Voici deux romans charmants à lire cet été. Ils se suivent mais on peut lire le deuxième avant le premier : c'est ce que mon ami Ta d loi du cine et moi-même avons fait.

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Jules est un labrador, un chien dressé pour aider et accompagner les personnes non-voyantes. Dans Jules (Editions Albin Michel, 275 pages), la maîtresse de Jules, Alice Gallien (27 ans), va subir une opération de la cornée qui lui rendra la vue. L'opération est une réussite. Juste avant l'opération, Alice et Jules vont croiser la route de Zibal de Frèges (ça ne s'invente pas!), un vendeur de macarons à l'aéroport d'Orly, bardé de diplômes universitaires et chercheur scientifique chez lui. Par exemple, il place des électrodes sur les yaourts afin d'observer le comportement des ferments lactiques et leur interaction d'un pot à l'autre. Zibal n'a ensuite de cesse de retrouver Alice, mais c'est Jules qui permettra qu'Alice et Zibal soient réunis. Bien entendu, le fait qu'Alice retrouve la vue perturbe Jules qui se retrouve au chômage, et c'était la pire chose qui pouvait arriver à un chien guide. Heureusement, Jules se reconvertit en chien d'assistance auprès d'un jeune épileptique. Je ne vous raconte pas tout, bien entendu. A la fin du roman, Didier van Cauwelaert avoue sa passion pour les chiens d'aveugle (et il est aussi membre de la Fondation française pour la recherche sur l'épilepsie).

On retrouve avec grand plaisir Jules, Zibal, Alice et quelques-uns de leurs proches dans Le retour de Jules (Edtions Albin Michel, 166 pages). "Jules ... a été recruté par l'ESCAPE, l'Ecole supérieure des chiens d'alerte et de protection pour épileptiques créé tout récemment à Nancy. Il a obtenu haut la patte son diplôme d'assistant niveau A, tout engrossant la plupart de ses consoeurs en dehors des heures de service" (p.14). Néanmoins, Zibal apprend avec horreur que Jules est condamné à être euthanasié. On découvre pourquoi assez vite. Jules tombe amoureux pour de vrai avec une braque de Weimar (voir les photos des couvertures). Ils vont s'enfuir tous les deux. Un vrai suspense. J'ai appris grâce à ce roman, et selon l'écrivain, que 10% des chiens sont capables de prévoir une crise d'épilepsie. Ils se mettent à aboyer. Les proches du malade sont capables alors de prévoir le nécessaire pour enrayer la crise. Van Cauwelaert a une plume alerte et vous allez craquer pour Jules. A lire.