lundi 23 juin 2008

Grace is gone - James C. Strouse

Grace est partie (Grace is gone), Grace est morte au combat en Irak. Stan reste seul avec ses deux filles, Heidi et Dawn, 12 ans et demi et huit ans. Deux militaires dont un aumônier viennent annoncer un matin à Stan que sa femme est morte à 21h, un 12 mars. Le plan juste avant, on a entendu un message laissé par Grace sur le répondeur téléphonique pour dire que tout allait bien et qu'elle attendait une lettre de la part de son mari. Stan se débrouille très bien avec ses filles, il leur fait la cuisine, il s'occupe de la maison. Comment leur annoncer cette terrible nouvelle quand elles rentrent de l'école à 16h? Stan reste prostré pendant cette journée, il ne va pas travailler dans le magasin appelé "Home Office" où il est employé. Dès le retour des filles, il ne peut rien leur dire et leur propose plutôt de partir tous les trois vers un parc d'attractions en Floride situé à quelques jours de voiture. Les gamines ravies (surtout la petite) ne se doutent de rien. Sur le chemin, il prend le temps de s'arrêter chez sa mère (qui n'est pas là) mais où il trouve son frère qui apprend le décès. Stan repart. Il achète des cadeaux à Heidi et à Dawn. Heidi, très sérieuse pour son âge, se met à se douter de quelque chose. Quand elle appelle son école pour dire qu'elle sera absente et qu'elle ne peut pas rendre son devoir, son professeur lui montre de la sollicitude. Au bout du compte, c'est face à l'océan que Stan arrivera à parler à Heidi et Dawn. Il explique que cette chose terrible pouvait survenir. Stan avait été lui-même militaire mais il a été réformé à cause de sa mauvaise vue. Grace et Stan s'étaient rencontrés à l'armée. Ils s'aimaient tout simplement. Le film tout en étant émouvant est sobre et tout en retenue (mais j'ai eu quand même la larme à l'oeil à la fin). Grace is gone est le premier du réalisateur James C. Strouse qui en est aussi le scénariste. Il a été produit par l'acteur principal John Cusack absolument remarquable et la musique de Clint Eastwood complète la qualité de l'ensemble. Ce film a reçu le prix de la critique au dernier festival du cinéma américain de Deauville et le prix du public au Festival de Sundance. Cela fait plaisir de constater qu'il existe un cinéma indépendant américain qui perdure.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
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