lundi 28 novembre 2016

Inferno - Ron Howard / Iris - Jalil Lespert / Les animaux fantastiques - David Yates

J'évoquerai assez rapidement Inferno et Iris qui sont deux films assez ratés à mon avis.

Inferno de Ron Howard permet de retrouver Tom Hanks dans le rôle de Robert Langdon. Il s'agit de la troisième adaptation d'un roman de Dan Brown. Dès le début du film, la spectatrice que je suis a souffert des yeux à cause des images saccadés. En effet, Robert Langdon a des hallucinations, étendu dans son lit d'hôpital. Son nouveau défi est de retrouver un virus mortel qui doit éradiquer 4 milliards d'individus, soit la moitié de la population mondiale. Les décors naturels, Florence, Venise et Istanbul, sont sublimes mais cela ne suffit pas à sauver un scénario invraisemblables et certains personnages sont caricaturaux. A noter Omar Sy, le "frenchy" de service dont on ne comprend pas forcément à quoi il sert.

Je passe à Iris de Jalil Lespert. Ce thriller se passe dans les beaux quartiers de Paris. Antoine Doriot (Jalil Lespert), un banquier d'affaires, dîne dans un restaurant avec une jeune femme d'une grande beauté (Charlotte Le Bon ravissante). Celle-ci disparaît mystérieusement pendant qu'il paye l'addition. Une rançon est rapidement demandée par Max Lopez (Romain Duris, pas très expressif), dont on découvre qu'il est un des clients de la banque de Doriot. Je ne dirais rien de plus sur l'histoire pleine de retournements de situations plus ou moins vraisemblables. L'ensemble qui se veut sophistiqué dégage un certain ennui. D'autant plus que les personnages ne sont pas sympathiques.

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En revanche, vous pouvez aller voir Les animaux fantastiques de David Yates dont le scénario a été écrit par J.K. Rowling. Il s'agit du premier film d'une série dérivée de la saga Harry Potter. Le film bourrés d'effets spéciaux et numériques réussis nous emmène dans le New-York des années 20. Norbert Dragonneau débarque d'Angleterre par bateau avec une valise qui, quand on l'ouvre "normalement", contient un passage qui mène dans un univers parallèle où vivent des animaux fantastiques comme le niffleur (qui s'échappe). Norbert fait tout pour les préserver. Pendant ce temps, la ville américaine vit des événements étranges, une ombre avec des yeux plane au-dessus de la ville, des maisons bougent ou subissent des dégâts. Les Moldus (ou Non-Maj) côtoient les Sorciers (qui sont nombreux) sans le savoir. Je ne dirai rien de plus sur l'histoire sans temps mort avec des séquences amusantes. Les adultes apprécieront autant que les plus jeunes. Quatre autres films devraient suivre.

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vendredi 25 novembre 2016

Série "Agatha Raisin" - M. C. Beaton

 

