dimanche 1 novembre 2009

2 romans de Thierry Jonquet (suite)

Pour continuer dans mon hommage personnel à Thierry Jonquet, j'ai lu à la suite La Bête et la Belle et Mémoire en cage.

Je commence par La Bête et la belle, un roman qui m’a emballée parce que je n'avais pas deviné ce qui allait se passer et que j'aurais bien aimé rencontrer un des narrateurs, Léon, même s'il était vieux, sale et moche.

La bête et la belle est l'histoire d'une amitié entre Léon et un homme, professeur de collège qui est désigné pendant tout le roman sous le vocable "Le Coupable". Pour Léon, il a été le meilleur copain qu'il ait trouvé. Pour l'instant, le Coupable lutte entre la vie et la mort à l’hôpital pendant que le commissaire Gabelou essaie de reconstituer une affaire mystérieuse: il se trouve en présence de morts suspectes dont un jeune Commis boucher, un Gamin et une Vieille et le Visiteur (ce dernier a été retrouvé dans l'appartement du Coupable).
Léon nous raconte l'histoire du Coupable, professeur de collège, à partir du moment où  ils se sont rencontrés à la sortie d'un bistrot. Léon est parti vivre dans l'appartement du coupable pendant 9 mois, jusqu'à ce que la situation finisse par se dégrader. En effet, l'appartement du Coupable (qui semble avoir tué sa compagne Irène - très méchante avec lui) est rempli de sacs poubelles nauséabonds qui suintent. Pendant cette période, le Coupable est devenu paranoïaque et a sombré dans la folie. Il avait peur que l'on trouve le corps d'Irène dissimulé dans le congélateur de la cuisine. En plus des sacs poubelles, la passion du Coupable, ce sont les trains électriques. Outre les fameux sacs poubelles, tout l’appartement est envahi par les rails qui sont partout. Cela n'empêche pas que Léon se soit régalé, en compagnie du Coupable, de biftecks qu’il va chercher chez le boucher. Je ne vous raconterai pas la fin, ni certaines péripéties. Quand j'ai terminé le roman, je me suis dit: "quel talent il avait, Thierry Jonquet!". Il m'a bien eu. Il y a un vrai suspense et quelques surprises. Et l'écriture est une merveille.

Dans Mémoire en cage, on retrouve le commissaire (divisionnaire) Gabelou qui a trois cadavres sur les bras et doit faire face à trois questions: qui, pourquoi, comment. Qui a tué, pourquoi on a tué et comment on a tué Cynthia, jeune fille de presque 16 ans, devenue un "légume" à la suite d'une intervention médicale ratée, le beau-père de Cynthia et un éminent chirurgien, le docteur Morier, appelé "L'ordure" par Cynthia. Cette dernière n'était pas la débile que l'on croyait. Son intelligence et son esprit étaient intacts. Elle a su se venger en se servant d'un jeune étudiant, Alain Fornat, quelque peu obsédé sexuel. C'est un roman plus sombre, plus tragique. Mais il y a toujours un certain humour. Jonquet aimait ses personnages (même les "ordures"). Cela se sent.

Deux lectures que je conseille. Les deux romans sont parus comme presque tous les autres aux éditions Folio policier.

Un autre roman de Thierry Jonquet, lu ultérieurement, ici  >>>

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
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