Je n'avais pas vu de film de ce réalisateur depuis un certain temps. J'ai découvert le cinéma de Greenaway avec Meurtre dans un jardin anglais (voir mon billet du 15/10/07). Je m'attendais à un film de ce type, sorte de jeu intellectuel intriguant. Après avoir vu La Ronde de nuit, ma déception est à la hauteur de mon attente. La ronde de nuit, le tableau, n'est qu'un prétexte pour s'attacher à la vie sentimentale agitée (semble-t-il) de Rembrandt, fils de meunier et mort ruiné d'avoir peint ce tableau. Le film est filmé comme une pièce de théâtre sur un grand plateau. On voit successivement sa femme Saskia (qui meurt d'une infection à la suite de ses couches), sa maîtresse puis celle qui sera la compagne des derniers jours de Rembrandt que l'on ne voit jamais peindre. Le film est très bavard et l'ensemble est filmé dans un clair-obscur proche des tableaux du Maître. Cette Ronde de nuit est une commande passée par des notables qui sont représentés d'une certaine façon, un est plus petit que l'autre, des personnages dissimulés derrière d'autres, etc. Rembrandt a voulu dénoncer un complot pour l'assassinat d'un personnage du tableau. Le peintre n'a récolté que disgrâce et ruine. L'énigme policière représentée dans le tableau est noyée dans un film esthétiquement très beau mais beaucoup trop long et ennuyeux et qui ne m'a pas passionnée. Même la musique n'est pas celle de Michael Nyman qui était le compositeur de prédilection de Peter Greenaway.