Ce n'est pas une chose aisée que de parler de ce film, Hadewijch, qui raconte les émois d'une jeune fille non pour un jeune homme mais pour Dieu. Le film commence de nos jours quand la Mère supérieure d'un couvent dans le nord de la France demande à Céline, jeune novice, de revenir à la vie civile. Elle ne semble pas prête pour être nonne, peut-être est-elle trop absolue dans son amour de Dieu. Revenue chez ses parents à Paris, quai d'Anjou dans l'île Saint-Louis (pour ceux qui ne connaissent pas, c'est l'un des endroits les plus huppés de la ville), elle ronge son frein dans un hôtel particulier richement décoré entre un père ministre et une mère évaporée. Elle va souvent dans les églises pour prier. Dans un café, pas loin de chez elle, elle rencontre un jeune de la banlieue, Nassir, et son frère Yassine qui enseigne le Coran. La vie de Cécile change, et par là même son idée de Dieu. C'est un film qui m'a laissée perplexe à cause de certaines scènes et raccourcis. Par exemple, quand Cécile se retrouve au Liban et que par la suite une bombe éclate en plein Paris. D'autres scènes m'ont paru irréelles. Je pense ne pas avoir compris le message du film - si message il y a. Le jeu des acteurs (non-professionnels, comme dans tous les films de Bruno Dumont) est minimaliste. La jeune Julie Sokolowski, qui ne fait que murmurer, est étonnante. Hadewijch était une sainte de la région des Flandres. Il y a d'ailleurs quelques beaux plans de cette région filmée par Bruno Dumont dont c'est le deuxième film que je vois après 29 Palms (qui m'avait plu).