La bête qui meurt - Philip Roth
Grâce à une amie, j'ai découvert une partie de l'oeuvre de Philip Roth et je l'en remercie. Je viens d'achever un court roman publié en 2001, La bête qui meurt, où le narrateur est David Kepesh, héros de deux romans précédents de Philip Roth: Le sein (1975) et Le Professeur du désir (1977). Dans La bête qui meurt, David Kepesh, âgé de 70 ans (double de Philip Roth?), raconte sa brève mais torride liaison, 8 ans plus tôt, avec une jeune femme, Consuelo, âgée de 24 ans, fille d'immigrés cubains. Consuelo est belle et a des seins magnifiques. Jusqu'à présent, David Kepesh était un homme qui aime les femmes en trompant la sienne allègrement. Avec Consuelo, il connaît pour la première fois les affres de la jalousie car elle fréquente d'autres hommes et il le vit mal. Leur liaison dure un an et demi avant que Consuelo n'y mette un terme de façon brutale. Huit ans plus tard, elle reprendra contact avec lui dans des circonstances dramatiques. En plus de cette histoire, l'écrivain fait un plaidoyer sur le fait qu'un homme ne peut pas être fidèle. Il compare le mariage à la prêtrise pour ce qui concerne le voeu de chasteté. C'est une des raisons de son divorce. Le roman est très cru dans les termes employés mais pas vulgaire et l'écriture de Philip Roth est tellement brillante que je n'ai pas été choquée en le lisant.
Et, pour finir, voici un petit message personnel: ayant compris que Karamzin aime les romans de Philip Roth (voir son commentaire sous mon billet du 24 octobre 2007), je le lui conseille vivement à moins qu'il ne l'ait déjà lu.
Commentaires sur La bête qui meurt - Philip Roth
Ce livre est excellent, comme tous ceux de Philip Roth je crois. Vraiment, un des derniers géants de la littérature américaine (surtout après la mort de Mailer). Son dernier ouvrage, "Un homme", est sombre mais jouissif. Une autobiographie déguisée (comme souvent chez lui) qu parle à tout le monde. Une poignante méditation sur la vieillesse, la mort, la maladie. Je te le conseille très très très vivement. C'est court mais déchirant.
Oui Dasola, j'aime Roth mais pas au point d'avoir envie de lire toute sa prose, par exemple, les trois livres que vous citez dans votre billet je ne les ai pas lus et ne les lirai probablement jamais (ne remettrait-il pas 100 fois sur le métier le même ouvrage?).
J'ai lu d'abord "la tâche" c'est un excellent roman, du coup "la bête qui meurt" je l'ai moins aimé sûrement parce que j'étais restée sur le 1er qui m'a vraiment emballée. Il faut que j'en lise d'autres de cet auteur !!!
C'est un de mes préférés. L'auteur montre bien l'hypocrisie sociale et le politiquement correct des US...
Une lecture mitigée pour moi.
(ps : c'est "ConsuelA" l'héroïne je crois)

