Voici deux romans n'ayant rien en commun, mais je les ai lus l'un après l'autre.

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Le premier, Police, est un "pavé" de presque 600 pages (Editions Gallimard). Jo Nesbo a pris l'habitude de faire long mais on ne s'ennuie pas. Comme les volumes précédents, il se lit d'une traite. Pour mon plus grand plaisir, j'ai retrouvé Harry Hole que je croyais mort (lire Fantôme). A Oslo (Norvège), ayant été démis de ses fonctions de policier, Hole donne des cours à l'académie de police. Cela ne l'empêche pas de participer à une enquête. En effet, quelques membres de la police sont assassinés sur les lieux de crimes non résolus. Côté vie privée, Harry essaye d'avoir une vie plus stable en s'apprêtant à épouser Rachel Fauke, sa compagne avec qui il a vécu de manière épisodique (voir les romans précédents). Harry est toujours épaulé par des ex-collègues qui lui sont restés fidèlès, tandis que Mickael Bellman, le tout nouveau directeur de la police, toujours aussi antipathique (lire les tomes précédents), va se trouver dans le viseur du tueur (si je puis m'exprimer ainsi). Le seul indice que je vous indiquerai sur le meurtrier des policiers c'est qu'il fait lui-même partie des forces de police. Quand le roman se termine, on devine aisément qu'il y aura une suite (le suspense est insoutenable). Pour mieux apprécier Police, je vous conseille d'avoir lu le tome précédent, Fantôme. Lire le billet d'Ingannmic.

 

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Maintenant, je passe au roman Le collier rouge de Jean-Christophe Rufin (Editions Gallimard, 160 pages). Une grande partie de l'histoire est révélée par le bandeau autour du livre, cela ne m'a pas empêchée d'avoir du plaisir à lire ce roman bien écrit et dont l'histoire m'a touchée. L'écrivain s'est inspiré d'une événement réel qu'on lui a raconté. Pendant l'été 1919, Morlac, un héros de la grande guerre sur le front d'Orient, est emprisonné dans une prison déserte et il attend son jugement qui doit être prononcé par Lantier, un juge. Celui-ci, issu de l'aristocratie, est un homme pétri de certitudes mais non dénué d'humanité. Pendant qu'il procède à l'interrogatoire de Morlac, à l'extérieur de la prison, un chien appelé "Guillaume" (comme le Kaiser) n'arrête pas d'aboyer. Il a a été au front pendant toute la guerre au côté de Morlac. Et dans une ferme aux alentours dans ce Berry écrasé par la chaleur, une femme et son petit garçon Joseph attendent quelqu'un. Avec ce roman qui se lit vite et bien, Rufin évoque les horreurs et les absurdités de la guerre de 14-18 en peu de mots. Je conseille.

Lire les billets de Clara et Argali.