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Comme d'autres blogueuses, j'ai fait la connaissance d'Agatha Raisin, la cinquantaine bien tassée. Trapue, avec des petits yeux d'ours, Agatha a des cheveux châtain brillants et de belles jambes galbées. Jeune retraitée de la société londonienne de relations publiques qu'elle avait créée et qu'elle vient de vendre, elle s'est acheté un joli cottage dans les Costwolds. Agatha n'a pas toujours très bon caractère mais elle a un côté très "fleur bleu". Mariée puis séparée de son mari depuis des années, elle ignore si ce dernier est mort ou vivant. M. C. Beaton est le pseudonyme de Marion Chesney, née en Ecosse en 1936. Cet écrivain prolifique écrit depuis 1979 sous d'autres pseudonymes. Pour en revenir à Agatha Raisin, M. C. Beaton en est à son 28ème tome depuis 1992. Albin Michel, qui commence (enfin) à éditer ces romans en français, le fait par ordre chronologique et c'est une bonne chose. En effet, dans le premier roman, La quiche fatale, Agatha vient de vendre sa société pour s'installer dans son cottage à Carsely. On fait connaissance de plusieurs habitants de ce petit village où tout le monde se connaît, et certains d'entre eux deviendront des personnages récurrents dans les romans suivants. Agatha passe tout de suite pour une excentrique qui ne craint pas de tricher afin de gagner le concours annuel de la meilleure quiche. Par là même, dès ce premier tome, Agatha se découvre des talents de détective amateur en menant une enquête sur une mort par empoisonnement. Pour ce faire, elle reçoit l'aide d'un policier, Bill Wong, et celle de James Lacey, un militaire à la retraite encore fringant pour qui Agatha a rapidement le béguin. Il faut noter que dans ces quatre romans parus, les victimes des meurtres sont très antipathiques. Dans Remède de cheval, un vétérinaire qui déteste les chats et les chiens meurt d'une piqûre fatale. Dans Pas de pot pour la jardinière, une femme manipulatrice, installée depuis peu dans le village, est assassinée d'une manière pas banale: elle est "plantée" dans un grand pot de fleurs. Dans Randonnée mortelle, la victime, une fille autoritaire, est trouvée à moitié enterrée dans un champ de colza après avoir reçu un violent coup à la tête. Ces romans m'ont paru distrayants et plutôt sympathiques même si Agatha est parfois crispante. J'attends les tomes suivants avec impatience, et je ne suis pas la seule.

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mardi 22 novembre 2016

Snowden - Oliver Stone

Snowden d'Oliver Stone est un film assez réussi car il reste sobre et modeste. Il retrace le parcours d'Edward Snowden, le lanceur d'alertes américain qui vit maintenant à Moscou. Edward Snowden (très bien interprété par Joseph Gordon-Levitt), un informaticien doué, fut employé tour à tour par la CIA et la NSA. Pendant la période où il a travaillé à la NSA, il s'est rendu compte que cette agence avait mis sur écoute le monde entier en général et les Américains en particulier. Révolté par cette intrusion dans la vie privée des gens et cette atteinte aux libertés, Snowden se réfugie dans un hôtel de Hong-Kong en juin 2013. C'est là qu'il reçoit des journalistes anglais à qui il fait ces révélations. Et il est filmé par Laura Poitras (j'en profite d'ailleurs pour recommander son documentaire Citizenfour sur Snowden). Ce coup médiatique met Snowden en danger. Les autorités américaines demandent son extradition afin de le juger aux USA pour trahison. Les dernières images du film où l'on voit le vrai Snowden sont émouvantes. Un film que je conseille malgré les nombreuses critiques mitigées.

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samedi 19 novembre 2016

Le Client - Asghar Farhadi

Le Client du réalisateur iranien Asghar Farhadi a reçu deux prix au dernier festival international du film de Cannes, celui du scénario et celui de l'interprétation masculine. L'histoire a des similitudes avec celle d'Une séparation mais on n'y retrouve pas la même force. On a l'impression que le réalisateur tourne en rond et c'est dommage. A Téhéran, de nos jours, Emad et Rana, un couple d'acteurs, sont contraints de quitter leur immeuble qui menace de s'écrouler suite à des travaux de terrassement. Grâce à un collègue acteur, le couple emménage dans un nouveau logement récemment quitté par une femme à la vie dissolue. En même temps que cet emménagement, Emad et Rana sont sur le point de terminer les répétitions de Mort d'un commis voyageur d'Arthur Miller. Peu de temps après leur installation, Rana est violemment attaquée dans sa salle de bain par un individu (tout se se passe hors-champ de la caméra). Traumatisée, elle n'ose pas porter plainte. Emad, lui n'a de cesse de trouver l'agresseur et de se faire justice lui-même, de provoquer une humiliation publique. J'avoue avoir été nettement moins touchée que par les films précédents du réalisateur. Je n'ai pas vraiment éprouvée de l'empathie pour les personnages dans un film un peu long. Lire le billet intéressant de Newstrum.

