Je suis restée assez perplexe devant ce film, Bellamy, 50ème film de Claude Chabrol, qui est surtout un portrait de Depardieu (Gérard) à la manière de Chabrol: un homme (commissaire en vacances), qui aime la bonne chère et la chair (désolée pour ce jeu de mot). Jacques Gamblin avec ses postiches (en escroc aux assurances) ne m'a pas convaincue plus que cela, j'ai un problème avec cet acteur qui joue toujours sur le même registre. Clovis Cornillac, en demi-frère alcoolique de Depardieu, joue les utilités. En revanche Chabrol filme amoureusement Marie Bunel. Elle est divine. Elle forme un beau couple de cinéma avec son Bellamy de mari. Chabrol dédie ce film aux deux Georges (Simenon et Brassens), je me demande bien pourquoi. Depardieu n'est pas du tout Maigret et bien que cela se passe à Nïmes (pas loin de Sète), qu'un personnage veuille voir la tombe de Brassens et que l'on entende un avocat "chanter" Brassens lors d'une plaidoirie, on est loin de l'univers de Brassens. Toute l'histoire policière n'est qu'un prétexte. Chabrol se fait plaisir. Il n'y a aucun rythme. C'est voulu. Chabrol prend son temps. Je me suis un peu ennuyée. A vous de voir.