Tout d'abord, attention aux âmes sensibles, Les promesses de l'ombre de David Cronenberg (qui pourrait à nouveau s'appeler A History of violence - la suite) est un film "gore" pour trois scènes. Dès la scène d'ouverture, un homme est égorgé avec un rasoir et sa tête est presque entièrement détachée du corps, on ne nous épargne aucun détail. On peut dire que l'on est tout de suite dans le bain (de sang). Les murmures des spectateurs dans la salle étaient éloquents. Dans la 3ème scène de massacre, dans un sauna public, Viggo Mortensen, nu, est confronté à deux hommes voulant l'égorger avec une petite serpe. La scène est magnifiquement chorégraphiée mais à la limite du soutenable. Sinon, le film de 1h39 est bien mené. L'action se situe à Londres dans le milieu de la mafia russe. Après la première scène d'égorgement, tout commence dans une pharmacie où une jeune fille enceinte saigne. Elle meurt en couches à l'hôpital après avoir donné naissance à une petite fille. A partir de là, une sage-femme (Noami Watts) trouvant un journal intime écrit en russe dans les affaires de la jeune femme décédée, se trouve à cotoyer des individus comme Semian (Armin Mueller-Stahl), un chef  de la mafia qui dissimule ses activités de trafiquant de filles de l'Est sous une activité respectable. Puis le fils de Semian, Kirill (Vincent Cassel), un pas-grand-chose à la sexualité trouble. Enfin, Nicolaï (Viggo Mortensen, croque-mort, chauffeur et exécuteur de basses oeuvres), aux tatouages abondants sur tout le corps. Ce dernier doit faire ses preuves pour être accepté dans cette organisation criminelle. J'ai bien aimé le film malgré les scènes dures mais il faut être prévenu. Je regrette quand même que Vincent Cassel accepte de jouer ce genre de rôle un peu caricatural. Le film est à vraiment à voir (quitte à mettre ses mains devant les yeux par moments, comme je l'ai fait) et on n'oublie pas de sitôt cette expérience.