Je commence à en avoir assez de ces avant-premières où on vous allèche avec une éventuelle séance de questions/réponses avant ou après la séance et au bout du compte: RIEN. Après Séraphine, j'ai assisté à une des nombreuses avant-premières de Le crime est notre affaire avec l'irrésistible duo Catherine Frot / André Dussollier. Cela se passe dans un grand complexe des Halles au centre de Paris. D'abord, avant d'entrer dans la salle, j'ai noté un service d'ordre privé mais pas trop musclé qui régulait la foule. Ce n'est pourtant un concert de rock, non mais! Une fois introduite dans la salle, une jeune femme nous a annoncé qu'il y avait des rangées réservées à des "happy few" (devant et plus haut). Les "happy few/spectateurs" devaient avoir un petit carton, véritable sésame pour pouvoir s'asseoir dans les rangées sus-mentionnées. Je ne comprends pas ces privilèges: l'abolition des privilèges a été prônée dans la nuit du 4 août 1789, non mais! Et le fait d'avoir payé sa place ou d'être invité(e) gratuitement n'est pas la question (pour ma part, je suis entrée avec ma carte UGC illimitée). Surtout qu'au bout du compte, à la fin de la projection, les acteurs et techniciens (Catherine Frot et André Dussolier, entre autres), n'ont rien dit de particulier et 5 minutes après le générique de fin, tout le monde s'est éparpillé. J'aimerais connaître l'intérêt de mobiliser autant de monde. Ah si, une chose, les comédiens se sont fait mitrailler par les appareils-photos numériques. Sans rien enlever des qualités du film que je chroniquerai dans un billet futur [chroniqué le 27/10/2008], ce n'est jamais qu'un film parmi d'autres dans une salle où je me rends régulièrement: grande salle, grand écran mais rien d'exceptionnel.

PS: Le film sort aujourd'hui, mercredi 15 octobre 2008.