jeudi 31 janvier 2013

Blancanieves - Pablo Berger

MV5BMjIyNjY2MTgxMF5BMl5BanBnXkFtZTcwODg2Njk1OA@@

Avant d'évoquer Lincoln de Steven Spielberg (qui m'a assez déçue, c'est pourquoi j'ai du mal à en parler), je voudrais vous conseiller Blancanieves de Pablo Berger, ce très beau film espagnol sonore (très belle musique), muet et en noir et blanc. Il s'agit d'une transposition du conte "Blanche Neige et les sept nains" des frères Grimm dans l'Espagne des années 1910-20 dans le milieu de la tauromachie. Pour les "anti corridas" dont je fais plutôt partie, on ne voit aucune scène révoltante et un taureau est même épargné vers la fin du film. Lors d'une corrida, un grand torero, Antonio Villalta, est encorné. Gravement blessé, il survit tandis que le même jour, sa femme Carmen meurt en couches en donnant naissance à une petite fille. Elevée par sa grand-mère, la petite Carmencita voue une adoration à ce père absent qui s'est remarié à son infirmière, Encarna, qui se révèle être une femme belle mais très méchante. Après quelques péripéties, Carmencita, devenue une jolie jeune fille, deviendra toréro à son tour, entourée de six (et non sept) nains toréros. La fin du conte est tragique mais très belle. Il faut noter que les actrices sont bien mises en valeur, dont Maribel Verdù qui interprète la marâtre. C'est un cinéma expressionniste où les voix ne sont, en effet, pas nécessaires. Il y a des plans magnifique comme ceux des arènes de Séville où se déroulent les corridas. Un très grand film que j'ai vu dans une salle où les spectateurs avaient l'air aussi enthousiastes que moi. Lire les billets d'Alex et de Miriam.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [17] - Permalien [#]
Tags : , ,

lundi 28 janvier 2013

Un café maison - Keigo Higashino

P1030382

J'ai lu très vite, en une journée, Un café maison de Keigo Higashino (Actes sud) dans lequel on retrouve l'inspecteur Kusanagi et son ami physicien Yukawa, dont j'avais fait la connaissance dans Le dévouement du suspect X. Une fois plus, j'ai trouvé l'intrigue très originale. En préambule, on sait qu'une femme, Ayané, va tuer son mari, Yoshitaka, qui lui annonce qu'il va la quitter parce qu'elle n'a pas réussi à tomber enceinte. Dans les deux jours qui suivent, Yoshitaka meurt empoisonné à l'arsenic. Pendant plus de 300 pages, on tâtonne pour savoir comment Ayané s'y est prise pour assassiner son mari. En effet, Ayane venait de partir à Sapporo voir ses vieux parents quand son mari s'est écroulé mort après avoir bu une tasse de café. L'élément qui complique l'affaire est que Kusanagi ne reste pas insensible au charme de cette belle suspecte dont la spécialité est la création de Patchwork. Je vous donnerai comme indice que Ayané arrose beaucoup ses pots de fleurs, que le poison n'avait pas été mis directement dans la tasse à café dans laquelle Yoshitaka a bu le breuvage fatal, et qu'il existe dans certains logement japonais un robinet d'eau filtrée (à côté du robinet d'eau courante). La meurtrière a montré beaucoup de sang-froid et a très bien pensé son modus operandi. J'ai vraiment beaucoup aimé ce roman, que je vous recommande. En revanche, vous pouvez aussi lire le billet mitigé de Dominique.

PS: suite au commentaire de Michel, je précise que j'avais lu et chroniqué La maison où je suis mort autrefois.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [21] - Permalien [#]
Tags : , , ,
vendredi 25 janvier 2013

Le 27 janvier 1983 disparaissait Louis de Funès

Et oui déjà 30 ans que "Fufu" disparaissait victime d'une crise cardiaque. Il y a cinq ans, j'avais déjà écrit un billet sur ce comédien.
Pour moi cet acteur hyper-nerveux a incarné à merveille le maréchal des logis-chef Ludovic Cruchot dans Le gendarme de Saint-Tropez et ses suites, Victor Pivert dans Les Aventures de Rabbi Jacob, Don Salluste dans La Folie des grandeurs, Bertrand Barnier dans Oscar, Michel Duchemin, le père de Coluche, dans L'aile et la cuisse, sans oublier le duo génial qu'il a formé avec Bourvil dans Le Corniaud et La Grande Vadrouille de Gérard Oury.

