lundi 30 janvier 2012

Films vus et non commentés depuis le 01/01/12

Avant de reparler livres, je voulais évoquer cinq films vus au mois de janvier 2012.

Je commencerai par L'Irlandais de John Michael McDonagh (le frère de Martin McDonagh, réalisateur de Bons baisers de Bruges). Ce film vaut éventuellement d'être vu pour Brendon Gleeason qui interprète un des deux seuls flics intègres du Connemara, région du sud de l'Irlande où se déroule l'histoire. Des trafiquants de drogue venant des Etats-Unis règlent leurs comptes. L'une des notes originales de l'histoire est qu'ils sont poursuivis par un flic noir (Don Cheadle) qui détonne dans ce décor où les personnages parlent le gaélique. La fusillade finale dans un port n'est pas mal du tout. Sinon, c'est un film éventuellement évitable si vous payez la place plein tarif. Pour les autres, pourquoi pas?

Une nuit de Philippe Lefebvre nous donne l'occasion de voir Paris la nuit, un Paris des noctambules, des boîtes de nuit, des cabarets, des clubs échangistes et j'en passe. On suit pendant une nuit Simon Weiss (Roschdy Zem, très bien), de la brigade des moeurs, qui connaît bien ce milieu qu'il côtoie régulièrement. Accompagné d'une femme sous-brigadier (Sara Forestier) qui lui sert de chauffeur, il va d'un endroit à un autre, retrouve les mêmes personnages plus ou moins louches. On devine que Simon trempe dans certains trafics, il négocie, s'arrange avec la légalité. Il se salit les mains. Pendant ce temps-là, la sous-brigadière, Laurence Deray, observe... C'est un film qui respecte l'unité de temps, de lieu et d'action. Il y a quelques invraisemblances quand Simon croise certains personnages simultanément ou presque dans plusieurs endroits à la fois. Ceci mis à part, c'est un film agréable qui se suit sans déplaisir.  

Parlez-moi de vous de Pierre Pinaud n'est pas une comédie. C'est une histoire triste d'une jeune femme, Mélina, une "voix". Animatrice à la radio, la nuit, elle résoud les problèmes affectifs d'auditeurs, ce qu'elle est incapable de faire pour elle-même. Car Melina/Claire Martin est une femme seule qui dort souvent dans un placard de son bel appartement cossu. Elle a de gros problèmes relationnels, elle fuit les autres. Karine Viard est très crédible dans le rôle de Mélina. Elle porte le film que j'ai vu comme un hommage à Macha Béranger qui fut la voix nocturne de France Inter pendant des années. Film à voir mais sans plus.

Malveillance de Jaume Balaguerò est un film "flippant" bien que l'histoire débute de façon anodine. César, aux tendances suicidaires, vient d'être engagé comme gardien d'un immeuble barcelonais. Il rend des menus services à ses occupants dont une en particulier, Clara, qu'il observe, épie de jour comme de nuit en s'introduisant chez elle subrepticement. Car, étant le gardien, il a les clés des appartements. Le titre espagnol "Mientres duermes" (Pendant que tu dors) dévoile bien une partie de l'intrigue. C'est un film que je déconseille aux âmes sensibles (surtout si vous n'aimez pas les cafards). Personnellement, j'ai bien aimé ce film où Luis Tosar interprète un rôle que l'on n'oublie pas de sitôt.

Je terminerai par Sherlock Holmes II - jeux d'ombres de Guy Ritchie où l'on prend les mêmes (Robert Downey Jr et Jude Law dans les rôles de Holmes et de Watson) et l'on recommence. C'est toujours le même réalisateur. On ajoute Noomi Rapace qui joue une diseuse de bonne aventure, et le dangereux Professeur Moriarty qui fait dans la fabrication d'armes de destruction massive (nous sommes en 1898). Je n'oublie pas Mycroft (le frère de Sherlock) interprété par l'irrésistible Stephen Fry. A part ça, j'avoue que j'ai moins aimé ce deuxième volet auquel je n'ai pas compris grand-chose. C'est trépidant avec beaucoup d'effets spéciaux mais vous pouvez vous dispenser d'y aller.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [26] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , ,

vendredi 27 janvier 2012

Op Oloop - Juan Filloy

P1020629

J'ai été attirée par la couverture et par le titre étrange (c'est le nom du personnage principal du roman).

