J'ai eu l'occasion de voir ce film en avant-première il y a plusieurs semaines grâce encore à Florian (que je remercie). A la différence de Neil qui a moyennement aimé le film, je reconnais que j'ai souvent ri. Omar Sy, le grand noir avec un sourire éclatant, est irrésistible. Le rôle qu'il interprète a été écrit pour lui. Il crève l'écran. Je dirais que ce film tirée d'une histoire vraie est une suite de saynètes avec comme fil conducteur la cohabitation explosive entre Driss, un Noir des banlieues, et Philippe, devenu tétraplégique à la suite d'un accident, lui-même issu de la grande bourgeoisie. En effet, après plusieurs candidats peu engageants, Philippe embauche Driss un mois à l'essai pour l'aider dans sa vie de tous les jours, du lever jusqu'au coucher. A partir de cette rencontre, les deux personnages vont bien évidemment évoluer: l'un va se sortir du chômage et de sa banlieue, et l'autre va retrouver goût à la vie. C'est une bonne comédie très sympathique mais qui aborde un sujet que les réalisateurs auraient pu traiter avec parfois plus de gravité. Mais ils nous ont bien dit, à la fin de la projection, qu'ils voulaient faire une comédie. C'est le "vrai" Philippe qui acceptait que l'on parle de lui mais sur le ton de la comédie, pourquoi pas?

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Séance de rattrapage inavouable.
Je n'avais jamais vu Rowan Atkinson dans Mr Bean ni dans le premier Johnny English. J'avoue avoir ri tout le long du film Johnny English le retour d'Oliver Parker. Cela ne vole pas très haut, mais comme divertissement, c'est bon pour les zygomatiques. La séquence d'ouverture dans un monastère du Tibet restera dans ma mémoire. La course-poursuite entre Johnny English (agent calamiteux du MI7) - qui ne se presse pas - et un jeune asiatique virevoltant qui court avant d'être rattrapé par Johnny English est assez mémorable. Ce film est une suite de scènes gaguesques de bon aloi où j'ai eu le plaisir de revoir Gillian Anderson (X-Files). Je n'ai pas boudé mon plaisir.