Pour l'occasion, Télérama vient de publier un hors-série assez complet sur la vie et la carrière de ce comédien plutôt unique dans son genre.

P1030376

 

Et vous, que pensez-vous de ce comédien et de ses mimiques? Est-ce qu'il vous faisait rire? Et quels sont les films dans lesquels vous le préférez?

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [26] - Permalien [#]
Tags : , ,
mardi 22 janvier 2013

Django unchained - Quentin Tarantino

Que dire de ce western, Django unchained, sinon que pendant 2H45 je suis restée scotchée à mon fauteuil? On ne voit pas le temps passer. On suit le périple de Django (il ne faut pas prononcer le "D"), un esclave noir, et du Dr Schultz. Ce dernier a libéré Django de ses chaînes parce qu'il a besoin de lui. Ce Dr Schultz, un Allemand qui se fait passer pour un dentiste (il conduit une roulotte avec une grosse molaire accrochée au dessus) est devenu chasseur de primes. La scène d'ouverture est inoubliable (comme d'autres par la suite): l'on y voit Schultz parlant très posément à deux blancs juste avant de leur tirer dessus. L'histoire se passe quelque part dans le sud des Etats-Unis en 1858, deux ans avant le début de la guerre de Sécession. Le Dr Schultz sait que Django peut reconnaître deux hors-la-loi qu'il recherche. De son côté, Django veut retrouver sa femme, la très jolie Broomhilda, qui sait parler allemand. Les deux hors-la-loi liquidés, Schultz et Django arrivent dans une plantation dirigée par Calvin Candie (Leonardo di Caprio, génial dans l'abjection). On ne peut pas dire que Tarantino fasse dans la nuance. Mais c'est assez jubilatoire. D'un côté, les noirs sont les victimes sans défense, torturés, humiliés, tués sans autre forme de procès; et de l'autre, les bourreaux, blancs, des êtres très bêtes et méchants. Et au milieu, un noir renégat, Stephen (interprété par l'excellent Samuel L. Jackson, méconnaissable). Parmi quelques scènes d'anthologie, on retient celles où les hommes du (futur) Ku Klux Klan se plaignent de leur cagoule mal ajustée (ils n'ont pas les trous en face des yeux) ou bien celle où Calvin Candie semble démontrer par la phrénologie (étude de la forme des crânes et de leurs "bosses") que l'homme noir serait servile. Ce film me réconcilie avec Quentin Tarantino que j'avais laissé tomber après Kill Bill 1. Je vous conseille absolument Django unchained, servi par quelques acteurs au mieux de leur forme, dont Christoph Waltz et Jamie Foxx (et je trouve que Leonardo Di Caprio a trouvé son meilleur rôle depuis longtemps). J'ai aussi bien apprécié de revoir Don Johnson. Lire les billets de ffred, Alex, Chris, Pascale, Princécranoir, Luocine, Wilyrah (pas totalement convaincu), CaptainNavarre et Trillian ainsi que le billet très négatif d'Ed (il en faut).

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [40] - Permalien [#]
Tags : , ,
samedi 19 janvier 2013

Liquidations à la grecque / Le Che s'est suicidé - Petros Markaris

    P1030319          P1030372           

Voici deux romans très agréables à lire et que je vous conseille. Les histoires bien ficelées et originales se passent à Athènes, de nos jours, en été. Ils sont une lecture idéale pendant cette période de frimas. J'ai commencé par Liquidations à la grecque publié le plus récemment (Editions du Seuil, 327 pages, 2012), dans lequel j'ai fait la connaissance du commissaire Costas Charitos, qui est aussi le narrateur. Le lendemain du jour où Charitos marie sa fille Katérina avec Phanis, un jeune ami de la famille et le médecin de Costas, un meurtre par décapitation est signalé. Deux autres suivront. Les victimes exerçaient des professions liées à l'argent: deux directeurs de banque et un "hedge funder". Ce qui est intéressant, c'est la façon dont Petros Markaris (né en 1937 à Istanbul d'un père arménien et d'une mère grecque) rend les personnages très proches et très humains. Il se sert de la crise grecque comme toile de fond. Les personnages n'arrêtent pas d'y faire référence, entre l'âge de la retraite qui recule, la corruption, les impôts, le manque d'argent pour payer les études aux enfants, etc. Charitos n'est pas trop à plaindre car il est marié à Adriani, même si elle n'est pas toujours commode. C'est elle qui "porte la culotte", tout en étant une cuisinière hors-pair. C'est la reine des légumes farcis. Costas qui a des collègues efficaces mène son enquête à bonne fin; le dopage y joue un rôle important (je vous laisse découvrir pourquoi). Il semble que ce roman soit le premier volet d'une "Trilogie de la crise". Je suis impatiente de lire ces suites.

