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Je voulais tout de suite rassurer La petite souris (j'aime beaucoup son site), je ne veux pas du tout marcher sur ses plate-bandes, mais il se trouve que j'aime beaucoup le genre "polar" qui est un domaine vaste et j'en ai lu pas mal récemment. En voici une première série de trois. La suite, très bientôt.

Je commence avec Les enfants de l'eau noire (Editions Denoël, 350 pages) de John R. Lansdale (auteur des enquêtes avec Hap Collins et Leonard Pine) qui, après Les marécages, a à nouveau écrit une histoire très sombre qui se passe dans les années 30 dans l'est du Texas. Vivant dans des familles pauvres, Sue Ellen, Terry et Jinx, âgés de 16 ans découvrent par hasard le corps de May Linn, une de leur camarade qui a été lesté avec une machine à coudre dans le fleuve Sabine. May Linn rêvait d'Hollywood et c'est pourquoi les trois jeunes gens incinèrent le cadavre et décident d'emporter les cendres en Californie. Pour ce faire, ils volent l'argent d'un hold-up qui va leur permettre de payer leur voyage. Leur périple va connaître beaucoup de péripéties dont une rencontre avec un pasteur qui a un secret qui lui pèse. Ils voyagent sur un grand radeau tout en étant poursuivis par un shérif véreux et un être monstrueux surnommé Skunk. Le récit très vivant et haletant est écrit à la première personne, Sue Ellen étant la narratrice. En revanche, j'ai trouvé que la traduction n'était pas terrible. Je ne sais pas ce que vaut le texte original.

Dans Germania d'Harald Gibers (Editions Kero 415 pages), nous voici revenus en mai et juin 1944 à Berlin. Les bombardements sont incessants mais les Allemands croient encore à la victoire. Dans la capitale du Reich, une, deux puis trois femmes sont retrouvées mortes, nues et mutilées devant des monuments aux morts de la première guerre mondiale. L'enquête est menée par un gradé de la SS qui recrute Oppenheimer, un ancien policier méticuleux qui été déchu de ses droits car il est Juif. Oppenheimer n'a pas été déporté car il est mariée avec une aryenne et vit dans une maison "juive". Ce roman permet à l'écrivain de décrire la vie à Berlin pendant cette période trouble. En ce qui concerne l'intrigue, elle est très bien menée (je ne saurais dire si son argument est crédible), un bon premier roman à découvrir.

J'ai été contente de diminuer ma PAL en lisant le troisième roman de Dan Waddell, La moisson des innocents (Rouergue noir, 310 pages) paru en mars 2014. Dibb et Schofield ont été condamnés en 1992 à de lourdes peines de prison et pourtant ils n'étaient âgés que de 9 et 10 ans. Ils ont battu à mort un vieil homme, Kenny Chester, ancien mineur dans le comté de Northumberland. 20 ans plus tard, Dibb et Schofield libérés depuis quelques années et menant une vie discrète sous une nouvelle identité connaissent une fin tragique: l'un s'est immolé par le feu et le deuxième est empoisonné à la nicotine. L'inspecteur Grant Foster, que l'on a découvert dans Code 1879 et Depuis le temps de nos pères, est chargé de l'enquête. Il apprend qu'une liste de personnes ultraprotégées a été volée au ministère de l'intérieur. Sur cette liste figuraient le nom des deux victimes ainsi que celui de Nigel Barnes, le généalogiste et ami de Foster. J'ai beaucoup apprécié l'intrigue qui permet à Nigel d'apprendre des choses de son passé et en particulier qui étaient ses parents biologiques.