C'est le troisième roman que je lis de cet écrivain israélien né en 1936, Avraham B. Yehoshua (voir mon billet sur Le Directeur des ressources humaines). Je l'avais découvert avec La mariée libérée. Ce fut de nouveau un grand plaisir de lecture. L'histoire se passe alternativement avec une parfaite régularité entre Israël (Tel Aviv et Jérusalem) d'une part et la Tanzanie en Afrique Orientale d'autre part. Nous sommes pendant la période de la fête d'Hannoukka avec le rituel de l'allumage des bougies. Plus précisément, le roman se passe sur une semaine entre la deuxième et la huitième bougie. Mariée depuis 37 ans à Yaari, Daniella, 57 ans (mère et grand-mère), s'est décidée à partir en Afrique pendant sept jours pour terminer le deuil de sa soeur Shouli, décédée un an plus tôt. Elle va loger chez son beau-frère, Jérémie, en pleine brousse. Yaari, mari aimant et surprotecteur, a hésité à la laisser partir seule. Mais son travail de concepteur d'ascenseur le retient en Israël. Il doit résoudre un problème de vent qui souffle dans un ascenseur d'une tour récemment construite. Dans la famille, on est ascensoriste de père en fils. Le "feu amical" du titre se réfère à l'allumage des bougies, au feu dans la brousse, mais aussi au "tir ami" qui tua Eyal, le fils de Jérémie et neveu de Yaari et Daniella. Il fut tué par un autre Israélien lors de son service militaire. Beaucoup de choses se passent cette famille pendant les sept jours (je vous laisse les découvrir). L'alternance des récits rend le roman agréable à lire sans perdre le fil. On se sent très proche des protagonistes. J'en redemande. Lisez-le (Livre de poche, 2010, 476 pages).