jeudi 21 avril 2011

La pecora nera - Ascanio Celestini

J'ai été une privilégiée, semble-t-il, d'avoir pu rencontrer le réalisateur et l'une des actrices à l'issue de la projection en avant-première du film italien La Pecora Nera (La brebis galeuse) à laquelle j'ai assisté le 4 avril 2011. Ce film, sorti en salles hier 20 avril 2011, est réalisé par Ascanio Celestini, également l'auteur du scénario, de la pièce de théâtre écrite en 2005 (qui fut représentée au Théâtre de la Ville en 2010 interprétée par A. Celestini) et du livre (Editions du sonneur). C'est quelqu'un dont, personnellement, je n'avais jamais entendu parler (il est pourtant très connu en Italie). Selon moi, le film nous raconte l'histoire de Nicola, né en Italie dans la région de Rome au sein d'une famille de bergers durant "les fabuleuses années 60". La maman de Nicola étant morte à l'asile (il y a une scène terrible où Nicola embrasse sa mère mourante), le garçonnet est pris en charge par sa grand-mère, qui élève des poules. Il a du mal à suivre à l'école, toujours au fond de la classe, et la maîtresse le surnomme "la brebis galeuse". Il tombe amoureux d'une camarade de classe, Marinella. Peu après, il est interné (à la demande de son père, certainement) dans un institut privé tenu par des soeurs. En effet, dès 1978, la loi "Basaglia" (du nom d'un psychiatre italien célèbre), qui imposait une approche nouvelle dans le traitement de la maladie mentale, a entraîné la fermeture des asiles psychiatriques publics en Italie. La plus grande partie du film se passe en 2005 (au moment du décès de Jean-Paul II). Dès le début du film, Nicola, le narrateur, nous parle beaucoup en voix off: des martiens, du docteur, des saints, des femmes qui lèchent des hommes nus... Enfermé depuis 35 ans dans un "asile électrique", son discours et son comportement ne m'ont pas paru totalement incohérents, bien que parfois il semble perturbé. Chargé de faire des courses au supermarché, autre lieu d'enfermement, il retrouve Marinella. Cette rencontre va déterminer le reste de sa vie. Je ne peux pas dire que j'ai été totalement enthousiasmée par ce film (je suis restée en dehors, je n'ai pas été touchée, ce que je dis est un sentiment très personnel) mais il y a suffisamment de scènes marquantes (l'enfant qui mange une araignée ou le suicidé contre un radiateur), sans oublier le sourire de Maya Sansa (vue dans Nos meilleures années et qui joue ici Marinella adulte), pour que vous alliez voir le film.

La rencontre - nous étions une quinzaine de personnes (en me comptant) - avec le réalisateur et l'actrice Maya Sansa s'est passée dans les locaux de Bellissima, le distributeur du film. J'ai posé la première question, "Pourquoi ce film et ce sujet?". Restropectivement, je ne suis pas sûre que Celestini ait répondu. C'est un sujet qui lui tient à coeur depuis des années, mais je ne sais pas pourquoi car ce n'est pas un sujet banal et grand public. J'aurais été intéressée de voir la pièce avec lui en scène.

 Voir le billet de Neil.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [11] - Permalien [#]
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Commentaires sur La pecora nera - Ascanio Celestini

Il est sorti chez moi, je ne sais pas encore si je vais y aller, il y en a bien d'autres qui me tentent cette semaine.

Posté par Aifelle, jeudi 21 avril 2011 à 06:51

Les films sur les hopitaux spychiatriques, je les trouve toujours difficile à regarder... Il me touche en général beaucoup... (comme le film bio Frances "farmer")...

Posté par maggie, jeudi 21 avril 2011 à 09:30

merci pour avoir signaler ce film que je vais essayer de voir très rapidement ! bonne journée

Posté par Guillome, jeudi 21 avril 2011 à 13:57

Bonjour Dasola,
Depuis que j'entends parler de ce film, je meurs d'envie de le voir, même si le thème de la folie et de l'asile me repousse un peu. Mais bon, il y a Maya Sansa, que je vénère depuis Buongiorno notte, alors...

Posté par Jul, jeudi 21 avril 2011 à 19:39

J'ai été invitée aussi mais je ne chronique pas les films j'ai donc réfusé l'invit. J'ai demandé si je pouvais avoir le bouquin, pas de réponse...

Posté par Hélène, vendredi 22 avril 2011 à 09:18

D'après ce que je lis, il s'agit plutôt d'un doux dingue décalé de la réalité car jamais vraiment confronté. Non ? Ce film me dit bien.

Posté par Marcozeblog, vendredi 22 avril 2011 à 14:11

Tu étais aussi là le 4 ? On s'est (encore) croisé sans se voir alors...
J'ai personnellement beaucoup aimé le film, et merci pour le lien.
Bonne journée, Dasola.

Posté par neil, samedi 23 avril 2011 à 10:05

Invitée aussi, j'ai décliné en raison du thème essentiellement que je ne supporte pas au cinéma alors que dans un roman ça ne me gêne pas, bien au contraire! Bizarre!

Posté par mango, dimanche 24 avril 2011 à 08:26

Comme toi, un film intrigant mais qui ne m'a pas emballé. Peut-être un excès de poésie qui nuit un peu au propos. Certaines scènes sont très réussies, comme celles que tu cites, mais il manque un liant, une flamme, pour tirer le film plus haut !

Posté par Yohan, mercredi 27 avril 2011 à 22:41

Bonjour!

Merci pour tes petits messages sur mon blog!
J'ai parcouru un peu le tien, notamment la rubrique cinéma... WOW! Tu a vu pas mal de films à ce que je vois! Je ne pense pas avoir fait autant de sorties cinéma que toi en 2010! Personnellement, mon gros coup de coeur de cette année là reste Dans ses yeux (que tu as également apprécié me semble-t-il! ). Je reviendrai avec plaisir sur ton blog, particulièrement riche en infos!

Très bonne soirée! Biz, Gianni

Posté par Arkelios, vendredi 29 avril 2011 à 19:05
moutonnerie

Voilà un avis mitigé qui ne suit pas l'emballement critique à propos du film. J'espère pouvoir me faire une idée si cette brebis s'égare du côté de chez moi.

Posté par princécranoir, samedi 30 avril 2011 à 18:20
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