vendredi 29 juillet 2016

The Strangers - Hong-jin Na

Après The Chaser et The Murderer du même réalisateur, je viens de voir The Strangers (sorti le 6 juillet 2016), le nouveau film du Sud-Coréen Hong-jin Na. Le film dure plus de 2H30 sans temps mort. The Strangers se passe de nos jours, dans la petite ville de Goksung ("Goksund" est le titre original du film). Des événements étranges commencent à s'y dérouler: les membres d'une famiille sont massacrés par un des leurs, pris d'une crise de folie. Un policier de la ville, Jong Goo, qui est mal considéré par sa hiérarchie (on le trouve paresseux et peu fiable), se met à enquêter à titre personnel, car Hyo-Jin sa petite fille, jusqu'à présent si souriante, change tout à coup de personnalité. Elle devient agressive, ordurière, avec des accès de violence. Comme les autres personnages pris de folie, elle est couverte de plaques d'urticaire. On découvre qu'un vieil ermite, un Japonais, s'est installé dans une masure au fond des bois. Des cauchemars récurrents où il voit le Japonais avec des yeux rouges dévorant des animaux crus réveillent Jong Goo. La liste des morts s'allongent dans la ville où il pleut souvent des trombes d'eau sans que l'on sache quoi faire. Un chaman est néanmoins appelé à la rescousse pour exorciser Hyo-Jin. La scène est impressionnante et n'est pas ridicule. Qui est l'incarnation du Mal? Le Japonais ou une autre personne? Est-ce des humains ou des fantômes? Le film comporte des moments éprouvants et sanglants et une atmosphère angoissante, avec un confrontation finale dans une grotte que l'on n'oublie pas entre Satan et un jeune diacre. J'ai aimé le film dans son ensemble. Un film à découvrir. Dans un prochain billet, je parlerai d'un deuxième film sud-coréen, sorti le 20 juillet et qui m'a aussi beaucoup plu. Lire les billets de Trillian, Tinalakiller, Mymp et Ffred.

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mardi 26 juillet 2016

Les vivants et les morts - Nele Neuhaus

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Des vivants et des morts de Nele Neuhaus (Edition Actes Noirs, Actes Sud, 490 pages) est le 5ème roman que je lis de cet écrivain. Je l'ai trouvé assez réussi du point de vue du déroulement de l'intrigue, même si, comme pour les précédents, je trouve que Mme Neuhaus devrait être plus concise dans sa narration. Il y a un peu de redondance. L'histoire a comme toile de fond les dons d'organes. A la fin de 2012, plusieurs personnes sont abattues par un même tueur qui se fait appeler "Le juge" (il envoie à la police de courtes missives assez énigmatiques). Ce "juge" se fait justice en tuant des personnes qui ont un lien direct avec des employés (médecin, infirmière, ambulancier) d'une clinique qui, des années auparavant, ont pratiqué avec un manque d'éthique évident plusieurs prélèvements d'organes et même d'os sur une jeune femme victime d'une hémorragie cérébrale. Le commissaire Oliver von Bodenstein et Pia Kirchhoff mènent à nouveau l'enquête dans laquelle les suspects sont relativement peu nombreux (c'est pourquoi le roman aurait pu faire 100 pages de moins). Mais je conseille tout de même.

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samedi 23 juillet 2016

Dictée à l'ancienne en Limousin

Dimanche 17 juillet 2016, en compagnie de mon ami, j'ai eu le plaisir de faire deux dictées. Explications: une institutrice à la retraite du petit village de Montrol-Sénard près de Bellac organise depuis des années, au mois de juillet, ce moment bien sympathique, sous l'égide de l'association touristique syndicat d'initiative. Les dictées (niveau certificat d'études et brevet supérieur) permettent à une trentaine de personnes (chacune dûment munie du ticket d'inscription) de se réunir dans la vieille école communale du village. Dans la salle sont disposés des pupitres d'écoliers avec des encriers "à l'ancienne". On retrouve les tableaux et les craies, les vieilles cartes géographiques Vidal Lablache. Au fond (comme sur la première photo), on voit des porte-manteaux avec des manteaux ou des blouses. Ce jour-là, il faisait chaud dehors mais très bon à l'intérieur: j'ai été impressionnée par l'épaisseur des murs.