L'écrivain argentin Juan Filloy est né en 1894 et décédé dans son sommeil en 2000 à l'âge de 106 ans! Peu connu en dans son pays d'origine et encore moins ailleurs, il a influencé des écrivains comme Julio Cortazar. Les titres de ses romans et de ses nouvelles ne comportaient que 7 lettres. Il a par ailleurs composé plus de 8000 palindromes en langue espagnole, lui dont les parents étaient analphabètes. Sa mère était une lavandière toulousaine, et son père, un paysan espagnol.

Op Oloop écrit en 1934 est son premier roman traduit en français, à ce jour.

A Buenos Aires, en avril 1934, on suit 19 heures et 10 minutes exactement de la vie d'Optimus Oloop (âgé d'une quarantaine d'année), d'origine finlandaise et statisticien de profession. A 10H00, il part aux bains turcs puis il fait une visite à sa fiancée Franzisca chez les parents de cette dernière avant de partir dîner avec des amis. C'est lui qui invite. Il terminera sa nuit dans une maison close où il va faire une rencontre qui le bouleverse. Ainsi résumé, je ne peux rendre compte du style. L'histoire mêle rêve et réalité car Op Oloop aspire à un idéal de vie qu'il a du mal à atteindre. Je ne m'attendais pas du tout à la fin assez abrupte (si je puis dire). J'avoue avoir été un peu déçue par ce roman qui m'a paru daté, j'ai trouvé le récit plutôt brouillon avec pas mal de digressions. Du coup, je me suis un peu perdue dans le récit avec tous ces personnages. Mais je suis contente d'avoir découvert un écrivain. J'ai découvert par la même occasion une maison d'édition: Monsieur Toussaint Louverture.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [12] - Permalien [#]
Tags : , , ,
mardi 24 janvier 2012

Au cirque Alexis Gruss en matinée (bis)

P1020628

Comme l'année dernière, j'ai eu le plaisir de retourner au cirque Alexis Gruss (où trois générations de cette famille sont sur la piste) qui présente son 38ème spectacle, "Empreintes", qui nous fait remonter aux origines du cirque avec toute une première partie consacrée aux chevaux évoluant sur la piste. Ils avancent avec une certaine cadence, reculent, sautent par dessus des obstacles ou des rubans. Ils galopent avec des cavalier(ière)s comme Gypsy Gruss qui monte en amazone. On assiste à des numéros de haute école et à d'autres plus périlleux. La seconde partie nous fait admirer des numéros comme celui de l'éléphante qui devient coiffeuse. Il y a aussi par exemple du contorsionisme, du jonglage, de la montée sur un mât chinois ou de l'équilibre sur une échelle (libre). J'ai trouvé le spectacle de cette année supérieur à celui de l'année dernière. Il se donne jusqu'au 4 mars 2012 au bois de Boulogne près de la porte Passy. Pour ceux qui en ont la possibilité, allez-y même si les places sont un peu chères. Dans deux ans, le cirque Gruss fêtera ses 40 ans, cela promet d'être grandiose.

PS: mon ami a été interpellé par le fait qu'il n'y existe pas de "coin librairie" avec d'innombrables livres sur le cirque (y compris pour enfants), alors même que le livre de Gispy Gruss peut être dédicacé en coulisse. Peut-être une idée à creuser?

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags :
samedi 21 janvier 2012

Millenium - David Fincher

Cette adaptation américaine ("remake" amélioré du film suédois) commence avec un générique à la "James Bond" (dixit mon ami - et c'est vrai). Je l'ai aussi trouvé assez incongru, surtout que, par la suite, on est loin de James Bond, mais bien dans Millenium, Les hommes qui n'aimaient pas les femmes de Stieg Larsson. Le film a été tourné en Suède mais les acteurs parlent anglais (cela ne m'a pas dérangée plus que cela). Que dire de cette adaptation, sinon qu'elle est réussie et assez fidèle au roman? Daniel Craig fait un Michael Blömkvist convaincant, et Rooney Mara dans le rôle de Lisbeth Salander s'en tire bien, même si j'avais quand même préféré Noomi Rapace (de toute façon, rien ne vaut la Lisbeth du roman). Les deux heures quarante passent vite et les spectateurs dans la salle semblaient passionnés. J'ai aimé, même si j'ai ressenti une petite lassitude du fait que je connaissais l'histoire et que l'on sait qui est le "méchant". Il y a une ou deux libertés avec le roman, par exemple Blömkvist retrouve Harriet en Angleterre et non en Australie. Surtout, si on n'a pas lu le roman, ce film (comme le film suédois) ne montre pas que Lisbeth est une "hackeuse" de génie. Mon ami aurait préféré la voir davantage devant un ordinateur que sur sa moto. Ces détails mis à part, Millenium est un très bon film. Voir la critique d'Aifelle (très positive) et celle de ffred (très négative).

