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Grâce à Emma (que je remercie) j'ai découvert tout récemment Nicolas Lebel, un écrivain de polars aux intrigues haletantes.

Dans Le Jour des morts (Editions Marabout, 380 pages), j'ai fait la connaissance du capitaine de police Daniel Mehrlicht (veuf inconsolable et fumeur invétéré de Gitanes) dont la tête ressemble à celle d'un batracien. Il est secondé par deux adjoints: Sophie Latour (amoureuse d'un sans-papiers) et Mickael Dossantos, un adepte de la boxe anglaise et du code pénal, dont il connaît chaque article et chaque alinéa sur le bout des doigts. Ils officient dans un commissariat du XIIème arrondissement. L'histoire se passe pendant la période de la Toussaint, entre le 31/10 et le 05/11. On s'attache très vite à ce trio de policiers auquel on adjoint un stagiaire que Mehrlicht déteste d'avance (avec raison). Ils vont être confrontés à une série de meurtres par empoisonnement qui les feront remonter dans le temps, à la fin de la deuxième guerre mondiale. Et Merhrlicht qui ne quitte jamais Paris sera obligé d'aller jusque dans le Limousin (près de Limoges!) pour conclure l'enquête. Le lecteur est pris dans le récit rondement mené.

J'ai enchaîné tout de suite avec Sans pitié ni remords (Editions Marabout, 370 pages). "Sans pitié ni remords" est une partie d'un alexandrin tiré de l'Homme et la mer des Fleurs du Mal de Baudelaire. Il est d'ailleurs beaucoup question de cette oeuvre et de son auteur dans l'enquête que vont mener Mehrlicht, Latour et Dossantos. Il s'agit d'abord d'une chasse au trésor: une statuette, pièce maîtresse de l'art Bantou du Congo-Brazzaville, ainsi que des bijoux, ont disparu 10 ans plus tôt du Musée des Arts d'Afrique et d'Océanie, près de la Porte Dorée dans le XIIème arrondissement. Mais n'anticipons pas. L'histoire commence donc le 9 novembre, soit 4 jours après la fin du roman précédent. Jacques Morel, un flic et le meilleur ami de Mehrlicht, vient de décéder d'un cancer à l'hôpital. Un notaire remet une enveloppe à Mehrlicht dans laquelle se trouve un diamant (qui représente un oeil de la statuette dérobée). En parallèle, plusieurs meurtres sont commis les uns derrière les autres. Les victimes, hommes et femmes sont d'anciens employés du musée. On apprend très vite que deux anciens légionnaires, un Corse, Luciani (un vrai psychopathe) et un Russe, Vlad, sont payés pour éliminer les personnes d'une liste. Je n'en dirai pas plus car j'ai déjà révélé beaucoup de chose. J'ai trouvé l'histoire encore plus passionnante que la précédente. On ne s'ennuie pas une minute. Je recommande.

Lire les billets sur l'un ou l'autre roman d'Emma, de Belette2911, de Claude le Nocher, de Pierre Faverolle. Il faut noter que ces deux derniers blogueurs sont cités par Nicolas Lebel dans ses "Remerciements" à la fin de Sans pitié ni remords.