En attendant, je viens de terminer Le Che s'est suicidé (Editions Points Seuil, 470 pages, 2007) - que Leunamme conseille aussi -, dans lequel figure déjà notre commissaire Charitos, sa fille Katérina pas encore mariée à Phanis, et Adriani qui veille sur son mari en congé de maladie. En effet, Charitos se remet d'une blessure par balle. L'intrigue se passe quelques semaines avant les JO d'Athènes qui se sont déroulés en 2004 (le chantier n'est pas encore terminé). [Remarque personnelle, entre parenthèses, on peut penser que ce chantier pharaonique a certainement beaucoup contribué à la crise que la Grèce connaît depuis lors]. Trois hommes influents (un homme d'affaires, un député et un journaliste) se suicident en public successivement à quelque jours d'intervalle. Charitos mène une enquête officieuse qui le conduit à explorer le passé, en l'occurence la période des Colonels. Les trois victimes se connaissaient depuis longtemps, deux d'entre elles faisant des affaires ensemble tandis que la troisième était un maître-chanteur. J'ajouterais qu'un certain Minas Logaras met son grain de sel en écrivant la biographie de ces trois hommes, et qu'une femme est au coeur de cette affaire.

Je terminerai en disant que la prochaine fois que je lis un roman de cet écrivain qui vit à Athènes, il faudra que je pense à mettre un plan de cette ville à côté de moi pour situer toutes les rues et les quartiers énoncés avec une grande précision. On s'y croirait.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [23] - Permalien [#]
Tags : , , ,

mercredi 16 janvier 2013

Foxfire, l'histoire d'un gang de filles - Laurent Cantet

Dommage que le titre Foxfire, l'histoire d'un gang de filles soit aussi peu porteur: essayez de ne pas passer à côté de ce film (sorti il y a deux semaines) de Laurent Cantet, tourné en anglais et adapté d'un roman de Joyce Carol Oates (que je n'ai pas lu). J'ai vu très peu de billet sur ce film et c'est regrettable (cf. ceux de Phil ciné, Ys et Le bison). Je n'ai pas vu passer les deux heures vingt, tellement on suit cette histoire avec intérêt. Dans les années 50, dans un collège, les filles sont chahutées de manière grossière par des professeurs hommes ou des élèves masculins. Nous sommes dans l'Amérique blanche de la côte Est. Les femmes restent au foyer ou en retrait, au contraire des hommes qui travaillent et régissent tout. Issues de familles en difficulté ou inexistantes, Margaret "Legs", Maddie, Rita, Goldie et une autre décident de se lier à la vie, à la mort, contre la domination masculine. Elles ont toutes moins de 18 ans. Elles font un pacte en se faisant tatouer un petit symbole sur leur omoplate droite. Plus tard, d'autres se joindront à elles (mais aucune femme de couleur). Après quelques actes de malveillance et de menus larcins, on va les suivre dans leur escalade vers la grande délinquance qui se concrétise par un enlèvement avec demande de rançon. "Legs" est la leader de ce groupe de filles qui la suivent aveuglément. Elles veulent vivre sans contrainte. Laurent Cantet suit au plus près ses jeunes actrices pas connues qui sont toutes remarquables. Il sait raconter une histoire, je n'ai pas senti de baisse de tension. Je recommande vivement.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [25] - Permalien [#]
Tags : ,
dimanche 13 janvier 2013

Lune de glace - Jan Costin Wagner / Les enfants de cendres - Kristina Ohlsson / Le briseur d'âmes - Sebastian Fitzek

Voici trois romans policiers parmi d'autres lus durant les trois dernières semaines.