La dictée que l'institutrice avait choisie pour le certif était de Marguerite Audoux (1863-1937). Son titre: "Repas du soir à la ferme". Mon ami et moi, on a fait une faute: "à pleines dents" s'écrit au pluriel et non au singulier. On a bien orthographié "du pain bis" et "on eût dit". On a appris que ce temps de verbe (conditionnel passé) n'était plus enseigné, au profit de "on aurait dit". En ce qui concerne la dictée du brevet, on était moins nombreux, et les jeunes qui avaient fait la première dictée ont passé leur tour (ils jouaient à P*kemon!). La dictée proprement dite était plus longue mais pas plus difficile. Son titre: "Une école de village", de Pierre Manse (un illustre inconnu, en ce qui me concerne) J'ai fait une faute à "ânonner". En revanche, on a été plusieurs à ne pas être d'accord avec l'orthographe de "l'extrêmité" (sic!). Après vérification sur un Larousse et un Petit Robert, j'ai constaté qu'extrémité s'écrivait bien avec un accent aigu et non un accent circonflexe... Extrême vient du latin "extremus" tandis qu'extrémité vient du latin "extremitas" (non mais!).

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Ces deux épreuves nous ont pris pas mal de temps dans l'après-midi, mais cela ne nous a pas empéché de visiter ce village dont certains lieux sont entretenus par des bénévoles, comme la forge du Maréchal-ferrant ou la grange à cidre. On s'est aussi sustenté au café-buvette en dégustant de bonnes tartes faites maison et des jus de fruits.

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mercredi 20 juillet 2016

Lea - Marco Tullio Giordana

Voici un film qui risque de rester inaperçu. et cela serait dommage. Lea de Marco Tullio Giordana est sorti a priori dans très peu de salles. Lea, comme Nos meilleures années (2003) du même réalisateur, a été tourné pour la télévision italienne. J'ai aimé ce film, la manière dont le réalisateur retrace l'histoire vraie de Lea Garofalo, née en Calabre dans les années 70 et morte dans la nuit du 24 au 25 novembre 2009 dans la banlieue de Milan. On mettra deux ans à retrouver les restes de cette femme qui fut la compagne de Carlo, membre et bras armé de la 'Ndrangheta, la mafia calabraise. Le frère de Lea faisait aussi partie de ce groupe. Lea n'était pas comme eux. Elle leur tenait tête. Lorsque Carlo s'est retrouvé une première fois en prison, Lea, qui avait pour but de protéger sa fille Denise, s'est tournée vers la police qui lui a accordé une protection policière pas toujours efficace. Lea et sa fille déménageront souvent car la 'Ndrangheta n'aura de cesse de la poursuivre pour l'éliminer. Ce sont Carlo et quatre autres tueurs qui se chargeront de la sinistre besogne. J'ai aimé la sobriété de l'ensemble. J'ai beaucoup apprécié les deux actrices principales. Un film que je conseille.

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dimanche 17 juillet 2016

L'âge de glace 5: Les lois de l'univers - Galen T Chu et Mike Thurmeier

Après les tragiques événements qui viennent de frapper durement Nice et la France, je ne peux même pas vous conseiller, pour vous distraire un peu, de voir un dessin animé que j'attendais avec impatience. En effet, L'âge de glace 5: Les lois de l'univers nous a déçus, mon ami et moi. Le film d'animation ne devrait durer que 10 ou 15 minutes, en plus de celles où l'on voit Scrat et son gland provoquant un beau charivari dans l'univers en perturbant le mouvement des planètes. Comme dans un jeu de flipper, Mars rebondit sur Jupiter en laissant la marque rouge caractéristique sur la plus grosse planète de notre système solaire; la Lune se retrouve en orbite autour de la Terre; Saturne saute dans ses anneaux et un astéroïde géant se dirige droit vers la Terre. Et l'on retrouve, sur notre planète, Manny le mammouth, Diego le tigre et Sid le paresseux, entourés de personnages de plus en plus nombreux: Ellie, la compagne de Manny, leur fille Pêche et son fiancé Julian, Khira, la copine de Diego, Mémé, la grand-mère de Sid, etc. La belette borgne Buck rencontrée dans L'Age de glace 3: Le temps des dinosaures va prendre la tête des opérations afin que l'astéroïde soit détourné de sa trajectoire. A part ça, l'histoire n'est ni très amusante ni originale: Manny ne veut pas que Pêche parte pour vivre sa vie avec Julian, Sid va peut-être enfin rencontrer l'amour en la personne de Brooke, une charmante femelle paresseux, qui vit dans la communauté de Geotopia où l'on ne vieillit pas. Je pense que c'est l'Age de glace de trop. En revanche, je rêve d'un long-métrage avec Scrat et rien que lui. J'espère que cela se fera un jour.