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mercredi 16 novembre 2016

Numéro 11 - Jonathan Coe / Rencontre avec l'écrivain

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Malgré le billet en demi-teinte de Clara, je voulais lire cette sorte de suite de Testament à l'anglaise. Je ne regrette pas ma lecture bien au contraire, j'ai  beaucoup aimé Numéro 11 (sous-titré "Quelques contes sur la folie des temps") de Jonathan Coe (Editions Gallimard, 444 pages), que j'ai lu en 24 heures. Le roman se compose de cinq parties distinctes: "La tour noire", "Le come-back", "Le jardin de cristal", "Le prix Winshaw" et "What a whopper! (C'est énorme!)". Rebecca Wells et Alison Doubleday sont les personnages principaux qui servent de fil rouge à ces histoires où le nombre "11" apparaît subrepticement. Tout se déroule pendant une période de 12 ans, entre 2003 et 2015. Il n'est pas nécessaire d'avoir lu Testament à l'anglaise pour apprécier ce roman. Rebecca Wells, qui a 10 ans en 2003, passe beaucoup de temps chez ses grands-parents avec son amie Alison, une métisse (son père qu'elle n'a pas connu était noir). Dans "La tour noire", les deux filles vont rencontrer, dans une vieille maison délabrée située au 11 Needless Alley, deux personnages singuliers: une femme, "la folle à l'oiseau", et un Chinois cadavérique soucieux de retrouver une carte à jouer représentant une araignée (la phobie de Rachel). Dans "Le come-back", quelques années ont passé, la mère d'Alison, Val, travaille (de moins en moins) dans une bibliothèque (suite à des restrictions budgétaires). Ne pouvant plus se chauffer chez elle, elle prend l'habitude de prendre le bus n°11 et de faire le tour de Birmingham. C'est alors qu'Alison est sélectionnée pour participer à une émission de téléréalité en Australie. Elle est censée être une personne connue pour avoir composé jadis une chanson qui eut beaucoup de succès. Ce qui se passe pendant l'émission est un cauchemar que Jonathan Coe sait admirablement décrire. Dans "Le jardin de cristal", un homme, le mari d'un professeur de Rachel n'a de cesse de retrouver la pellicule d'un film disparu appelé "Le jardin de cristal". C'est dans un container portant le numéro 11 que se passe le dénouement. Dans "Le prix Winshaw", on refait connaissance de deux parentes proches de l'horrible famille Winshaw. L'originalité du prix Winshaw est qu'il récompense un autre prix (littéraire ou autre). Pendant la remise du prix, il se passe des choses pas banales à la table n°11. Et je vous laisse découvrir ce qui se passe dans la dernière partie: c'est en effet "énorme". Un roman ludique, énigmatique, horrifique, très anglais. Je conseille.

PS: le 17 novembre en début de soirée, j'ai eu l'occasion d'assister à une rencontre avec Jonathan Coe à la Maison de la poésie à Paris. Un journaliste posait des questions et Jonathan Coe, qui comprend bien le français, répondait par l'intermédiaire d'une interprète. J'ai appris entre autre que le titre Numéro 11 se référait au fait que c'est le onzième roman de l'écrivain, et cela fait aussi référence au 11 Downing Street (adjacente au 10 de la même rue) à Londres (les Britanniques disent tout simplement "Number 11") qui est la résidence du Chancelier de l'échiquier, le ministre des finances et du trésor. Cette rencontre qui a duré 1H15 sera diffusée sur France Culture l'été prochain. A l'issue de cette présentation, Coe a fait des dédicaces, dont mon exemplaire de  Testament à l'anglaise. J'ai passé un très bon moment.

