lundi 31 août 2015

Dheepan - Jacques Audiard

Etant une grande admiratrice du cinéma de Jacques Audiard depuis son premier film Regarde les hommes tomber, je me suis réjouie de la Palme d'or reçue par le réalisateur pour son dernier film, Dheepan. Sorti le 26 août 2015, Dheepan est sous-titré en français à 95% puisque les personnages principaux dialoguent en langue tamoule. Le film m'a plu même si les vingt dernières minutes assez violentes peuvent provoquer une polémique. L'hstoire débute au Sri Lanka où Dheepan, Yalini (26 ans) et la jeune Illayaal (9 ans) se font passer pour une famille et prennent l'avion à destination de la France. Ils quittent leur pays. Dheepan est un Tigre tamoul qui fuit après la défaite de l'organisation séparatiste face au gouvernement du Sri-Lanka.

Cette fausse "famille", après avoir été hébergée dans divers foyers, accepte de devenir les gardiens d'une barre d'habitations dans la banlieue parisienne. On voit tout de suite que des gangs se servent des halls des bâtiments pour se réunir et se livrer à divers trafics. Dheepan et Yalini, en attendant leurs papiers en règle, font tout pour s'acclimater à leur nouvelle vie, malgré tout ce qui se passe autour d'eux. Illayaal intègre une école pour apprendre le français. Audiard filme toujours très bien en restant au plus près des personnages. La violence est là, mais dans la fusillade finale, beaucoup de morts sont hors-champ. C'est un film prenant sauf l'épilogue idyllique en Angleterre qui gâche un peu l'ensemble.

Lire le billet d'Alain.

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vendredi 28 août 2015

La belle saison - Catherine Corsini

Je dirais que La belle saison, c'est La vie d'Adèle en plus tonique et plus joyeux. Pour tout dire, j'ai nettement préféré ce fllm, La belle saison, peut-être parce qu'il est réalisé par une femme. Catherine Corsini filme avec plus de naturel les scènes de s***e qui ne durent jamais très longtemps. Cela ne tombe pas dans le voyeurisme. L'histoire se passe en 1971, au temps du MLF et de la pilule qui se démocratise. Delphine, une jeune agricultrice du Limousin (elle vit dans une ferme avec ses parents), se sent plus à l'aise avec les filles qu'avec les garçons. Et pourtant, ses parents voudraient bien la marier. Elle "monte" à Paris pour travailler temporairement chez Felix Potin (et oui, cette enseigne existait encore). Un jour, vers le Luxembourg, elle croise la route de Carole qui partage la vie de Manuel. Carole est professeur d'espagnol et militante pour la cause des femmes. Entre les deux jeunes femmes, c'est le coup de foudre réciproque. Elles vont vivre une belle histoire d'amour semée d'embûches. En particulier, la mère de Delphine considère cette liaison comme inacceptable. Je ne vous dévoilerai pas la fin qui m'a plu car elle laisse des ouvertures. Il faut saluer les interprétations dignes d'éloges de Cécile de France (qui joue Carole) mais surtout celle d'Izïa Higelin que je ne connaissais pas et qui a beaucoup de talent comme actrice. Un film que je vous conseille. Lire le billet d'Alain.

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mardi 25 août 2015

Mission: Impossible, Rogue Nation - Christopher McQuarrie

Ayant apprécié en son temps la série télé Mission Impossible multidiffusée sur le petit écran et qui date des années 60-70, je me souviens que je me réjouissais d'avance de voir, en 1996, une transposition cinéma de la série. A l'époque, ma déception fut à la hauteur de mon attente. C'est pourquoi j'ai "zappé" les films suivants de cette série. Jusqu'à cet été où, après avoir lu et entendu de bonnes critiques sur ce cinquième opus, je suis allée voir Mission: Impossible, Rogue Nation. Et j'ai été très agréablement surprise par ce film qui bénéficie d'un scénario solide (malgré pas mal d'invraisemblances), des personnages ayant de l'épaisseur dont Ilsa Faust (Rebecca Ferguson). Quand le film commence, l'équipe de Mission Impossible est sur le point d'être dissoute mais c'est compter sans Ethan Hunt (Tom Cruise) qui est capturé par un groupuscule criminel appelé "Le syndicat" qui agit à l'échelle international. Le film est ponctué de séquences notables comme une plongée en apnée dans un centre de données implanté sous l'eau. Le rythme du film est trépidant sans temps mort. On peut noter des références à des films comme ceux d'Alfred Hitchcock et j'ai apprécié le fait que le personnage féminin est essentiel à l'histoire. Tom Cruise qui est le producteur du film n'écrase pas ses partenaires. Le film est un succès en salle, c'est mérité.
Lire les billets d'Alex-6, Géraldine, Princécranoir, Wilyrah, Wolvy128 qui ont aimé le film autant que moi.

