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Quand vous parcourez la 4ème de couv' de ce roman, vous n'avez qu'une vague idée de ce que raconte vraiment Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire de Jonas Jonasson (Editions Pocket, 500 pages). En mai 2005, Allan Karlsson, qui refuse de fêter ses 100 ans avec les vieux séniles de la maison de retraite où il a été admis trois semaines plus tôt, s'enfuit en sautant par une fenêtre. Il prend un car (entretemps il se retrouve avec une valise pleine d'argent), rencontre Julius, un vieux kleptomane, puis Benny, marchand de saucisses surdiplômé, et enfin Gunilla, une jeune femme pleine de tempérament qui vit avec une éléphante, Sonja, et un berger allemand, Buster. Par suite de divers concours de circonstances, il devient un fugitif poursuivi par les propriétaires de la valise et par un inspecteur de police. Tout ceci n'est rien comparé à la vie d'Allan entre l'année de sa naissance et 2005. Je vous laisse découvrir les nombreuses péripéties qui émaillent le récit. En effet, Allan, bien que considéré comme débile léger, fut et reste un artificier très doué qui a croisé la route du général Franco, d'Harry Truman, de Staline et de Beria, de Mao Tsé Toung (et de son épouse), de Kim Il-sung (Corée du nord), et de quelques autres, sans parler du fait qu'il est devenu un grand ami d'Herbert Einstein (demi-frère inconnu d'Albert). Allan semble être en toute simplicité l'inventeur de la bombe atomique. Espion de l'Est et de l'Ouest tout à la fois, il est aussi l'artisan des premiers accords de désarmement SALT. Allan se sort des situations des plus inextricables avec une grande facilité. Quelle vie bien remplie! Le style du roman est enlevé, on sourit souvent. C'est un excellent roman que je vous conseille.