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jeudi 14 juillet 2016

Les Gouttes de Dieu - Tadashi Agi & Shû Okimoto

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Si l'une de vos connaissances ne sait pas apprécier le vin, offrez-lui donc le 1er tome du manga Les Gouttes de Dieu, peut-être sera-t-elle séduite? Le principal personnage de cette série dont nous découvrons de multiples facettes sans jamais en achever le tour, c'est bien le vin. Certaines des bouteilles millésimées, dégustées au fil des mois par Issei Tomine, Shizuku Kanzaki, ainsi que leurs compagnons et compagnes d'agapes, n'avaient même pas encore été mises en circulation lors du début de la publication (2004-2014 au Japon, 2008-2016 en France). Le ressort de la saga? Les deux hommes sont rivaux pour hériter de la cave fabuleuse de Yukata Kanzaki, critique oenologue mondialement célèbre. Père biologique de Shizuku, il a adopté Issei une semaine avant de mourir d'un cancer du pancréas. Au fil des 44 volumes et des histoires annexes, nous assistons à l'ouverture de dizaines de bouteilles et à leur dégustation commentée. Santé!

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Divines dégustations

Un client râle au restaurant. Une apprentie sommelière se fait méchamment engueuler. Notre héros se lève, et... ainsi commence le 1er tome de cette enquête initiatique dans le monde du vin. Quelques pages plus loin, Shizuku (c'est de lui qu'il s'agissait), jeune commercial de brasserie (environ 25-30 ans) est averti par téléphone du décès de son père. Il découvre alors qu'il va devoir concourir pour son héritage avec un élégant trentenaire adopté par son père, Issei, un peu plus âgé que le fils légitime, mais déjà reconnu comme "prince du vin. Les règles? Avant même de pouvoir aborder la Bouteille suprême (Les fameuses "gouttes de Dieu"), il faudra prouver pouvoir identifier et décrire les 12 vins uniques définis par Yukata lui-même, en résolvant les énigmes d'un véritable rallye artistique. Une formulation poétique, lue devant les "candidats", lance à chaque fois trois semaines de recherches pour trouver, puis décrire chacun avec ses propres mots, le vin correspondant. Un vieil ami de Yukata ("ch'uis juste un alcoolo!") arbitre ce match. Les soutiens ne manqueront pas de part et d'autre.

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En attendant... gouttons!

Nous découvrons deux approches différentes. Shizuku, qui ne connaît rien au vin quand commence le défi, s'appuie sur des rencontres chaleureuses, qu'il a la chance de faire plus ou moins par hasard. Issei, déjà expert reconnu, a une attitude plus froide mais aussi professionnelle. Consacrant sa vie à sa vocation, il suscite et exploite chaque rencontre, armé de sa volonté de fer, d'un orgueil qui lui sert d'armure, et des compétences qu'il ne cesse de se forger, pour tremper son âme dans le vin. 440 chapitres et des milliers de pages nous montrent leurs aventures et d'innombrables rencontres humaines et alimentaires. Car en fin de compte, c'est bien de cela qu'il s'agit: le vin constitue aussi un organisme vivant, où transparaissent par exemple le millésime, mais aussi l'âge de la vigne ayant produit le raisin, le temps, la terre, les hommes... et qui se marie avec les aliments.