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dimanche 13 novembre 2016

Jack Reacher: Never go back - Edward Zwick / Mr Wolff - Gavin O' Connor / Doctor Strange - Scott Derrickson

Jack Reacher: Never go back est la deuxième adaptation cinématographique d'un roman de Lee Child produite et interprétée par Tom Cruise. Comme j'avais pas mal aimé le premier Jack Reacher (avec quelques réserves), je n'ai pas hésité longtemps à voir ce deuxième volet. Le scénario tient sur un ticket de métro mais ce n'est pas grave car on ne s'ennuie pas une minute en compagnie de Jack, plus très jeune (Tom Cruise s'est empâté), qui apprend qu'il a peut-être une fille. Il doit surtout découvrir qui en veut à une femme militaire qui devait dîner avec lui et qui a été jetée en prison. Pour lui donner la réplique, Tom Cruise a choisi Cobie Smulders, une comédienne canadienne britannique qui m'est inconnue. Elle est très bien. Un bon film du samedi soir.

Dans Mr Wolff de Gavin O'Connor, je n'ai pas pu comptabiliser les cadavres (il y en a beaucoup), mais le film est distrayant. Lire le billet de Pascale. Christian Wolff (Ben Affleck, impavide) est un homme hors du commun. Autiste doué pour les chiffres, il est devenu le comptable de personnes véreuses. C'est aussi un tueur redoutable, grâce à un entraînement intensif depuis qu'il est petit avec des armes à feu de haute précision. Des flash-back montrent ce que fut son enfance avec un père militaire qui lui a appris à se battre. Pour faire suite à une demande d'une entreprise de haute technologie qui a un "trou" dans ses comptes, Wolff et une jeune employées vont devenir les cibles de tueurs redoutables. Il y a du rythme et des révélations inattendues sur certains personnages (sauf pour mon ami qui avait deviné).

Je termine avec Doctor Strange de Scott Derrickson dans lequel il faut louer les effets spéciaux, dont certains m'ont fait penser à ceux d'Inception: les immeubles distordus et les passerelles dans l'espace-temps. Stephen Strange (Benedict Cumberbatch) est un neuro chirurgien de talent qui est victime d'un grave accident de voiture. Ses mains ne réagissent plus. Il part à Katmandou dans un genre de temple où il est initié aux arts divinatoires et à la magie. Bien entendu, ses mains vont guérir. Il va affronter un groupe de zélotes dont le chef est Kaecilius (Mads Mikkelsen). Leur but? Détruire la terre. C'est le genre de film plaisant à voir sur grand écran. Pour une fois, j'ai trouvé le son moins assourdissant que d'habitude. Pourquoi pas?

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Je termine avec une mauvaise nouvelle (une de plus), la disparition de Robert Vaughn (22 novembre 1932 - 11 novembre 2016), qui incarna Napoléon Solo avec classe (avec son compère Illya Kuriakin [David McCallum]) dans la série Agents très spéciaux (1964-1968), une série que les jeunes de 20 ans ne peuvent pas connaître. Et il était le dernier survivant des Sept mercenaires de John Sturges.

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jeudi 10 novembre 2016

La double vie de Jesús - Enrique Serna / L'échange - Eugenia Almeida

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Comme annoncé dans mon billet du 14 septembre 2016, je voudrais d'abord évoquer L'échange d'Eugénia Almeida (Editions Métailié, 250 pages) que j'aurais voulu apprécier autant que la jeune libraire qui l'avait recommandé. Et bien, non... car je n'ai rien compris à cette histoire. Il y a de nombreux dialogues mais on ne sait pas qui parle. Cela m'a beaucoup gênée. Quand le roman débute à Buenos Aires en Argentine, une jeune femme vient de se suicider en se tirant une balle de revolver en pleine rue. Guyot, un journaliste, décide d'enquêter pour comprendre pourquoi cette femme a mis fin à ses jours. Des policiers font tout pour que le journaliste ne découvrent pas la vérité, dont l'origine remonte au temps de la dictature militaire. Je ne peux rien écrire d'autre.