Ils se lisent agréablement sauf un.

 

P1030367

Je commencerai par Lune de glace (Editions Babel noir, 390 pages) d'un écrivain allemand, Jan Costin Wagner, qui vit la moitié de l'année en Finlande, patrie de son épouse. C'est là qu'il situe les intrigues de ses romans. Lune de glace est le premier d'entre eux, dans lequel on fait la connaissance du jeune inspecteur finlandais Kimmo Joentaa, qui vient de perdre son épouse d'une maladie incurable. Inconsolable, il reprend le travail, tout ses sens en alerte. Kimmo se fie beaucoup à son intuition. A Turku, trois personnes sont étouffées dans leur sommeil. Aucun lien apparent ne semble relier les trois victimes. L'enquête prend son temps, l'écrivain ne précipite rien. Tout est suggéré par petites touches. Ce n'est pas mal mais je suis restée un peu sur ma faim. Mais cela ne m'empêchera pas de lire un autre roman de l'écrivain rien que pour retrouver Kimmo Joentaa, un personnage intéressant.

***********************************************************

P1030371

Voici maintenant Les enfants de cendres de Kristina Ohlsson (Editions J'ai lu, 440 pages). Lilian, une petite fille de 5 ou 6 ans, disparaît dans un train qui fait la liaison Stockholm-Göteborg. Sa maman était descendue sur le quai pendant un arrêt inopiné. Quelque temps plus tard, on retrouve Lilian morte à plusieurs dizaine de kilomètres du lieu de l'enlèvement. Sur son front est tracé le mot "indésirable". Quelques jours après, un bébé va subir le même sort après avoir été enlevé dans une maison. Une brigade de trois personnes enquête. Elle est composée d'Alex Recht, qui exerce son métier depuis 25 ans, de Peter Rydh, un jeune père qui a des problèmes de couple, et de Fredrika Bergman, une jeune femme nouvellement arrivée à la brigade, qui a du mal à se faire accepter (je vous laisse découvrir la vie de chacun de ces personnages). Sans dévoiler davantage de l'intrigue, je vous dirais que l'assassin veut punir les mères. Un "thriller" bien mené et il semble que Katrina Bergman soit un personnage récurrent que l'on retrouve dans d'autres romans de K. Ohlsson (pas encore traduits).

********************************************************

P1030370

En un mot, ce roman Le briseur d'âmes de Sebastian Fitzek (Edtion de l'Archipel, 260 pages) ne m'a pas plu du tout. J'ai eu l'impression de prendre l'histoire en cours de route, qu'il me manquait des pages. D'ailleurs, la pagination n'est pas la même selon que l'on nous fait lire un dossier médical ou non. C'est une histoire tordue. Dans une clinique près de Berlin, un tueur sévit en commençant par laisser ses victimes anéanties. Tout m'a paru tiré par les cheveux. J'ai eu l'impression de perdre mon temps. C'est le premier et le dernier roman de Fitzek que je lirai.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [11] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,
jeudi 10 janvier 2013

Au-delà des collines - Cristian Mungiu

J'ai enfin vu Au-delà des collines du cinéaste roumain Cristian Mungiu, qui dure 2H30. Il a été récompensé par le prix d'interprétation féminine pour les deux actrices et le prix du scénario au dernier festival de Cannes de 2012. Je l'ai trouvé un peu long mais captivant. Je me suis demandée pendant presque tout le film en quelle année se déroulait l'histoire. En effet, ce que nous montre Mungiu m'a fait penser que cela se passait dans les années 70: les trains, les voitures (particulières ou ambulances), les vêtements. Tout semble vieillot, hors d'âge, pauvre. Dans une communauté religieuse orthodoxe, par-delà des collines, vivent quelques femmes, une mère supérieure et un Pope. N'ayant pas l'électricité, ils s'éclairent avec des lampes à gaz ou à pétrole. Parmi ces femmes, on découvre Voichita, une orpheline qui a choisi d'aimer Dieu. Alina, son amie très proche, revient d'Allemagne pour la convaincre de repartir avec elle loin de cet endroit perdu au mileu de nulle part. Mais Alina ne s'en laisse pas convaincre. Pendant plus de deux heures, on voit Alina qui subit une descente aux enfers, si je puis m'exprimer ainsi, dans ce lieu consacré à Dieu. Mungiu fait une description assez terrible de son pays de nos jours (car il est en fait mention en effet d'internet à la fin du film). Il est dur d'être soigné quand on n'a pas d'argent, les superstitions religieuses restent tenaces. On assiste au calvaire d'Alina attachée à une planche qui ressemble à une croix. Le film aurait gagné à être un tout petit peu plus court, mais à part ça, il vaut la peine d'être vu. L'histoire est adaptée de faits réels.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [12] - Permalien [#]
Tags : , ,
mercredi 9 janvier 2013