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Amis, remplissons nos verres…

La romance tient également une place non négligeable (normal, c’est la vie) dans ce seinen manga voué au vin (rappel de la cible éditoriale du seinen: jeunes adultes masculins de 15-30 ans...). Tout au long de l’arc narratif constitué par la rivalité entre Shizuku et Issei, les destins des protagonistes s'enchevêtrent comme les sarments d'une vigne que nul n'aurait taillée, avec des secrets de famille ignorés par les uns et connus par les autres (comparses ou mentors). L'un s'entoure d'amis qui suppléent à son manque d'expérience; l'autre met son orgueil à trouver des indices par un travail sur lui-même. Les personnages secondaires ont leurs qualités humaines et leurs défauts. Si on les voit paraître plus d'une fois, on peut en suivre l'évolution. Et le placement produits (vins…) a sans doute eu des retombées palpables tant au Japon que chez les viticulteurs français. En identifiant pas à pas les douze "apôtres" (vins décrits dans ce premier arc œnologique et conduisant vers Les Gouttes de Dieu en question), les 44 tomes ont seulement préparé la suite, Mariage. Shû Okimoto (dessinatrice) et Tadashi Agi (scénaristes - ce pseudonyme est commun à un frère et une sœur) en ont d’ores et déjà produit 4 nouveaux volumes au Japon. Le premier tome en sortira en France, toujours chez Glénat, en septembre 2016.

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mardi 12 juillet 2016

Films vus et non commentés depuis juin 2016

Voici quatre films qui m'ont moyennement emballée.

Un traître idéal de Susanna White est tiré d'un roman de John Le Carré. Le film commence sur les chapeaux de roues par l'exécution dans la steppe enneigée d'une famille sur ordre donné par un parrain de la Mafia russe. Puis l'histoire se déplace au Maroc dans un palace. Un couple d'Anglais fait la connaissance d'un Russe qui cherche à s'enfuir en Angleterre. Il détient une liste compromettante et des numéros de comptes bancaires qui pourraient mettre en difficulté des personnalités du monde politique britannique. Je m'attendais à un film au rythme haletant et plein de rebondissements. Mais malheureusement, il ne se passe pas grand-chose et les "méchants" sont un peu absents. De John Le Carré, j'avais préféré l'adaptation de La Taupe ou Un homme très recherché.

Je passe au film Le Professeur de violon de Sérgio Machado qui narre l'histoire de Laerte, un ancien enfant prodige violoniste devenu par manque d'argent le professeur d'une dizaine de jeunes adolescents (filles et garçons) vivant dans la favela Heliopolis (la plus grande de São Paulo). Comme on manque de repère temporel, on constate en accéléré les progrès des élèves qui au début, jouent très mal de leurs instruments à corde (ils ne savent même pas lire une partition) et qui à la fin sont capables de jouer du J.-S. Bach. Le film a des airs de documentaire lorsque des milliers d'habitants de la favela affrontent les forces de l'ordre après qu'un des jeunes musicien (le plus doué) a été tué. Le thème du film m'a plu mais la réalisation est un peu brouillonne.

Je continue avec L'outsider de Christophe Barratier. L'Outsider, c'est Jérôme Kerviel. Le scénario du film est d'ailleurs inspiré du livre L'engrenage que Kerviel a écrit. L'histoire se passe sur une période de 8 ans entre 2000 (recrutement de Kerviel à la SG) jusqu'au début de 2008 où la SG se rend compte d'une perte de presque 5 milliards dans ses comptes. Le film se déroule pour la plus grande partie dans la salle des marchés de la banque où officient des opérateurs de marchés. Le jargon parlé par les personnages n'est pas facile à comprendre pour des néophytes comme moi. C'est ce qui m'a le plus gênée. Après avoir vu le film, j'avoue n'avoir pas forcément appris quelque chose si ce n'est que travailler dans un milieu aussi stressant, ce n'est pas pour moi.

