Sorti le 15 septembre 2010, The Housemaid est un film coréen de Im Sang-soo, qui a réalisé aussi Le vieux jardin (2006) [mon billet du 29/04/2007], The President's Last Bang (2005) et Une femme coréenne (2003). Dès la première séquence, le ton est donné: un soir, une jeune femme se jette d'un immeuble et s'écrase dans une rue fréquentée. Dans la séquence suivante, Euny, une jeune femme, est engagée comme aide-gouvernante chez un couple très riche. Elle est chargée de s'occuper de leur petite fille car la maman (très jeune) attends des jumeaux. Le mari, peut-être un homme d'affaires, joue très bien du piano. C'est un homme sensuel qui aime les plaisirs de la chair. Euny reçoit aussi des ordres de la gouvernante en place, femme torturée qui observe tout ce qui se passe autour d'elle. On ne sait pas ce qu'elle veut, ce qu'elle pense. C'est le personnage le plus intéressant de l'histoire (elle saura néanmoins partir à temps). Mais c'est à cause de ses indiscrétions que le sort d'Euny est scellé. En effet, Euny devenue très vite la maîtresse du mari, tombe enceinte. Le film distille une angoisse sourde tout du long. On devine que l'histoire va mal se terminer. La fin brutale m'a paru outrée par rapport au reste du film qui n'était que violence feutrée. Exceptée la petite fille qui avait de l'affection pour Euny, les maîtresse de la maison, mère et grand-mère de la petite fille ont un comportement abject; quant au mari, je l'ai trouvé particulièrement antipathique. Pour résumer, j'ai aimé, sauf les 5 dernières minutes, ce film d'une grande cruauté. The Housemaid est une réinterprétation d'un film coréen de Kim Ki-young de 1960, Hanyo.