Voici trois films que j'ai vus depuis une semaine.

De mon point de vue, Ave Cesar d'Ethan et Joel Coen n'est pas leur meilleur film, mais c'est un film distrayant et une évocation du Hollywood des années 50 qui a souffert du McCarthysme et de la "chasse aux sorcières". Le film est est une suite de saynètes dans lesquelles on passe de la comédie musicale aux films aquatiques et aux péplums. Le fil rouge de l'hstoire est Eddie Mannix (Josh Brolin), un "Hollywood fixer" (celui qui est tenu à ce que tout marche pour le mieux dans le studio). On le suit durant une journée pendant qu'il est confronté au kidnapping de Baird Whitlock (George Clooney), une des stars du studio. Il passe d'un plateau à l'autre entre le tournage d'un film aquatique, celui d'une comédie musicale, d'un western, d'un mélodrame et même d'un peplum dans lequel Baird tourne le rôle principal et affronte deux journalistes, Thora et Thessaly Thacker, soeurs jumelles qui déversent des potins croustillants et des propos fielleux dans les colonnes de leurs journaux respectifs. Je qualifierais ce film de comédie déjantée avec quelques rebondissements inattendus. Pas désagréable. Lire les billets de Tinalakiller (pas convaincue du tout) et Ffred qui a été séduit.

 Je passe à Hector de Jake Gavin, un "petit" film anglo/écossais qui est sorti le 30/12/15 dans un nombre restreint de salle. Hector (Peter Mullan) est un SDF qui va d'une station-services à l'autre sur la route qui va de Glasgow à Londres. Il en profite pour s'y abriter et dormir, se restaurer, laver ses chaussettes. Hector ne se plaint pas. On apprend pourquoi il est SDF. C'est pratiquement un choix de sa part. On apprend aussi qu'il a un frère et une soeur qui le croient mort. Malgré le sujet et l'acteur principal, j'avoue que je m'attendais à autre chose: une histoire plus émouvante. Il ne se passe pas grand-chose sauf toute la séquence dans un refuge à Londres au moment de Noël où Hector se rend tous les ans. Pour l'anecdote, j'ai vu ce film à Limoges où je passe régulièrement des week-end et j'étais toute seule dans la salle à la séance de 22H15. Dommage. Lire le billet de Miriam.

Je termine avec Saint-Amour de Benoît Delépine et Gustave Kervern. Le film m'a globalement déçue. J'attendais certainement trop de la confrontation entre Benoît Poelvoorde et Gérard Depardieu qui jouent un fils et son père. Moi qui apprécie bien Poelvoorde en général, je l'ai trouvé pathétique dans son rôle d'homme qui boit et parle beaucoup. Le film début au Salon de l'Agriculture (décidément, c'est l'époque), Bruno (Benoît Poelvoorde) fait la tournée de la "route des vins" en allant d'un stand à l'autre. Il est accompagné par un ami. Il "descend" un verre après l'autre. Pendant ce temps, son père Jean (Gérard Depardieu), un agriculteur venu avec ses vaches et un taureau de concours appelé Nabuchodonosor, voudrait que son fils prenne la relève. Pour le convaincre, il décide de partir avec lui sur la "vraie" route des vins en prenant un taxi conduit par Mike (Vincent Lacoste). J'ai trouvé que le film n'était pas très drôle sauf la séquence hilarante avec Michel Houellebecq que je vous laisse découvrir. Il y a de jolies séquences avec Andréa Ferréol, Chiara Mastroianni, Izia Higelin et Céline Sallette. Celle-ci, en mal d'enfant avant qu'il ne soit trop tard, est en quête de géniteurs.