lundi 17 novembre 2008

Mère disparue - Joyce Carol Oates

Après Florinette qui a aimé, je voulais faire un billet sur ce roman de Joyce Carol Oates (dédié à sa mère?). Mis en valeur dans ma librairie favorite, Mère disparue est paru en édition de poche Points Seuil. Cette histoire ne peut que vous toucher. En ce qui me concerne, certains passages m'ont rappelé des souvenirs personnels. L'histoire commence le jour de la fête des Mères 2004 dans la petite ville américaine de Mont Ephraïm au 43 Deer Creek Drive. Nous sommes dans la région du Lac Erié (d'où est issue J. C. Oates). A l'occasion de cette fête, Gwen (Gwendolyn) Eaton, veuve depuis 4 ans, reçoit des amis et ses deux filles: l'ainée, Clare, la quarantaine (professeur de lycée), mariée et deux enfants, et Nikki (Nicole), 31 ans (journaliste), qui a une coiffure "Punk" et un amant déjà marié. Deux jours plus tard, Nikki retrouve sa mère morte dans le garage de la maison. Gwen a été poignardée. On retrouve assez vite l'assassin (ce n'est pas cela l'important). Tout le roman (qui se déroule sur un an) est narré du point de vue de Nikki qui, avec ce drame, va radicalement changer en découvrant l'histoire de sa mère dont elle ignorait beaucoup de choses. Nikki retrouve même dans le grenier des lettres d'un amour de jeunesse qui s'est mal terminé. Le surnom de Gwen était "Plume", non parce qu'elle était légère mais parce que, pendant son enfance, elle essayait de ne pas se faire remarquer. Gwen s'occupait beaucoup des autres et restait toujours optimiste. Nikki, comme par mimétisme ou identification, se met à reproduire des gestes ou des actions de sa mère: fabriquer du pain, visiter des personnes âgées, etc. Elle en vient à vivre au 43 Deer Creek Drive avant que la maison ne soit vendue. Elle va aussi évoluer et peut-être mûrir dans ses liaisons sentimentales. En revanche ses relations avec sa soeur sont houleuses. Sous la plume de Joyce Carol Oates, Clare semble peu sympathique, mais pour elle aussi, sa vie est bouleversée car elle se sépare de son mari. Le roman en poche fait 513 pages. Il se lit très vite, sans ennui. On pourrait s'attendre à une suite. Pour ma part, c'est le premier de Oates que je lis. Je le recommande.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
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