Pour poursuivre ma série "deux par deux", voici deux films français au ton léger avec de la gravité pour le second.

Nos 18 ans de Frédéric Berthe. Film sans prétention et plein de fraîcheur même s'il y a des invraisemblances dans le déroulement de l'histoire. Les jeunes comédiens tous inconnus sont prometteurs. J'ai ri souvent. Michel Blanc en prof de philo détesté par certains de ses élèves est attachant. Sa mère (Bernadette Lafont) aussi. Cela se passe à Bordeaux avant, pendant et après les épreuves du bac au moment du rattrapage. Nous sommes en 1990 (avant les portables et internet). Les résultats du bac sont connus par minitel. Les filles ne rêvent que des garçons, les garçons des filles. Le dernier jour de lycée, Luca dit ses quatre vérités à son prof de philo juste avant les épreuves. Mais, manque de pot, il doit en plus passer l'oral de rattrapage avec lui ; et, plus grave, lors d'une soirée d'anniversaire, il tombe amoureux d'une fille, Clémence, qui se trouve être la fille dudit prof. Film dont j'ai apprécié l'absence de vulgarité et de niaiserie, idéal pour l'été.

Le premier jour du reste de ta vie (1) de Rémi Bezançon (réalisateur de Ma vie en l'air - que je recommande) est le coup de coeur récent de ffred, Diane_selwyn, shin ainsi que quelques-uns de mes collègues de bureau. Je suis un (tout petit) peu plus réservée car je l'ai trouvé long (presque 2 heures). Il faut dire que l'histoire se déroule de 1988 à 2002. Robert Duval (avec un L) (Jacques Gamblin), chauffeur de taxi qui fume beaucoup trop, est marié à Marie-Jeanne (Zabou Breitman), il a trois enfants, Albert, Raphaël et la petite dernière, Fleur. Il a aussi un père, Pierre (Roger Dumas), oenologue dans l'âme mais pas tendre avec son fils. Le titre du film est une phrase que Fleur, qui grandit vite, a écrit à un moment donné dans son journal intime. Pendant cette période de 14 ans, il se passe les choses de la vie. La crise d'adolescence de Fleur, l'euthanasie du vieux chien de la famille, l'émancipation de l'ainé et son mariage, la crise de la quarantaine de Marie-Jeanne et Robert qui se meurt d'un cancer. Nous assistons à la vie ordinaire de gens qui nous ressemblent. Les comédiens sont excellents mais l'histoire aurait gagné à être plus resserrée.

(1) et non "dernier" comme je l'avais inconsciemment écrit. Merci à Diane_selwyn et shin qui, au bout de 3 jours, me l'ont fait justement remarquer dans leurs commentaires ci-dessous.