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Répéré chez Keisha (qui a moyennement aimé) et Cuné (qui, elle, a bien apprécié), j'ai voulu lire Le diable danse à Bleeding Heart Square (quel titre!) et je ne regrette pas d'avoir lu ce roman (collection NéO aux éditions du Cherche-midi).

Sans dévoiler beaucoup de l'histoire, cela se passe en 1930 et 1934 à Londres, dans une pension située à Bleeding Heart Square. Il est question d'une femme, Penelope Penhow, qui n'a pas donné signe de vie depuis 4 ans, sauf par une lettre envoyée des Etats-Unis. L'un des personnages principaux, Lydia Langstone, issue de la haute bourgeoisie, s'émancipe en quittant son mari qui la bat. Elle trouve refuge temporairement dans la pension de Bleeding Heart Square où vit son père qu'elle n'a pas vu depuis des années. Elle croise plusieurs personnages dans cette pension, dont le propriétaire, Joseph Serridge, qui reçoit par la poste des coeurs en décomposition. Cet homme fut l'ami et l'amant de Miss Penhow, la femme disparue. L'auteur, Andrew Taylor, évoque aussi les milieux d'extrême-droite de l'époque avec Gerald Mosley. C'est une triste histoire de jalousie, de concupiscence, de jeunes femmes dévoyées, de crimes impunis. Je vous laisse découvrir ce roman de 480 pages qui se lit d'une traite et vous connaîtrez ainsi la légende de Bleeding Heart (littéralement le coeur saignant - ou qui saigne) Square.