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [34] - Permalien [#]
Tags : ,
mercredi 18 janvier 2012

Louise Wimmer - Cyril Mennegun

Ce film étant un coup de coeur pour ffred et neil, je me joins à leurs louanges en ce qui concerne Louise Wimmer. Durant une heure 20, Louise Wimmer (Corinne Masiero, une actrice que je ne connaissais pas du tout) crève l'écran de sa présence, de sa voix, de son allure, de sa détermination à ne pas lâcher prise. Louise dort dans sa voiture même si elle a un travail. Depuis 6 mois, elle attend qu'on lui attribue un appartement qui lui rendra un peu plus de dignité. Louise travaille dans un hôtel (dans le Territoire de Belfort), elle fait les chambres et prépare les petits-déjeuners. Elle est aussi, de temps en temps, employée de maison. Elle reçoit son courrier par l'intermédiaire d'une tenancière de bar. Sa voiture lui joue des tours mais elle reçoit de l'aide. Sa fille et son ex-mari n'ont pas trop de considération pour elle. Louise "craque" de temps en temps mais ne baisse pas les bras. Ce n'est pas une femme "aimable". Elle ne veut pas que l'on s'apitoie sur elle. D'ailleurs on ne saura pas pourquoi Louise Wimmer se trouve dans cette situation. C'est ce passé que l'on ne connaît pas qui rend ce film passionnant. Il n'y a pas de scène en trop. C'est un film concis sans atermoiement inutile. Ne passez pas à côté de Louise Wimmer, un film à voir en ce début d'année.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [12] - Permalien [#]
Tags : ,

dimanche 15 janvier 2012

Flétrissure - Nele Neuhaus / Dernière caresse - Catherine Guillebaud

Voici deux romans que j'ai lus coup sur coup avec plaisir.

P1020621

Flétrissure de Nele Neuhaus (Actes sud actes noirs, 358 pages) est une sombre histoire pleine de meurtres et de fureur. En 2007, six personnes dont trois personnes très âgées sont assassinées en l'espace d'une semaine dans la région de Francfort en Allemagne. Le premier lien entre certains de ces meurtres est le nombre 16145 tracé avec du sang sur un mur. Les Kaltensee, grande famille richissime de la région, se trouvent impliqués. L'enquête menée tambour battant par le commissaire Oliver von Bodenstein et sa collègue Pia Kirchhoff nous fait remonter le temps jusqu'à la seconde guerre mondiale et en particulier à une date, le 16 janvier 1945, où 5 personnes furent exécutées. Les protagonistes sont nombreux. Le dénouement de l'histoire se situe en Pologne, dans l'ancienne Prusse orientale. Les nombreux rebondissements nous tiennent en haleine jusqu'au bout, mais le défaut que je trouve à ce roman, c'est qu'il comporte un peu trop de péripéties à mon goût, surtout vers la fin. C'est le premier roman traduit en français de cette auteure née en 1967, elle en a écrit d'autres.

 P1020623

Dernière caresse de Catherine Guillebaud (Folio, 125 pages) nous présente Mastic des Feux mignons, setter anglais de 14 ans qui nous narre sa vie de chien avec "Elle", sa maîtresse qu'il a tendrement aimée dans une belle demeure entourée d'un parc. On est touché par ce chien qui sait que sa vie arrive à sa fin. D'ailleurs, Opium, le chat (du même âge que lui) sent que quelque chose ne va plus. Mastic est un chien bien élevé, tolérant envers les autres animaux même les chats qu'il trouve abrutis. Il a vécu avec deux compagnes dont Elsa, une setter comme lui. Il eut quelques ennuis avec les brebis du voisin mais tout rentra dans l'ordre. La fin est bien entendu bien triste mais pas larmoyante du tout. Catherine Guillebaud a su rendre son récit très léger et souvent drôle. Un petit roman que je vous recommande.