Je termine avec Truman du réalisateur catalan Cesc Gay. Je suis allée voir le film pour au moins trois raisons: d'abord Ricardo Darin, un acteur argentin que j'apprécie beaucoup, ensuite parce ce qu'il y a un chien qui a un rôle important et enfin parce que le film précédent du réalisateur, Les hommes, de quoi parlent-il? m'avait plu. J'avoue que je m'attendais à une comédie. A l'arrivée, le film évoque un sujet grave: Julián (Ricardo Darin), un acteur, souffre d'un cancer au stade terminal et il compte bien en finir par lui-même avant de trop souffrir. Il cherche une famille d'accueil pour Truman, son chien. Pendant quatre jours, Julian reçoit la visite de Tomás (Javier Cámara), son meilleur ami venu du Canada. Il en profite pour partir voir à son fils à Amsterdam. Il prépare ses obsèques et il apprend qu'il est renvoyé de la pièce de théâtre qu'il est en train de jouer. Sans tomber dans le larmoyant, je m'attendais à être plus émue. Il manque un petit quelque chose. Lire le billet d'Alain.

samedi 9 juillet 2016

La tortue rouge - Michaël Dudok de Wit

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Je ne saurais trop vous conseiller d'aller voir La tortue rouge, un film d'animation réalisé par un Néerlandais et coproduit par les studios japonais Ghibli et deux maisons de production françaises. Michaël Dudok de Wit est aussi le co-scénariste avec Pascale Ferran. C'est un film sans paroles mais très sonore avec des cris d'oiseaux, le bruit de la mer et pas mal de musique. L'animation est très réussie et la palette des couleurs superbe. Il y a beaucoup de poésie et un soupçon de fantastique. Un naufragé qui vient on ne sait d'où échoue sur une île déserte habitée seulement par quelques crabes affamés et survolée par des oiseaux. Grâce à la forêt de bambous qui a poussé sur l'île, l'homme construit un radeau, puis deux, puis trois... parce que dès qu'il met son radeau à l'eau, une force invisible détruit l'embarcation. Jusqu'à ce que l'homme se retrouve nez à nez avec une très belle et grande tortue rouge qui se métamorphosera en femme pour lui. Le film dure 1H20 et c'est un enchantement pour les yeux. Dans la salle, il n'y avait que des adultes. A vous de voir si vous voulez y aller avec vos enfants ou vos neveux. Lire les billets de Géraldine, Nio et Pascale qui partagent mon enthousiasme.

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mercredi 6 juillet 2016

Brillante - Stéphanie Dufays

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Grâce à Keisha, je viens de terminer Brillante (Mercure de France, 185 pages), un premier roman écrit par une haut fonctionnaire dans les affaires sociales. L'histoire est celle de Claire Vermont, qui forme un beau couple avec Antonin. Ce dernier travaille dans la finance. Ils ont tous les deux la trentaine. Diplômée d'une Grande Ecole, Claire a été embauchée chez Nutribel, une entreprise agro-alimentaire parmi les plus performantes. "Travailler chez Nutribel, c'est plus qu'un métier, c'est un style de vie. Nutribel considère que ses collaborateurs, c'est sa force". Claire semble heureuse dans cette société dans laquelle elle occupe un poste comme chef de produit développement. Elle travaille en collaboration étroite avec sa chef Corinne qui partage sa même vision des choses. Or un jour, insidieusement et assez rapidement, Claire sent que quelque chose ne va pas: sa chef l'évite, Claire rate une présentation sur une boisson énergisante, on ne lui confie plus rien. Elle se retrouve "placardisée" sans comprendre ce qui lui est arrivé. Claire, jeune femme brillante, a fait un "burn out". La fin du roman laisse présager que les choses ne vont pas forcément s'arranger pour Claire. Un roman bien construit et bien écrit qui m'a plu.

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dimanche 3 juillet 2016

Michael Cimino (3 février 1939 - 2 juillet 2016)

Je viens d'apprendre la disparition du réalisateur américain Michael Cimino et cette nouvelle m'attriste beaucoup. Ce cinéaste "maudit" a réalisé sept long-métrages que j'ai tous vus.

Il n'avait rien tourné (ou presque) depuis 20 ans. Michael Cimino a réalisé trois chefs-d'oeuvre: Voyage au bout de l'enfer sorti en 1978 (The Deer Hunter), La porte du Paradis en 1980 (Heaven's gate, film maudit qui fut un bide aux Etats-Unis et qui "coula"  les studios "United Artists") et L'année du Dragon (1985) qui a permis de faire connaître Mickey Rourke. Les quatre autres films sont Le Canardeur en 1974 (avec Clint Eastwood), un très bon film, Le Sicilien (1987), Desperate Hours (1990) et Sunchaser (1996).

L'année 2016 continue d'être une année noire pour le cinéma.

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