J'ai adoré The American. Ce film est un thriller très élégant. Le héros, un fabricant d'armes de précision, se retrouve lui-même une cible pour des tueurs. Cela commence en Suède où Jack/Edward (je n'ai pas bien compris, on le connaît sous l'une ou l'autre identité?) tue deux ou trois personnes dont une jeune femme avec qui il venait de passer la nuit. Il s'enfuit en Italie dans les Abruzzes (aux paysages sublimes qui servent à quelques courses poursuite mémorables), au nord-est de Rome. Georges Clooney (Jack/Edward) y donne la réplique à deux femmes très belles: l'une est une prostituée, et l'autre est une tueuse à gages qui a le même employeur que lui. Les dialogues sont minimalistes et la photo très travaillée (visuellement, on en prend plein les yeux). Voulant se retirer des affaires, Jack/Edward se laisse quand même convaincre par son employeur, un Hollandais, de fabriquer encore une arme pour tirer sur une cible (dont on ne connaîtra jamais l'identité). Il reçoit ses instructions par téléphone. Ce que j'ai beaucoup apprécié dans le film, c'est que l'on ne sait rien, on ne nous dévoile rien ou presque, l'intrigue reste un mystère jusqu'au bout. On ne sait pas qui est Jack/Edward, quelles sont ses motivations. Pourquoi veut-on le tuer? A un moment donné, le réalisateur semble nous lancer sur une piste avec un curé un peu trop curieux, ce dernier est-il au courant de quelque chose? Clooney a une présence étonnante. Je n'ai pas vu Control du même réalisateur. Pour conclure, The American (adapté d'un roman de Martin Booth que je pense lire un jour) fut une belle surprise. Leunamme en dit beaucoup de bien.