PS: mon ami me fait remarquer que c'est le 3ème livre, sur mon blog, où le narrateur est un chien!

jeudi 12 janvier 2012

Les Acacias - Pablo Giorgelli

Les Acacias de Pablo Giorgelli a bénéficié d'une sortie assez large puisqu'il a reçu le prix de la Caméra d'or du premier film  au dernier festival de Cannes. Et bien, cette récompense est méritée quoi qu'en pensent certains critiques du "Masque et la Plume". C'est un film dur et tendre à la fois. Il nous raconte la rencontre difficile entre un chauffeur routier bourru et mutique et une jeune maman avec sa petite fille de 6 mois "qui n'a pas de père" dans une cabine de camion en route vers Buenos-Aires. Au Paraguay, pour rendre service à quelqu'un, Ruben, la petite cinquantaine, a accepté de prendre une jeune femme dans son camion à destination de l'Argentine. Il n'avait pas prévu qu'il y aurait un bébé de 6 mois qui a faim, qui pleure, qui crie, qui rit et qui a besoin qu'on lui change sa couche. C'est un film quasiment muet qui se passe presque exclusivement dans la cabine du camion avec 4 personnages: Ruben, Jacinta, la petite fille Anahi et la caméra. Le camion s'arrête de temps en temps mais il ne se passe pas grand-chose de particulier. En revanche, petit à petit, Ruben sort de son mutisme, il commence à s'intéresser à la petite fille, il livre des bribes de sa vie en dévoilant qu'il a un fils qu'il n'a pas vu depuis 8 ans. Les Acacias représente un joli film à voir avec une fin "ouverte" très touchante.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags : , , ,
lundi 9 janvier 2012

1000ème billet: mon blog a 5 ans aujourd'hui

Et oui, aujourd'hui j'en suis à 1000 billet et 5 ans d'existence: je souhaite un bon anniversaire à ce blog qui me procure quelques souffrances (d'écriture) mais en même temps beaucoup de plaisir grâce à des blogueurs fidèles qui s'arrêtent sur mon blog et me laissent des commentaires. Je sais que c'est banal mais je voulais tout particulièrement remercier Aifelle, Dominique (à sauts et à gambades), Dominique (Nuagesetvent), Astrid, Mango, Maggie, Manu, Keisha, Alex-Mot-à-Mots, Alain (le cinéma d'), Alain (la mer pour horizon) Alex, Choupynette, Ffred, Wilyrah, Eeguab, Alice in oliver, Neil, Oriane, Tinalakiller, Nio (je ne peux pas citer tout le monde: voir les liens dans la colonne à droite) de leur fidélité sans faille. Depuis 5 ans ans, j'ai eu l'occasion de rencontrer avec beaucoup de plaisir 4 blogueuses: Aifelle, Coumarine, Nymphette et Astrid. Je voudrais aussi remercier ta d loi du cine, mon statisticien préféré sans qui j'aurais arrêté ce blog depuis longtemps. Car je le dis et le répète, c'est du boulot de tenir un blog, mais je continue pour l'instant.

Plutôt qu'un gâteau avec des bougies, j'ai préféré mettre une photo de mes livres, revues et photos de cinéma rangés comme j'ai pu. Cela représente un mur d'une pièce dans mon nouvel appartement où je me sens bien.

 P1020600

*****************************************

Petits constats statistiques bruts signés ta d loi du cine (qui s'y est pris un peu tard):
"En 5 ans, donc, 1000 billets, plus de 9800 commentaires (à ce rythme, les 10 000 seront atteints en février) par près de 790 personnes différentes. Mais "seulement" un peu plus d'une centaine de nouveaux commentateurs en 2011 (105, dont 97 blogueurs). Et presque 500 personnes venues antérieurement ne sont pas revenus en 2011; a contrario, 290 personnes (tout de même) avaient fait ou refait au moins un commentaire en 2011. Comme le dit Dasola, pour davantage de détails, voir la colonne de droite! Ou les billets précédents tagués "Vie du blog". Par exemple, il y a 2 ans, Le blog de Dasola en était à sa 3ème année et à son 700ème billet. Enfin, pour mémoire, je voudrais juste rappeler que 2011 a vu les blogs d'Allociné se faire absorber par Over-blog, et le "Top Wikio" remplacé par "Labs-ebuzzing". Le monde des blogs change...".

