En ce dernier mois de l'année 2014, je (ta d loi du cine, "squatter" chez dasola) m'insinue pour quelques chroniques dans le flux ininterrompu des billets de dasola.

Voici un livre que vous avez peu de chance de pouvoir trouver en librairie. Je ne sais pas à combien d'exemplaires il a été tiré. La seule mention qu'il comporte, à la fin, c'est: Les contes géorgiens, traduit du géorgien: Maia Giorkhelidze, illustration: Jana Zaalishvii, Tbilissi, Géorgie, 2009, 12 euros. Il s'agit donc plutôt d'une traduction compilée de douze contes populaires que d'une oeuvre originale. Je l'ai trouvé en dépôt dans un restaurant géorgien à Paris, et la couverture m'a attiré (outre le fait de trouver un livre en vente dans un restaurant). Cela peut faire un petit cadeau pour un jeune enfant (les 64 pages sont écrit gros).

L'un des contes, "Tikara", m'a donné une impression de déjà-lu (un enfant et son mentor animal, du fantastique, une poursuite par un être transformiste, des objets magiques...). Mais mes dizaines de "Contes et légendes..." (éd. Nathan) à moi sont actuellement dans des cartons, à la suite de la vente de la maison de famille où ils s'étaient entassés un par un au cours des 50 dernières années... Parmi les autres du recueil, celui intitulé "Le plus sage des partages" vaut bien à la fois un épisode du Roman de Renard et du La Fontaine (quand on est invité à partager entre des puissants et des faibles, on a intérêt à bien tailler les parts...). J'ai beaucoup apprécié le conte "Le père et le fils" (gagner son pain à la sueur de son front...). Les quatre pages intitulées "Une poignée et demi" sont plutôt amères. Bref, il y a de la diversité dans ces contes.

A part un billet sur un blog (datant de 2009), je n'ai pu trouver sur internet que quelques informations sur la traductrice (elle vit sans doute de cette activité?), une journaliste vivant en France depuis 2001, sortie de l'ESJ Paris, qui semble avoir vainement essayé, il y a quelques années, de lever des fonds de "financement participatif" pour éditer un livre de photos sur la Georgie. En tant que photographe, elle semble apprécier les baisers décalés... Je n'ai pas non plus cherché à la joindre, puisque j'ai déjà le livre. Mais, si je la croise un jour, je lui demanderai une dédicace!

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