lundi 13 décembre 2010

Agatha Christie - Un numéro Hors-série du magazine Lire

Une fois n'est pas coutume, je vais évoquer le numéro hors-série de la revue Lire, comportant plus de 90 pages consacrée à Agatha Christie, et qui sort l'année du 120ème anniversaire de sa naissance. Je l'ai lu pendant les trois heures qu'a duré mon voyage de retour entre Limoges (où je me rends régulièrement) et Paris. La revue illustre de façon claire et très agréable la vie et l'oeuvre d'Agatha Christie (nom de son premier mari), née dans le sud de l'Angleterre dans le Devon (région qu'elle chérissait). Des chapitres sont consacrés:
- à sa disparition pendant 11 jours entre le 3 et le 14 décembre 1926, l'année où elle divorça de son mari Archibald Christie (qu'elle avait épousé en 1914) et où elle perdit sa mère;
- à son enfance (elle est née pendant l'ère victorienne) et à son obsession de cet âge de la vie (avec les comptines "nursery rhyme"). J'ai appris qu'elle n'avait jamais été à l'école, mais qu'elle était une bonne pianiste et qu'elle avait appris le français. Elle appréciait des écrivains français comme Emile Gaboriau, Gaston Leroux ou Jules Verne, et évidemment Arthur Conan Doyle et Wilkie Collins;
- au cadre de ses enquêtes dans des pays comme l'Egypte, la Syrie, l'Irak, qu'elle a parcourus du fait qu'elle s'était remariée en seconde noce avec un archéologue, Max Mallowan, de 14 ans son cadet, et bien sûr l'Angleterre (dans le Devon en particulier);
- à raconter pourquoi Hercule Poirot est belge;
- aux héros récurrents comme l'inspecteur Japp, le major Hastings,  le colonel Race, Miss Lemon ou Ariadne Oliver;
- aux Beresford (Tuppence et Tommy);
- sa prédilection pour les poisons (elle avait travaillé dans un hôpital militaire en 1916);

- à ses inventions narratives (où le narrateur est le coupable);
- etc.
Il est fait mention de son autobiographie parue après sa mort (en 1976), où elle écrit beaucoup sur son enfance, sa vie (sauf sur sa disparition de 1926), ses rencontres, ses voyages mais finalement assez peu sur la genèse de son oeuvre (comment elle imaginait ses intrigues, etc.).
Elle s'est offert des identités différentes comme celle de Mary Westmacott (elle a publié 6 romans sous ce pseudonyme) ou Ariadne Oliver citée plus haut (un double fictionnel d'Agatha Christie).
Il est à noter que les carnets de notes d'Agatha Christie, où elle jetait des idées pour ses oeuvres, sont en cours de traduction.
En conclusion, un hors-série de Lire à acheter et à conserver.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [10] - Permalien [#]
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