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Ayant quitté Harry Hole dans Police, j'étais impatiente de retrouver le grand gaillard blond cabossé. Les lecteurs auront attendu trois ans avant de revoir Harry grâce à La soif (Editions Gallimard, 600 pages). Harry Hole est devenu instructeur à l'Ecole supérieure de police. Il est apaisé, heureux en ménage (il a épousé Rakel) et il s'entend bien avec son beau-fils Oleg qui veut lui-même devenir policier. Un soir, en rentrant chez elle, Elise, une jeune femme, se fait assassiner en se faisant mordre dans le cou. Elle s'est entièrement vidée de son sang. Juste avant de mourir, ele reconnait le visage de l'assassin qui était abonné comme elle à un site de rencontres sur le web. Mickael Bellman, le chef de la police qui a des ambitions politiques veut que cet assassinat soit résolu le plus vite possible. Il décide de faire appel à Harry Hole bien qu'il le haïsse. Harry ne peut pas refuser devant un certain chantage de Bellman. Par ailleurs, on sait vite quelle est l'arme du crime: des dents de fer rouillées montées en dentier. On nous révèle bien avant la fin le nom de l'assassin qui est lui-même manipulé par quelqu'un d'autre. Les 600 pages se lisent presque d'une traite grâce aux nombreux rebondissements de l'histoire dans laquelle le sang joue un rôle central. Il est aussi beaucoup question de vampirisme. Pour moi, ce n'est pas le meilleur "Harry Hole" car j'avais préféré Le léopard, Fantôme ou Les cafards mais j'ai été très contente de retrouver Harry qui une fois de plus va finir assez amoché. J'espère que, pour le tome suivant, Nesbø nous fera moins attendre.

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