mercredi 6 novembre 2013

Quai d'Orsay - Bertrand Tavernier

Aujourd'hui, 6 novembre 2013, sort l'excellente adaptation cinéma de Quai d'Orsay, cette BD en deux tomes dessinée et écrite par Christophe Blain et Abel Lanzac (pseudonyme du diplomate Antonin Baudry). Le deuxième tome a été primé au festival de la BD d'Angoulême en 2013. Le film que nous avons vu en avant-première (mon ami et moi) le 1er septembre dernier, nous a été présenté par le réalisateur, Bertrand Tavernier. Il a déclaré avoir adoré la BD, que l'adaptation a été facile et qu'il s'était bien "marré" pendant tout le tournage. Il a pu tourner au Quai d'Orsay, à l'ONU (même si cela n'a pas été de la tarte d'avoir les autorisations). Il est très content des acteurs qu'il a choisis, en particulier Thierry Lhermitte et Niels Arestrup. C'était la deuxième ou troisième fois que le film était présenté au grand public (il avait notamment été en compétition au festival du film francophone d'Angoulême, fin août 2013).
Si vous voulez voir une comédie intelligente et réussie, allez voir ce film jubilatoire avec des claquements de portes mémorables. Le scénario a été resserré autour des personnages du ministre des affaires étrangère Alexandre Taillard de Worms (Thierry Lhermitte, très crédible, est excellent), du directeur de cabinet Claude Maupas et de la nouvelle recrue chargé des langages, Arthur Wlaminck. Tavernier a fait quelques ajouts par rapport aux BD. Le plus gros du scénario est tiré du 1er tome. Alexandre est entouré de quelques conseillers qui constituent sa garde rapprochée, son "commando", dont Claude Maupas (Niels Arestrup, étonnant) qui reste "zen" en toutes circonstances. Le fil rouge de l'histoire est l'accouchement cahotique du discours que prononcera Alexandre Taillard de Worms dans la salle du Conseil de sécurité de l'ONU. Comme dans la BD, le film est ponctué de pensées d'Héraclite (philosophe grec du VIème siècle avant J.-C.) qui est un des maîtres à penser d'Alexandre. Je le répète, ce film est très distrayant. Je pense à la séquence des "stabilos jaunes" dont Alexandre ne peut pas se passer. Tavernier a très bien su représenter les entrées fracassantes d'Alexandre dans les pièces du Quai d'Orsay. D'ailleurs, si vous restez jusqu'au générique de fin, vous pourrez lire qu'aucune porte du Quai d'Orsay n'a été blessée durant le tournage. Très drôle, vous dis-je. Lire le billet de Lo.

PS: Mon ami Ta d loi du cine, fan de la BD, doit rédiger bientôt le plus rapidement possible un billet sur les deux tomes de Quai d'Orsay...

Posté par dasola à 01:00 - - Commentaires [34] - Permalien [#]
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