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Je passe maintenant au roman mexicain La double vie de Jesús d'Enrique Serna. Jesùs Pastrana vit à Cuernavaca. Marié (son couple bat de l'aile), il est le père de deux enfants (qu'il adore). Membre du parti PAD (Parti d'action démocratique - c'est une invention de l'écrivain) depuis 20 ans, c'est un fonctionnaire qui exerce comme Commissaire aux comptes à la mairie. Il brigue la fonction de maire qui lui permettrait (peut-être) de combattre le crime organisé et les cartels de trafiquants qui gangrènent la ville, car Jesùs est un homme intègre. En revanche, il a un secret: il prèfère les hommes aux femmes. Ainsi, il rencontre, et tombe follement amoureux de, Leslie, un travesti qui est le frère jumeau d'un dangereux narco-trafiquant. Le rythme du roman est trépidant avec des péripéties d'une page à l'autre. Jesùs a du mal à mener de front cette liaison "scandaleuse" et sa campagne électorale dans un pays "macho" comme le Mexique. Je pense qu'ailleurs, cela ne serait pas plus simple. Quand le roman se termine (j'ai trouvé la fin abrupte), on est triste de quitter Jesùs qui a vécu en quelques mois une passion hors norme faite de sexe, de tendresse, de fureur et de beaucoup d'amour avec un zeste d'humour. Les seuls bémols que je fais sont pour la fin un peu rapide et sur le fait que l''écrivain se concentre exclusivement sur Jesùs, au détriment peut-être des autres personnage. Un roman que je conseille, tout comme Simone.

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lundi 7 novembre 2016

Moi, Daniel Blake - Ken Loach

Moi, Daniel Blake de Ken Loach a reçu la Palme d'or au dernier festival international du film de Cannes en 2016. C'est la deuxième fois que le réalisateur britannique octogénaire est récompensé dix ans après Le vent se lève (qui m'avait passablement ennuyée). Je n'aime pas tous les films de Ken Loach. Celui-ci m'a plu mais sans plus. Je m'attendais à être plus émue. Daniel Blake âgé de 59 ans a eu un problème cardiaque. Les médecins qui l'on soigné jugent qu'il ne peut pas retravailler de sitôt. Cependant, une "professionnelle" de santé n'est pas de cet avis suite à un entretien téléphonique et refuse qu'on lui octroie une pension d'invalidité. Daniel Blake est sommé de s'inscrire à Pôle emploi (Job center) où il devra prouver qu'il cherche un emploi afin de pouvoir toucher des indemnités chômage. Daniel n'est pas familier avec Internet ce qui l'handicape beaucoup. Néanmoins, en faisant "du porte à porte", il arrive à intéresser des employeurs, mais son état de santé l'empêche d'occuper un poste. C'est un cercle infernal. Au "Job center" où les employés ont un discours formaté et brutal, Daniel fait la connaissance d'une jeune femme, Katie, mère célibataire avec deux enfants de deux pères différents. Elle n'est pas dans une meilleure situation que Daniel. Elle vit dans un appartement sans chauffage et souffre de la faim. Il y a une scène marquante dans une banque alimentaire. Le film décrit avec Daniel et Katie les misères et tracas de deux personnes démunies et en état de détresse psychologique dans un pays tel que l'Angleterre. Le constat est amer. Et j'ai connu Ken Loach plus inspiré (dans Sweet Sixteen ou It's a free world, par exemple). Lire les billets de matching points, Alainwilyrah, tinalakiller, ffred (qui n'a pas aimé) et mymp (mitigé).

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vendredi 4 novembre 2016

Mademoiselle - Park Chan-Wook

Mademoiselle, du réalisateur sud-coréen Park Chan-Wook (Old Boy ou Stoker), m'a emballée.