6ème bloganniversaire

Sixième anniversaire du blog de dasola, et pan! Les statistiques doivent pleuvoir... Mais c'est plus pratique à faire par année civile. Je (ta d loi du cine) vais donc décortiquer l'année écoulée.

En 2012, sur 107 films vus par dasola, 91 films ont donné lieu à 63 billets sur le blog de dasola et ont généré 953 commentaires (je ne compte pas le billet "bilan 2011" - il n'y a pas eu en 2012 de réponse à des "tags cinéma"). Dans cette catégorie générale "Cinéma", certains films ressortent des tags "Film d'animation" (3) ou "Dessin animé" (3). En tant que lecteur-témoin privilégié, je ne peux que constater qu'il devient rarissime que dasola rédige un billet sur les films vus (ou le plus souvent revus) en DVD (1 seul en 2012), alors qu'il y aurait bien matière [ah, la quasi intégralité de la "saga" James Bond...]. Et ne vous inquiétez pas, j'ai pensé à extourner le billet "Ta d loi du cine" de ces statistiques. Pour les livres, dasola ne tient pas un décompte précis des ouvrages qu'elle lit; en tout cas, sur son blog, elle en a chroniqué 60 dans 40 billets qui ont donné lieu à 614 commentaires. Par ailleurs, 5 billets concernaient aussi (ou uniquement) des bandes dessinées (7 albums). Deux autres billets sont signés "Ta d loi du cine", mais une chronique a aussi été glissée par icelui dans un billet signé Dasola... (total: 1 livre et 3 BD). Je complète en signalant que, sur le total des 119 billets, pour les "petites" catégories, les chiffres 2012 sont: "Acteur/actrice", 1 billet (13 com'); "Divers - culture", 5 billets (88 com'); "Humeur", 4 billets (192 com'); "Télévision", 1 billet (25 com'); "Théâtre", 1 billet (13 com'); "Réalisateur", 0. Je peux noter que depuis 6 ans, les billets "Anniversaire", "Centaine de billets" ou "Voeux de nouvelle année" sont catégorisés des fois en "Humeur", des fois en "Divers/Culture"... Enfin, seuls 83 commentaires concernent des billets des années précédentes - ce doit donc être une illusion que de penser que les lecteurs sont intéressés par tout ce qui a pu être rédigé "par le passé" sur le blog qu'ils visitent? Réactions à l'actualité cinématographique, ou de sortie en DVD, ou de parution en librairie...?

Les 2040 commentaires reçus en 2012 émanent de 277 personnes, dont 147 "fidèles" (ayant déjà un nombre de commentaires supérieur ou égal à 5) ayant acquis ce statut antérieurement, et 28 qui sont devenus "fidèles"au cours de cette année même (dont 10 qui avaient aussi fait leur 1er commentaire en 2012). J'avais l'intuition que les commentaires "cinéma" émanaient plutôt des blogueurs "cinéma" et les commentaires "livres" des blogueuses correspondantes, mais c'est beaucoup plus nuancé que cela... Certain(e)s suivent manifestement "le blog de dasola" et pas seulement telle ou telle catégorie de billet, même en rédigeant sur leur propre blog de manière "spécialisée". Voici d'ailleurs le comptage, à ce jour, de la colonne de droite: 42 sont des blogs catégorisés "Cinéma", 73 des blogs "Livres", 55 des blogs "Divers - Culture" [par exemple, ils parlent de films ET de livres...]; 65 sont "en pause" (définitive ou non?), 9 ont cessé de rendre les commentaires à dasola, et 26 blogs n'existent même plus. Mais on a parfois la joie de voir réapparaître des "personnes" sur la Toile: je pense, en ce qui concerne les événements récents, à Gérard Rocher, qui est en train de remettre en ligne ses archives sur le blog d'Armelle, ou à Zogarok (ex-Pinksataniste).