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [65] - Permalien [#]
Tags :
samedi 7 janvier 2012

L'empire Rastelli - Andrea Molaioli

Comme je l'ai écrit dans mon bilan cinéma 2011, L'empire Rastelli (Il gioiellino [le petit bijou] en VO) est un remarquable film italien tourné sous l'ère Berlusconi sur la chute d'une entreprise familiale dans le monde capitalistique actuel. Il semble que le réalisateur se soit inspiré de l'affaire Parmalat qui fit scandale en Italie dans les années 2000 et qui se termina par un procès en 2006. Le film raconte comment une petite entreprise prospère de produits laitiers se met à vouloir s'agrandir et donc à emprunter. Pour ce faire, le responsable financier, Ernesto Botta (Toni Servillo, impeccable) truque les comptes de l'entreprise qui au final vaut moins que les produits financiers dans lesquels elle investit. Ce film classique se suit avec plaisir et intérêt, je ne me suis pas ennuyée une minute. Il est dommage que le film ne soit plus projeté que dans deux salles à Paris, une semaine après sa sortie.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : ,
mercredi 4 janvier 2012

Romans lus et non commentés depuis le 02/11/11

Voici trois romans que j'ai lus pendant les fêtes de fin d'année:

P1020590

D'abord, Une humeur de chien de Rebecca Hunt (Editions Denoël, 300 pages). C'est son premier roman qui nous fait revivre 7 jours dans la vie de Sir Winston Churchill, qui dicte en juillet 1964 (6 mois avant sa disparition à 90 ans en janvier 1965) à une jeune femme appelée Esther Hammerhans son discours d'adieu au Parlement. Le lien qui les relie se nomme Mr Chartwell (du nom de la demeure où vivait Winston Churchill), un grand chien noir qui se tient debout comme un homme et dont le métier est de déprimer les gens en général et Winston Churchill et Esther en particulier. Il ne faut pas oublier que Winston Churchill souffrit de dépression toute sa vie, il l'appelait "ce chien noir sur mon épaule" (black dog). C'est un roman léger sur un sujet un peu grave. Mr Chartwell bave, n'est pas un chien aimable. Il n'est content que quand il arrive à rendre moroses les gens par sa seule présence. J'ai trouvé le sujet abordé assez original. Rebecca Hunt est une jeune femme écrivain à suivre.

Maintenant deux romans policiers, l'un italien et l'autre français.

 

P1020591

L'hiver du commissaire Ricciardi de Maurizio de Giovanni (Rivages/Noir) se lit d'une traite. L'histoire se passe en 1931, à Naples, le Duce est au pouvoir. Le 25 mars de cette année-là, un ténor de très grand talent, Arnaldo Vezzi, est retrouvé assassiné dans sa loge juste avant d'entrer en scène. On le trouve la gorge tranchée par un fragment de miroir. Le jeune commissaire Luigi Alfredo Ricciardi, célibataire, maigre, le teint mat et de beaux yeux verts, issu d'une famille aisée (il pourrait vivre de ses rentes), est chargé de l'enquête. Il est aidé en cela par son adjoint Maione, marié, la cinquantaine, et par un prêtre, Don Pierino Fava, passionné d'opéra. C'est un roman plaisant que je vous conseille car on tombe sour le charme du commissaire qui est secrètement amoureux de sa voisine d'en face.

P1020587

L'hermine était pourpre de Pierre Borromée (Editions Fayard) vient de recevoir le Prix du Quai des Orfèvres 2012. Juliette Robin, la femme d'un avocat, est retrouvée sauvagement assassinée chez elle dans une petite ville de province de l'Est de la France où il ne se passe, en général, pas grand-chose de marquant. Le commissaire Baudry, passionné de vélo et natif du Sud-Ouest, enquête. Toute l'histoire se déroule dans le milieu des avocats, des bâtonniers, des juges et des procureurs. J'avoue que je n'avais pas trouvé le coupable, ne sachant pas le mobile. Le suspense est tenu jusqu'au bout. Une lecture agréable à effectuer dans le train (comme je l'ai fait).