J'avoue avoir été charmée par les deux actrices principales qui ont plusieurs scènes érotiques assez explicites (le film est interdit aux moins de 12 ans). Et à la différence du film d'Abdellatif Kechiche La vie d'Adèle, je ne me suis pas sentie voyeuse en tant que spectatrice. Park Chan-Wook a trouvé la bonne façon de filmer ce genre de scène. L'histoire est une adaptation du roman de Sarah Waters "Du bout des doigts" (que je n'ai pas lu). C'est peut-être mieux ainsi car il y a plusieurs retournements de situations qui m'ont surprise. Dans le roman, l'intrigue se passe sous l'ère victorienne. Dans le film, le réalisateur a choisi de la transposer en Corée dans les années 30 pendant l'occupation japonaise. Le film est divisé en trois parties à peu près égales. La même histoire nous est racontée selon différents points de vue avec des ajouts ou des omissions dans la narration. Sook-Hee, une jeune Coréeenne illettrée mais ayant des talents de pickpocket, devient la servante d'une jeune et riche héritière japonaise, Hideko (la Mademoiselle du titre), qui n'est pas la jeune femme innocente que l'on croit au début. Sook-hee n'est pas arrivée par hasard. Elle fait partie d'une machination ourdie par un pseudo-comte japonais (en réalité, il est Coréen), qui compte épouser Hideko pour la dépouiller de son argent avant de la placer dans un asile psychiatrique. Il veut damer le pion à l'oncle d'Hideko. Cet oncle tyrannique et érotomane est le possesseur d'une immense bibliothèque qu'il voudrait encore agrandir grâce à l'argent de sa nièce. On apprend qu'il fait lire à Hideko, vêtue en geisha, des textes à connotation sadienne devant des messieurs bien comme il faut. La pièce où se tiennent ces séances est magnifique (je vous laisse la découvrir). Les tendres sentiments que ressent assez vite Sook-Hee envers Hideko (et inversement) vont changer la donne. C'est une belle histoire d'amour. Le film qui dure 2h24 (je n'ai pas vu le temps passer) est somptueux tant du point de vue des décors que des costumes. Je le reverrai avec plaisir et je vous le conseille tout comme Alex-6.

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mardi 1 novembre 2016

Mamie dans les orties - Aurélie Valognes / Abbesses - Hélène Clerc-Murgier

Voici deux premiers romans qui se lisent agréablement.

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Je commence par Mémé dans les orties d'Aurélie Valogne (Livre de poche, 255 pages), un premier roman qui été autoédité. Je l'ai lu en une matinée. L'histoire très sympathique est vite lue (et assez vite oubliée). Dans une ville de province, Ferdinand Brun est un vieil "ours" de 83 ans qui habite au 1er étage d'un bâtiment d'une résidence régentée par Mme Suarez, une gardienne "garde-chiourme". Ferdinand occupe l'appartement de son ex-femme récemment décédée. Il y vit avec sa chienne Daisy, un dogue allemand. Mme Suarez déteste M. Brun (et surtout Daisy) depuis le premier jour où ils sont arrivés. Elle les accuse de tous les maux qui surviennent dans la résidence et elle aimerait bien les voir déguerpir pour que la vie reprenne un cours normal. Je vous laisse découvrir les quelques péripéties qui ponctuent cette histoire dans laquelle une nonagénaire et une adolescente vont faire changer les choses.

Je passe à Abbesses d'Hélène Clerc-Murgier (Editions Babel Noir, 368 pages ) qui se passe dans les années 1620 à Paris. Un tapissier et valet ordinaire du roi a été sauvagement assassiné et son corps mutilé a été retrouvé sur une berge de la Seine. Un vagabond est rapidement arrêté, jugé et condamné à être pendu au gibet de Montfaucon. Avant de partir au gibet, ce condamné, Franscaroube, délivre au lieutenant criminel Jacques Chevassut (qui vient de le condamner) un message confus où il est question d'un trésor de Marie près d'un temple de Mercure à Montmartre. Grâce à ce roman, j'ai appris qu'il y avait à Montmartre une abbaye où vivaient des moniales bénédictines. Elle fut fermée en 1790. Le nom de la station de métro "Abbesses" vient de là. La romancière a dû étudier un plan de la villle de Paris à cette époque, car elle est d'une grande précision dans l'énoncé des noms de rues aujourd'hui disparues. Composé de courts chapitres, c'est un roman qui se lit bien. Je lirai certainement le tome suivant déjà paru.

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