Voilà encore un film que je vous conseille vivement. Loin des films historiques traditionnels avec des reconstitutions plus ou moins réussies, Les adieux à la Reine nous conte quatre jours (du 14 au 17 juillet 1789) de la vie de Sidonie Laborde, brodeuse mais surtout lectrice de la reine Marie-Antoinette dont elle est une "groupie". Il faut voir cette jeune femme d'une vingtaine d'années (on ne sait rien d'elle) qui se précipite hors de son lit dès 6 heures du matin pour accourir chez la reine. Elle court dans les couloirs et parfois trébuche. Elle a une vie réglée selon les désirs de la reine à l'humeur changeante, qui est capable à un moment donné de lui soigner des piqûres de moustique sur les bras, pour ensuite faire comme si Sidonie n'existait plus. Sidonie lui fait la lecture de pièces de Marivaux ou d'autres auteurs. Par ailleurs, la reine ne se lasse pas de regarder son cahier des étoffes pendant que Versailles bruisse de certaines rumeurs venant de Paris, la Bastille vient d'être prise. En effet, on chuchote beaucoup à Versailles même quand on parle de sexe. La caméra, qui filme de très près les personnages, nous fait découvrir Versailles comme un endroit peu reluisant où les moustiques et les rats sont nombreux. Les décors principaux sont les communs et les combles du château où les domestiques, les vieux marquis et les courtisans cohabitent. Sidonie, orpheline de père et de mère, retombera dans l'anonymat dès qu'elle aura quitté Versailles pour être agréable à la reine. J'ai trouvé les actrices Diane Kruger en Marie-Antoinette et Lea Seydoux en Sidonie Laborde très convaincantes. Le film est une adaptation du roman de Chantal Thomas (au titre identique) que j'ai dans ma PAL depuis un certain temps. Il faudrait que je le lise.