Voici un film distrayant, haletant, beau à regarder... Je n'ai pas vu passer les deux heures que dure Détective Dee de Tsui Hark. L'histoire se passe en l'an 689 en Chine, année pendant laquelle la première impératrice de Chine doit monter sur le trône. C'est la première et dernière fois qu'une femme régnera seule et en son propre nom sur cet immense empire. Afin de célébrer dignement cet événement, un stupa (bouddha) géant de 120 m de haut est construit. Les ouvriers s'affairent sous les ordres d'un contremaître qui meurt tout à coup dans d'horribles souffrances: son corps se consume de l'intérieur. D'autres suivront. La future impératrice fait appel au Détective Dee, dont elle reconnait les qualités d'enquêteur, bien qu'elle l'eût fait emprisonner 8 ans auparavant car il s'était opposé à elle. Les adversaires auxquels Dee doit faire face sont nombreux et revêtent plusieurs visages ou apparences. Il y a de beaux morceaux de bravoure comme le combat avec des cerfs, des insectes venimeux, des hommes masqués qui virevoltent dans un monde souterrain. Dee affronte une femme qui se mue en homme, un homme balafré, un homme albinos (qui se trouve être un allié) et une future impératrice sans pitié. Dee est un personnage qui a vraiment existé, et il a servi d'inspiration à Robert Van Gulik pour son détective Ti dont je vais m'empresser de relire quelques enquêtes. Détective Dee, servi par de bons acteurs, constitue un agréable divertissement.