Avant qu'il ne disparaisse des grands écrans, je parlerai du dernier Grand prix du Festival du cinéma américain de Deauville, The Dead Girl (littéralement, La jeune femme morte) de Karen Moncrieff. Cette oeuvre très bien ficelée est divisée en 5 parties dont les titres sont: l'étrangère, la soeur, l'épouse, la mère, la jeune fille morte. Chronologiquement, la dernière partie est celle qui précède toutes les autres. "L'étrangère" (Toni Collette) découvre le cadavre d'une jeune femme morte dans un champ derrière chez elle. L'événement permet à cette fille, mal dans sa peau, de s'émanciper enfin de sa mère tyrannique et de rencontrer un homme. La femme qui est au centre de la deuxième séquence, "La soeur", est médecin légiste. C'est elle qui est chargée de l'autopsie de la victime. Elle croit reconnaître en la victime, grâce à une marque de naissance, sa soeur disparue des années plus tôt. En revanche, la famille n'est pas convaincue. La troisième séquence met en scène "L'épouse". Il s'agit d'une femme au bout du rouleau qui découvre que son mari est un "serial-killer". Il en est à sa 8ème victime. C'est monsieur tout-le-monde mais avec une femme dominatrice. Dans la séquence "La mère", jouée magnifiquement par Marcia Gay Harden, cette mère reconnaît sa fille disparue (the dead girl) grâce à une photo. Dans le même temps, elle découvre qu'elle est grand-mère. La cinquième et dernière séquence, "La jeune femme morte", met en scène la Génèse de l'histoire. Krista, un peu "pute" mais très paumée, se dispute avec son ami et fait de l'auto-stop pour rejoindre sa petite fille afin de lui fêter son anniversaire. Elle rencontrera son destin. Je recommande ce film qui a un ton particulier avec des beaux rôles féminins.