La solitude des nombres premiers - Paolo Giordano
J'ai lu ce roman, La solitude des nombres premiers (éditions du Seuil) sans déplaisir, après avoir remarqué le grand nombre de billets (en général favorables) le concernant sur la blogosphère et en avoir lu la plupart (je ne mets pas de liens!). Du coup, l'ayant croisé d'occasion (déjà!), j'ai sauté sur cette chance. J'ai été un peu déçue par la fin "plate". Cela finit sans finir. Il n'y a pas d'événement précis qui clôt l'histoire. Le roman s'étale sur 24 ans entre 1983 et 2007. L'auteur trace le portrait parallèle de deux êtres "à part". D'abord Alice, âgée d'environ 8 ans, qui se blesse gravement au ski et reste boîteuse. Elle est mal à l'aise avec son corps. Les années passant, elle fait de l'anorexie. Elle a un père très autoritaire et une mère qui meurt d'un cancer. Son anorexie est autant mentale que physique (l'auteur décrit très bien ce phénomène). L'autre héros, Mattia, est plus mystérieux. Enfant "normal", il a eu le malheur d'avoir une soeur jumelle, Michela (son portrait craché), attardée mentale qu'il abandonne un jour sur un banc (ils ont huit ans) parce qu'il est honteux d'avoir une soeur pareille. Jamais on ne la retrouvera. Depuis, Mattia traîne son sentiment de culpabilité. II vit presque en marge des autres en devenant un surdoué en math. Ses parents sont peu disponibles pour lui et et ils n'apportent pas beaucoup d'aide. Que Mattia se punisse, on le comprend; pour Alice, beaucoup moins. Ce premier roman d'un jeune écrivain doué a reçu le prix "Stregha" (l'équivalent du Goncourt en Italie) en 2008. J'ai trouvé que ce livre se lit bien, sans style particulier (est-ce dû à la traduction?). Il n'y a pas de quoi se relever la nuit non plus.
Commentaires sur La solitude des nombres premiers - Paolo Giordano
J'aime bien ta dernière phrase ! C'est tout le roman qui est un peu plat, mais c'est dû à mon avis à l'écriture.
Question d'un matheux : ça parle un peu de nombres premiers, ou c'est juste un titre vaguement fantaisiste ?
Au vu de ton billet il me plait beaucoup moins. Tu fais bien la description du livre, au moins on sait à quoi s'attendre dons je passe mon tour pour ce livre.
Bonne journée
L'auteur qui prépare (paraît-il) un doctorat en physique théorique parle peu des nombres premiers (ce sont les deux héros du roman qui sont solitaires). Mais en revanche, Mattia veut faire un mémoire sur "les zéros de la fonction zêta de Riemann" (page 146). Je ne sais pas si cela parle à quelqu'un.
Ça me parle. Mais je suis quelqu'un de bizarre.
Je connaissais zéro d'une fonction, zêta et Riemann, mais pour le tout ensemble j'ai fouiné, et, oui, ça a un rapport avec les nombres premiers...
J'avais vu la critique dans un magazine et ça me plaisait bien, mais vu ta critique, du coup j'hésite. Est-ce que ça parle vraiment des nombres premiers ?
Je le découvrirais en temps voulu, car, pour l'instant, je ne suis pas très attirée par ce genre de roman. Bonne journée Dasola !
oh!! ta dernière phrase est dure, bien que le style soit particulier!! c'est tout de même un bon roman, et beaucoup ont eu de bons égards envers ce jeune auteur
Parfois effectivement une traduction peut désservir une écriture"
Erri de Luca, auteur italien que j'aime beaucoup, est traduit avec toute la poésie dont est imprégnée ses romans...
C'est dur mais c'est vrai que je ne me suis pas relevée la nuit pour continuer la lecture ! Certes agréable mais pas inoubliable...
J'ai bien aimé ce roman, j'ai été assez touchée mais maintenant en lisant les commentaires, je m'aperçois que je m'attendais à un peu plus de mathématiques... ![]()
Assez déçue moi aussi !
Il passe du très bien au début au banal à la fin, dommmage...
Je l'ai lu en italien et, pour répondre à ta question, je n'ai pas trouvé qu'il ait un style particulier ![]()
ben moi j'ai vraiment bien aimé. L'abime de souffrance dans lesquels sont plongés les deux protagonistes est décrit au plus près... sans pathos, platement, comme si ça allait de soi, cette vie impossible à vivre... j'ai trouvé la manière d'aborder ce sujet très lourd et très difficile, originale, et la métaphore filée des nombres premiers bien utilisée... Bref conquise... Je ne me suis pas relevée la nuit pour le finir non plus...mais rien ne me fait relever la nuit...Seulement mes enfants quand ils avaient faim, et qu'ils n'avaient que quelques mois...
Tout comme Sylvie j'ai vraiment beaucoup aimé. C'est un roman touchant.
Il ne m'a pas fait me lever la nuit, juste me coucher à 1h30 du matin après l'avoir terminé.
Bonne soirée !!
J'ai moi aussi lu de nombreux articles concernant ce bouquin sur la blogosphère, mais je ne me suis jamais décidée à me le procurer. Et je ne suis toujours pas particulièrement décidée. =)
Ah, je suis ravie de tomber sur ton commentaire car oui, je trouve aussi que ce livre n'est pas aussi bouleversifiant que le laissait entendre la majorité des avis au début. Et pareil, la fin m'a laissée sur ma faim!
Ce livre m'a remuée parce qu'il parle bien des souffrances des adolescents...C'est vrai que la fin est quelque peut plate mais le contenu est émouvant.