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samedi 22 août 2015

Coup de chaud - Raphaël Jaculot / Une famille à louer - Jean-Pierre Améris

Voici deux films que j'ai appréciés. Il faudrait qu'ils trouvent leur public.

Coup de chaud de Raphaël Jaculot se passe dans le Lot et Garonne, un été de canicule dans un village agricole. La commune manquant d'eau, le conseil de la mairie achète une pompe à eau qui va servir à prendre de l'eau dans l'étang voisin pour que les agriculteurs puissent arroser leur culture. Dans ce village sans histoire, on fait la connaissance de Joseph Bousou, un garçon un peu simplet d'une vingtaine d'années qui est le fils de gens du voyage sédentarisés. Ils sont ferrailleurs. Joseph aime faire du bruit avec l'autoradio de sa petite voiture. Il entre chez les gens sans demander la permission. On sait qu'il n'est pas méchant mais les gens le craignent un peu. Un jour, la pompe disparaît et c'est bien entendu Joseph qui est accusé de ce larcin même s'il n'y a pas de preuve contre lui. Le réalisateur sait ménager un certain suspense. On sent que tout ça va mal se terminer. Joseph est retrouvé mort poignardé. Pendant les 25 dernières minutes, on assiste aux interrogatoires des suspects éventuels. Le coupable n'est pas celui auquel on s'attend. A part Jean-Pierre Darroussin que tout le monde connaît, les autres acteurs sont pas ou peu connus. Un film qui mérite d'être découvert. Lire les billets d'Alex-6 et d'Alain.

Je passe maintenant à Une famille à louer de Jean-Pierre Améris. Le film est mal perçu par les critiques et je le regrette. Ce n'est pas le film de l'année mais j'ai trouvé l'histoire touchante. Paul-André (Benoît Poelvoorde) est un vieux garçon maniaque. C'est un homme seul, riche et neurasthénique. Il vit dans une grande demeure bétonnée qui ressemble à un bunker. Son chauffeur et majordome, Léon (François Morel) est sa seule compagnie. Un jour à la télé, aux infos, il voit Violette sortir d'un tribunal. Elle a été jugée pour acte de violence contre un vigile de supermarché. Violettte est sans travail et sans le sou mais elle vante les mérites d'avoir une famille, d'être soutenue par les siens. Paul-André a l'idée de "louer" Violette et ses deux enfants Auguste et Lucie. Il éponge les dettes de Violette (par contrat, il lui versera un an de salaire). Cette dernière conservera la garde de ses deux enfants: Auguste et Lucie. Le passe-temps de Violette est la sculpture sur fruits et légumes. Je vous laisse découvrir comment Paul-André et sa "famille" vont cohabiter. On devine assez vite comment l'histoire va se terminer. J'ai trouvé le film sans prétention, un brin maladroit par moment mais plaisant à voir. A vous de juger.

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mercredi 19 août 2015

Retour de ma pause vacancière (suite et fin)

Nous avons terminé notre périple en Dordogne, à Sarlat (sous la pluie) et Domme (temps très mitigé).

Etant arrivés en fin d'après-midi, nous avons parcouru les rues du vieux Sarlat. A cause de la pluie, j'ai fait peu de photos. Je reviendrai.

P1020262  Maison de la Boetie   P1020264

P1020269  Une rue du vieux Sarlat  P1020270  La lanterne des morts

 

P1020272  Le lanterneau du Présidial (l'ancien tribunal jusqu'à la Révolution de 1789). Cet édifice est devenu un restaurant.

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Je termine par Domme, situé à 8 km de Sarlat. Il s'agit d'une bastide qui fait partie de l'association "Les plus beaux villages de France". C'est un village qui domine la Dordogne. Les rues sont pentues mais pas trop. On a passé un moment agréable en particulier lors de notre tour en "petit train" (durée 20 minutes) qui nous a permis de faire un tour commenté du village.

P1020274  P1020277 

P1020280    P1020282  Les remparts de la Bastide

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Avant de regagner Paris, nous avons fait une halte à Limoges (j'y vais très souvent) où se déroulent des fouilles archéologiques (jusqu'en octobre 2015) sur une des places principales de la ville. Déjà, l'année dernière, des sondages assez conséquents avaient été faits. Des visites commentées par l'archéologue (une jeune femme) ont lieu les mercredis et jeudis. A chaque présentation, elle fait le point des avancées de la semaine. 

