17 juillet 2009
Dans l'or du temps - Claudie Gallay
Dans l’or du temps (Editions de poche Babel) m'a été recommandé par Aifelle lors de notre rencontre au Salon du livre à Rouen. Je l’en remercie.
C’était le premier livre que je lisais de Claudie Gallay (qui d'ailleurs m'a fait une dédicace). Quand j’ai commencé à lire ce roman, j’ai tout de suite été sensible au style: des phrases courtes avec ou sans verbes conjugués ou à l’infinitif. C’est peut-être pourquoi je l'ai lu très vite. Au tout début, je m’attendais à lire une chronique vacancière du narrateur (dont on ne connaîtra pas le prénom) avec sa famille (sa femme, Anna et ses deux filles jumelles) faisant un séjour dans leur maison près de Dieppe. Et puis, à l’occasion d’une rencontre du narrateur avec une vieille dame nommée Alice habitant une maison voisine, le récit nous fait remonter le passé. Nous nous retrouvons 60 ans en arrière grâce aux souvenirs d’Alice. Elle possède sur une armoire des statues que le narrateur devine être des kachinas, qui incarnent des esprits pour les Indiens hopi. C’est là que Claudie Gallay nous évoque André Breton et son voyage en Amérique, à New York et chez les Indiens hopi en Arizona, de 1941 à 1946. En effet, à cette époque, Alice, jeune adolescente, s’est exilée avec son père, sa mère et sa sœur aux Etats-Unis. Ils ont pris le même bateau que Breton et sa femme. Le père d’Alice était photographe et était l’ami d’André Breton à l’époque. Alice et son père ont suivi André jusqu’en Arizona. On apprend quelques-uns des us et coutumes, dont la danse du Serpent, de ces Indiens qui n’aimaient pas qu’on les prenne en photo ou qu’on les dessine. Le roman alterne ce récit dans le passé et ce que ces souvenirs provoquent pour le narrateur. Il remet sa vie en question sans s’en rendre compte. Avant la fin de leur séjour, sa femme Anna le quitte en emmenant les jumelles. C’est peut-être le point faible du roman comme l’a souligné Dominique. Je n’ai pas compris le lien entre les souvenirs d’Alice et ce qui arrive au narrateur. Ceci mis à part, c’est un roman qui donne envie de mieux connaître la culture amérindienne et de se plonger dans les ouvrages qui ont servi à écrire ce roman et qui sont indiqués dans la bibliographie à la fin de l’ouvrage. Quant au titre un peu mystérieux du roman, il s’agit d’une partie de l’épitaphe inscrite sur la tombe d’André Breton, au cimetière des Batignolles: «Je cherche l’or du temps».
Commentaires
Salut Dasola, c'est Tietie, pourrais-tu changer l'adresse de mon blog, j'ai abandonné l'ancien et j'en recommence un sur le ciné et la culture sur :
http://tietiecinema.over-blog.com/
J'ai mis le tien en lien, sur mon new blog.
Je n'ai encore rien lu de cette auteure mais ce roman me tente bien, le thème m'intéresse et j'aime beaucoup les livres Babel. ;)
C'est une auteure que je souhaite lire depuis un moment déjà... j'attends que ma pile soit revenue à des proportions humaines!
dire que je n'ai pas encore lu Claudie Gallay !
J'avais laissé un commentaire qui apparemment n'est pas passé. Je suis contente que tu aies aimé, à ce jour çà reste mon préféré de Claudie Gallay.
Il ne me tente pas trop je pense que c'est encore à cause de la dimension historique.
Je viens de lire tous mes billets en retard sur ton blog, merci pour totues ces découvertes, bonnes vacances et à bientôt sur le net.
félicitations
bonjour,
félicitations pour ton blog qui est très intéressant, et qui incite à souvent à la réflexion. Et de plus, c'est bien écrit. Je viendrai désormais le consulter. C'est toujours un plaisir de partager des choses avec des passionnés.
Claudie Gallay est une des rares auteurs françaises que j'aime énormément.
j'en parlerais sûrement dans mon nouveau blog: mobylivres.wordpress.com
Dans l'or du temps est magnifique, j'avais d'ailleus commencé par lui. Lisez Seule Venise, c'est tout aussi beau!
à bientôt