Pour trouver de nouveaux "correspondants", en ce qui concerne la "prospection" de nouveaux blogs, voici ce que ça a donné en 2012: sur un total de 610 blogs qui n'avaient pas encore commenté "le blog de dasola" (dont les 3/5 avaient déjà été visités antérieurement par dasola), 37 sont venus (parfois des semaines ou des mois après [2 en 2013, par exemple]) déposer un commentaire chez dasola suite à celui fait chez eux. 124 ont été exclus de la liste de ceux à lui rappeler régulièrement (3 devaient lui être reproposés quelques mois plus tard), et 22 n'étaient plus actifs ou n'autorisaient plus les commentaires. D'autres commentateurs sont venus, soit parce que visités les années antérieures (par exemple, 16 avaient été visités en 2011 - mais certains l'ont aussi été de nouveau en 2012, surtout ceux de début 2011!), soit "spontanément" (en ayant découvert le blog de dasola via un autre blog, comme parfois signalé dans leur commentaire). J'ai donc pu compter en 2012 un total de 98 nouveaux commentateurs, dont 17 sans blogs (mais avec 10 qui sont désormais "fidèles", comme déjà dit). C'est plus faible que toutes les années antérieures (108 dont 8 en 2011; 165 dont 29 en 2010; 202 dont 32 en 2009 - année la plus faste; 198 dont 28 en 2008; 114 dont 22 en 2007). Le blog de dasola serait-il passé d'une logique de flux à une logique de stock (de commentateurs..)?

Je vais donner un aperçu spécial sur le nombre de commentaires entre le 1er et le 8 janvier 2012: 89 commentaires par 64 personnes (dont dasola qui a fait 2 réponses à des commentaires, et un seul blogueur qui n'est pas encore devenu "fidèle" à ce jour - un seul autre ne l'était pas encore et l'est devenu par son premier commentaire de 2012, qui était son 5ème chez dasola). 23% du total des visiteurs de l'année étaient donc déjà venus en 8 jours. On peut sans doute analyser que c'est justement la grosse période des voeux où beaucoup de blogueurs échangent des voeux de bonne année avec les blogs qu'ils aiment bien fréquenter? Le nombre de commentaires reçus varie de 1 jusqu'à 6 par personne (un certain nombre en ont fait 2, 3 ou 4 en 8 jours, sur des billets de l'année précédente parfois). Et du coup, cela me permet - ça peut être intéressant, pour faire des prévisions (?) - de comparer avec les autres années. Voyons donc comment a démarré 2013 (1er au 8 janvier inclus, pour comparer): 107 par 77 personnes (dont 68 déjà "fidèles"). Et pour les années précédentes: entre le 1er et le 8 janvier 2011, ce nombre avait été de 110 commentaires, par 81 personnes, sur un total de 291 personnes venues pendant l'année (28%). Du 1er au 8 janvier 2010: 108 commentaires par 78 personnes (pour un total de 348 commentateurs différents). 01/01/2009-08/01/2009: 78 commentaires par 54 personnes (323 personnes venues en 2009 au total). 01-08/01/2008 (juste avant le 1er bloganniversaire de dasola): 25 commentaires par 22 personnes (254 personnes venues cette année-là).

Je mentionnerai encore les chiffres nécessaires, à ce jour, pour rentrer dans les différents "Top 50": billets les plus commentés => au moins 27 commentaires [total de ces 52 billets = 1958, sur les 11 864 commentaires des 1118 billets du blog] (il n'y reste plus qu'un billet de 2007, mais encore 6 de 2008 et 5 de 2009, plus d'une dizaine chacune pour ceux des années 2010, 2011 et 2012, et déjà... 2 pour 2013!; et je relèverai aussi que, dans le "top 10", un seul billet autre que "bloganniversaire", "bilan année cinéma" ou "xème centaine de billets" figure, celui sur le film "Le discours d'un roi"); commentateurs fidèles les plus prolifiques en commentaires => au moins 55 commentaires; journées les plus fertiles en commentaires => au moins 16 commentaires (sur 2191 journées depuis la création du blog - à noter que ces 50 "jours de dasola" représentent désormais + de 1000 commentaires).