P1020124  P1020125  P1020127  P1020129  Sur les palissades qui entourent les fouilles, on peut lire des panneaux explicatifs très intéressant. Ces fouilles permettront peut-être d'approfondir la connaissance du site dominé par l'abbaye Saint-Martial pendant plus de dix siècles.

Je ferais une remarque: tous les platanes qui se situaient sur la place ont été abattus dans le périmètre de ces fouilles.

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mardi 18 août 2015

Retour de ma pause vacancière (suite)

Avant Albi, nous nous sommes donc arrêtés au Château de Saissac (un des châteaux cathares) et Montolieu.

La construction du château remonte au Xème ou XIème siêcle.

P1020196  P1020198  P1020197

P1020203  P1020201 

P1020204  P1020206 Maquette du château

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Pas très loin de Saissac, on va à Montolieu, petit village pentu qui s'enorgueillit d'être un village du livre avec 15 librairies d'occasion. Nous sommes entrés dans au moins trois d'entre elles, des cavernes d'Ali Baba pour ceux qui aiment les livres. C'est à Montolieu que sont situées les Editions le dilettante.

P1020195 Une rue de Montolieu avec trois librairies. 

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Nous voici arrivés à Albi, chef lieu du Tarn où la cathédrale Sainte-Cécile ("un beau tas de briques", comme m'a dit mon ami) domine la ville. 

P1020210  P1020212 

P1020219 Clocher de la cathédrale.  P1020215 La cathédrale sous la pluie

Je n'ai pas photographié l'intérieur car il y avait beaucoup de monde dans l'édifice à cause de la pluie. Les murs sont entièrement peints et la cathédrale est célèbre pour son jubé (ou choeur), un des rares (une dizaine en France) qui n'ait pas été détruit. L'entrée pour admirer ce choeur est de 5 euros.

Albi est la ville natale du peintre Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901). Le musée pratiquement adossé à la cathédrale est très intéressant, tout comme le Musée Lapérouse, Jean François de Galaup, comte de La Pérouse (1741-1788), étant un autre albigeois célèbre. Un grand lycée de la ville porte son nom.

P1020218 Maison natale de Toulouse-Lautrec  P1020253 Statue de Lapérouse

 

Suite et fin, demain.

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lundi 17 août 2015

Retour de ma pause vacancière

Du 9 au 14 août 2015, mon ami et moi sommes partis en direction du Lot avec un arrêt à Cahors, puis nous nous sommes dirigés dans l'Aude vers Carcassonne, avant de continuer dans le Tarn à Albi. Entretemps, nous avons fait une halte toujours dans l'Aude au château de Saissac et à Montolieu, un des "villages du livre" que l'on trouve en France. Avant de repartir à Paris, nous avons fait une mini-étape en Dordogne, à Sarlat où la pluie fut au rendez-vous, de même que dans le joli village de Domme à 12 km de Sarlat. Nous avons avons bien apprécié ce voyage malgré la canicule les 3 premiers jours et le temps très maussade les deux dernières journées.

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Cahors qui est bâtie sur une presqu'ile sur le Lot est célèbre pour son pont fortifié, le pont Valentré, l'un des rares encore existants, bâti au XIVème siècle et restauré au XIXème.

P1020157  P1020159

P1020148 La maison Henri IV sur les bords du Lot

P1020145 Une façade de maison.

 

P1020137 La cathédrale  P1020140 Le cloître de la cathédrale

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Carcassonne et sa célèbre cité (ville haute) féodale à double enceinte, dont une partie remonte à la période gallo-romaine.

P1020163  P1020165  P1020171 

P1020175  P1020176   P1020177  P1020178  P1020182  P1020180  Si la Cité de Carcassonne existe encore c'est grâce à un archéologue du XIXème siècle, Jean-Pierre Cros-Meyrevieille, qui a réussi à faire annuler l'avis de destruction de la Cité (qui était dans un état pitoyable). Viollet-Leduc a contribué à sa restauration (et pourtant que de critiques et controverses). Les travaux de restauration ont duré 50 ans.

P1020183 Vue de la ville basse de Carcassonne.

  P1020173 L'un des deux ponts reliant la ville basse à la Cité.

 

Suite de la visite demain.

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lundi 10 août 2015

Petite pause vacancière

Cahors_-_Pont_Valentré_03

Bonjour à tous, je serai de retour le 17 août après un petit périple dans le Lot, l'Aude et le Tarn. A bientôt.

