal payé mais le boulot est passionnant quand on aime l'objet livre. Mon grand regret est de ne pas avoir ouvert une librairie. C'est difficile d'en vivre à moins de le faire par plaisir.

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