dimanche 23 novembre 2008

L'art de la pensée négative - Bard Breien

J'ai été invitée (avec mon ami) à une des avant-premières de ce film (au cinéma "Le Latina" dans le quartier du Marais à Paris), venu de Norvège et acheté sur un coup de coeur par le producteur des films de Jean Becker, qui a rajouté une corde à son arc et créé une maison de distribution pour l'occasion. Le titre original est Kunsten a tenke negativt. Il sort le 26 novembre en France. Le distributeur nous en a dit quelques mots: il a découvert le film dans un festival à l'étranger, en ayant assisté à une séance où les spectateurs riaient. Pour ma part, je ne suis pas arrivée à avoir le recul nécessaire et le sujet ne s'y prête pas vraiment. J'ai trouvé cela plutôt triste et pathétique. On parle du handicap physique (et de ses conséquences psychologiques). Dans une ville de Norvège, un groupe de thérapie par la pensée positive est animé par une femme non handicapée qui essaie d'aider psychologiquement des personnes handicapées. Pour ce faire, elle a même un genre de sac/bourse qui sert de défouloir pour ceux qui disent des insanités ou qui crache quand ils ne vont pas bien. Certains protagonistes ont un handicap lourd. Je pense en particulier à une jeune femme blonde paralysée de la tête aux pieds. Son compagnon semble responsable de ce qui est arrivé, il l'accompagne dans l'épreuve mais ne rêve-t-il pas de la quitter? Les autres invalides sont une femme avec une minerve (qui semble surtout malade dans sa tête), et un homme aphasique, paralysé. Quand le film commence, ce groupe conduit par l'animatrice part vers la demeure d'un homme jeune, hémiplégique, fumant des "pétards", qui n'arrête pas d'être désagréable avec sa femme. Il broie du noir. Il cultive la pensée négative. C'est sa femme qui a demandé l'aide du groupe. Elle s'attend à ce que son mari qui regarde des films comme Apocalypse Now et Voyage au bout de l'enfer change de comportement envers elle. Le film se déroule en presque 24 heures. Rien ne se passe comme prévu (mais après tout y avait-il un résultat attendu?). Est-ce la pensée négative ou la positive qui prévaudra? Rien ni personne ne sortira indemne de ce règlement de compte entre personnes valides et invalides et entre les invalides eux-mêmes. Pour mon ami, cela l'a beaucoup fait penser à l'humour d'Adam's Apple. Personnellement et honnêtement, cet humour (norvégien) ne me fait pas rire. Je n'ai pas été touchée par les personnages (et pourtant le sujet s'y prête). C'était peut-être une volonté du réalisateur. Je m'attendais à un film dérangeant, c'est surtout un film déjanté que l'on voit sur l'écran (la façon de filmer m'a fait penser à celle du "Dogme" cher à Lars Von Trier). On aime ou on n'aime pas. A vous de voir. L'invitation à cette avant-première s'est faite par l'attachée de presse qui m'a envoyée une invitation car elle a remarqué mon blog. Elle a prospecté comme cela. Je l'en remercie, même si je ne suis pas sortie enthousiasmée par ce long-métrage. En revanche, 3 semaines après sa projection, je ne l'ai pas oublié.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
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