J'ai vu 134 films en 2010. Il y en a beaucoup que j'ai déjà oubliés. Mais je trouve que le cru 2010 fut très honorable avec au moins une vingtaine de films à retenir. Voici mes dix préférés (dont trois (1) documentaires), pas forcément dans l'ordre.

The ghost writer de Roman Polanski qui fut et reste mon coup de coeur 2010.
The social network de David Fincher pour la maîtrise de la réalisation.
The American d'Anton Corbijn pour la photo, l'atmosphère feutrée et George Clooney.
Des Hommes et des dieux de Xavier Bauvois pour le sujet et les comédiens et la sobriété de la réalisation.
Les rêves dansants (sur les pas de Pina Bausch): un documentaire intelligent et un bel hommage à l'oeuvre de Pina Bausch.
Les mystères de Lisbonne de Raul Ruiz, 4H30 d'images somptueuses et envoûtantes.
Inside job de Charles Ferguson pour voir ce que c'est qu'un grand documentaire percutant et pédagogique sur la crise financière de 2008.
Dans ses yeux de Juan José Campanella parce que l'histoire se passe en Argentine et que c'est une sublime histoire d'amour.
La terre de la folie de Luc Moullet parce que ce documentaire est bourré d'humour malgré son sujet grave (sur le papier).
Policier Adjectif de Corneliu Porumboiu pour les dialogues de rhétorique vers la fin de ce film d'une grande intelligence.

Je n'oublie pas les comédies trop souvent sacrifiées dans les palmarès:
Holiday de Guillaume Nicloux pour Jean-Pierre Darroussin et l'humour très second degré de l'histoire.
Potiche de François Ozon pour le plaisir d'écouter des "tubes" des années 70 et pour le côté "kitsch" de l'ensemble.
Copacabana de Marc Fitoussi parce qu'Isabelle Huppert montre qu'elle est capable de jouer dans un registre léger.
Petits meurtres à l'anglaise de Jonathan Lynn car Bill Nighy est un acteur irrésistible.
Les petits ruisseaux de Pascal Rabaté pour Daniel Prévost absolument formidable.

Et je voudrais redire tout le bien que je pense de cinq films:

Le braqueur de Benjamin Heisenberg.
Mardi après Noël de Radu Muntean.
Ander de Roberto Caston.
Ce que je veux de plus de Silvio Soldini.
Poetry de Lee Changdong

Allons, encore un de plus: Valhalla rising de Nicolas Winding Refn (2).

(1) et non deux (comme je l'avais écrit). Merci PierreAfeu pour cette judicieuse remarque comptable.
(2)
suite à la demande expresse et acceptée de Mymp (voir son commentaire ci-dessous).