Je voudrais parler de deux films français qui ne resteront pas (selon moi) dans les annales mais qui se laissent regarder chacun dans leur genre.

Concernant A bout portant de Fred Cavayé, je parie que ce thriller qui va certainement bénéficier d'un "remake" américain très prochainement (comme Pour elle). Le film démarre sur les chapeaux de roue avec un homme blessé (Roshdy Zem) poursuivi par deux individus. Renversé par une voiture, il se retrouve à l'hôpital sous la garde d'un aide-soignant (futur infirmier) Gilles Lellouche. De là s'ensuivent des ennuis graves pour ce dernier. C'est donc l'histoire d'un homme ordinaire, futur père de famille qui va devenir un fugitif, prêt à tout pour sauver la vie de sa femme mise en danger. Le film ne souffre d'aucun temps mort (le reproche que l'on pourrait faire est que le rythme est un peu trop rapide). Preuve en est la poursuite dans le métro (très réussie au demeurant). Les flics ripoux dont Gérard Lanvin font des méchants très convaincants. Gilles Lellouche est bien dans son rôle. L'épilogue est un peu hors de propos. Mais après Pour elle, je considère que Fred Cavayé est un cinéaste à suivre.

Pour De vrais mensonges, Pierre Salvadori réunit Nathalie Baye, Audrey Tautou et Sami Bouajila. Cette comédie se passe à Sète sous un beau soleil. Maddy (Nathalie Baye) souffre de dépression depuis que son mari l'a quittée. Sa fille, Emilie, co-gérante d'un salon de coiffure, essaye de lui remonter le moral comme elle peut. C'est là qu'intervient Jean, récemment embauché au salon, qui est tombé fou amoureux d'Emilie et qui se retrouve grâce à une lettre dans les bras de Maddy (je résume). C'est une comédie qui prend son temps, un peu languissante. Il nous tarde de savoir la fin. J'ai trouvé quelques répétitions dans les situations. Le personnage d'Audrey Tautou, de plus en plus maigrichonne, m'a paru crispant dans ses tergiversations. Après Hors de prix (que j'avais moyennement aimé), De vrais mensonges reste sur le même registre. J'espère que Pierre Salvadori se renouvellera dans son prochain film.
Dans la salle où j'étais, j'ai constaté qu'un certain nombre de spectateurs sont partis avant la fin de la projection.