Pour finir, le "top 10" des commentateurs/trices en 2012 est: Aifelle (85, blog en "Divers - culture"), Dominique [A sauts et à gambades] (84, "Livres"), Maggie (69, "Livres"), Rock07 (57 - 1er commentaire en 2012, "Cinéma"), Alex (56, "Divers - culture"), Alain [le ciné d'] (53, "Cinéma"), Alex mot-à-mots (49, "Livres"), Keisha (40, "Livres"), Wilyrah (38, "Cinéma"), Lystig (36, "Livres"). Je ne mets pas leurs liens, ils figurent dans la colonne de droite.

Et - allons! - la prochaine fois, j'essayerai de faire des tableaux synthétiques...

PS: Dasola me demande de préciser qu'elle remercie tous ses blogueurs pour tous leurs commentaires.

PS2: ceux qui, par le plus grand des hasards, seraient intéressés par (re)lire les autres billets "statistiques" passés peuvent les trouver facilement via le tag "Vie du blog".

Posté par ta d loi du cine à 01:00 - - Commentaires [32] - Permalien [#]
Tags : ,
lundi 7 janvier 2013

Argo - Ben Affleck / Jack Reacher - Christopher McQuarrie

Voici deux films américains que j'ai vus pendant les vacances de Noël et qui se laissent voir agréablement.

Le premier, Argo de Ben Affleck, s'inspire de faits réels. En novembre 1979, en Iran, après la fuite de Shah aux Etats-Unis, l'ambassade des Etats-Unis avait été prise d'assaut par les Iraniens. Nous étions en pleine révolution islamique avec l'imam Khomeiny. Six ressortissants américains employés de l'Ambassade américaine à Téhéran arrivent à s'échapper et partent se réfugier au consulat du Canada. La CIA tente une opération pour les exfiltrer, l'opération "Argo", du nom d'un film qui ne verra jamais le jour. Je vous laisse découvrir comment Hollywood a aidé la CIA et comment une coopération intelligente entre deux pays (USA et Canada) a porté ses fruits. Ben Affleck qui interprète aussi le rôle principal est excellent dans son rôle d'agent de la CIA parti sauver ses compatriotes. C'est un film sans esbrouffe, bien mené et passionnant. Il rencontre un joli succès mérité. Il ne faut pas oublier que, historiquement, les autres employés de l'ambassade sont restés otages plus d'un an, et n'ont été libérés par l'Iran qu'en janvier 1981, après l'élection de Reagan qui a succédé au Président Carter.

Le second film, Jack Reacher de Christopher McQuarrie (scénariste entre autre de l'excellent Usual suspects de Bryan Singer), est adapté d'un roman de Lee Child (je n'ai encore rien lu de cet écrivain). Jack Reacher, ancien membre de la police militaire américaine, est un héros récurrent de plusieurs de ses romans. C'est Tom Cruise (qui n'apparaît pas tout de suite à l'écran) qui interprète ce personnage énigmatique et insaisissable (au sens propre comme au figuré). En Pennsylvanie, sur la côte Est des Etats-Unis, un "sniper" tue de manière délibérée au fusil de précision cinq personnes (quatre femmes et un homme). James Barr, un ancien Marine, est rapidement appréhendé. Sur le point d'être jugé et condamné à la peine capitale, il demande à son avocate que Jack Reacher fasse quelque chose. Le film dure 2H10 mais on ne voit pas le temps passer. L'histoire est un peu cousue de fil blanc avec des "méchants" très méchants (mention spéciale à Werner Herzog dans le rôle du "Zec"), un "traître" (dont on ne connaîtra pas vraiment les motivations) et une jolie avocate qui se donne du mal pour innocenter son client. Et Jack Reacher se bat bien. Il y a une très belle scène nocturne de poursuite en voiture. Sinon, le bémol que j'émettrais est que ce film promeut l'auto-défense puisque Jack Reacher fait justice lui-même.

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [13] - Permalien [#]
Tags : , ,