15 mars 2008
Les cerfs-volants de Kaboul - Marc Forster
C'est l'histoire de deux garçons, Amir et Hassan. Nous sommes en 1979, à Kaboul, en Afghanistan, juste avant l'entrée des Soviétiques dans la ville. Amir est orphelin de mère mais il a un père, Baba, qui fait partie de l'intelligentsia afghane. Hassan (issu d'une ethnie différente) est le fils du domestique. Ils sont unis par leur passion commune des cerfs-volants qui volent haut dans le ciel de Kaboul. Mais Amir ressent une sorte de mépris ou de la jalousie pour Hassan. Non seulement il ne vient pas au secours d'Hassan quand celui-ci est agressé sexuellement par des plus grands que lui, mais en plus il le fait accuser pour un vol qu'Hassan n'a pas commis. Hassan quitte la maison accompagné de son père. Les chars soviétiques étant arrivés dans Kaboul, Baba et Amir fuient l'Afghanistan, se dirigeant vers le Pakistan avant d'arriver aux Etats-Unis. La demeure de Baba est laissée à la vigilance de Rahim Khan, ami d'enfance de Baba. Plus de vingt après, en 2000, Amir, marié sans enfant, est devenu un romancier à succès. Son passé, via un appel téléphonique de Rahim, le fait retourner à Kaboul. Il a une affaire importante à régler. Il doit sauver le fils d'Hassan qui vient d'être assassiné par les Talibans au pouvoir en Afghanistan. En effet, Hassan, devenu adulte, a appris à lire et à écrire, s'est occupé de la maison de Baba et Amir depuis tout ce temps, et s'est marié et a eu un fils. En lui demandant de sauver Sohrab (placé dans un orphelinat), Rahim révèle à Amir son lien de parenté avec Hassan. J'ai été très touchée par ce film et en particulier par toutes les scènes mettant en scène les deux jeunes acteurs (interprétant Hassan et Amir) qui ont un jeu très naturel. Le personnage de Baba, le père d'Amir, a beaucoup de dignité, un grand monsieur. Sinon, comme je l'ai déjà lu ailleurs, le film est quand même formaté pour les Occidentaux avec les "méchants" Talibans face aux autres. On a même droit à une scène de lapidation d'une femme adultère pendant une mi-temps à un match de foootball. Les paysages quasi-désertiques censés représenter Kaboul et ses environs ont été reconstitués en République Populaire de Chine. Les cerfs-volants de Kaboul de Marc Forster vaut la peine d'être vu parce que l'histoire est belle et émouvante. Allez le voir avant sa sortie en DVD. Je viens d'acheter le roman écrit par Khaled Hosseini dont est tiré le film (en édition de Poche). Il s'est rajouté à ma PAL.
Commentaires
Je devais aller le voir il y a une semaine au cinéma mais les horaires ne correspondaient pas et il n'y a pas beaucoup de séances pour ce film chez moi. J'espère pouvoir y retourner mais sinon je suis condamnée à attendre la sortie en DVD !
J'ai dévoré le livre...et comme toujours en pareil cas, j'ai peur d'être déçu par le film
Car on se fait des images dans sa tête quand on lit
Et le film nous en impose d'autres...
Mais j'irai le voir quand mmême
merci pour la critique
Merci de ton commentaire. Orson WELLES est un génie qui encore aujourd'hui fait école.
Chaque film est un régal et une grande leçon de cinéma.
"On a même droit à une scène de lapidation d'une femme adultère pendant une mi-temps à un match de football", Dasola, parfois, vous m'étonnez. En effet, devant les tristes conditions de vie de certaines femmes, peut-on décemment tenir un tel langage?
Je garde un magnifique souvenir du livre qui m'a beaucoup touchée, bouleversée que j'aie bien l'intention d'aller voir ce film qui est toujours à l'affiche !!
Je n'ai pas encore vu le film. mais j'ai adoré le livre, j'espère que tu vas l'aimer!
Je n'avais pas lus le livre alors ce film a été une grande ( et bonne ) surprise pour moi ...
L'histoire est très émouvante, je n'ai pas put m'empêcher de pleurer :D
La scène dont tu parles est dans le livre. Et hélas retranscrit une vérité mais dans le roman, l'opposition n'est pas trop caricaturale. Je n'ai pas encore vu le film!
Je suis persuadée que tu vas beaucoup aimer le livre qui est magnifique. Je l'ai lu récemment mais je n'ai pas encore vu le film. Il est vrai que je crains d'être déçue, car le roman m'a emballée.
Je viens de passer 4 jours intéressants, ayant obtenu mon accréditation pour le Festival du Film Asiatique de Deauville, à assister à la projection des longs métrages en compétition. Quelques beaux films, d'autres que je n'ai pas du tout appréciés, mais l'ensemble a été de bonne tenue, l'ambiance chaleureuse et puis la salle du CID est tellement belle et agréable, que voir des films dans de telles conditions, est un vrai plaisir. ARMELLE
Je suis allée voir le film
Honnêtement j'ai de loin préféré le livre...
J'ai lu le livre, j'ai adoré. Par contre je ne suis pas allé voir le film car après la lecture d'un roman qui m'a autant plu je pense que je ne peux être que déçu par le film. Raisonnement logique? Je ne sais pas...
Grosse grosse émotion pour un film haut en pudeur...
J'avais lu le roman que j'ai beaucoup aimé et je n'ai pas eu envie de voir le film.
Dans le roman, la fin comporte trop de rebondissement, c'est à mon avis le défaut de cet écrivain dont la technique dramatique est très américaine.Défaut qu'on retrouve dans son dernier roman,
http://cybermamies.hautetfort.com/archive/2008/03/05/lectures.html
Mais il faut lire cet auteur pour connaître et comprendre l'Afghanistan.
j'ai lu le livre mais pas vu le film..il faudrait pourtant, mais je préfère souvent le livre alors..on verra si je le retrouve..bon dimanche.