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dimanche 9 août 2015

A Touch of Zen - King Hu

L'été est propice à des sorties ou des ressorties de films qui sortent dans peu de salles mais qui peuvent attirer des spectateurs curieux.

A Touch of Zen est sorti en deux parties en 1970 et 1971 à Taïwan. Il a été récompensé, en 1975 au Festival de Cannes, du prix de la Commission supérieure technique. Ce prix révèla le réalisateur en Occident. En effet, King Hu (1931-1997) a révolutionné le film de sabre ("wuxia pian"). A Touch of Zen en est une belle illustration même si on peut trouver le film lent, long (il dure 3 heures) et souffrant d'un certain déséqulibre. Le résumé ci-après n'est pas de moi: "Yang Hui-chen, dont le père a été assassiné par la police politique du Grand Eunuque Wei a réussi à s'échapper avec l'aide de deux généraux rebelles. Ayant trouvé refuge dans une citadelle frontalière abandonnée, la jeune fille est repérée par des espions impériaux. Pour l'aider à affronter les gardes lancés à sa recherche, elle trouvera un soutien inespéré auprès de Ku Sheng-chai, un jeune lettré (écrivain public et peintre) qui se révèle un redoutable stratège, et surtout de Maître Hui-Yuan, un moine bouddhiste dont la force spirituelle n'a d'égale que sa maîtrise des arts martiaux…" (source Wikipedia). Cette histoire pas très compliquée en apparence est déroulée au compte-goutte. On met du temps à savoir qui est qui. Il y a quelques flash-back qui expliquent comment et pourquoi Yang Hui-chen et les deux généraux sont devenus excellents au combat (de sabre ou à mains nues). A un moment donné, on croit que le film va se terminer: et bien non, l'histoire repart de plus belle (3/4 d'heure avant la fin) avec en particulier une très belle séquence de combat dans une forêt de bambous verts. On arrive à se demander quand est-ce que le film va se terminer et surtout comment. Ce n'est pas un film très bavard mais il y a pas mal de musique et j'ai trouvé l'image très belle. Ce film mythique (que je suis contente d'avoir vu) a semble-t-il inspiré Ang Lee (pour Tigre et Dragon), Quentin Tarantino (Kill Bill) ou peut-être même Zhang Yimou (Le secret des poignards volants).

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jeudi 6 août 2015

Papa lumière - Ada Loueih / Je suis mort mais j'ai des amis - Guillaume et Stéphane Malandrin

Voici deux films qui sont sortis dans très peu de salles à Paris et qui ne se donnent déjà presque plus.

Je commence par Papa lumière d'Ada Loueih, sorti le 29 juillet 2015, que je suis allée voir pour Niels Arestrup. L'acteur joue le rôle de Jacques, qui s'est expatrié pendant trente ans à Abidjan en Côte d'Ivoire. Il était propriétaire d'un hôtel qui a brûlé. L'histoire commence dans un avion début 2011: fuyant la crise ivoirienne, Jacques est assis à côté d'une jeune fille noire métisse. On apprend très vite qu'ils sont père et fille. Jacques et Safi arrivent à Roissy avant de se diriger dans un centre d'accueil à Nice. Safi, qui est grande pour ses 14 ans, apprend à connaître son père (ours mal léché), car, à Abidjan, elle vivait avec sa mère, "pute" "de luxe" qui semble avoir disparue. Jacques trouve un emploi de "dog-sitter" avant de redevenir gérant d'un hôtel tandis que sa fille va au collège. Il ne se passe pas grand-chose, mais l'histoire sort de l'ordinaire. Arestrup est égal à lui-même. Lire le billet d'Alex-6.

Et maintenant, je passe à un film belge sorti le 22 juillet 2015, Je suis mort mais j'ai des amis, réalisé par deux frères nettement moins connus que les frères Dardenne. Guillaume et Stéphane Malandrin ont réalisé un film qui m'a fait penser à ceux de Benoît Delépine et Gustave Kervern, dans le style "foutraque", iconoclaste. Et le point commun entre leurs films, c'est Bouli Lanners, qui s'en donne à coeur joie dans le délire. Dans Je suis mort mais j'ai des amis, le chanteur et leader d'un groupe de rockers quinquas meurt subitement, juste avant un concert à Los Angeles. Incinéré, le chanteur va tout de même participer au concert puisque ses potes rockers (ils sont trois, dont Ivan [Bouli Lanners]) emportent l'urne avec eux. Dany, un militaire et amant du chanteur, va se joindre à leur voyage qui les emmenera au Canada et non aux USA. L'ensemble est sympathique même si ce n'est pas impérissable.

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