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Pour me détendre, je viens de lire, très vite, un grand classique de la littérature policière (et fantastique), La chambre ardente de John Dickson Carr (acheté d'occasion dans une édition de 1964 du Livre de poche, 240 pages), qui l'écrivit dans les années 30. Le roman se passe en 1929. C'est un roman en "chambre close" avec un mort, Milles Despard, empoisonné à l'arsenic (on croit d'abord le décès dû à une gastro-entérite), et son corps qui disparait du cercueil, lui-même enfermé dans une crypte située sur le domaine de Despard Park. "La chambre ardente" se réfère au tribunal où quelques empoisonneuses célèbres du XVIIème siècle comme La Brinvilliers et La Voisin furent interrogées sous la torture. Car en effet, J. D. Carr fait intervenir habilement la sorcellerie dans son roman, où les suspects sont nombreux: neveux et nièces du mort, l'infirmière, les gardiens du domaine, ainsi que Ted Stevens et sa femme (qui vivent à côté du domaine), à moins qu'il s'agisse d'une femme en costume ressemblant à La Brinvilliers... Sans dévoiler la fin, je dirai que le mobile du meurtre reste assez flou, ce qui rend le roman d'autant plus passionnant. Le roman se compose de cinq parties: Accusation, Preuve, Argument, Explication et Verdict. Je vous le conseille rien que pour la conclusion.