Avant de revenir sur mon voyage au Guatemala, voici un billet sur deux livres lus juste avant de partir et pendant mon voyage

Je commence par Un hiver à Paris de Jean-Philippe Blondel (Editions Buchet-Chastel, 260 pages). C'est le premier Blondel que je lis et j'ai été séduite par son écriture fluide. Je pense que l'écrivain écrit un récit en partie autobiographique. A son retour de vacances, Victor, un écrivain reconnu, reçoit un lettre d'un certain Patrick Lestaing qui le renvoie en 1984, soit trente ans en arrière, au temps où il était en khâgne dans un lycée parisien. C'était l'hiver et un drame épouvantable s'est déroulé presque sous ses yeux: le suicide d'un élève de sa classe, Matthieu, qui après une altercation avec un professeur, s'est jeté par dessus une balustrade. Victor narre ce qui s'ensuivit: sa volonté de vivre face à cette mort, la compétition entre élèves lors des concours, ses sentiments confus envers Paul Rialto, le meilleur élève de la classe, sa brève relation sentimentale avec une autre élève, Armelle. C'est un roman que je conseille.

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Je change de registre avec La tuerie d'octobre de Wessel Ebersohn (Rivages / Noir, 400 pages), qui se déroule en Afrique du sud en 2005, avec un retour dans le passé en 1985, le 22 octobre. En effet, à cette époque, Abigail Bukula a assisté à l'âge de 15 ans au massacre de ses parents, militant anti-apartheid. Le crime a été perpertré par des blancs. Vingt plus tard en 2005, Abigail, devenue juriste et fonctionnnaire du nouveau gouvernement, revoie Leon Lourens qui faisait partie du commando responsable du massacre. C'est lui qui lui avait sauvé la vie. Leon lui demande de l'aider car les autres membres du commandos ont été assassinés au fil des ans, toujours à la même date, le 22 octobre, étranglés avec une corde à piano. L'enquête est bien menée et on croise les personnages intéressants comme Yudel Gordon, juif et psychiatre des prisons, et Michael Bishop. Un polar honnête.

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