Je viens de voir Aimer, boire et chanter, l'ultime film d'Alain Resnais (décédé le 1er mars 2014). J'avoue que je n'ai pas été convaincue plus que cela. J'ai été d'autant plus déçue que la bande-annonce m'avait plu et fait rire. On y parle beaucoup de George. Et bien la bande-annonce est ce qu'il y a de mieux du film, qui est une adaptation d'une pièce de théâtre britannique d'Alan Ayckbourn. La pièce se déroule dans le Yorkshire mais elle pourrait se dérouler ailleurs. Le film dure 1H50 et, sans être ennuyeux, il est lent, un peu statique. Il ne se passe pas grand-chose et l'ensemble manque de fantaisie, de rythme. Les acteurs ne jouent pas très bien sauf Catherine Sihol qui joue Tamara, une bourgeoise (actrice amateur à ses heures). Dans le film, Tamara est mariée à Jack (Michel Vuillermoz) qui la trompe avec une autre femme. Kathryn (Sabine Azéma), réceptionniste dans un cabinet dentaire, répète une pièce avec Colin, son mari médecin (Hippolyte Girardot). Quant à Monica (Sandrine Kiberlain), encore mariée à George, elle partage la vie de Simeon, un agriculteur (André Dussolier qui joue les "utilités"). L'histoire tourne donc autour de George Riley, instituteur et acteur amateur que l'on ne voit jamais et qui va bientôt mourir. Dès la scène d'ouverture, j'ai eu eu des craintes qui se sont plus ou moins justifiées par la suite. C'est une histoire mortifère et un film testament (dans tous les sens du terme), qui se termine sur un cercueil et une représentation de la mort par-dessus. Pour résumer, je pense que ceux qui ne connaissent pas l'oeuvre d'Alain Resnais doivent commencer par un autre film que celui-ci.